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(L'Edito est hebdomadaire et les Confidences
 sont mises à jour quotidiennement)

 

  

Le crime qu’il n’a pas commis

 

« Ignobles et piètres ces "journaleux" de France Télévisions (télé publique!).Ce n'est pas "pièces à conviction" mais "piège à conviction" ! P.B »

 «  Comment croire à la véracité de ce qu’on nous montre quand on connaît  l’histoire en question. Ignoble ! » D.V

 «  Ce piège à cons » en question n’est fait comme d’habitude que pour avoir de l’audience. C’est ça qu’il faut…l’audimat. Autrement on vous coupe les vivres ! Mais la manière dont la télé publique fait l’histoire est un scandale. » R.M

 « Je ne suis pas un ami de Mr Flosse, il est à l’image de tous les hommes politiques de ce territoire. J’habite à Toulouse, mais j’ai vécu longtemps à Tahiti et en faire un quasi assassin est monstrueux et me rappelle l’affaire Baudis une autre ignominie dans laquelle s’était engouffrée une partie de la presse bien pensante et un patron jaloux. A vomir tout ça ! » M.G

 Alors voilà, ces échos nous viennent de Paris et ils vont dans le même sens. On peut s’interroger sur les buts de ce montage à charge contre l’ancien président avec cette triste diffusion, « l’affaire JPK » étant encore à  l’instruction. Le malheureux  ne menaçait en rien l’homme fort qu’était à cette époque Gaston Flosse. Les  journalistes d’un hebdo ( j’en ai également été la cible) «L’Echo de Tahiti », dont certains actionnaires de l’époque sont aujourd’hui dans le sillage de Gaston Tong Sang, se sont mis à la disposition du sénateur pour témoigner de l’indifférence de ce dernier à leurs écrits alors qu’ils rêvaient tous de la réaction présidentielle afin de la monter en épingle à leur sauce. Le seigneur d’alors n’avait cure des piqûres de moustiques, il devait sans doute s’enduire de « off » tous les matins. Or, JPK le faisait davantage sourire qu’autre chose. Le voir batailler et ferrailler contre des moulins à vent aux teintes orangées réjouissait Flosse en le laissant perplexe sur, non pas ce qu’il écrivait, mais sur ses motivations.

Les personnalités, y compris des gens de presse, chargées de relayer les basses œuvres de l’opposition à l’époque, avaient pour mission de tout faire pour «mouiller» et se débarrasser de cet adversaire un peu trop talentueux dans la gestion du pays qu’était Flosse. Le« SAC » local a donc poussé un jeune GIP, moyennant quelque récompense, à faire des aveux. «  Oui il a entendu certains de ses collègues dire qu’ils avaient jeté le corps de JPK à l’eau ! »Hélas, celui-ci fut bien obligé de se rétracter devant les multiples contradictions relevées par les enquêteurs. L’affaire Baudis était elle aussi truffée de faux témoignages : rappelez vous les « révélations » du travesti Djamel, la Maison du Lac et ses crochets imaginaires, les enfants et les filles des rues torturés, et que dire du feuilleton médiatique organisé par Karl zéro avec la lecture des accusations   du tueur en série Patrice Allègre dans une lettre adressée à l'animateur friand de scandales, suivie des interviews de prostituées chargeant à mort le malheureux Dominique Baudis? L'horreur ! Et la presse qui se déchaîne, accuse et prouve, la main sur le cœur, que l'homme est coupable. Qui à l’époque le croyait innocent ? Je me souviens d’un journaliste de la Dépêche de Tahiti parti sous d'autres cieux depuis, me disant lors de l'intervention de Baudis sur TF1 :  «  Tu as vu comme il transpirait, les gouttes sur son front, ce type ment » La messe était dite.

Vous êtes mis en cause,  vous êtes un coupable en puissance, c’est donc que vous avez quelque chose à cacher. La mauvaise image d’un instant suffit à défaire ce  qu’une vie entière à construit et lorsque la mauvaise image est savamment entretenue, vous êtes foutu. Certains politiques, pour faire bonne mesure, ont même accusé Gaston Flosse d’avoir saboté l’avion de Boris Léontieff pour se débarrasser d’un « concurrent » gênant. Hiro Tefaarere n’a-t-il pas entendu la voix de celui-ci le lui crier du fond de l’océan ?!!!!! Il n’y a pas de limite dans la calomnie. Aucune. Il faut un caractère fort pour supporter de tels outrages.

 Les ennemis et même les amis aujourd’hui, après la diffusion de ce reportage peuvent avoir un doute et vont s’interroger : «  Et si Flosse était coupable ? » Sont ils aussi nombreux ceux qui osent seulement poser la question :  « Et si Flosse était innocent de toute cette chienlit ? »