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Miel de Huahine,  mqm@mail.pf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elections européennes : 24 et 25 mai 2014

Elections sénatoriales en septembre 2014

 

 

 

                                                                                                                                          

 "Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur."  Jean Cocteau

        

 

 

Le journal en ligne

 

 

Mercredi 23 avril 2013

Edito

 

Entendez-vous les acouphènes du glas de l'échafaud ?

Mais pourquoi tant de virulence du côté d'Oscar Temaru pour effacer le Haut conseil de la planète polynésienne ? Pourquoi s'acharner à attaquer et contre attaquer afin que la majorité se passe d'un organe important pour lui éviter des faux pas dans la construction des lois de pays ? En tant qu'ancien président il devrait applaudir des deux mains. Hélas, au contraire, à chaque nouveau procès il fait sortir sa mitrailleuse lourde et à chaque fois aussi comme dans les films de sciences fiction, le gouvernement se penche et évite d'un mouvement sec de la tête, les balles qui sifflent à ses oreilles sans le toucher. Et ce n'est pas " l'avocat séminariste Neuffer" dont la voix porterait mieux en haut d'une chaire que dans un face à face, qui arrivera à le toucher.

Certes, le conseil d'Etat a annulé, à la demande d'Oscar, la loi créant le Haut conseil, certes la délibération de l'assemblée confirmant l'institution en question a elle aussi été annulée par le tribunal administratif. Mais, les juristes- conseillers du  chef du pays sont habiles,  ils avaient pris la précaution de devancer le tribunal en créant une nouvelle délibération instituant le fonctionnement du haut conseil .

Oscar Temaru et son avocat Philippe Neuffer en embuscade attendent, là encore, le moment propice pour flécher la nouvelle venue. En métropole, selon Neuffer, le parlement souhaiterait supprimer cette institution. On peut le comprendre ! Le niveau des juristes spécialisés en droit institutionnel sont nombreux et hautement expérimentés, mais ici, combien de loi ont été jugées "non conformes" et soumises au conseil d'Etat ? Elles ont attendu dans cet antichambre des mois, voire des années, pour obtenir une réponse à leur interrogation pendant que le pays lui aussi suspendait son souffle. C'est pour pallier ces longueurs dans le temps extrêmement pénalisantes pour un petit pays comme le nôtre que Gaston Flosse avait décidé de créer, avec des magistrats indépendants et chevronnés, ce Haut conseil, portique par lequel devait passer toute loi de pays afin d'obtenir le tampon "conforme". Et bien non. Il vaut mieux pour certains dont on connait le "réalisme" et la "capacité de ressort" que le gouvernement grille des fusibles et se trompe afin que ses lois entendent le glas de l'échafaud ce qui retardera d'autant ce pourquoi elles ont été "pondues".

 Ce qui nous donne fort à méditer, ce n'est pas la singularité de l'analyse de celui qui a brillé pendant deux ans à ne rien faire en dehors de ses allers et retours à New York, ou ses quelques sous secrétaires à la dérive, mais son insistance à priver le gouvernement, donc le pays, les Polynésiens, d'un organisme efficace . Le haut conseil quel que soit son avenir ou son nom, renaitra de ses bûchers sous d'autres formes acceptées par le TA, et cela  les "bad boys" de l'autre côté doivent le savoir. Ils devraient être plus humbles d'ailleurs après les raclées électorales successives qui ont réduit leur importance à une peau de chagrin. La bien nommée.

 

Un vol stupide qui mérite une bonne fessée

Pendant ce long weekend de Pâques, une école de Raiatea a été cambriolée. Un bloc note braille (iris 40) servant d'ordinateur pour les malvoyants/non-voyants a été volé ! Cet appareil (ayant une valeur de 12.000€ soit environ 1,5 millions CFP) venait d'être mis à disposition fin mars 2014 a un enfant malvoyant de Raiatea par l'association Le 6eme Sens afin qu'il puisse suivre sa scolarité comme tout autre enfant.

Si vous voyez cet appareil ou si les personnes qui ont commis ce vol voient ce message, ils doivent savoir que cet appareil ne leur servira a rien,  Ramenez le ou déposez le quelque part ou on pourra le trouver facilement  sans appareil cet enfant ne pourra pas avancer dans sa scolarité.


 

C'est ça l'amour en Polynésie, On est mûr pour le Coran !

Un Polynésien massacre sa femme avec une violence meurtrière alors qu’il est ivre. Elle est toujours hospitalisée et les médecins sont réservés.
Hier au tribunal il a été condamné à 24 mois de prison dont 8 fermes,c'est peu. Mais la particularité c'est que la vahine soumise a refusé de porter plainte, de se porter partie civile car « elle ne voulait pas que son tane aille en prison »Lui en revanche, était à deux doigts de l’envoyer au cimetière !!!

 

France télévision sur la sellette

Camille Pascal, ancien secrétaire général de France Télévisions, est mis en examen pour «favoritisme» dans le cadre de l'attribution d'un contrat à la société Bygmalion.

 Les mises en examen se succèdent dans l'affaire de «favoritisme» à France Télévisions. Camille Pascal, ancien secrétaire général du groupe France Télévisions, est, à son tour visé par la justice Patrick de Carolis, ex-PDG de France Télévisions, mis en examen pour «favoritisme» Patrick de Carolis, ex-PDG de France Télévisions, mis en examen pour «favoritisme» 

 Ce mercredi, on a également appris la mise en examen pour «favoritisme» de l'ancien président de France Télévisions, Patrick de Carolis, dans le cadre d'une enquête sur des contrats passés par le groupe audiovisuel public avec la société Bygmalion. Contacté par l'AFP, Patrick de Carolis confirme cette information, en estimant sa mise en cause «parfaitement injustifiée». Le juge Van Ruymbeke, qui a procédé à plusieurs auditions, est saisi d'une information judiciaire sur ces contrats passés par France Télévisions, après une plainte du syndicat SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Une première enquête avait été classée sans suite par le parquet de Paris L'ex-patron de Bygmalion, Bastien Millot, est déjà mis en examen dans cette affaire qui éclabousse le service public

 

 

"Black is beautiful !" le magazine " People" vient de sacrer Lupita Nyong'o , la plus belle femme du monde!

 

Hollande recase encore une camarade de l'Ena !

Le Point.fr -

Issue de la promotion Voltaire comme le chef de l'État, Colette Horel vient d'être nommée au Conseil d'État... Un coup de pouce discret mais symbolique...

Colette Horel, énarque de la promotion Voltaire (1980), dont est issu François Hollande, a été nommée conseillère d'État en service extraordinaire lors du dernier conseil des ministres. Elle était jusqu'ici en fonction à la RATP, dirigée par Pierre Mongin, lui aussi ancien de la promotion Voltaire. Les conseillers d'État en service extraordinaire n'exercent que des fonctions administratives. La durée de cette fonction a été portée à cinq ans en 2011.

En mai 2013, Claude Revel, une autre énarque de la même promotion, avait aussi été nommée en conseil des ministres au poste de déléguée interministérielle à l'intelligence économique. Depuis que François Hollande a été élu président, nombre de ses anciens condisciples l'ont accompagné soit à l'Élysée soit dans la haute administration. À part les "voltairiens" de droite, comme Dominique de Villepin ou Renaud Donnedieu de Vabres, et les patrons du CAC 40, comme Henri de Castries, P-DG d'Axa, tous les camarades d'école du président peuvent prétendre, depuis mai 2012, aux meilleures places au sein de la haute fonction publique ou des entreprises publiques.

 

Mardi 22 avril 2013

Edito

Une goutte d'arsenic ou une balle dans le pied

Rien de bien percutant pour le moment après les gourmandises, religieuses ou goûteuses de Pâques, sinon que nous risquons d'avoir droit à el Nino, que  Stephane de Grootz, la révélation déjantée de Canal + devient la coqueluche du monde médiatique, humoristique et culturel, au point que notre Micaël Taputu dans son billet d'aujourd'hui tente de l'imiter. Mais il est toujours difficile de chanter comme Edith Piaf, Johny Halliday ou autre, car l'art est difficile et la comparaison  ne va pas dans le sens souhaité. Stephane de Grootz a beaucoup de talent, ses imitateurs beaucoup moins.. Dans ce cas là il vaut mieux être soi-même.

En vérité je vous le dis, ce n'est pas femme qui varie mais les médias. Au lendemain de l'annonce du plan de relance, les gros titres étaient dubitatifs du style : " La bande annonce du plan de relance" Accueil mitigé pour le plan de relance"  Contrats de chantier" rien de nouveau la flexibilité existe déja." " le VP parle de béton-bitume" Ou encore, "la gestion Temaru brossée au karcher" par Nuihau Laurey" Gaston Flosse ayant  pris l'engagement de rencontrer les entrepreneurs dans six mois pour avoir leur avis",  une dernière vanne pour la route : Gaston Flosse se projette encore président du pays dans six mois !".  "Histoire de remettre une goutte d'arsenic dans le potage du gouvernement.

 Et puis brusquement, changement de braquet. Il est vrai qu'entre-temps le Medef a médiatisé sa satisfaction de voir le gouvernement sur la bonne voie, que "le micro crédit brave la crise",  que le directeur régional de l'Adie affirme " l'emploi par la création d'entreprise, c'est quasiment l'unique solution dans les îles" L'ISPF, lui, constate une évolution positive de l'emploi en janvier et février." Et aujourd'hui " Nautisme, cap sur la relance" . Ce qui fait dire au coordinateur de Tahiti Cruise Club Stephane Renard, "toutes ces mesures vont dans le bon sens"....Oups ! Difficile du coup de critiquer l'ensemble de ce plan dont la société civile est plutôt satisfaite et qui redonne espoir et confiance. Reste que le nouveau-ancien maire Michel Buillard n'a pas la maitrise de sa ville qui offre toujours un spectacle de ville morte lors des week ends ou des fêtes calendaires alors que l'on parle tourisme en mettant un T majuscule ! Tant mieux pour les artisans, la nature ayant horreur du vide, qui font au pied des navires, de belles ventes  en sachant ce qui attire les coquettes étrangères.

A propos des chantiers :"Je n’ai pas cédé devant Bouygues lors de la construction du centre hospitalier quand ce groupe voulait faire venir des centaines d’ouvriers du Maroc, de Thaïlande et des Philippines. Je ne cèderai pas non plus devant des demandes éventuelles d’importation de travailleurs étrangers pour la construction du complexe de Tahiti Mahana Beach ou de tout autre. Je dis « ou de tout autre » car j’espère bien que le Tahiti Mahana Beach aura des petits frères et des petites sœurs. Vous le savez, je m’efforce depuis des mois de convaincre les propriétaires indivis des terrains d’assiette de l’ex-Club Méditerranée de vendre leurs droits au Pays au lieu de les stériliser comme c’est le cas depuis des années. Ce sera le site du Moorea Mahana Beach." dixit Gaston Flosse.

Certes, ces grands chantiers ne vont pas s'ouvrir du jour au lendemain. En attendant le plus dur sera sans doute de patienter en trouvant du travail mais dès le démarrage de ces travaux, le flux d'embauche sera plus important que lors de l'arrivée de la MGM à Tahiti  ou du CEP plus tard ! Le gouvernement aussi a du pain sur la planche à Punaauia pour régler et finaliser les expropriations pendantes.

Bref, la stimulation via le plan de relance et les mesures annoncées permettent l'optimisme. Daniel Palacz ne voit pas encore midi à la porte des TPE qui souffrent et il a sans aucun doute raison, mais  du côté des banques, le revers de la médaille, la méfiance est grande compte tenu d'un taux trop important ces deux dernières années de créances non payées notamment sous la gestion Temaru. C'est pourquoi le gouvernement installe pour  faciliter et soutenir le financement des TPE qui ont le plus de difficulté à accéder aux banques un partenariat avec la Banque Publique d'Investissement, la SOFIDEP pour plus d'un milliard CFP et avec l'AFD ,ainsi qu'une fiscalité simplifiée .

Alors bien sûr, l'opposition politique ne peut pas applaudir la relance  ce serait se tirer  une balle dans le pied ! Pour Teva Rohfritsch ce n'est qu'un exercice de communication et pour Tony Géros, "de grandes idées mais pas d'orientation claires ". A vous de juger.

 

 

L'escalade

Le dossier de l’instruction dans l'affaire JPK s’est étoffé d’enregistrements réalisés sur commission rogatoire entre juin et octobre 2013 aux domiciles des  prévenus. Ces écoutes, feraient l'objet depuis le début du mois d'avril d’un "nettoyage" du bruit parasite par un laboratoire spécialisé en métropole . Du roman policier ou des éléments crédibles dans une affaire qui empeste l'atmosphère polynésienne et où chacun y va de ses assurances, de ses commentaires, de sa vindicte.  On constate, une fois encore, que le secret de l'instruction n'existe pas, ce qui entraine, confusion et suspicion dans l'opinion.

 

ça sent le roussi !

Ce mardi, le gouvernement de transition s'est entretenu avec le vice-président américain Joe Biden, en visite depuis lundi en Ukraine.

600 soldats américains bientôt en Pologne et dans les pays Baltes.
Washington a annoncé mardi déployer pour des exercices en Pologne et dans les pays Baltes 600 soldats, un geste destiné à montrer son engagement à ses alliés de l'Otan.  Une compagnie de 150 hommes de la 173e brigade aéroportée de l'armée américaine, basée en Italie, doit arriver mercredi en Pologne, et environ 450 hommes sont attendus dans les prochains jours en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, pour des exercices «qui doivent avoir lieu au cours des prochains mois et au-delà», a déclaré lors d'une conférence de presse le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone. «Mais nous examinons la possibilité d'essayer de garder cette présence par rotation tout au long de l'année», a-t-il poursuivi.




Le FN en tête aux européennes

Le premier de nos sondages sur les européennes dans les circonscriptions amplifie, dans l'Est, la tendance observée nationalement: avec 26% des intentions de vote, la liste FN conduite par Florian Philippot arrive en tête devant celle de l'UMP Nadine ­Morano, créditée de 24% des voix. La liste PS-PRG, dont le numéro un est l'ex-syndicaliste Édouard Martin, ne recueillerait que 15,5% des suffrages et la liste EELV de Sandrine Bélier 12,5 %.

L'eurodéputée sortante Nathalie ­Griesbeck et sa liste UDI-MoDem en obtiendraient 7,5%.

 


Air Tahiti Nui communique :

 
 

Air Tahiti Nui informe que le vol TN102 Papeete - Los Angeles du lundi 21 avril prévu au départ de Tahiti-Faa'a à 23h50 a été retardé pour raison technique.

Une panne mineure d’un équipement moteur a en effet nécessité le retour de l’appareil au parking avant le décollage. Un dégagement de fumée ayant été observé, les pompiers de l’aéroport sont intervenus afin de prévenir tout risque pour les passagers.

Les passagers ont été débarqués et mis en attente en salle d’embarquement de l’Aéroport de Tahiti. Une collation leur a été offerte afin de faciliter l’attente. L’ensemble des passagers a pu réembarquer une fois l’appareil dépanné et les inspections d’usages réalisées.

L'appareil pleinement opérationnel est reparti avec moins de 3h de retard. Son arrivée à Los Angeles s’est faite cet après-midi, mardi 22 avril à 14h00. Il n’y a pas de conséquences sur le reste du programme de vol.

Notre site internet www.airtahitinui.pf est également à votre disposition pour tout renseignement sur nos horaires.

Air Tahiti Nui remercie ses passagers pour leur patience et présente ses excuses pour les retards occasionnés.

 

 

A midi aujourd'hui Edouard Fritch (UDI) élu le 17 juin 2012 avec 63,22 % des voix a mis fin à ses fonctions de député de la première circonscription de Polynésie française ,pour respecter le non cumul des mandats, dans une courte missive au président de l'Assemblée Claude Bartelone que nous a fait passer le service de la communication du député.

 

Il va pouvoir se consacrer à sa mairie de Pirae et à l'Assemblée de Polynésie dont il conserve le perchoir.

 

La division machine à perdre !

Dix-sept listes seront en compétition pour les élections provinciales du 11 mai en Nouvelle-Calédonie, a indiqué mardi le Haut Commissariat, alors que la droite non-indépendantiste, minée par les divisions, pourrait perdre du terrain face aux indépendantistes kanaks.

 

François Hollande n'a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. Rien d'étonnant à première vue, car la France est un pays laïque.


Néanmoins, on se souvient qu'il avait adressé ses «vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France» pour la fête de l'Aïd qui clôture le ramadan.
Le salut aux musulmans de François Hollande est de nature opportuniste et politique. C'est une clientèle électorale essentielle au Parti socialiste, qui est en train de lui échapper à cause des réformes sociétales, et qu'il s'agit de bien soigner.
François Hollande s'est éloigné du catholicisme, pourtant prégnant dans sa famille, et retranché dans un agnosticisme fermé à l'égard de toute inquiétude religieuse. (Extrait du FIGARO)

 

 

On ne fait pas de sentiment en politique : "Tu m'abandonnes salaud !"
 

Le couperet est tombé rapidement après les révélations sur Aquilino Morelle: en moins de 24h, le conseiller a été exclu du dispositif élyséen. Une réactivité voulue par François Hollande lui-même, échaudé après les tergiversations de l'affaire Cahuzac. Selon, le Canard Enchaîné, Aquilino Morelle a bien essayé de plaider sa cause, jeudi, lors d'un entretien avec le chef de l'État. Mais devant son intransigeance, le conseiller aurait lâché, toujours selon l'hebdomadaire satirique: «Tu m'abandonnes! Alors qu'il y a des chiens qui courent après moi, tu m'abandonnes. Tu es vraiment un salaud!».

Selon le Canard, François Hollande aurait alors chargé son premier ministre, Manuel Valls, de convaincre Aquilino Morelle de démissionner. «Pour toi, pour tes proches, tu n'as pas d'autre solution que de te retirer. Pour te défendre, il vaut mieux que tu sortes de la tempête», aurait argumenté Manuel Valls vendredi dans la matinée. Quelques minutes plus tard, Aquilino Morelle annonçait son départ de l'Elysée.

 

Déficit public en hausse

Le gouvernement devrait annoncer une projection de déficit public en hausse, mercredi 23 avril, lors de la présentation du programme de stabilité du pays et du plan de réduction des dépenses publiques, affirme Les Echos mardi 22 avril.

 

 

Lundi 21 avril 2013

Le 21 avril 1944, les femmes obtiennent le droit de vote jusqu'ici réservé aux hommes.

 

Commentaire

Il fait beau, il fait chaud, la mer étincelle, les surfers attendent les vagues et nous à Tahiti Today nous relâchons la pression en ressortant quelques bonnes phrases et pépites journalistiques de l'interview de Nuihau Laurey dimanche soir et des hommes politiques métropolitains. Les nôtres ne se lancent pas souvent dans cet exercice périlleux ,rares sont ceux qui ont de l'humour en Polynésie !

Hier soir dans l'Hebdo la journaliste a osé  dire sans sourire  "puisque éventuellement vous êtes ministre de l'Economie sur le sujet de la CST et de la TVA quel est le bilan d'étape de la réforme fiscale" et malgré sa grippe Nuihau Laurey dont la placidité ( en dehors des campagnes politiques) est légendaire lui a répondu avec un petit sourire montrant qu'il avait bien percuté sur le " éventuellement": que les chiffres étaient plus positifs qu'escomptés et que le pays était bien dans un cadre de redressement des finances publiques plus optimistes que les prévisions." Ce n'était sans doute pas la réponse attendue !

" Vous êtes optimiste "pour les fonds pour lesquels" sont destinés ces recettes ?

La CST on l'a déjà dit est destinée à la lutte contre la précarité...etc....15.000 chômeurs !

- Pourquoi Henri Flohr à Hitia'a " s'est-il "positionné" de manière à démissionner" autrement dit  plus simplement "pourquoi a-t-il démissionné ?"

- Il a terminé premier dans sa commune associée de Papenoo et a été exclu de l'équipe dirigeante de Hitia'a o te Ra

- Faut il absolument montrer aux yeux de l'ONU puisque la Polynésie est réinscrite sur la liste des pays à décoloniser que la Polynésie est un territoire majoritairement autonomiste ?

- Nuihau Laurey a eu envie de lui répondre " Fuck l'ONU" mais il est trop bien élevé pour cela. Il lui a fait remarquer que la Polynésie était une collectivité " autonome" de la République.qui n'a rien a prouver..

Enfin la question que la journaliste pensait mortifère dans le plan de relance : L'emploi, le logement le panier de la ménagère et la santé dans tout cela ?

- C'est un plan de relance d l'économie (....) pas question de traiter de la santé , de l'échec scolaire ou de la pêche à la tortue a-t-il eu envie de répondre à cette question : "hors sujet" aurait inscrit l'examinateur sur la copie de l'élève !

Les bonnes phrases en métropole : régalez vous !

L'ancien ministre UMP avait obtenu en 2012 le prix Press Club Humour et politique "être ancien ministre, c'est s'asseoir à l'arrière d'une voiture et s'apercevoir qu'elle ne démarre pas".

Le conseiller régional d'Ile de France : > "Un gay qui vote à droite, c'est comme une dinde qui vote pour Noël".

Le jury, précise le communiqué officiel, a tenu à offrir un Prix-Nocchio à Jérôme Cahuzac"  pour son interrogation:
 
"Pourquoi démissionner quand on est innocent?"

- Jean-Marc Ayrault, Premier ministre : "
Ma part d'ombre, c'est mon combi Volkswagen".

Jean-Luc Mélenchon, Co-président du Parti de Gauche après la conférence de presse de François Hollande :
"L'AN II, c'est l'an pire".


Charles Pasqua, ancien ministre, interrogé sur l'activité de Michèle Alliot-Marie : "
>
Elle ne fait rien ; mais elle le fait avec ténacité".

Jean-Pierre Raffarin, lors de ses voeux :
 "Je souhaite à Valérie Trierweiler sa juste place ; et à Ségolène Royal juste une place".

Bernadette Chirac :
 "Rendez-vous compte, dans ma famille ils ont tous voté Hollande. Sauf Jacques ; mais il ne le sait pas".

Christiane Taubira, garde des Sceaux, qui explique aux journalistes qu'elle est fatiguée après un déplacement en Guyane : "J'ai un corps de vieille femme et un emploi du temps de jeune fille".

Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre :
 "En 100 ans, le monde sera passé du ballon dirigeable au supersonique ; et le PS de Jean Jaurès à Harlem Désir".

- Marisol Touraine toujours, interrogée sur le manque d'intérêt que les femmes ont porté aux dangers de la pilule :
 "Il faut laisser aux femmes le temps de se retourner".!!!!!


-
Stéphane Ravier, candidat FN aux municipales de Marseille, interrogé sur les ambitions de Bernard Tapie :
"Le seul Tapie qui a de l'avenir ici, c'est le tapis de prière"
 

Samedi 19 avril 2014

Edito

Quand les losers la ramènent...

Dominique Voynet a droit à deux pages dans le quotidien Les Nouvelles, elle n'aurait droit qu'à deux lignes à Paris et encore. Mais dans ce long week end de Pâques le lectorat s'en est allé goûter des joies plus saines que cette lecture moralisatrice bidon que plus personne en métropole ne prend en compte . Elle nous parle bien sûr des "canailles" en politique peut-être après tout se met -elle dans le lot ! Car même le très posé Claude Bartelone, président de l'Assemblée nationale a lâché les chiens sur  cette " vraie-fausse" écolo, profiteuse du système, n'ayant eu qu'un parcours désespérant mais qui vient donner des leçons de moralité à ces pauvres Polynésiens qui votent sans aucun doute comme les Algériens en accordant la confiance non pas aux indépendantistes mais aux autonomistes du Tahoeraa, c'est carrément injurieux !!!

Elle  se permet de demander aux  touristes d'être respectueux de "l'identité "polynésienne mais les touristes, plus que les polynésiens eux-mêmes, respectent le pays comme ils respectent le leur..

Triste itinéraire d'une enfant gâtée par la République, ex parlementaire, ex maire, ex écolo, élue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au parlement européen, en Seine Saint Denis puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l'être, Madame Voynet si prompte à critiquer la violence du système restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d'en profiter goulûment, a lancé le président de l'Assemblée nationale en lui donnant par voie de presse une fessée retentissante .

 Bref et c'est très moral puisqu'elle profite une fois de plus d'une nouvelle chute  toujours  amortie par un "golden parachute". ça, elle sait faire ! (Lol)  Il y a quelques jours, en effet, à la suite de tractations elle a été nommée à l'inspection générale des Affaires sociales ( Igas), des gens visiblement sans particularités si l'on en croit les capacités de mme Voynet, qui vont juger les autres dans des domaines  sensibles. Un regrettable accroc à la République irréprochable de François Hollande qui les collectionne depuis quelque temps mais qui nous fait sursauter tout comme cette nomination révulse aussi la gauche métropolitaine. Les pointures dans la canaillerie en  France, dépassent et de loin ce que l'on reproche parfois aux élus des confettis de la République. La liste est longue, le dernier hochet argenté est réservé aux 565 membres des cabinets du gouvernement Ayrault déclarés au 1er août 2013, 449 très précisément, qui se sont répartis l'an dernier plus de 12 millions d'euros de «primes de cabinet», des rémunérations aujourd'hui officialisées, mais sur lesquelles continue de régner une certaine opacité pendant que des milliers de Français vivent avec moins de 600 euros par mois. Belle morale en vérité !

 

Perle savoureuse sur Polynésie première à propos des tortues. En substance :

"...  les tortues finissent dans nos assiettes "sans aucune perspective d'avenir" !  Ah bon ?!!!!

 

Les quatre journalistes libérés

 

Les quatre journalistes français otages en Syrie sont libres, retour en France dimanche matin

Pierre Torres (à g.) et Nicolas Hénin (à d.), enlevés le 22 juin 2013 à Raqqa (nord). En bas : Didier François (à g.) et Édouard Élias (à d.), enlevés le 6 juin 2013 sur la route d'Ale

AFP) - Souriant, barbus et en bonne forme, les quatre journalistes français otages en Syrie depuis dix mois ont été relâchés samedi par leurs ravisseurs et doivent atterrir en France dimanche entre 8 et 9 heures.

Ils ont été découvert dans la nuit par l'armée turque, ligotés et les yeux bandés, à la frontière syrienne, a rapporté l'agence turque Dogan, et ont été conduits dans un commissariat de police turc.

Le président de la République François Hollande, qui a annoncé lui-même leur libération samedi matin, les accueillera à l'aéroport militaire de Villacoublay, en région parisienne, avec leurs familles. François Hollande a précisé à l'AFP qu'ils arriveraient dimanche "entre 8 heures et 9 heures".

Aucun détail n'a filtré sur les circonstances de cette libération.

Didier François, 53 ans, grand reporter à Europe 1, et le photographe Edouard Elias, 23 ans, avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, 37 ans, reporter à l'hebdomadaire Le Point, et Pierre Torrès, 29 ans, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

"Nous sommes très heureux d'être libres. C'est un bonheur de pouvoir voir le ciel, de marcher et de parler librement", a réagi Didier François, auprès de l'agence turque Dogan, affichant un sourire rayonnant et portant une longue barbe.

Filmés par les télévisions turques, les quatre journalistes, cheveux longs et barbus, sont tous apparus souriant et en bonne santé, en train d'entrer et de sortir d'un commissariat turc dans la nuit.

Ils ont été retrouvés par des soldats turcs à la frontière avec la Syrie, ligotés, les yeux bandés, abandonnés là par des inconnus dans la nuit de vendredi à samedi dans le no man's land séparant les deux pays, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est), selon l'agence Dogan.

Ils ont ensuite été découverts par une patrouille de l'armée turque qui, dans un premier temps, a cru être en présence de contrebandiers. Après avoir remarqué que les hommes parlaient français, les soldats les ont conduits à un poste de police d'Akçakale.

Dans une déclaration lue à l'AFP, François Hollande a annoncé samedi matin avoir "appris avec un immense soulagement ce matin la libération des quatre journalistes français" , précisant qu'ils étaient "en bonne santé en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité".

L'ensemble de la classe politique a salué cette libération, dont le président de l'UMP, Jean-François Copé, qui a rendu hommage "à tous ceux qui ont contribué" à ce dénouement. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a salué "la réussite de l'action" du président de la République,
 

 

Jeudi à l’assemblé il  a été voté un crédit de 627 millions pour la route de…Makemo. En attendant les Chinois, c’est  le pays qui paye…Il y aura au moins une route propre….Entre la route et les dépenses de la fête de l'Autonomie ça grogne dur dans les chaumières.

 

Les bizarreries de la nature

Un moustique à la sexualité étonnante. L'accouplement de cette espèce endémique découverte au Brésil peut durer entre 40 et 70 heures.

Ces insectes ailés, du genre Neotrogla, n'avaient pas attiré l'attention des chercheurs jusqu'alors. Mais en se penchant un peu plus sur la question, ils ont découvert que les appareils génitaux étaient inversés. Une équipe de chercheurs genevois, brésiliens et japonais ont publié leur découverte dans la revue Current Biology jeudi.

Pour la reproduction, la femelle enfonce son "gynosome", selon le terme scientifique, dans la chambre génitale du mâle. L'accouplement peut durer entre 40 et 70 heures. C'est donc le "pénis" de la femelle qui recueille le sperme et des gélules de nourriture, qui serviront à la production des ovules.

Pénis épineux

Autre découverte des scientifiques : ce gynosome est épineux, les piquants permettent aux deux insectes de s'ancrer l'un à l'autre. "Parce que la force d'ancrage de la femelle est très forte, une résistance du mâle peut causer des dommages à ses organes génitaux. Il est donc très probable que tout le processus d'accouplement soit contrôlé activement par les femelles, alors que les mâles seraient plutôt passifs", explique ainsi Kazunori Yoshizawa, co-auteur de l'étude, au site The Verge.

 

Vendredi 18 avril 2014

En Algérie on a voté en faveur de "la mort cérébrale": Bouteflika réélu pour un 4e mandat avec 81,53% des voix

Edito

Après deux ans dans la naphtaline, l'oxygène...

Alors voilà, l'opposition est tout de même embêtée ! Et les premiers à s'opposer, à critiquer, sans jamais faire de propositions, ce sont ceux qui ont toujours été payés soit dans les bureaux d'une mairie,  d'un gouvernement, soit encore dans une banque, ou engraissés toute leur vie dans les rouages de la politique, sans jamais investir un sou de leur argent, qu'ils placent volontiers d'ailleurs dans des pays  autres que le leur. Le contraire en fait, d'un entrepreneur aux problèmes duquel ils sont souvent étrangers.. Les observateurs avisés en métropole viennent d'ailleurs de dresser le tableau de tous les ministres du gouvernement Valls qui n'ont jamais investi un sou de leur poche, pour faire avancer concrètement le pays ou la nation. La politique pour certains n'est qu'un champ d'expérimentation et il serait intéressant de voir ceux des nôtres qui ont été actifs dans le privé. Vieille histoire.

Les esprits positifs diront qu'après cette terrible période d'apnée, cette grosse bouffée d'oxygène vient à point nommé. Un pouvoir inhibé c'est mieux qu'un pouvoir qui cafouille. L'ennui c'est que deux ans dans la naphtaline a accru le déficit du pays. La crise avait bon dos. Du coup,  une salutaire réflexion collective a joué en faveur  des mesures énoncées mercredi  y compris d'ailleurs du côté des syndicalistes les plus responsables comme Yves Laugrost administrateur de la CPS au titre de son syndicat Ati I Mua qui  n'a pas démoli le plan de restructuration de Nuihau Laurey visant les bonnes mesures pour rendre l'économie polynésienne plus compétitive en stimulant la concurrence et en encourageant l'initiative privée. Certes le frisson du sacré n'habite que les croyants en religion mais dans le "jamboree" de mercredi, globalement les chefs d'entreprise sont ressortis contents de voir quand même les choses bouger et vite. Dès l'après midi le conseil des ministres, en effet, officialisait le train de certaines mesures en le mettant sur les rails.

A la hussarde non, mais à la manière d'un championnat de formule un ( F1), oui, et gagné sans peine puisque n'étant que  le seul bolide sur la piste à concourir. Avons nous jamais entendu les propositions  des leaders de l'opposition ? En dehors de celui qui se plait à radoter son  "goudron-béton" sachant que ses ouailles peuvent cheminer sur des sentiers pierreux et qu'elles se fichent comme de l'an quarante des routes aussi lisses qu'un ruban, de maisons décentes, de ponts, d'ouvrages d'art de tout ce qui fait une ville moderne ? Mais peut-être, là aussi, se trompe-t-il notre ancien vice président si l'on en croit le bide du Tavini lors des dernières élections. Et pour faire bonne mesure, sournoisement, il  ajoute même à sa formule le mot "sushi" ,histoire de rappeler un mauvais procès.

 Bref les apôtres du déclin sont là. Teva Rohfritsch par exemple critique la relance énoncée par Nuihau Laurey et alors que nous attendions ses propres suggestions nada..rien ! Mercredi, selon lui, c'est encore l'éléphant qui n'a de cesse d'accoucher de petites souris. Or, la Chambre syndicale des entrepreneurs du bâtiment et des Travaux publics qui regroupe 28 entreprises et plus d'un millier de salariés, dit exactement le contraire du politicien qui n'a jamais été lui, dans le monde de l'entreprise. La CSEBTP a félicité le gouvernement pour sa prise de conscience de l'urgence, en impulsant l'envie d'aller de l'avant. Cela s'appelle "la confiance". Et déjà là, et à condition, que le gouvernement ne déçoive pas l'optimisme qui se dégage de ceux qui sont véritablement les artisans de la reprise sur le terrain, c'est. Frédéric Dock à la tête de la CSEBTP qui remet les pendules à l'heure en  avertissant clairement que les les milliards prévus ne sont pas engagés seulement sur 2014, mais sur au moins deux ans. Il n'y a pas de magiciens dans le gouvernement .

Réalisme et capacité de ressort sont  les vertus premières des responsables politiques si différents du précédent et ce, dans chacun des ministères concernés, même si on ne partage pas à 100% toutes les feuilles de route. Du coup, soyons charitables et mettons nous à la place  de l'UPLD qui a perdu les territoriales, les communales, la confiance de sa propre population et qui entend sonner tous les jours le glas de ses privilèges anciens et de sa popularité. Il lui faut bien décortiquer quelques cacahuètes pour avoir l'air critique... " goudron-béton" ( lol). La période de vaches maigres laissée par Oscar Temaru appelle à la réduction des déficits. Quand il n'y a plus de gras à rogner, l'idéologie n'est d'aucun secours on l'a vu aux communales. L'une des tâches du gouvernement par ailleurs sera de faire disparaitre cette résignation routinière à l'assistance devenue peu à peu une sorte de mode de vie où l'Etat et le pays sont tenus responsables. D'où l'intérêt de la création d'entreprises par les plus dynamiques avec tout de même l'épée de Damoclès de la bonne ou mauvaise gestion. C'est la politique du courage et de l'accompagnement.

 

                                                                        Ecureuil des sables

    Magnifique spécimen mais  les cacahuètes ne sont pas là où elles peuvent être grignotées !

 

Tourisme

"Si il y a un aéroport international à Bora Bora, les hôtels de Tahiti sont morts". Voilà ce que nous a dit sur un ton catastrophé, le directeur d'un grand hôtel de Faa'a en ajoutant, il n'y a rien d'intéressant à Tahiti pour capter l'attention des touristes, sauf si le Mahana Beach voit le jour assez rapidement.

Cela change la donne. C'est pourquoi le président a eu une idée géniale pour faire décoller l'intérêt des touristes lors de leur arrivée en Polynésie. Mais le Mahana Beach ne sera pas opérationnel avant plusieurs années. Il sera pendant ce laps de temps pourvoyeur d'emplois pour une grande quantité de travailleurs polynésiens de même qu'à Aatimaono ou Moorea dont les " Mahana"  verront le jour plus rapidement. ( mesure 10)

Régime d'exonération de droits et taxes relatifs aux marchandises et équipements destinés à la rénovation et la modernisation des établissements hôteliers classés. Relevons que l' Intercontinental/Beachcomber Tahiti a bénéficié d'aides importantes du pays dans la rénovation  justement des bungalows overwater .

 

Fête de l'autonomie : 28 millions et pas 38 comme écrit dans certains médias. 28 millions étant déjà un gros chiffre  dont on aimerait tout de même avoir le détail. La fête oui, mais à ce prix là ?!

 

Courrier

Ambiance pourrie à Polynésie 1ere

A Polynésie 1ere beaucoup se demandent quand le directeur va-t-il réagir et combien de temps va-t-il laisser faire ? Le problème ? Le comportement de la directrice de la communication qui était déjà limite. Sortie de la rédaction pour se voir confier la communication de la chaine, encore une hérésie et depuis peu, élue au conseil municipal de Faa’a sous les couleurs du Tavini, la nouvelle égérie d’Oscar ne se sent plus et se laisse aller à des propos racistes en interne, que personne n’ose visiblement condamner. Connue pour être coutumière des excès de langage en tout genre, ce qui plait à Oscar Temaru qui a la même singularité, sa récente élection semble lui faire franchir la ligne rouge. La direction centrale à Paris aurait été saisie, car se pose aussi la question de la compatibilité entre les deux fonctions de chargée de com de la chaine de service public et de chargée de com du parti indépendantiste!!!!!!!. Le mélange des genres fait désordre car les deux fonctions sont incompatibles, la convention collective obligerait l‘intéressée à se mettre en disponibilité. Ils sont nombreux à dénoncer en interne le lobby des salariés de la chaine d’Etat proches du Tavini qui ne cachent plus leurs préférences politiques dans les couloirs de Pamatai, mais parfois aussi à l’antenne. La fréquentation assidue des retraites catholiques de Te Vai Ora à la presqu’île n’a pas rendue Heia Parau plus fraternelle, nous dit ce salarié de la chaine qui n’en peut plus de travailler dans cette ambiance pourrie.

 

Le mauvais élève récompensé

Un nouveau visage au gouvernement, parmi d'autres : Harlem Désir, jusque-là Premier secrétaire du parti socialiste, vient d'être nommé secrétaire d'Etat en charge des Affaires européennes, sous le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Mais ce choix soulève quelques questions : à l'approche des élections européennes de mai, ce portefeuille peut être stratégique. Or Harlem Désir, par ailleurs député à Strasbourg, est loin de prendre sa charge très à cœur. C'est en tout cas ce que montrent les chiffres réunis par Vote Watch Europe, organisation à but non lucratif qui veut promouvoir une plus grande transparence et de meilleurs débats au niveau européen.

Selon cette structure indépendante, qui reprend les chiffres du Parlement européen, l'eurodéputé français se classe au 752e rang sur les 766 députés pour l'assiduité lors des votes, avec une participation à seulement 48,69% d'entre eux. L'influence de sa charge en tant que Premier secrétaire du PS, poste qu'il assure depuis 2012 ? Ce chiffre circule en tout cas sur Twitter depuis sa nomination aux affaires européennes ce mercredi 9 avril, accompagné de nombreuses critiques sur le choix de cette personnalité pour faire partie du gouvernement de Manuel Valls parmi tous les nouveaux secrétaires d'Etat. Membre du Parlement européen depuis 1999, Harlem Désir a été réélu en 2004 et 2009. 

 

 

Jeudi 17 avril 2014

Edito

Le bolide de Gaston Flosse.

Dans la vie, nous ne sommes pas tous bâtis de la même façon, de même que certains aiment les blondes, d'autres les brunes, les rouquines étant à part, comment dans ces conditions voulez-vous que tous les entrepreneurs réunis hier sous le grand chapiteau avec les syndicalistes grognards traditionnels, se lèvent comme un seul homme pour crier " bravo" au président et son gouvernement. Cela ne se voit que dans les dictatures ou les films de sciences fiction. Et ne se voit plus en France depuis l'arrivée de François Hollande.

De nombreux députés PS ont été "atterrés" par les annonces de Manuel Valls, jugés "inacceptables par certains députés de gauche sur le fond comme sur la forme". Christian Paul, un de nos anciens ministres de l'outre-mer, un frondeur  a même déclaré. "Nous étions 150 députés et nous avons écouté dans un silence de mort ces annonces"

Le gouvernement a de la chance d'avoir en face de lui une majorité de représentants unis et  des chefs d'entreprise responsables qui n'avalent pas d'une gorgée tout ce qu'on leur donne, mais savent reconnaitre les efforts consentis pour aller dans le bon sens.

 Alors que certains trouvent que le plan de relance  en gésine ne va pas assez loin dans l'innovation de la restructuration en cours, de l'allègement de l'administration , de la fiscalité, du code du travail c'est sans doute normal. Il y a toujours les jusqu'au boutistes, improductifs généralement . Le nouveau patron du MEDEF en revanche, Olivier Kressmann est reparti confiant dans des mesures qui ont au moins le mérite d'exister, d'autant plus  qu'elles ont été en partie, prises en compte avec les propres recommandations du Medef . Les syndicalistes comme d'habitude sont grognons, sans voir ni aller plus loin que le bout de leur nez  Reste que les ressorts du pays sont désormais bien huilés et que l'audacieuse centrifugeuse du gouvernement qui ne s'arrête jamais, brasse et mixte des pointillés inédits et innovants. La navette ingénieuse de Nuihau Laurey en a croisé et entrecroisé les fils conducteurs. Le président du pays en architecte chevronné en a dessiné l'armature  et hier, le vice président, meccano de notre économie, a exposé les grandes lignes du plan de ce qu'il espère être, un nouveau bolide économique. Rien n'est parfait, oui, on le sait. On voudrait en avoir toujours plus. C'est génétique. Mais ce qui compte désormais, c'est  la manière dont les conducteurs manieront le volant du bolide. A remarquer que l'universitaire généralement très critique Florent Venayre a lui même approuvé la nouvelle restructuration de l'économie. Quant à l'entrepreneur Daniel Palatz, il a regretté que les banques ne fassent pas plus d'efforts pour aider les petites PME toujours en manque de provisions. Un secteur sur lequel le gouvernement n'a aucun moyen d'actions. Un Etat dans l'Etat en quelque sorte dans lequel même l'Etat avec un E majuscule ne peut pas interférer selon Lionel Beffre.

Bref on connait désormais la stratégie d'un proche futur, les grandes lignes d'une Polynésie   consommatrice de mesures qui visent à modifier les habitudes comme la baisse de la franchise postale de 30.000 Frs à 20.000 Frs pour tempérer les gémissements des commerçants. Un plan volontaire de 60 milliards c'est tout de même historique si il est concrétisé.

 Incitations fiscales, revalorisation  des partenariats public-privé (zones d'aménagement concerté, baux emphytéotiques) visant à stimuler le développement de projets économiques privés  réduction du taux de  l’impôts sur les sociétés. de 5 points,  augmentation de la durée d’exonération de cet impôt ou de l’Impôt sur les transactions ( qui devrait disparaitre) de 1 à 2 ans pour les nouvelles entreprises; l’augmentation de 2 à 5 millions de FCFP du seuil d’éligibilité des TPE à une fiscalité simplifiée et allégée ; l’instauration du droit de la propriété industrielle,  etc...Sans compter le travail fourni par les ministres dans leur domaine respectif, Logement social, santé, ressources marines, tourisme, éducation, solidarité. Le seul à ne pas faire une certaine unanimité c'est le ministre de l'agriculture dont la munition est de réduire d'une manière drastique les importations pour enlever le choix aux citoyens d'un pays  soumis aux diktats alimentaires. Bref, les sujets sont posés, la feuille de route annoncée et Gaston Flosse qui sait que le renoncement annonce la fin, a mis hier avec l'ensemble de son gouvernement, le pied sur la pédale de l'accélérateur de particules !

Rautahi c'est fini, vive le Tahoeraa

L'Assemblée générale du parti de Jean Christophe Bouissou s'est tenue à l'hôtel Tahiti Nui de Papeete hier mercredi à 19h30, 24h. avant la date prévue. C'est à 22h.00 que nous avons été informés de ce changement de braquet prévu depuis quelque temps déja puisque Gaston Flosse et JCB en avaient parlé avant même la campagne des territoriales.

Après l'exposé retraçant l'historique de Rautahi et enfin les motifs qui ont poussé les membres fondateurs de ce parti à rejoindre le Tahoeraa  puisque porteurs du même projet que celui du pays, l'union des bonnes volonté était alors programmée. Jean Christophe Bouissou par ailleurs a bien insisté pour dire que cette décision votée à l'unanimité par son parti n'était en aucun cas conditionnée par un quelconque soutien à des élections futures. Tout le monde ayant en tête le Sénat bien sûr. Et c'est d'un seul bloc avec armes et bagages que tous, sans une seule défection, rejoignent donc le président du pays avec lequel les différends passés ont été jetés aux oubliettes de l'histoire.

 

Nous ne savions pas si bien dire en parlant de "bolide" pour le plan de restructuration économique lancé hier sous le grand chapiteau de la présidence. Les grandes mesures ont été officialisées dans la foulée d' un conseil des ministres qui s'est tenu l'après midi même du jour J. Annoncé, c'est pesé et adopté. Nous n'avons jamais rien vu d'aussi rapide !Ce matin à l'Assemblée c'est Nuihau Laurey qui a planché devant le parlement sur le collectif budgétaire. Et hop! Pas de temps mort...

Teiva Manutahi officiellement nommé médiateur lors du conseil des ministres

 La loi du Pays 2014-06, instituant un médiateur de la Polynésie française chargé de favoriser la résolution des difficultés pouvant surgir entre les usagers et l’administration de la Polynésie française, est entrée en vigueur le 3 avril dernier. Dans ce cadre, un arrêté a été pris nommant M. Teiva MANUTAHI à ce poste. Monsieur MANUTAHI entrera en fonction à la date de publication de sa nomination au journal officiel de la Polynésie française.

 Le médiateura vocation à être saisi directement par toute personne physique qui rencontre des difficultés dans ses relations avec une administration ou un service public. Il émet des recommandations dans lesquelles il proposera une solution de nature à garantir les droits de la personne lésée. Pour l’assister dans l’accomplissement de sa fonction, le médiateur de la Polynésie française disposera d’un service administratif, nommé « Secrétariat général du médiateur de la Polynésie française », lequel ne comprendra que deux fonctionnaires, un secrétaire général, fonctionnaire de catégorie A, et une secrétaire de direction, agent de catégorie B, qui sera affectée au service.

 

A peine annoncés les contrats de chantiers  vont avoir une vie propre

Projet de loi du Pays sur les contrats de chantier

 Les dispositions du code du travail de la Polynésie française prévoient la possibilité pour les entreprises de recourir à des contrats à durée déterminée (CDD), ceci concernant entre autres le secteur du bâtiment et des travaux publics. Ce type de contrat de travail est toutefois limité dans le temps, celui-ci ne pouvant être conclu que pour une durée maximale de deux ans, renouvellement compris. Or, cette limitation dans la durée du CDD est contraignante lorsque, pour une entreprise du BTP, un chantier dure plus de deux années. De plus, lorsqu’il y a une rupture d’activité, puis une reprise, qui peuvent être liées notamment au démarrage des opérations sur lesquelles les entreprises pourraient être mobilisées, un même salarié ne peut prétendre à être recruté sur un nouveau contrat à durée déterminée alors même qu’il peut y avoir un avantage évident pour le salarié et pour l’entreprise à renouer contractuellement. Ces obstacles ont été mis en exergue par les employeurs du bâtiment et des travaux publics qui ont souhaité un assouplissement de la réglementation.

 Il est donc proposé une adaptation des textes en introduisant un nouveau type de contrat, le contrat de chantier, qui couvrira la totalité de la durée d’un chantier et dont l’objet sera exclusivement lié à ce chantier. Cette innovation, déjà existante dans le code du travail de métropole, permettra aux entreprises d’embaucher au-delà de deux ans, ce qui suscitera une plus grande capacité à recruter. La jurisprudence a, par ailleurs, admis que le contrat de chantier puisse être étendu à d’autres secteurs (réparation navale, aéronautique, construction mécanique, par exemple) et s’appliquer, en fait, à tous les métiers où l’on travaille par chantier. Le projet de loi du Pays doit être soumis pour avis au Haut Conseil et au Conseil économique, social et culturel, avant d’être présenté à l’Assemblée de Polynésie française.

 

Projet de loi du Pays sur le chèque service aux particuliers

 Le dispositif chèque service aux particuliers a été créé en mars 2010 afin de lutter contre le travail clandestin pour des faibles volumes d’horaires. Ce dispositif concerne les activités réalisées au domicile d’un particulier, telles que les tâches ménagères, la garde d’enfants, l’assistance pour les tâches quotidiennes au bénéfice de personnes âgées, invalides ou handicapées, les petits travaux de jardinage ou d’entretien et le soutien scolaire. Une formule pré-remplie de chèques correspondant à 2 heures rémunérées sur la base du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) a été mis en place. Ce mode de recrutement constitue une voie dérogatoire, strictement limitée aux emplois de proximité, dans un volume horaire maximal fixé à l’origine à 52 heures par mois et par salarié employé.

 Ce volume horaire apparaissant particulièrement inapproprié pour certaines activités (garde d’enfants à domicile, soutien scolaire, assistance à personnes dépendantes), il est donc proposé d’augmenter le volume horaire maximal pour celles-ci, et de passer de 52 à 80 heures par mois, par employeur, soit 2,5 à 4 heures de présence quotidienne. Cette augmentation du volume horaire maximal ne concernera pas les activités effectuées par des prestataires de service, entreprises ou patentés, telles que les petits travaux de jardinage, les tâches ménagères, les petits travaux d’entretien et l’entretien des piscines. Le projet de loi du Pays doit être soumis pour avis au Haut Conseil et au Conseil économique, social et culturel, avant d’être présenté à l’Assemblée de Polynésie française.

 

 

Mesures fiscales relatives à l’immobilier

 Les mesures fiscales proposées, regroupées dans un projet de loi du Pays, consistent notamment à rendre plus incitatifs les dispositifs existants en faveur des premières acquisitions immobilières des particuliers. Des dispositions concernant les donations de biens entre vifs,visant à alléger et sécuriser les procédures, sont aussi prévues.

 Il est ainsi proposé de faire bénéficier aux primo-acquéreurs de plus de 30 ans des mêmes taux que ceux jusqu’alors réservés aux primo-acquéreurs de moins de 30 ans, à savoir une exonération totale des droits d’enregistrement et un droit de transcription réduit à 1% (au lieu de 5,6% des droits d’enregistrement et 1,6% de droit de transcription pour les primo-acquéreurs de plus de 30 ans jusqu’à présent), ces taux s’appliquant à hauteur de 10 millions Fcfp pour les acquisitions de terrains nus et à hauteur de 15 millions Fcfp pour les terrains bâtis.

 Par ailleurs, concernant le calcul de l’impôt sur les plus-values immobilières, dans le cas de la vente d’un terrain sur laquelle est édifié une construction, la situation actuelle fait l’objet de vives critiques de la part des professionnels et des particuliers car elle oblige les parties à la cession à se livrer à un exercice peu évident de détermination des valeurs du terrain et de la construction et ce alors que la cession comprend un ensemble : elle interdit de tenir compte de la moins-value constatée pour l’un des postes (terrain ou construction) alors que les deux postes sont cédés concomitamment. Il est donc proposé de revenir à la situation antérieure à la loi du Pays du 27 novembre 2012, à savoir la compensation entre plus-values et moins-values.

 

 Dispositions relatives aux navires de passage

 Chaque année, une cinquantaine de grands yachts fait escale en Polynésie française. Les dépenses des propriétaires des yachts - sans compter celles de l’équipage donc - sont en moyenne de 200 000 Fcfp par jour et ce pour un temps d’escale de trois mois, ce qui comprend les services (réparation, marina), le fuel et la nourriture. En ce qui concerne les voiliers, environ 600 chaque année, qui passent en Polynésie française, les dépenses sont estimées à 350 000 Fcfp par bateau et par séjour pour une durée moyenne de 83 jours.

 De concert avec les acteurs de ce secteur, il est proposé d’étendre le délai d’autorisation de séjour pendant lequel les droits et taxes sont suspendus des 18 mois actuels à 36 mois de séjour en continu, ce délai n’étant proposé nulle part ailleurs dans le monde. Il est également proposé de simplifier les déclarations pour l’entrée de matériels ou équipements de navire (750 déclarations par an), avec un code douanier unique, ce qui facilitera le travail des agents maritimes et des transitaires. Par ailleurs, pour renforcer l’attractivité de la Polynésie française dans le secteur du nautisme, il conviendra de modifier prochainement les conditions, actuellement totalement dissuasives d’immatriculation des navires à Papeete, dites de « Papeetisation », pour les personnes souhaitant baser leur bateau, neuf ou d’occasion, en Polynésie française.

  

Organisation de manifestations commerciales : procédure simplifiée

 Les manifestations commerciales, qui regroupent les foires, les expositions ventes, les salons ou encore les marchés aux puces sont encadrées par un arrêté du Conseil des ministres d’avril 1999. En 2013, 132 manifestations commerciales ont été déclarées auprès de la DGAE (Direction générale des Affaires économiques) par 17 organisateurs différents, associations ou sociétés. Les quatre organisateurs les plus importants sont à l’origine de plus de 75% des manifestations commerciales.

 Dans le cadre de ce dispositif réglementaire, les organisateurs de manifestations commerciales ont notamment obligation d’informer la DGAE de la date, du lieu et du type des manifestations qu’ils organisent. Cette information qui doit parvenir au plus tard cinq jours avant le début de l’opération doit être accompagnée de la liste des exposants, particuliers ou professionnels, inscrits au registre du commerce et des sociétés. La transmission de ces listes dans les délais impartis pose problème aux organisateurs dans la mesure où ils continuent, jusqu’à la veille, voir le jour même de la manifestation, à recevoir des inscriptions. Disposer de ces dernières avant que ne se tienne la manifestation commerciale n’est pas utile à l’action de l’administration, les organisateurs étant de toute façon tenus de les présenter aux agents chargés des contrôles pendant la durée de la manifestation.

 Conformément aux orientations préconisées par le Plan de relance de la Polynésie française, dont l’un des trois axes majeurs a trait à la modernisation et à la simplification de la réglementation, il a donc été décidé de supprimer l’obligation de transmission des listes des exposants prévue dans l’arrêté de 1999.

  

Réglementation des prix et marges : modernisation et simplification

 La réglementation des prix qui s’applique en Polynésie française est complexe et un grand nombre de textes a été mis en place aux alentours des années 80. Les habitudes de consommation ayant depuis évolué, le tissu économique ayant changé, il convient de supprimer certaines réglementations obsolètes et désormais inapplicables ou des textes non mis en application. L’arrêté pris en Conseil des ministres abroge ainsi douze textes portant sur divers produits et services.

 

Régime de solidarité et secteur primaire

 La Ministre de la Solidarité, Manolita LY, a présenté une communication relative au régime de solidarité de la Polynésie française et au secteur primaire. Celle-ci portait sur l’état d’avancement d’un travail interministériel, engagé depuis plusieurs semaines, autour du Ministère de la Solidarité, en charge du RSPF (régime de solidarité de la Polynésie française), en lien étroit  avec le Ministère des Ressources marines, le Ministère du Logement et de l’Artisanat et le Ministère de l’Agriculture.

 L’idée partagée est de faire sortir du régime de solidarité les pêcheurs, artisans et agriculteurs, qui n’ont pas lieu d’être dans ce régime, en raison d’un dépassement du plafond de revenus (87 346 Fcfp). La philosophie poursuivie est de passer de l’opacité d’une inscription au RSPF, pour obtenir des aides, à une véritable transparence, déclarative. La méthode retenue pour y arriver est un croisement des fichiers des différents ressortissants pour déceler les pluri-actifs qui dépasseraient le plafond de 87 346 Fcfp.

 

 

Point sur le Pays et la politique de la ville

 La Ministre de la Solidarité, Manolita LY, a rappelé, dans une communication, que le Pays ne participera plus au financement du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), porté par le syndicat mixte (SMCUCS), à compter du 1er janvier 2015. Pour autant, la Polynésie continuera à s’investir pleinement dans la politique de la ville, aux côtés de l’Etat et du syndicat mixte, cette fois au titre de ses actions de droit commun dans les domaines de l’économie, de l’emploi, de la culture, de l’éducation et de la jeunesse et des sports.

  
 

Non  et non !!

Non ! l’indivision ne restera pas entière. Les quatre amendements n’ont pas été rejetés nous dit Edouard Fritch, mais ils ont été retirés comme indiqué dans le communiqué d’hier après la promesse de Taubira de mener un travail spécifique sur le sujet. Il n’était pas possible de modifier le code civil pour les seules particularités de la Polynésie. Aussi, une mission de la Chancellerie viendra en Polynésie dans le cadre de la préparation d’un projet de loi spécifique pour la résolution des problèmes qui sont également partagés par d’autres départements d’outre-mer. C’est bien une avancée vers la sortie de ce problème et non pas un sur place. Dont acte !

 

Pan sur l'analyse de l'administrateur des IDV qui est sans doute parti un peu vite sur la démission des conseillers de Hitia et bravo à Me Aureille qui a rectifié le tir dans les colonnes de Tahiti Today, Henri Flohr peut aller serein vers de nouvelles élections. L'Etat vient de confirmer la nouvelle donne.

Finalement, ce sont bien l’ensemble des électeurs de Hitiaa O te ra qui vont être appelés aux urnes pour réélire l’intégralité des conseillers municipaux. Le haut-commissaire a en effet appelé Henri Flohr pour lui indiqué qu’une nouvelle analyse des services juridiques donnait raison aux démissionnaires sur la base de l’article 270 du code électoral qui précise bien que la démission d’un tiers des conseillers municipaux entraîne la chute de l’ensemble du conseil municipal et donc réélection. Voilà donc, come nous le disons, un effet de la nouvelle loi électorale qui a instauré la proportionnelle dans les communes composées de communes associées de plus de 3500 habitants.

D’autre part, un recours a également été déposé contre l’élection des adjoints au maire dans la commune de Moorea puisque, là, c’est la parité obligatoire qui n’a pas été respectée, 7 postes d’adjoints sur 9 ayant été attribués à des femmes. D’autant qu’aucun adjoint n’est Tahoeraa alors que c’est ce parti qui a gagné les élections.

 

Réponse incorrecte de l'administrateur  des IDV selon un avocat spécialisé anciennement juge au tribunal administratif.

Il est regrettable que les services parlent de l’article L 258 du code électoral pour la démission des conseillers de Hitiaa O Te Ra ; cet article indique seulement qu’il y a obligatoirement élection partielle dans la section, si la ½ des sièges de conseillers est vacante ;

En fait, au niveau de la commune , ce sont les dispositions de la section IV qui s’appliquent, relative aux remplacements des conseillers municipaux ; l’article L 270 de cette section indique
que lorsque le conseil municipal a perdu le tiers de ses membres, sans pouvoir les remplacer, il faut procéder au renouvellement du conseil en entier, même dans les communes associées.
Le Conseil d’Etat a confirmé cette analyse dans deux arrêts : 31/10/1986 elect munic Pornic et 28/07/1999 elect munic La Celle Saint- Cloud.

La réponse donnée par l’administrateur des IDV est incorrecte ; les services du Haut-Commissariat devront se rendre à l’évidence après examen ;


C’est logique que la situation s’apprécie au niveau du conseil municipal, puisque la réforme Vals par la loi du 17 mai 2013 fait de la commune une circonscription électorale unique ; dans les communes de plus de 3500 habitants, fussent-elles composées de communes associées,
c’est au niveau du conseil municipal que sont élus les maires délégués ( ce pourquoi, Henri FLOHR majoritaire à Papenoo avec 10 élus sur 12 a été écarté par le conseil au profit d’un candidat UPLD minoritaire) ;
la règle du tiers manquant au conseil municipal s’apprécie donc au niveau du conseil municipal qui regroupe les élus de chaque commune associée.

 

Question posée au nom des transitaires déclarants en douane au gouvernement par Titaïna Sanne

"J'ai noté dans l'ensemble des 50 points visant à la relance économique souhaitée par vous M.le président et votre gouvernement, que plusieurs venaient à toucher directement les modalités d'application des droits et taxes , notamment les mesures 15, 46,  48 et 49 pour ne citer que celles ci. Vous n'ignorez pas les difficultés actuelles que rencontre notre profession, collecteurs d'impôts directs pour le compte du pays, à exercer notre activité en toute sécurité juridique dans le respect de l'application des textes en vigueur. Toutes ces nouvelles mesures devront être incorporées à court terme dans le système SOFIX actuel et à très moyen terme dans le prochain système qui remplacera en 2015 notre système actuel. 

Dans ce cadre, votre gouvernement a- t -il prévu très rapidement un toilettage et une révision indispensable de notre code des douanes ainsi que de notre système harmonisé ? Si oui nous vous rappelons notre vif intérêt à y participer activement puisque nous en sommes les principaux utilisateurs et ce, afin aussi d'éviter à tout prix les incohérences du système actuel dont nous sommes régulièrement victimes. Merci M. le Président."

 

Réponse du vice-président

En substance, Nuihau Laurey a précisé à Titaïna Sanne que toutes les réformes fiscales seraient mises en place petit à petit. Que le gouvernement allait élaborer un cahier des charges pour remplacer le système SOFIX, le choix se portant sur un système plus performant et plus facile d'utilisation .Les représentants des agents en douane seront  bien évidemment associés à l'harmonisation de ces nouvelles règles.

 

L'indivision en Polynésie restera entière. Inextricable, quatre amendements sur cette question des députés polynésiens ont été rejetés à Paris

 

"A Parau Mai".Réaction. Ce qui était frappant hier soir nous a écrit un de nos lecteurs en parlant de l'invité de cette émission Christian Vernaudon : c'est que le personnage a du mal à citer le nom de Gaston Flosse. Tout son développement sur la Pacte de progrès, l'instauration de la PSG, etc, c'est "on" qui l'a favorisé. Mais il ne fait pas référence au fait que c'est bien Flosse qui a fait appel à lui, comme peut-être il aurait pu appeler quelqu'un d'autre (d'ailleurs, il est bon de rappeler que c'est Edouard Fritch qui lui a sauvé la mise après 1991 en expliquant à Gaston Flosse qu'il ne pouvait pas se priver d'une personne "brillante" parce qu'elle avait travaillé avec Léontieff."

Par contre, Vernaudon ne s'est pas privé de dire que Te Auteaearaa a été porté par le gouvernement Temaru. Et c'est la faute de l'opposition, bien sûr, de certains syndicats et du GIP (sous-entendu de Flosse) si le projet n'est pas allé jusqu'à son terme et si  l'on paie encore les conséquences d'un projet mal ficelé. ha! Ha! l'art et la manière de dire en se frappant la poitrine " je suis le meilleur". Il est vrai que Gaston Flosse le lui a tellement dit qu'aujourd'hui il en est persuadé. Ce n'est pas la réputation qu'il traine à Air Tahiti. Celle d'un paresseux ! Désolé si sa majesté se sent humilié ! Mais pourquoi tant de haine vis à vis d'un homme qui l'a placé sur un piédestal toute sa vie ? JR


 

Un inspecteur de l'IGAS sur la sellette

Le conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle est accusé d'avoir travaillé avec des laboratoires pharmaceutiques alors même qu'il était censé les contrôler en tant qu'inspecteur de l’Igas (Inspection générale des affaires sanitaires).

Derrière l'icône de la méritocratie à la française, «fils d’immigrés espagnols» incarnant l'aile gauche du PS et surfant sur l'«image d'un médecin intègre» depuis son rapport accablant sur le Mediator, se cache un Aquilino Morelle aux nombreuses parts d'ombre, (selon Mediapart.)

Lu sur Tahiti Infos

En décembre 2013, une mission de l’inspection générale des affaires sociales (Igas), de l’inspection générale des finances et de l’administration est venue enquêter sur place et devait, à l'origine, rendre son rapport fin janvier. Plus de trois mois plus tard, ne voyant toujours rien venir, ni le rapport final de l'Igas, ni a fortiori les financements de l'Etat au RSPF, Edouard Fritch le député polynésien a interrogé directement le gouvernement français à ce sujet. Tout en rappelant le contexte local : «Les Polynésiens qui ont tant contribué à la sécurité de la France doivent pouvoir continuer à bénéficier de la solidarité nationale» a-t-il rappelé. Finalement, ce rapport de l’Igas ne sera remis à Marisol Touraine, le ministre des affaires sociales seulement le 15 mai prochain. La ministre s’est exprimée hier à ce sujet, interrogée par le député Edouard Fritch. «Les Polynésiens doivent évidemment pouvoir compter sur la solidarité» a déclaré la ministre, mais elle a souligné que le rapport de l’Igas, devrait répondre à plusieurs questions centrales. Notamment déterminer les conditions du retour à l’équilibre financier du Centre hospitalier de Polynésie et plus largement de la branche maladie de la Polynésie française ; trouver des solutions pour améliorer la gouvernance du système de santé ; enfin, comment par une meilleure offre de soins et de proximité on peut développer la prévention et mieux répondre aux besoins de la population.

La solution de l’Etat pour faire face durablement aux déficits chroniques du RSPF ne se contentera pas de signer un chèque en blanc à la Polynésie, mais passera par une réforme en profondeur du système de santé polynésien, de son système de solidarité et de répartition. Ce qui avait déjà été largement exposé au sein du rapport Bolliet de l'inspection générale en 2010 après une mission d'assistance à la Polynésie française dont les préconisations ont été très peu suivies d'effets jusqu'ici. «Ensuite nous pourrons dialoguer et échanger autour des conclusions du rapport» annonçait Marisol Touraine ce mercredi en réponse à Edouard Fricth. Le retour de l'Etat dans les partenaires du RSPF qui est nécessaire à la Polynésie pour convaincre notamment l'agence de notation Standard




"Même mort je voterai pour lui" a dit un de ses partisans fanatisés

 

Mercredi 16 avril 2014

Edito

Tiens donc pour certains commentateurs les élus qui ne sont pas dans la majorité sont  "relégués" dans l'opposition ! C'est toujours sympa de savoir que même élu vous comptez pour du beurre ! Cela dit "les parias" en question ont peut-être fait une erreur sur l'article L258 du code électoral qui précise aussi que dans les communes divisées en sections électorales, il y a lieu à élections partielles quand la section a perdu la moitié de ses conseillers. Les services de l'Etat procèdent donc à de sérieuses vérifications mais Christophe Lotigié chef de la subdivision administrative des iles du Vent a précisé hier soir avec un petit sourire que cette démission ne concernait que Papenoo. D'un air de dire aux démissionnaires " vous l'avez dans le baba" . Si cette interprétation était confirmée, oui Henri Flohr et ses amis risquent en effet de l'avoir bel et bien " dans le baba"  et les élus Tahoeraa démissionnaires ne pourront plus être réélus.

Il convient en effet comme le souligne de nombreux politiques et personnalités de la société civile, de dépoussiérer des textes qui sont des copier/coller des lois métropolitaines avec toutes les contraintes y afférents. Simplifier un fatras administratif dans lequel même le citoyen métropolitain se perd.

Bref ce matin la présidence est une véritable ruche. C'est que le gouvernement va dévoiler son plan de relance, attendu avec presque plus d'intensité que les entrepreneurs par la presse. A ce propos, le ministre des Finances a loupé le coche pour faire plaisir à l'un de nos confrères. Le 29 juin aurait du égaler 29 millions ( 29juin = 29 millions), ça faisait mieux dans le tableau que 29-28. Ce sera pour l'année prochaine si le plan de relance marche bien. Si les contraintes administratives sont allégées et si la confiance qui pointe son nez, montre son visage, Gaston Flosse pourra rajouter un million à la facture  de la fête de l'Autonomie qui à ce prix là pourra être grandiose. Mais au fait pourquoi 28 millions ? ( Les chiens peuvent se passer de feu d'artifices !)

En métropole le ministre de la Défense jean Yves le Drian pour la première fois de notre histoire vient d'inscrire dans le code de la Défense le harcèlement et le viol auxquels sont soumis des femmes-soldats dans l'armée. Une armée pourtant la plus féministe du monde où les "12 salopards" sont certainement beaucoup plus nombreux. Jusqu'ici l'omerta était de rigueur et les plus hauts responsables dans l'armée ont toujours ignorés ces faits criminels. ça va changer.

 

 

 

 

 

Ils étaient tous là ce matin

 

Accueil du haut commissaire et du Secrétaire général

Enfin le plan de restructuration économique de la Polynésie française

Le grand chapiteau a retrouvé ses lettres de noblesse ce matin. On se souvient encore de la réception politique qu'avait donné en ce lieu Gaston Flosse à Jacques Chirac. Mais le temps a passé et le président du pays, toujours aussi gaillard, a su retrouver le panache des grandes manifestations devant une centaine de chefs d'entreprise, de son gouvernement au grand complet, du Haut commissaire Lionel Beffre, du Secrétaire général, de maires, d'élus , majorité comme opposition. On a notamment remarqué la présence du président de Atia Porinetia Teva Rohfritch. A 9h.00 pétante, le président de la Polynésie française prenait la parole et jusqu'à midi nous avons pu entendre la rumeur océane de la vie économique.

Gaston Flosse  comme à son habitude et cela devient traditionnel  a démarré son allocution en accusant l'ancien gouvernement d'avoir plongé le pays dans un  abîme  avec 54 milliards de dettes et 15.000 chômeurs. Des chiffres que tout le monde a retenu. Puis il a fait la démonstration qu'en dix mois le gouvernement avait repris la barre pour faire flotter le navire Polynésie qui prenait l'eau,


"Au delà des concepts économiques, la volonté de mon gouvernement a été de relancer l'économie, redresser les comptes publics et permettre au Pays de retrouver sa propre solvabilité en augmentant la pression fiscale et en trouvant des économies partout où cela était possible. Ce n'était pas facile pour vous les chefs d'entreprises, mais vous nous avez suivis et je vous en remercie. Nous sommes désormais dans une refondation de notre économie." 


Puis  après avoir lancé aux auditeurs attentifs que la véritable croissance ne peut venir que des entreprises il a énoncé quelques mesures incitatives dont notamment  la simplification des contraintes administratives, la réforme du droit du travail, une fiscalité intéressnate, le droit à la concurrence ( prochainement) l'accès à la propriété etc.... 50 mesures qui seront détaillées par le vice président Nuihau Laurey. "Si nous n'y croyons pas nous mêmes, qui donc y croira à notre place" a-t-il laissé tomber en regardant son auditoire.

Il n'a pas hésité par ailleurs à se lancer dans de la géopolitique. La chance de la Polynésie est d'être située entre deux grandes puissances les Etats Unis et la Chine tout en faisant partie d'une grande nation, la France ce qui apportera un avenir à nos enfants. Cela n'a pas du déplaire au Haut commissaire Lionel Beffre très studieux qui, comme nous, marquait les moments forts des différentes interventions.



Puis ce fut au tour du vice président Nuihau Laurey à présenter, enfin, le

 plan de relance tant attendu qui fut suivi d'une série de questions des

 chefs d'entreprises

 



 D'entrée, Nuihau Laurey a placé ses pions "Sans le redressement des finances publiques, tout plan de relance aurait été vain"   Sous-entendu, aujourd'hui la Polynésie est prête.

En moins d’une année a--til souligné, le gouvernement a pris des mesures d’économies et de restriction budgétaire, a mis en œuvre une réforme de sa fiscalité, a fait adopter un collectif budgétaire et un budget 2014 équilibré, a réduit significativement la part de ses emprunts dits toxiques, a diversifié ses sources de financement en lançant un emprunt obligataire et a rétabli des relations de confiance avec nos bailleurs de fonds traditionnels.

 Il souligné que dans ce contexte l’agence de notation Standard and Poors avait relevé sa perspective de note sur notre collectivité. Et dans le même temps les relations de confiance sont à nouveau d'actualité  puisque l'Etat a accepté de proroger d’une année un contrat de projet financièrement sous-utilisé et d’octroyer à notre collectivité une avance de trésorerie de 5 milliards FCFP pour nous accompagner dans notre action de redressement. Pour la première fois depuis très longtemps, notre situation de trésorerie est aujourd’hui positive, et elle le sera pour la totalité de l’année 2014.

Et pour le prouver trois grands axes constituent l’architecture de ce plan de relance :

 Tout d’abord, favoriser la création d’emplois, car c’est le défi principal que nous devons relever aujourd’hui,

 Ensuite, dynamiser nos principaux secteurs de développement, le tourisme, les ressources marines notamment,

 Et enfin, renforcer la compétitivité de notre économie pour permettre à nos entreprises de s’adapter aux réalités actuelles du marché et de la concurrence.

 Ce plan s’inscrit dans la continuité de mesures déjà prises par le gouvernement depuis mai dernier : la création des outils de développement des partenariats public-privé (zones d'aménagement concerté, baux emphytéotiques) visant à stimuler le développement de projets économiques privés par la valorisation du foncier public ; les mesures tournées vers nos entreprises avec la réduction du taux de  l’I.S. de 5 points, soit une diminution allant de 12,5 à 16,26 ; augmentation de la durée d’exonération à l’IS ou l’IT de 1 à 2 ans pour les nouvelles entreprises; l’augmentation de 2 à 5 millions de FCFP du seuil d’éligibilité des TPE à une fiscalité simplifiée et allégée ; l’instauration du droit de la propriété industrielle, pour ne citer que ceux là.

 Les mesures pour :

 le bâtiment : 

- pour stimuler la création de logements neuf, une prime à l'acquisition reversée directement aux ménages gagnant moins de 4 SMIC va être instituée. Jusqu'à 2 millions de francs cfp versés "directement sur leur compte en banque." 
- Suppression des droits d'enregistrement et de transcription jusqu'à 15 millions de francs pour les primo-acquérants 
- Création de contrats de chantier pour des travaux durant jusqu'à 2 ans. Cette mesure sera ouverte à tous les secteurs de l'économie pour lutter contre le travail clandestin 

Emploi : 

- Déplafonnement du nombre d'heures mensuelles pour les chèques emplois-services et ouverture de la mesure aux particuliers 
- Création d'un cadre réglementaire favorable pour les sociétés de placement de personnes. Cela permettra de réintégrer ces personnes dans le système de protection sociale 

Tourisme : 

- Exonération de droits et taxes sur les marchandises et équipements destinés à la rénovation /modernisation des hôtels classés 
- Prêts à taux bonifiés pour la modernisation, la rénovation et les actions commerciales des pensions de familles 
- Pour développer le tourisme nautique et attirer plus de navires, les admissions temporaires passent à 18 mois et le délai de carence sera supprimé 

Ressources marines :

 - crédit d'impôts de 300 millions pour la construction navale, ce qui permettra de relancer la construction de 10 navires dans les mois qui viennent 

Transition énergétique : 

- incitations fiscales pour équiper les logements en équipements écologiques (panneaux solaires,...) 
- Suppression des taxes et droits sur les voitures hybrides 
- Soutien au développement des énergies renouvelable par une redéfinition des politiques tarifaires de l'énergie 
- Redéfinition les modalités d'intervention de la collectivité pour la péréquation des prix des hydrocarbures 
- Valorisation de notre potentiel hydraulique : appel à candidatures pour créer de nouvelles centrales hydrauliques 
- Audit des centrales hybrides dans les Tuamotu pour sélectionner les technologies les plus adaptées aux îles éloignées 

Compétitivité : 

- Instauration d'un droit de la concurrence et d'une autorité indépendante. Transparence des relations commerciales entre entreprises, lutte contre les ententes et limite des abus 
- Loi de pays pour la protection de consommateurs, établissement d'une procédure de recours collectif 
- Faciliter la création et le développement des entreprises. De nombreux critères, allant de la facilité à s'enregistrer, à se connecter à l'électricité, à faire faillite... 
- Faciliter et soutenir le financement des TPE qui ont le plus de difficulté à accéder aux banques. Partenariat avec la Banque Publique d'Investissement, la SOFIDEP et l'AFD 
- La franchise postale va être baissée de 30 000 francs cfp à 20 000 francs cfp 
- Remplacement de l'impôt sur les transactions par un impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux. Pas d'impact sur les TPE au régime forfaitaire, donc les entreprises individuelles jusqu'à 5 millions de francs cfp de chiffre d'affaires 
- Cadre réglementaire pour favoriser la création des fonds de dotation pour les actions d'intérêt général, pour inciter les entreprises à financer la culture, l'environnement... 

Lutte contre la vie chère :

 - Suppression "très progressive" des droits et taxes d'importation sur certains produits 
- Les PPN seront redéfinis, et leur liste plus ciblée 

Allègement de l'administration

- Simplification du cadre spécifique des droits à l'importation sur les produits en concurrence avec des productions locales 
- Simplification et modernisation de TOUTES les procédures administratives pour simplifier la vie des administrés.

 Construction, urbanisation, travail, environnement seront concernés, entre autres. Chaque ministre devra faire un effort. l'objectif est de diminuer le périmètre de l'intervention publique our réduire les déficits et laisser de l'espace au secteur privé. Création d'un véritable portail numérique intégré pour favoriser l'information du public.

 Déploiement de la fibre optique pour permettre la mise en place du très haut débit de l’Internet à Tahiti (Fiber to Home) et améliorer de la qualité du service rendu aux usagers. 

Création d’un incubateur permettant le développement et la création d’entreprises spécialisées dans les services numériques. La structure apportera un soutien en termes d’hébergement, de conseils, d’appui administratif durant la phase de lancement des entreprises. 


Création d’un cadre réglementaire destiné à favoriser la production audiovisuelle et cinématographique (APC) et à soutenir la création et le développement numérique. 


"Ce plan de relance est avant tout un point de départ dans le lent processus de refondation de notre économie." 

Accès à la propriété

Si le gouvernement a fait le choix d’une aide directe aux acquéreurs, c’est parce que l’outil de défiscalisation utilisé jusque là était, de l’avis même des principaux intéressés inéquitable, car trop concentré sur un faible nombre de promoteurs, avec de surcroit un coût budgétaire important et une lourdeur de mise en œuvre au travers de la commission consultative des agréments fiscaux et de la procédure d’agrément en conseil des ministres qui finalement conduisait à bloquer de nombreux projets, demeurant dans l’attente d’un hypothétique Sésame financier.

J’ai entendu certains faire l’apologie de la prise en charge des intérêts d’emprunt pour favoriser la relance du bâtiment et de la construction. Je voudrais juste vous donner quelques chiffres pour éclairer notre réflexion commune.

Tous ces dispositifs confondus, mis en œuvre ces dernières années, coûteront à la collectivité plus de 8 milliards 200 millions de francs, et cela jusqu’en 2039.

Oui, la Polynésie est aujourd’hui engagée financièrement jusqu’en 2039 pour des actions de construction de logements achevées depuis plusieurs années déjà.

Le seul PAP coutera plus de 3,2 milliards, pour 344 dossiers agréés qui devront être pris en charge par notre collectivité encore une fois jusqu’en 2039.


Alors NON, ce dispositif est tout sauf une réussite.

L’aide directe, plafonnée, conditionnée par le niveau de revenus des ménages demeure à notre sens le dispositif d’incitation le plus réactif, le plus équitable et le plus efficace à gérer sur le plan budgétaire.

Il ne laisse pas à la charge des générations futures de gigantesques factures d’intérêts à régler.

Le gouvernement a inscrit 500 millions dans le cadre du collectif budgétaire qui sera étudié demain par notre Assemblée afin de financer ce soutien à la construction et à la création d’emplois.

Chaque ministre a ensuite donné son propre bilan dont nous parlerons dans notre édition de demain.

 

Enfin à midi le président Gaston Flosse a mis fin à cette matinée de réflexions en disant

Je vous le répète, nous n’avons pas attendu pour mettre en œuvre, grâce à l’assainissement de nos finances publiques, des mesures qui ont pour but de fournir des marchés aux entreprises et d’offrir enfin du travail à tous ceux qui attendaient depuis longtemps d’avoir un emploi.
Les indicateurs économiques les plus récents montrent que la reprise se manifeste. Il suffira d’un peu de volonté d’y contribuer de la part de tous pour qu’elle se renforce, se développe et nous emmène vers plus de bien être pour tous.
Il faut mobiliser le potentiel de notre Pays, et pour cela il faut avoir confiance dans les capacités de toutes les femmes et de tous les hommes qui le composent. Le gouvernement continuera, de toutes ses forces, et sans épargner sa peine, à jouer son rôle. Mais ce rôle, comme nous l’avons montré dans la préparation des différentes mesures qui vous ont été présentées, nous le concevons en harmonie avec vous.
C’est pourquoi, je vous propose, je vous demande même, de continuer à nous apporter vos remarques et vos suggestions.
Nous ouvrons, pour vous faciliter la tâche, une adresse de courriel spéciale :
refondation@presidence.pf.
N’hésitez pas à nous écrire.


Mais de toutes façons, nous vous consulterons à nouveau, et continuellement.
Et dans six mois, nous organiserons une nouvelle rencontre comme celle d’aujourd’hui.
C’est un engagement que je prends devant vous.
Et enfin, je voudrais pour terminer, remercier tous les maires de Tahiti, de Moorea, des Iles Sous Le Vent et plus particulièrement ceux des archipels éloignés, des Tuamotu-Gambier, des Marquises et des Australes qui ont pratiquement tous répondu à notre invitation. Nous les félicitons pour leur récente élection et leur disons, nous sommes à votre disposition, n’hésitez pas à nous appeler.
Et ainsi, Représentants, Maires, Membres du CECS, Chefs d’entreprises et vous tous acteurs de notre développement : Ensemble, nous qui avons la foi en notre Pays, nous reconstruirons notre Polynésie française.

Un grand absent pour la bonne cause ce matin !


Le député Edouard Fritch suivi par Jean Paul Tuaiva dans son discours sur le droit foncier

 

Les députés ont finalement adopté l’amendement proposé par Edouard Fritch.

Pour les députés polynésiens le bilan est donc globalement extrêmement positif puisque, pour l’essentiel, les amendements déposés tout au long de la discussion parlementaire ont été retenus et qu’un travail de fond va être engagé par la Chancellerie, en collaboration avec la Polynésie française, pour les quatre amendements qui ont été retirés.

L’urgence ayant été déclarée sur le projet de loi adopté, il n’y aura pas de navette parlementaire. Les désaccords éventuels avec le texte issu du Sénat feront l’objet d’une seule discussion en commission mixte paritaire (CMP). En tout état de cause, aucune divergence ne devrait apparaître sur les sujets concernant la Polynésie française

 

Des soucis à se faire en métropole, pourquoi tant d'expérience ?

En particulier en ayant une connaissance de l'économie réelle et de l'emploi salarié, ou de la création ou gestion d'entreprise.
 Examinons les 18 biographies de ces combattants (le Président de la République, le Premier ministre et ses 16 ministres).
Avant de sacrifier leur carrière privée au nom de l’intérêt général, combien d’années les membres de l’état-major de la lutte contre le chômage ont-ils passé dans les tranchées de l’économie réelle ?

  • François Hollande, 60 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Manuel Valls, 52 ans, dans la vie active depuis l’âge de 21 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Laurent Fabius, 68 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Ségolène Royal, 61 ans, dans la vie active depuis l’âge de 27 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Benoit Hamon, 47 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Christiane Taubira, 62 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Michel Sapin, 61 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Arnaud Montebourg, 51 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Marisol Touraine, 55 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • François Rebsamen, 62 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Jean-Yves Le Drian, 66 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Bernard Cazeneuve, 50 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Sa fiche Wikipedia et quelques articles de presse font état d’un début de carrière à la Banque Populaire, mais cet épisode n’apparaît pas sur la biographie officielle du nouveau ministre de l’Intérieur (par ailleurs très détaillée). Une tache sur son CV que l’homme politique a du mal à assumer vis-à-vis de ses collègues qui n’ont jamais mangé de ce pain-là ? Dans le doute, considérons que Bernard Cazeneuve a bel et bien vécu une courte expérience hors de la sphère publique. Nombre d’années passées en entreprise : 3.
  • Najat Vallaud-Belkacem, 36 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Marylise Lebranchu, 66 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Aurélie Filippetti, 40 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Stéphane Le Foll, 54 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Sylvia Pinel, 36 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • George Pau-Langevin, 65 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.

Saisissons-nous d’une calculatrice afin de faire les comptes : 0 + 0 +  0 + 0 + 0 +  0 + 0 + 0 +  0 + 0 + 0 +  3 + 0 + 0 +  0 + 0 + 0 +  0 = 3. Sur les 531 années d’activité professionnelle cumulées par notre nouveau gouvernement de combat contre le chômage, seulement trois se sont déroulées sur cette terra incognita appelée entreprise.

 

 

 

Corinne Narassiguin devient porte-parole du Parti socialiste

·          (Outremer première)

La Réunion n'est pas entrée au gouvernement mais l'île a une représentante dans les hautes instances du Parti socialiste: Corinne Narassiguin, ex-députée des français de l'étranger vient d'être nommée porte-parole du parti.

·         + grandLe parti socialiste a un nouveau patron : Jean-Christophe Cambadélis. Tout juste élu premier secrétaire du PS, il remplace Harlem Désir, entré au gouvernement pour devenir secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.
 
Le patron change, les porte-parole aussi. Exit David Assouline, Frédérique Espagnac, Eduardo Rihan-Cypel, et Laurence Rossignol. Place à Rafika Rezgui, Olivier Faure, Carlos Da Silva et... une Réunionnaise : Corinne Narassiguin.
 
 Un challenge …

"C'est un honneur pour moi, mais c'est aussi une fonction que j'accepte avec beaucoup d'humilité car on est dans une période compliquée pour le parti socialiste, a réagi Corinne Narassiguin.



Le président de l'Assemblée nationale accuse François Hollande

Claude Bartolone y va frontalement. Le député de Seine-Saint-Denis critique la décision du conseil des ministres de nommer Dominique Voynet inspectrice générale des affaires sociales. Une critique directement adressée à François Hollande, dont il remet en question la «République irréprochable».

«En toute hypothèse, cette nomination est un regrettable accroc à la République irréprochable que nos compatriotes appellent de leurs vœux», écrit le responsable socialiste, faisant ainsi référence à la «République irréprochable» défendue par le chef de l'Etat pendant la campagne présidentielle.

Dans une note de blog assassine, publiée mercredi, il s'agace du «triste itinéraire d'une enfant gâtée de la République» et ne pardonne pas à Dominique Voynet d'avoir «laissé Montreuil en ruines et la gauche divisée comme jamais».

 

Le PS atterrés par Valls

De nombreux députés PS sont "atterrés" par les annonces de Manuel Valls, qui sont "inacceptables en l'état sur le fond comme sur la forme", a déclaré mercredi à l'AFP Christian Paul, l'un des députés frondeurs qui avaient fait entendre leur voix avant le vote de confiance. "Nous étions 150 députés et nous avons écouté dans un silence de mort ces annonces", a poursuivi le député. D'autres députés PS qui avaient comme lui voté la confiance au gouvernement ont fait part de leur désapprobation, sur Twitter, comme Michel Pouzol, ou à l'AFP, comme Laurent Baumel.

"Sur la forme, on prend de vitesse la majorité parlementaire pour la mettre devant le fait accompli alors qu'on nous avait promis un dialogue en amont", a expliqué Christian Paul, à l'origine de l'appel pour un contrat de majorité avant le vote de confiance qui avait recueilli une centaine de signatures parmi les députés. "Sur le fond, nous n'avons pas été élus pour organiser la perte de pouvoir d'achat des retraités, des fonctionnaires et des salariés qui bénéficient de prestations sociales", a ajouté le député de la Nièvre, proche de Martine Aubry.

 

 

 

Mardi 15 avril 2014

 

Le magnifique aéroport "api"de Los Angeles

Comme nous l'écrivions ce matin dans notre édito ci-dessous, les 13 membres du Tahoeraa ont démissionné du conseil municipal de Hitiaa O Te ra, suivis par les 16 suivants de liste. Ces démissions, qui représentent plus d’un tiers du conseil municipal doivent entraîner un renouvellement intégral du conseil, et donc de nouvelles élections municipales dans la commune

Edito

Faites pipi avant d'embarquer !

Gaston Flosse s'efforce avec sa passion coutumière à faire renaitre de ses cendres la Polynésie française. Nombreux sont ceux qui participent à cette œuvre de redressement même si - et c'est normal en démocratie - l'opposition tente de lui mettre des bâtons dans les roues au détriment de l'intérêt général dans son propre intérêt politique . Flosse sait que le temps lui est compté. Il a besoin d'infléchir l'image que ses ennemis et adversaires lui ont collé à la peau. Si l'on compare celle des deux personnalités qui ont marqué ces dix dernières années Gaston Flosse et Oscar Temaru, l'un - nous disait un ami - pourrait être recruté par une grande entreprise multinationale pour la faire fructifier et l'autre pour la couler. Mais alors pourquoi, à l'heure où l'on parle de relancer le tourisme, s'acharne-ton à faire grincer les dents de nos visiteurs et de  nos îliens ?

Nous apprenons, comme si nous l'ignorions, qu'afin de pouvoir voler et atterrir les appareil d'Air Tahiti, comme les autres ne doivent pas excéder une certaine charge. " De ce fait, dit la compagnie inter -île, tout ce qui est mis à bord doit être identifié et correspondre à un poids donné" Les bagages sont inclus dans les estimations de la compagnie sur la base de la franchise autorisée ,quelle est-elle ? Et bien à partir du 15 avril, c'est à dire aujourd'hui, ce bagage ne pourra pas dépasser 3 Kgs. Bien. Mais que les petits génies nous expliquent, comment va faire un touriste qui lui, aura eu droit sur ATN, à un bagage cabine de 10 kg ( sachant qu'un petit ordinateur pèse déjà plus de 2 kg)) pour prendre Air Tahiti afin de se rendre à sa destination finale généralement Bora Bora ??? Devra-t-il ouvrir ses valises dans l'aéroport et répartir ses vêtements ou accessoires de voyage dans ses bagages en soute dont il devra aussi payer le supplément ou régler rubis sur l'ongle, le supplément bagage à mains que lui demandera Air Tahiti ?

 Vive le tourisme en Polynésie ! Pour attirer ces oiseaux rares, on commence , dès qu'ils ont mis le pied sur cette terre bénie des dieux maohi à leur faire prendre une première douche froide. Et la compagnie vous répètera " Pour assurer votre voyage dans les meilleures conditions il est important que ce règlement soit respecté " ! Et ils arrivent d'où ces touristes ? Majoritairement du plus bel aéroport du monde celui de Los Angeles rénové et magnifique, un vrai shopping center où l'imagination des architectes a rivalisé d'élégance, de sécurité, d'imagination . Nous avons une autre philosophie : on commence à tondre nos touristes et à les énerver dès leur arrivée. Qu'on ne s'étonne pas si ils choisissent d'autres destinations plus accueillantes. C'est quand même grave... Bientôt les responsables d'Air Tahiti demanderont aux touristes d'aller faire pipi avant l'embarquement pour peser moins lourd !

Et voilà un scoop ! Le conseil municipal de Hitiaa O Te Ra, présidé par l'UPLD Dauphin Domingo, doit se réunir ce matin pour étudier le budget de la commune. Mais c'est vers d'autres chiffres qu'il faut se tourner. En effet, les élus Tahoeraa, qui représentent plus du tiers du conseil, devraient déposer leur démission, après s'être assurés que leurs suivants de liste ne viendront pas les remplacer. Or, en pareil cas, le code électoral prévoit que pour les communes de 3500 habitants et plus lorsque le conseil municipal a perdu un tiers de ses membres et que le système du suivant de liste ne peut plus être appliqué (article L.270 du code électoral), il est procédé à des élections générales. Pan sur le bec de quelques uns.

Bref, si c'est bien le cas, les électeurs de Hitiaa O Te Ra seraient appelés à revoter prochainement pour réélire l'ensemble de leurs conseillers municipaux. Un pari risqué pour Henri Flohr et ses compagnons. Mais il faudra bien reconnaître que la nouvelle loi électorale qui a instauré le système de la proportionnelle dans les communes associées de plus de 3500 habitants aura créé encore un peu plus d'instabilité. Il faudra aussi remercier René Dosière qui s'était opposé à l'amendement des députés polynésiens pour maintenir le régime du scrutin majoritaire dans les communes associées. Pan !Pan !

Par ailleurs et ce n'est pas rien ,l'Etat a investi en Polynésie 174 milliards en 2012 ( fichtre) pendant qu'Oscar Temaru agressait la France à l'ONU et à la tribune de l'Assemblée de Polynésie. Même pas la reconnaissance du ventre!



Un mur d'eau géant  sur video, clapotement incorporé ( 15m de haut) images interchangeables, d'immenses écrans télés, une galerie shopping digne du faubourg Saint Honoré, des restos en veux-tu en voilà... tout ce que ne veut pas la mairie de Punaauia, à notre échelle bien sûr, mais qui enchantent tant les touristes polynésiens

 

Jeudi 17 avril à l'Assemblée de Polynésie rapports d'être susceptibles d'être étudiés :


1) Relatif à un projet de délibération portant modification n° 1 de la délibération
n° 2013-121/APF du 4 décembre 2013 approuvant le budget général de la Polynésie française pour l’exercice 2014.

Ce collectif poursuit un double objectif: d'une part, le soutien aux plus démunis, avec un versement de 1,5 milliard de F CFP en faveur du Régime de solidarité via le Fonds pour l'emploi et la lutte contre la pauvreté (FELP), et d'autre part, la poursuite de la relance de l'investissement initiée l'an passé, par le gouvernement issu des élections de mai 2013.

2) Relatif à un projet de délibération portant modification n° 1 de la délibération
n° 2013-122/APF du 4 décembre 2013 approuvant les budgets des comptes spéciaux pour l’exercice 2014.

Faisant suite aux objectifs poursuivis dans le cadre du collectif budgétaire, ce projet de délibération propose de modifier les budgets de trois comptes spéciaux.


Au titre du « Fonds pour le développement du tourisme de croisière », il est proposé d’allouer un complément de 24 millions de F CFP pour le financement d'actions de promotion de la destination en lien avec la croisière.
Concernant le « Fonds pour l'emploi et la lutte contre la pauvreté », l’attribution d’un complément financier à hauteur de 1,5 milliard de F CFP permettra d'apurer une partie des sommes dues aux professionnels de santé libéraux et aux établissements de soins.
Enfin, l'état de catastrophe naturelle a été constaté pour les sinistres occasionnés par des précipitations exceptionnelles sur les communes des îles de Moorea, Tahiti, Raiatea, Huahine, Tahaa et Bora Bora, survenues du 6 au 12 février 2014. Cela nécessite l’ajustement du montant de l’autorisation de programme de l’opération relative aux travaux routiers du « Compte d'aide aux victimes des calamités ».

3) Sur le projet de loi du pays instituant un dispositif d’aide en faveur du développement aquacole dans l’archipel des Tuamotu-Gambier.

Ce projet de loi du pays met en place un dispositif d'aide en faveur du développement de l'aquaculture dans l'archipel des Tuamotu-Gambier, à l'exclusion de la perliculture. Les entreprises qui justifieraient de dépenses d'investissement et d'exploitation s’élevant à 20 milliards de F CFP sur 5 ans, bénéficieront d’un cadre fiscal avantageux leur permettant de réduire les coûts d'investissements et leurs charges de fonctionnement.
Ces entreprises se verraient exonérer de droits et taxes, à l'exclusion de la taxe statistique, sur les matériels nécessaires à l'installation, à la construction et au fonctionnement des exploitations aquacoles.
Cette mesure tend à favoriser les projets qui s'inscrivent dans le cadre d'une politique économique durable, permettant la création d'emplois locaux, la valorisation des ressources naturelles et l'accroissement de la valeur ajoutée locale par le transfert de « savoir-faire ».

4) Sur le projet de loi du pays relative à la traçabilité douanière de certaines espèces marines.

Ce projet de loi du pays est relatif à la traçabilité douanière du bénitier, lui donnant une identification dans la nomenclature du tarif des douanes, selon les filières de commercialisation de ce produit et de ses dérivés.


 

Banque européenne d’investissement : 1,6 milliards de crédits disponibles en Polynésie  à la veille du plan de relance :la confiance des banques


Le gouvernement de la Polynésie française vient de donner son accord à la Banque européenne d’investissement (BEI) pour la mise à disposition d’une ligne de crédit d’un montant de 14 millions d’euros (1,671 milliards Fcfp) à la Banque de Tahiti.

Cette mise à disposition de la banque européenne permettra à la Banque de Tahiti d’accorder des prêts à taux bonifiés aux entreprises réalisant des investissements de nature à préserver I'environnement ou à développer des énergies renouvelables ainsi qu’aux micro-entreprises.

Depuis plus de 25 ans, la Banque européenne d’investissement entretient une coopération fructueuse avec les banques locales. En 2013, deux conventions avaient ainsi été conclues, dans les mêmes conditions, en mars avec la Banque de Tahiti, pour 8 millions d’euros (955 millions Fcfp) et en novembre avec la SOCREDO, pour un montant de33 millions d’euros (4 milliards Fcfp).

Ce projet s’inscrit dans les objectifs de la Facilité d’Investissement, un fonds renouvelable financé par les États membres de l’Union européenne, dans le cadre de la Décision du Conseil de l’Union européenne du 25 novembre 2013 qui définit les modalités de l’association des Pays et Territoire d’Outre-Mer (PTOM) à l’Union européenne et dont la Polynésie française fait partie. Ce texte prévoit, pour la période 2014-2020, la mise en œuvre d’une Facilité d’investissement de 5 millions d’euros au titre du Fonds européen de développement (FED) et de 100 millions d’euros sur fonds propres de la BEI, afin de promouvoir les entreprises commercialement viables principalement dans le secteur privé.

Au cours de la précédente période de programmation budgétaire de l’UE (2008-2013), la Polynésie française a consommé 54% de l’enveloppe allouée par la BEI à l’ensemble des 26 PTOM. Les banques polynésiennes ont ainsi pu mettre à disposition des entreprises locales 61 millions d’euros de crédits à taux bonifié (7,3 milliards Fcfp) pour le financement de projets environnementaux et la Polynésie française a bénéficié, en 2012, d’un prêt bonifié de 7,5 millions d’euros (895 millions Fcfp) pour le financement du système de climatisation SWAC (Sea-Water Air Conditioning).

 

Courrier reçu au lendemain de la nomination du maire délégué".

  que nous n'avions pas publié mais qui prend toute sa saveur :

"PAPENOO - Le maire délégué, Vetea Avaemai, prend ses fonctions"
Encore une atteinte à la démocratie ! J'espère que la liste arrivée en tête à Papenoo, au premier tour, va faire un recours au Conseil d'état.
Et bientôt "Le parti unique", comme dans les républiques bananières... P.

 

 

La discussion du projet de loi de modernisation du droit vient d’être suspendue après l’adoption de l’article 1er. Elle reprendra demain à 16 h (heure de Paris), après la séance des questions au gouvernement. Le député polynésien défendra plusieurs amendement à l’article 2, mais également aux articles 4 et 15.
Edouard Fritch est également inscrit pour la séance des questions au gouvernement. Pas de doute il profite jusqu'au bout de son  rôle en faveur du pays au palais Bourbon.
 

 

Extrait du discours d'Edouard Fritch au perchoir de l'Assemblée nationale sur le problème foncier en Polynésie . Il demande au Garde des Sceaux d'envoyer une mission en Polynésie française de spécialistes de la Chancellerie.

Il convient de noter également que dans son intervention, le rapporteur, Mme Colette Capdevielle, a souligné que les amendements introduits en commission par les députés Polynésiens « répondent à des problèmes fonciers récurrents » et « permettent au tribunal foncier de démarrer enfin son activité ».
 

Edouard Fritch  a donc prononcé un discours intéressant au perchoir de l'Assemblée nationale sur la simplification et la modernisation des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. C’est là du reste une exigence sur laquelle tout le monde est d'accord. Edouard Fritch relève par ailleurs dans la ligne de cette décision, celle du Conseil constitutionnel, qui, saisi en 1999, d’un texte aux objectifs similaires, avait reconnu à l’accessibilité ainsi qu’à l’intelligibilité du droit ,sa qualité d’objectif à valeur constitutionnelle. Il va profiter de son temps de parole pour mettre l'accent sur le volet foncier en Polynésie française, car l’urgence de la situation n’autorise plus le maintien statu quo actuel ;" il nous faut avancer, et vite !"dit-il avec conviction.

Le député polynésien enchaine ses arguments ; "Le premier cadastre digne de ce nom est toujours en cours actuellement, à grands frais. Et plus d’un siècle après le démarrage de cette politique, de nombreux conflits touchant à la délimitation des terres nourrissent la chronique judiciaire et encombre les juridictions civiles de droit commun au quotidien.

L’application correcte des principes du Code civil suppose la connaissance tout aussi parfaite de leurs propriétaires légitimes, d’origine ou successifs. La fiabilité de l’état civil, la question des généalogies sont donc toujours au cœur de la problématique foncière polynésienne.


Compte tenu de ce qui précède, la situation foncière en Polynésie française en 2014 apparaît être caractérisée par une indivision non purgée, constituée à grande échelle et sur plusieurs générations. Cette situation est pénalisante pour la sérénité des familles et est contraignante pour la vie économique.

Conscients de ces handicaps, qui empoisonnent la paix civile, engorgent les tribunaux civils et entravent le développement économique du Pays, les pouvoirs publics ont créé, je cite la loi statutaire, un « collège d’experts en matière foncière consulté sur toute question relative à la propriété foncière en Polynésie française et qui propose à l’assemblée générale des magistrats de la cour d’appel des personnes qualifiées en matière de propriété foncière pour y être agréées comme assesseurs aux tribunaux statuant en matière foncière ou comme experts judiciaires ».


Il convient de faire remarquer que
le tribunal foncier n’est toujours pas une réalité dix ans après son inscription dans la loi statutaire régissant les pouvoirs publics polynésiens.

 Edouard Fritch poursuit son explication :

L’absence de prise par l’Etat de l’ordonnance prévue à l’article 17 de la loi statutaire du 27 février 2004, installant ce tribunal, a fortement contribué à empirer le problème du foncier polynésien, et le Pays n’est plus en situation de faire face, seul, à l’évolution croissante de la demande et du nombre des conflits fonciers. Vous devez être informés que près de 1000 dossiers sont en souffrance au sein de la chambre des terres, et le mouvement s’amplifie !

La Polynésie française est aujourd’hui tout à fait disposée à se responsabiliser et à mobiliser toute l’intelligence de ses services pour œuvrer, de concert avec l’Etat, à la modernisation des modes de gestion de la question foncière polynésienne.


En résumé, la situation foncière en Polynésie française apparaît de plus en plus préoccupante et est de nature à entraver la relance économique du Pays tout en étant un élément de la dissension intrafamiliale, donc de troubles potentiels à l’ordre public.


Les juridictions de l’ordre civil actuelles ne sont plus en capacité de répondre à l’ampleur de la demande, et il nous faut compléter, sur ce point, nos instruments juridictionnels et notre outil administratif. De ce point de vue, je sais gré aux membres de la commission des lois d’avoir retenu ma proposition d’amendement, pour inscrire, dans le projet de loi, en discussion les dispositions afférentes aux assesseurs. Encore que celui-ci, pour être complet, devra intégrer des dispositions, ne pouvant émaner que d’un amendement du gouvernement en vertu de l’article 40 de la Constitution, sur la rémunération des assesseurs.

je sais gré aux membres de la commission des lois d’avoir retenu ma proposition d’amendement, pour inscrire, dans le projet de loi, en discussion les dispositions afférentes aux assesseurs. Encore que celui-ci, pour être complet, devra intégrer des dispositions, ne pouvant émaner que d’un amendement du gouvernement en vertu de l’article 40 de la Constitution, sur la rémunération des assesseurs.

Tout cela demande évidemment d’être mis en œuvre à la suite de concertations étroites entre l’Etat et le Pays. C’est la raison pour laquelle, en vue du dégagement en commun de solutions constructives sur tous ses sujets, nous réitérons notre demande au Garde des Sceaux de bien vouloir consentir à l’envoi en Polynésie française d’une mission de spécialistes de la Chancellerie chargés d’élaborer, de concert avec les services du Pays et les professionnels locaux du droit, un rapport de situation et de formuler, sur tous ces sujets, des préconisations et des projets de texte de modernisation à mettre en œuvre. 


 

Tensions à l'UDI

La succession de Jean-Louis Borloo fait déjà des vagues à l'UDI. Ce mardi, Philippe Vigier, député de l'Eure-et-Loir a été élu à la tête du groupe à l'Assemblée nationale, face à François Sauvadet. Avec 16 voix contre 12, il prend ainsi le relai de l'ancien ministre en tant que président de groupe.

Une élection qui ne ravit pas François Sauvadet, élu de la Côte-d'Or. Dans un tweet, il ironise sur l'énergie retrouvée par Jean-Louis Borloo pour «faire l'élection du groupe UDI au détriment de la parole donnée». Une manière d'accuser l'ex-patron de l'UDI, toujours en convalescence, de l'avoir fait battre.

Au Scan, l'entourage du député fait les sous-titres de ce tweet. «Il regrette les petites manoeuvres, oui», concède-t-on, expliquant que «la parole donnée était que François Sauvadet soit la continuité de Jean-Louis Borloo, lors de la création du groupe».

 «Jean-Louis Borloo n'a pas voté, n'a pas donné de procuration», explique au Scan Philippe Vigier, élu à la tête du groupe, et qui minimise la réaction de son collègue. «On peut comprendre un peu de déception, mais il n'y a aucune difficulté, on se connait bien», poursuit le député. «Je lui ai tendu la main, on va travailler ensemble», se rassure celui qui essaie déjà de mettre de l'ordre dans ce que François Bayrou appelait une «brouette de grenouilles», pour évoquer la difficulté à réunir les centristes.

Un autre ténor de l'UDI explique lui au Scan que le vote s'est joué sur les députés ultra-marins. De fait, le groupe compte cinq élus d'Outre-Mer, ayant une place particulière au sein du groupe. Et le vote s'est disputé à quatre voix près. Des échanges qui annoncent, quoi qu'il en soit, une rude bataille pour la succession de Jean-Louis Borloo à la tête du parti lors du prochain congrès au mois d'octobre.

 

 

Un résultat «significatif de la montée du FN» et du retour de Sarkozy

«C'est la première fois qu'un président est aussi en difficulté dans un sondage, et que le FN est aussi haut dans des rapports de force de premier tour à mi-mandat», commente Bruno Jeanbart, pour l'Institut OpinionWay. Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy l'emporterait par 67 % des voix contre 33 % à Marine Le Pen, et dans le cas d'un duel Hollande-Le Pen, le président sortant ne gagnerait que par 54 % des voix contre 46 % à la candidate FN - dont la défaite serait semblable à celui d'un candidat de droite. Enfin le match retour Hollande-Sarkozy du deuxième tour serait largement gagné par l'ancien président, avec 61 % contre 39 %. «C'est une photographie à froid, en dehors de toute dynamique de campagne, il faut donc en relativiser la portée», note Jeanbart, «mais elle est significative de la montée du FN, de la chute de la gauche et du maintien de la droite qu'on a constaté lors des municipales.»

Le chef de l'Etat fait l'objet d'un rejet toujours plus installé dans l'opinion

Le résultat de ce scrutin n'a pas suffi à purger la colère des électeurs de gauche. Et le nouveau premier ministre Manuel Valls n'a pas transfusé au président Hollande son capital de sympathie. Quinze jours après le deuxième tour, le sentiment de rejet à l'égard de François Hollande est toujours aussi fort. Ce sondage creuse encore les écarts constatés par les enquêtes d'opinions sur les prochaines élections européennes. La personnalisation de l'élection présidentielle autour de François Hollande augmente le déficit de voix du Parti socialiste. Le chef de l'Etat fait donc l'objet d'un rejet toujours plus installé dans l'opinion

 

A l'heure où les doctorales battent leur plein à Tahiti, où l'on découvre l'intérêt des étudiants polynésiens pour la recherche et la diversité des enseignements, on se rend compte que sur le caractère de notre jeune élite, se greffent le mérite, la passion et l'effort. Et ce n'est pas pour ça que cette jeunesse là n'apprécie pas les jeux video, la mode, l'écologie de maman nature, les BD, les Niagaras de dessins animés. Pas de défaillance civique. Mais un nouveau dessein moral prend pied en Polynésie afin de transformer les plus volontaires des étudiants en citoyens adultes apportant un plus à leur pays. Il est là le renouveau de la Polynésie française.

 

 

La communication du député Edouard Fritch nous précise :

L’amendement adopté en commission concernant les animaux qui seront considérés comme des êtres vivants sera, de fait, s’il est inscrit dans la loi, applicable à la Polynésie puisqu’il s’agit d’une modification du code civil qui est une compétence de l’Etat. Donc, l’APF n’a pas à s’inspirer de cette disposition qui a été adoptée hier soir en séance plénière.

 

 

La commission des Lois de l'Assemblée nationale a exaucé les voeux ce mardi des défenseurs des droits des animaux. Les bêtes seront désormais considérées comme des "êtres vivants doués de sensibilité" et plus comme des "biens meubles". Enfin....

 L'amendement adopté ce mardi sera soumis au vote dans l'hémicycle mardi soir et mercredi.

Cette modification législative va dans le sens d'une pétition de la fondation 30 Millions d'amis signée par plus de 670 000 personnes en près de deux ans.
 
"Concilier qualification juridique et valeur affective"
Cette mesure doit permettre, de "concilier la qualification juridique et la valeur affective" de l'animal. 89% des Français y sont favorables, selon un sondage Ifop réalisé fin octobre pour 30 millions d'amis.
Des intellectuels comme les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l'écrivain Erik Orsenna, l'astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, ou encore de Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire, ont également soutenu cette initiative.

 Et nous, ce pays où la cruauté envers tant d'animaux considérés comme des choses qui ne souffrent pas, bat des records ?
 


I
l faut savoir :

 10 millions pour former les conseillers du haut-conseil !!!

28 millions pour financer les festivités de l’autonomie

40 millions, pour l’éclairage du front de mer

1 milliards de francs pour créer un Centre de recherche….et l’Institut Malardé,

 

Ecolo peut-être mais près de ses sous, sûrement !

Noël Mamère rétro-pédale sur le cumul de ses mandats

 Voilà un rétro-pédalage qui risque de faire tâche. Noël Mamère, député écologiste de la Gironde (ex-EELV) ne quittera pas son mandat à l'Assemblée nationale malgré sa réélection à la mairie de Bègles (Gironde), dès le premier tour avec 51,74% des suffrages, contrairement à ce qu'il avait promis.

«Je peux vous dire que renoncer à mon mandat de député dans la situation politique actuelle m'apprendra à ne pas parler trop vite», a-t-il ironisé répondant à Patrick Poivre d'Arvor. «Je ne me vois pas très bien remettre en cause le groupe écologiste. Renoncer à mon mandat c'est, vu le contexte actuel, offrir un siège à la droite » explique-t-il.  «Je ne peux pas me permettre ça» martèle-t-il. 

«J'ai dit que je renoncerai à un de mes mandats, je suis maire, j'ai une équipe, rien de n'empêche de faire un choix qui ne soit pas exactement celui que j'ai annoncé, donc vous verrez bien», poursuit-il pour détourner les questions de l'ex-présentateur du journal de TF1.
 
«Ce qui intéresse les Béglais, c'est que nous avons été réélus au premier tour. Je n'ai aucune raison d'abandonner Bègles, et aujourd'hui à l'Assemblée nationale, il me semble difficile de laisser la place à la droite. J'appartiens à la gauche et à la famille des écologistes et je ne ferai pas ce cadeau à la droite» conclut-il.

Le trublion écolo a plusieurs fois évoqué sa décision comme en juin 2013  dans un «talk» du Figaro. En novembre dernier, sur I-Télé, répondant aux questions de Christophe Barbier,  il précisait qu'il quitterait ses fonctions fin 2014. 

 

 

Lundi 14 avril 2014

Edito

La souris de l'éléphant

Les fondateurs de la démocratie  voyaient un indispensable oxygène à la vertu et au bon sens des citoyens lors des votes qui conditionnent le quotidien afin qu'ils soient capables d'analyser les situations et les programmes des candidats, leur énergie, leur personnalité. On a tout de même appris hier soir en écoutant Gaston Flosse que l'élu de Moorea était le président des jeunes Tahoeraa et celui qui devait avoir l'écharpe mais ne l'a pas eue, le président de la fédération Tahoeraa : conclusion immédiate du président : la commune de Moorea est...orange !.( sous entendu pas jaune !)

 Ce n'est pas un politologue qu'il faut à "Première" mais un maitre "es arithmétique" : 32 maires et 335 délégués pour le Tahoeraa, contre 96 délégués Tavini et 97 Atia Porinetia, on est loin du compte à la baisse annoncée. Les analystes ,pressés  de  disposer d'une certaine autorité dans une psychologie de drugstore, relayée par le babil médiatique ont donc tout faux dans le décompte présenté à la télévision. Pour le président du pays, pétri d'assurance joyeuse, les deux sénateurs, un homme et une femme seront " orange" bien sûr et dans la foulée un toilettage du statut de 2004 est souhaité avec transfert de certaines compétences régaliennes ! Fichtre... En fait Gaston Flosse, ne serait pas contre une  quasi indépendance sous l'autorité suprême de la France, garantissant la solidarité de la métropole. L'escalade.

Attention,  l'ombre de "l'alternative" au puissant parti présidentiel ne va pas manquer de s'allonger. C'est ainsi que se pose le leader d'Atia Porinetia qui a fait le pari d'arriver sur le podium du pouvoir suprême. Fatal Oedipe qui baigne dans le jus de guimauve de l'espérance en zappant peut-être, par peur de l'échec, sa prochaine candidature au Sénat pour se mettre en réserve de "présidentialité" comme il l'a fait à Punaauia en, se désistant. Un nouvel échec qu'il trainerait comme un boulet lors des territoriales. Alors sera-t-il ou non candidat en septembre prochain pour faire partie des "sages" du palais du Luxembourg , où sera-t-il la souris de l'éléphant ? Les paris sont ouverts.

 D'où l'importance pour le gouvernement de réussir son plan de relance rapidement. Inutile d' "estourbir" les Polynésiens d'une  liste des milliards pouvant être investis ou d'aller nous cueillir la lune, ce qu'attendent les chefs d'entreprise ce sont des réformes qui leur feront rattraper le cours du temps, allègements de charges,  création de contrats de chantier, une plus grande élasticité dans les embauches etc... . Si ce plan attendu échouait dans les faits, les électeurs souhaiteront alors le changement en 2017, non pas en votant pour l'ONU via Temaru qui ne leur apporte rien, mais pour un autre autonomiste. Et c'est là que se positionne, Teva Rohfritsch, comme  il l'a fait à Punaauia en prenant le contre pied du Tahoeraa, c'est à dire ne refusant pas un certain toilettage du statut sans aller jusqu'à vouloir empiéter sur les compétences de l'Etat. Il pourrait aussi laisser  son ancien parti avancer sur un chemin dangereux dans l'opinion autonomiste, voire dénigrer la manœuvre, pour s'en servir peut-être un jour. Why not !

 Il est  devenu, pour le moment, "l'alternative" qui peut mettre en  danger le Tahoeraa,  si les responsables de ce mouvement n'y prennent pas garde . Ils devront jouer très serré, sachant que certains médias (dont Polynésie Première) télévision censée être apolitique, ont mille manières de faire mousser en douce" l'alternative" en question, laquelle pour l'instant sait les brosser dans le sens du poil. Les journalistes adorent ça ! Quant à la presse écrite, elle devrait voir  dans le courant du mois, un de ses fleurons d'opposition disparaitre. Que le Tahoeraa gagne une députée en plus des deux autres et deux sénateurs après avoir raflé la majorité des communes et des délégués sans compter ses 38 représentants et voilà son président transporté dans la légende du siècle. C'est peut-être là que sera le danger : dévot de sa propre cause, il baissera sa garde et "l'alternative" aux aguets du moindre faux pas, pointera son museau.

N'ayant jamais gouverné, "l'alternative" peut prendre à son compte le fameux slogan de François Hollande et jouera la carte du changement. Il y a quelque chose de disloqué dans ce personnage apparemment apaisé mais toujours à l'affût. Aucun reproche important à accrocher à ses basques, sinon épingler à son justaucorps le regroupement des losers choisis pour faire un nouveau parti  Il était facile de devenir le chef de personnalités n'ayant pas assez d'entregent pour se positionner. Pourtant on en connait ,(dont d'ailleurs Rony Tumahai,) mais il a su les évincer rapidement ou les faire fuir pour mieux en récupérer certains. Mieux, on lui reconnait ce pouvoir d'adaptation et d'obéissance à toutes les mandatures en attendant son heure.  Il n'aime pas l'ombre et sait ce qu'il veut. Par ailleurs, on ne passe pas, plus de 20 ans dans les cénacles, de l'orange au bleu en passant par le rouge, sans apprendre à  se mettre en bouche pour décaper le palais, percevoir les arômes, le bouquet...

Les boussoles du gouvernement sont-elles déréglées ? Non. Les turbulences sont-elles dangereuses ? Non. Des victoires à venir ? Certainement.  Des coups de torchon sont-ils à envisager ? Peut-être. La conception de l'autorité devra changer, de même que l'autonomie individuelle modifiera notre vision. Le gouvernement saura-t-il extraire un suc revigorant de ses réformes en redonnant  rapidement une confiance, non pas virtuelle mais bien réelle, à la société civile qui permettrait au pays, "la nouvelle Delos, de terrasser une crise qui n'est, après tout, pas plus invulnérable que la Perse", comme dirait Christian Barbier, on le verra bientôt et on fera les comptes à la fin de l'année !

 

Il est bon de savoir combien l'Etat a dépensé en Polynésie française

 

342,4 milliards de F CFP dépensés en 2011 et en 2012,

 En 2012 les dépenses de l’Etat en Polynésie française ont augmenté de 3,03% par rapport à 2011, passant de 168,7 milliards en 2011 à 173,8 milliards de F CFP. Elles se répartissent dans trois grands domaines :

 

  • Les dépenses liées à l’exercice des compétences de l’Etat :

- 76,0 milliards de F CFP en 2011

- 73,3 milliards de F CFP en 2012

 

  • l’appui de l’exercice des compétences de la Polynésie française :

- 81,9 milliards de F CFP en 2011

- 89,2 milliards de F CFP en 2012

 

  • l’appui de l’exercice des compétences des communes :

- 10,8 milliards de F CFP en 2011

- 11,3 milliards de F CFP en 2012

 

Les dépenses de l’Etat en appui à l’exercice des compétences de la Polynésie française augmentent de 7,4 milliards de F CFP, soit environ + 9% en un an. Elles représentent désormais plus de la moitié des dépenses globales. Les versements effectués au profit des communes ont, quant à eux, augmenté de 4% en 2012, soit d’environ un demi-milliard de F CFP.

 Lorsque l’on compare les dépenses de l’Etat réalisées pendant les années 2011 et 2012 à celles de l’année 2010, on constate une contraction de celles-ci car 2010 a bénéficié d’un rattrapage du niveau des transferts de l’Etat de 5,9 milliards de F CFP au titre de Dotation globale de développement économique (DGDE).

 Si les dépenses militaires se sont contractées en 2012 avec une baisse de 3,3 milliards de F CFP, celle-ci est compensée par une augmentation significative des dépenses civiles de l’ordre de 8,6 milliards de F CFP en 2012, par le biais de la dotation d’ajustement exceptionnelle et du concours contractualisé de l’Etat au financement des investissements prioritaires de la Polynésie française.

 

 

Part complémentaire de la défiscalisation

 A titre d’information, ce sont au total 13 dossiers de défiscalisation qui ont été soumis en 2012 à l’agrément préalable du Ministre du Budget. Ces projets ont représenté un montant global d’investissement d’environ 16,4 milliards de F CFP. Cette même année, une douzaine de projets présentés précédemment ont reçu un accord de principe, soit 15,2 milliards de F CFP d’investissements réalisables principalement dans les secteurs de l’hôtellerie et du transport.

 

     

Le président a dit :

"J'ai été élu par 62000 Polynésiens pour accomplir ma mission et j'irai jusqu'au bout." a-t-il répondu d'entrée à Caroline Fahri hier soir qui l'interrogeait sur sa levée partielle d'immunité et sur " les écoutes dans l'affaire JPK brusquement remis à la mode par celles de Nicolas Sarkozy et de son avocat. Ce qui a fait dire au président parce qu'il est poli " c'est enfantin" ! Je laisse la justice faire son travail qu'on me laisse faire le mien" !

Le gouvernement en moins d'un an a sécurisé la situation financière, mené à bien la réforme de la fiscalité, apporté le secours aux familles en difficulté, augmenté les allocations familiales, les allocations vieillesse et financé pour 37 milliards les grands travaux d'équipement. Dans la refondation de l'économie qu'il expliquera mercredi, l'une des 50 mesures adoptées sur 80 concerne l'accès au logement et l'aide financière de l'apport personnel et pour terminer son tour d'horizon il a félicité son gouvernement mais plus particulièrement le vice-président dont il  a reconnu publiquement les mérites.

Quant à Teiva Manutahi il sera installé sous peu dans ses fonctions de médiateur.  Qui dit mieux ?

 

Les étudiants polynésiens ont la possibilité d'obtenir une bourse d'études soit pour l'Australie, soit pour la Nouvelle Zélande.


 
Pour les bourses en Australie:


Pour la vingt-cinquième année consécutive, le gouvernement australien offre des bourses d’études complètes aux polynésiens titulaires d'une licence ou d'un BTS souhaitant poursuivre des études supérieures dans les instituts universitaires ou techniques les plus prisés d’Australie.
Il n'y a pas de critères sociaux dans l'attribution de cette bourse. L'étudiant a le choix de son université d' accueil.

Nous vous invitons à consulter le site de la DAREIC :
http://www.des.pf/index.php/international-europe-oceanie-asie/bourses-internationales


Pour les bourses en Nouvelle Zelande:

Les bourses néo-zélandaises sont destinées à aider les jeunes polynésiens de 18 à 35 ans à suivre une formation et à développer leurs connaissances professionnelles en Nouvelle-Zélande, en accord avec les besoins de la Polynésie française. Le programme vise également à donner l'occasion aux jeunes de la Polynésie française de mieux connaître l'un de ses voisins du Pacifique et ainsi contribuer à l'intégration du Territoire dans la région.


Nous vous invitons à consulter le site de la DAREIC :
http://www.des.pf/index.php/international-europe-oceanie-asie/bourses-internationales/2099-bourses-de-formation-nouvelle-zelande


 

La communication d'Edouard Fritch précise:

 Edouard Fritch dans son discours d'ouverture  a parlé d’un « réajustement technique de notre statut d’autonomie » qui ferait suite à une mission d’évaluation de l’Assemblée nationale et pas d’acquérir de nouvelles compétences..Il n'a pas évoqué, il est vrai la récupération de certaines compétences régaliennes non plus. Dont acte.

 

Le président de la République est élu  au suffrage universel. Les sondages bons ou mauvais voire très mauvais l'indiffèrent. Il est inamovible pour cinq ans, après ma foi...

Les sondages se suivent et se ressemblent pour le chef de l'Etat. En chutant de quatre points en un mois à 18% d'opinions favorables, le président François Hollande bat un nouveau record d'impopularité dans le baromètre Ipsos* pour le «Point» publié ce lundi. Avec la même cote de popularité, le chef de l'Etat avait déjà atteint, la veille, un bas historique dans le baromètre mensuel Ifop** pour le «Journal du dimanche»

 

Mercredi 16 avril ne loupez pas sur Polynésie première, le doux, le gentil, le chanteur à la voix de velours qui sait animer avec talent les bringues de la bonne société, Christian Vernaudon. Celui-ci s'est révélé dans cette campagne des municipales d'une agressivité surprenante en libérant une autre facette insoupçonnée de sa personnalité. comme quoi on ne connait jamais bien les gens que l'on connait depuis des années.

 

Seul, le quotidien "Les Nouvelles" a eu l'honnêteté de préciser dans son édition d'aujourd'hui que le site Tahiti Today avait donné, il y a quelque temps déja, le nom de celle qui devrait être candidate à la place occupée jusqu'à aujourd'hui par Edouard Fritch pour respecter la loi du non cumul des mandats, Maina Sage. Tous les autres médias l'ont évoqué sans préciser d'où venait l'info Qu'ils ne s'étonnent pas si...

 

Pour que les jeunes comprennent le mot " Shoah"

Dans le cadre de la commémoration de la journée nationale du souvenir de la déportation, le CESC accueillera l’exposition de l’ONAC « Les Juifs de France dans la Shoah » du lundi 28 avril au vendredi 2 mai 2014.

L’exposition sera ouverte au public en journée continue du lundi au jeudi de 08h00 à 17h00, et le vendredi de 08h00 à 16h00.

                       

Le Ministre de l’Education et des Sports, Michel LEBOUCHER, adresse ses plus chaleureuses félicitations au surfeur Michel BOUREZ, qui a été, ce week-end, le premier Polynésien à remporter une compétition de surf internationale sur le circuit ASP (Association of surfing professionnals).

 A 28 ans, Michel BOUREZ entre dans la grande histoire du sport polynésien. Il a en effet remporté la Margaret River Pro qui se déroulait en Australie, et ce avec un panache remarquable, puisqu’il a éliminé au passage, au stade de la demi-finale, une légende de ce sport, l’Américain Kelly SLATER, lequel a été par le passé pas moins de onze fois champion du monde sur le circuit ASP.

 Ce résultat vient couronner un jeune Polynésien, au talent inné, mais aussi des années de travail, de remise en question et de sacrifices, pour réussir sur le circuit international. Autant de qualités qui doivent servir d’exemple à tous. Il démontre aussi, si besoin était, la très bonne santé du surf polynésien, un sport si populaire auprès de notre jeunesse.

 Michel BOUREZ figure désormais à la quatrième place du circuit ASP et le Gouvernement compte sur lui pour à nouveau porter très haut les couleurs polynésiennes lors de l’étape tahitienne du circuit mondial, du 15 au 26 août prochains, à Teahupoo.

 

Sophie Marceau a une drôle de conception du goujat !

Dans une interview à paraître dans le magazine GQ de mai prochain, Sophie Marceau critique sévèrement l'attitude adoptée par le président de la République concernant sa vie privée : "Il a des maîtresses, et quand on le sait, il refuse d'en parler. Un mec qui se conduit comme ça avec les femmes, c'est un goujat. Moi, je n'ai jamais voté pour lui."

NB Ce serait un goujat s'il étalait, en plus, en public le nom de ses maitresses ! Pas très maline, Sophie !

 

 

La moindre des choses

Il nous semble que c'est  la moindre des choses que le Tahoeraa s'investisse en mai lors de l'élection législative partielle pour une candidate Tahoeaa et non pas Rautahi ou autre. Déja que certain clan de vahine " orange" rue dans les brancards contre la position prise par le conseil politique pour lancer sur des rails prestigieuses une femme qui n'est pas Tahoeraa depuis sa naissance, quel que soit son mérite.

 

Les généreuses primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013 dénoncées par le Figaro font grincer des dents !
 

Qu'ont en commun Aurélie Filippetti, Manuel Valls, Cécile Duflot, Marylise Lebranchu, Bernard -Cazeneuve, Vincent Peillon ou Fleur ¬Pellerin? Ils ont alloué l'an dernier à leurs équipes des primes plus élevées que celles accordées par Jean-Marc Ayrault à sa propre garde rapprochée à Matignon.
Parmi les 565 membres des cabinets du gouvernement Ayrault déclarés au 1er août 2013, 449 très précisément se sont répartis l'an dernier plus de 12 millions d'euros de «primes de cabinet», des rémunérations aujourd'hui officialisées, mais sur lesquelles continue de régner une certaine opacité. Les ministres les plus généreux ont distribué par collaborateur plus de 3500 euros mensuels (soit 42.000 euros par an) de revenus bruts complémentaires. Plus de deux smics par mois, en somme. En plus du salaire donc. Et il ne s'agit là que d'une moyenne.


Pour compenser les servitudes de la fonction


«Indemnité pour sujétions particulières» (ISP). C'est sous ce vocable pudique que l'administration qualifie les enveloppes qui se distribuaient autrefois de la main à la main et que Lionel Jospin, dès 2001, a souhaité intégrer dans les fiches de paie des collaborateurs de ministres. Ces bonus sont accordés en principe pour compenser les servitudes de la fonction. Avec 42.000 euros de complément de revenu annuel par personne, c'est donc à la Décentralisation, chez Anne-Marie -Escoffier, pourtant simple ministre déléguée, que les membres de cabinet étaient les mieux lotis en 2013. Une situation enviable qu'ils partageaient avec l'écurie Filippetti, qui arrive en deuxième place, à équivalence de primes. Un «fromage» la Culture? Le ministère qui défend bec et ongles les intermittents du spectacle ne s'est pas oublié.


La médaille de bronze échoit au cabinet de la discrète Sylvia Pinel, qui officiait au ministère de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, versant 40.000 euros de primes annuelles en moyenne à huit des treize collaborateurs déclarés dans les documents budgétaires.


Surprise: l'équipe de Nicole Bricq, ¬cette ministre du Commerce qui fit polémique en clouant au pilori la cuisine de l'Élysée lors de la récente visite du président chinois à Paris, entre dans le «top 10» des ministères où l'on était mieux traité qu'à Matignon. Sa garde rapprochée a perçu en 2013 plus de 34.000 euros brut de prime par personne. «Pas si “dégueulasse” que ça la cuisine ministé¬rielle», ironise un préfet qui a bien connu cette oubliée du nouveau gouvernement.
Christiane Taubira, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marisol Touraine, Jean-Yves Le Drian, Najat Vallaud-Belkacem ou Stéphane Le Foll ont su, pour leur part, selon un haut fonctionnaire de Bercy, «rester dans les clous», ne lâchant guère plus de 2200 euros de primes par mois à leurs troupes en moyenne.

NDLR :De quoi faire rêver nos ministres polynésiens !



 

 

Dimanche 13 avril 2014

Chili: 16 personnes sont mortes dans l'incendie gigantesque de Valparaiso

Au moins 16 personnes sont mortes dans le gigantesque incendie de la ville de Valparaiso, sur la côte centrale du Chili selon le Figaro, où environ 1000 maisons ont été détruites et plus de 3.000 personnes évacuées, a annoncé dimanche le ministre chilien de l'Intérieur.

"La présidente chilienne Michelle Bachelet à déclenché le plan catastrophe à Valparaiso, grand port du centre du Chili qui appartient au patrimoine de l'humanité.

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Samedi 12 Avril 2014

 

 

 

 

 

 

Edito

Richard "cœur de lion"  sacrifié ?!

Il y a toujours deux bons moments pour celui qui gouverne : avant, quand il monte l'escalier et après, quand il le descend. A vrai dire, sitôt qu'il a quitté le pouvoir, on commence à l'aimer, du moins à le regretter. A observer la fébrilité médiatique qui entoure la personnalité de Gaston Flosse dont on reconnait en douce les mérites, pour mieux bomber le torse en le dénigrant, le doute n'est plus permis, dès son départ il deviendra le meilleur des meilleurs ! Cela dit les critiques systématiques laissent le président polynésien de marbre. Il ne les lit plus depuis des années. Seules certaines perfidies judiciaires répandues copieusement dans l'opinion l'atteignent sans le freiner, chacun de ses pas devant être un but. Cela dit les plus touchés par des critiques systématiques et trop souvent sans fondement, compte tenu de l'intensité et la complexité du cap fixé, sont les ministres. Du moins ceux qui sont le plus souvent sous le feu des projecteurs . C'est la vie politique Lily ! Mais cheminant dans l'ombre avec force sourires rusés, l'alternative, celui qui a bien retenu les leçons de son maitre, grignote médias et opinion sur un boulevard interdit de circulation, donc piétonnier, où "l'alternative"  chemine mais en butant quand même sur les cailloux . "Que du bonheur "se plait- il pourtant à se murmurer le soir, en se glissant dans les draps.

Et puis dans cette saga politique, il y a le sacrifié d'Oscar. L'incroyable "Hulk "de l'ONU, Richard Tuheiava !

Dernièrement, lors de toute sa campagne pour les élections municipales, il est allé expliquer de maison en maison qu’il voulait se consacrer à ses mandats locaux (il croyait pouvoir être maire de Arue !) et qu'en conséquence, il n’était plus candidat à sa propre succession au Sénat. Le choix n’était pas trop difficile puisque le sénateur UPLD analysait la défaite en rase campagne de son parti dans un flash brutal  de clairvoyance … Inutile  de se rendre à un cuisant refus des grands électeurs, d’autant qu’il avait été élu à l'époque grâce aux voix du Tahoeraa et du 7/7/7 ( alors que les medias ne cessaient de ramer à contre courant en roucoulant (lol) ,que c'était l'UPLD qui avait fait élire Flosse.) Toujours des analyses faussées pour les faire coller à leurs propres désirs.

Mais voilà, alors que Richard Tuheiava ne voulait plus rempiler, Oscar Temaru, le chef incontesté, en a décidé autrement. Jeudi, à l’Assemblée, le leader du Tavini a annoncé lui même, qu’il ferait l’impasse sur les législatives partielles pour le remplacement d’Edouard Fritch ( on le comprend!), de même que pour les élections européennes ( on le comprend encore plus), mais qu’il avait désigné - pardon, le comité directeur du Tavini !-  Richard comme candidat au renouvellement du Sénat ( là on ne comprend plus !). Le jeune sénateur en est d’ailleurs tombé sur les fesses sans se faire trop de mal mais en affirmant dans un premier temps qu’il n’était pas demandeur.

Or, depuis jeudi, ce "bon Richard cœur de lion" qui s'est tant battu pour faire aboutir la cause d'Oscar à l'ONU a consulté ses colistiers de Arue auxquels il avait précisé qu'il ne se représenterait pas.  Comment dire ? Oui, c'est vrai, nous ressentons une certaine pitié pour son sacrifice. Car il n'a pas manqué de faire ses calculs de probabilité sur ses chances de victoire. Une adéquation calamiteuse si l’on considère que l’UPLD n’a plus que 3 communes sur 48. Mais en petit soldat  docile, il a confirmé hier soir qu’il irait à la bataille,  avec pour mitraillette son « bon bilan ». Or tout le monde  politique, par expérience, sait bien qu'on ne se fait pas élire sur un bilan. Malheureusement sans doute. Sauf quand il est catastrophique là, la défaite est assurée ( par expérience aussi)

Voilà donc un Richard Tuheiava docile par obligation, qui part à reculons, effrayé quand même  d'entendre son "patron" chantonner "si j'avais un marteau"je déciderai de liquider  ce brave Tuheiava en exigeant qu'il  se représente ", et comme il tient justement ce marteau, c'est chose faite, en sachant qu'il l'envoie à une mort professionnelle quasi assurée. Les chefs de partis ou d'Etat, comme les chefs de gang, n'ont aucune reconnaissance ni aucune pitié pour ceux qui les ont bien servis, mais qu'ils souhaitent remplacer. Ils les flinguent ! Mais pourquoi pouvez-vous nous demander ? Et vous n'auriez pas tort car il y a toujours une raison!

Au soir de son élection en tant que conseiller municipal de Arue, Richard Tuheiava est en effet touché par le cumul des mandats. Il est sénateur, représentant à l’Assemblée et conseiller municipal. Un mandat de trop puisque la loi interdit d’avoir plus de deux mandats électifs.

Richard le savait, et c’est pour cette raison qu’il avait envisagé de laisser son mandat de sénateur pour se « consacrer » à ses deux mandats locaux : représentant et conseiller municipal. Oscar Temaru en a décidé autrement. On voit mal maintenant Richard Tuheiava démissionner de son mandat de sénateur alors qu’officiellement il est candidat à sa propre succession. Vous suivez ?

Dans ces conditions, de quel mandat va-t-il démissionner  ? Suspens... Conseiller municipal ou représentant à l’Assemblée ? Les observateurs affranchis vont penser qu’il abandonnera son mandat municipal , celui-ci  ne lui rapportant rien financièrement. Mais est-ce bien l’idée d’Oscar qui montre tant d’empressement à envoyer son  " coeur de lion" au casse-pipe ? Pas sûr ! Surtout quand on sait que le suivant sur la liste des élections territoriales de la première section, qui monterait donc à l’Assemblée si Richard Tuheiava devait laisser son mandat de représentant, s’appelle.... Raymond Van Bastolaer, grand perdant des élections municipales à Moorea qu’il convient de sauver en sacrifiant le «zélé jeune loup ».

Oscar Temaru a beau avoir l’esprit torturé, mais comme Gaston Flosse, rien ne lui échappe en politique. Et s’il a décidé d’envoyer Richard Tuheiava à la boucherie électorale, c’est sans pitié et avec l’arrière-pensée qu’il sera remplacé par un fidèle, pas le plus méchant, grand adepte des romans de Ludlum, mais déchu par le scrutin populaire.

Bref, Richard est dans la nasse. Il sait qu’il n’a aucune chance de retrouver son siège au Sénat vu le résultat de son parti aux communales. Désormais, il doit quand même se poser la question de savoir s’il doit, oui ou non, se plier au dictat de " don Temaru"  sachant qu'il risque de se retrouver sans job lucratif même si le sénat, comme l'Assemblée nationale, soigne ses représentants. Reste  tout de même la cruauté politique d'un César qui souhaite visiblement l’éliminer de sa petite troupe législative pour le renouvellement de son cheptel. CQFD !

 

bye bye !

Autre interrogation sur l'attitude politique d'Oscar Temaru en ce moment.

Son poulain Tauhiti Nena a fait un bon score aux communales et n'ayant pas démérité avait annoncé à juste titre être candidat à l'élection législative partielle dans la première circonscription. Or Temaru lui, a précisé à l'Assemblée  jeudi  " pas de candidats Tavini aux Européennes et aux législatives ! " alors qu'il envoie Tuheiava au casse pipe pour le Sénat en septembre malgré un score beaucoup moins brillant qu'espéré à Arue. ! Par ailleurs Atia Porinetia qui s'est compromis à plusieurs reprises avec le Tavini pour les communales aurait pu être approché par Nena lors de cette élection législative  sachant Rohfritsch peu regardant sur ses alliances ayant adopté le dicton " la fin justifie les moyens". En attendant seule la candidate du Tahoeraa dont Tahiti Today a révélé il y a une quinzaine de jours la probable candidature, très discrète et superbement sereine, attend dans les starting blocks, d'être adoubée par le grand conseil et le comité central du parti orange, avant de médiatiser  son entrée en campagne et d'avoir le feu vert du président.

 

Nouvelle recrue pour Gaston Flosse ?

Mes adhérents à Rautahi vont--t-ils me suivre ?

 Jean Christophe Bouissou devrait rejoindre le Tahoeraa avec les membres de  son parti Rautahi du moins ceux qui sont volontaires pour ce transfert. La décision devrait se prendre jeudi prochain lors de son assemblée générale. Rautahi avait été créé par JCB le 14  juillet 2005, il y a près de neuf ans - combien sont-ils aujourd'hui ?- à cause d'un  différend politique qui avait entrainé une scission entre Jean Christophe Bouissou et Gaston Flosse, mais les choses  sont rentrées dans l'ordre depuis. Pour travailler en harmonie dans l'intérêt général, c'est cette solution qui sera probablement adopté jeudi prochain.. Par ailleurs le grand conseil du Tahoeraa devrait entériner la candidature de Maina Sage à l'élection partielle législative suite à la démission d'Edouard Fritch de son mandat de député dès que celle-ci aura fait allégeance à sa nouvelle couleur. Affaire à suivre..

 

 Edouard Fritch quittera Tahiti dimanche pour se rendre à Paris afin de participer aux travaux de l’assemblée nationale où il défendra une série d’amendements relatifs au foncier en Polynésie française dans le cadre de la discussion sur le projet de loi sur la modernisation du droit.


Préalablement à ce débat, Edouard Fritch s’entretiendra avec Mme Colette Capdevielle, rapporteure du projet de loi, qui a déjà été très active lors des travaux en commission pour défendre les amendements des députés polynésiens et notamment faire inscrire l’instauration du tribunal foncier dans le projet de loi.

Le député devrait également intervenir lors de la séance des questions au gouvernement (mardi ou mercredi) sur les suites données à la mission de l’Inspection générale des affaires sociales relative au financement du RSPF.

Il rencontrera également, en compagnie de ses collègues Jonas Tauhaitu et Jean-Paul Tuaiva, la nouvelle ministre des outremer.

Voici son agenda prévisionnel.

Mardi 15 avril
8 h 30 : petit-déjeuner avec Mme Colette Capdevielle, rapporteure du projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures (amendements relatifs au foncier en Polynésie française)
10 h 45 : réunion du groupe UDI ; élection du président du groupe.
15 h : séance plénière ; questions au gouvernement et projet de loi de modernisation du droit.


Mercredi 16 avril
12h : rencontre avec Mme George Pau-Langevin, ministre des outremer
15h : questions au gouvernement ; suite du débat sur le projet de loi de modernisation du droit

 

Une performance de haut niveau qui n'est pas politique mais sportive, celle de Patrick Cande qui a terminé sur la troisième marche du podium du Marathon du Pôle Nord accédant ainsi au club très fermé du " Marathon Grand Slam Club" Il est le premier polynésien à y parvenir après avoir démontré des capacités d' endurance tout à fait exceptionnelles  à peine imaginables. Tahiti Today s'incline bien bas devant cet  exploit de volonté et de ténacité dans le grand nord au climat hostile.

 

Vendredi 11 avril 2014

 

La reconnaissance du père au fils.... Gaston Flosse est toujours très élogieux envers les gens qu'il affectionne. Il n'a pas perdu ses bonnes habitudes malgré les avatars qu'elles lui ont apportés ! Mais Edouard est un fidèle parmi les fidèles...

 

Vendredi 11 avril 2014

Edito

Blanc, c'est noir...

Teva Rohfritsch est devenu l'adversaire privilégié de la majorité. Il est au moins arrivé à ça, pour ça ! Les Polynésiens qui ont raflé quelques postes de maires pour se faire une place au soleil et qui ne sont pas indépendantistes ( une denrée rare) vont vers lui, non pas par amitié ou reconnaissance, mais il représente une porte d'entrée, un palliatif, au puissant Tahoeraa .Ce ne sont pas des flèches, il faut bien le dire, mais cela permet à Rohfritsch de faire  feu de tout bois en faisant le paon et la roue, les lèvres entre-ouvertes sur un sourire narquois.  En vérité il est devenu expert en combinaisons. Non, non il n'est pas devenu, il l'a toujours été car pour se maintenir, de Flosse à Temaru en passant par Tong Sang puis re Temaru, il faut être, vous en conviendrez ,un expert es-métamorphose. Un caméléon. Bon il l'est. On le sait. Le Tahoeraa prendra sans aucun doute les mesures qui conviennent pour lui barrer la route du Sénat et de la présidence en tachant de lui ôter ses bottes de sept lieues.

 Son arrivée en politique est comparable à celle d'Oscar. Les naufragés qui l'ont rejoint ont eu, au moins, la clairvoyance de savoir que seuls, ils n'avaient aucune chance n'étant pas à la hauteur d'un rassemblement, ils se sont donc raccrochés à lui comme on se raccroche à une bouée de sauvetage dans un naufrage. Idem pour les "traitres" au Tahoeraa lors des élections communales. A Moorea l'ancien président du syndicat des communes sachant qu'il ne serait pas reconduit lors de la prochaine élection dans sa fonction, a mis toute son ardeur à faire capoter le candidat orange.  Quant au Mahana Beach, il se fera, n'en déplaise aux esprits chagrins et les terrains resteront aux Polynésiens. Non mais...

Que de louanges et de cocorico pourrions- nous lire si le Tavini ou Atia Porinetia avait raflé 30 mairies sur 45. Imaginez un petit instant ! Ces observateurs " objectifs" auraient même mis leur sous vêtement à la couleur de leur victoire ( bleu ou jaune) tant leur bonheur aurait bouleversé une  pantelante reconnaissance !!!! Et ce coquin de Flosse  qui  la ramène dans un discours qui marquera l'année 2014, non mais quel culot, et il ose reporter à mercredi prochain pour mieux le décortiquer devant une centaine d'invités de la société civile, le véritable plan de relance, en préférant mettre clairement les points sur les i, non seulement sur des amours propres conquérants mais sur tous les racontars colportés sur l'invasion chinoise dans son discours d'hier.

Non i"l n'y a pas de vague orange " absente" ,écrit le plus fidèle pensionnaire de la présidence Micaël Taputu dans une critique sans concession qui transforme et hop, une victoire communale du TH en quasi défaite et une séance en avatar ... Par Zeus comment font-ils pour rétrograder les victoires en  déroutes ? De quoi être perplexe sur ce talent de "transformer" ! Reste qu'à la fin ce sont toujours les "Avengers" qui gagnent. Petit rappel.

Reste aussi que ce refus de voir les choses telles qu'elles sont, déprime un gouvernement de galériens "harassés" par le tempo imposé par celui qui, sur le pont du navire donne le rythme inlassablement.

Bien sûr le discours de Gaston Flosse, comme dans tous ceux des ouvertures de session administrative, énumère les actions chiffrées à venir et celles de l'Etat. Il n'aurait pas dû remettre les pendules à l'heure et  enfoncer le clou sur ce qui revient aux Polynésiens, le foncier, l'emploi, se loger, vivre mieux, soutenir le privé, installer un dispositif de financement des petites et moyennes entreprises, des prêts à taux zéro pour les plus faibles revenus, créations de nouveaux chantiers pour plus de 35 milliards mais qu'est-ce-qu'il nous raconte encore... Et puis comment ? Cet homme veut faire de ce petit pays de 270.000 habitants un pays phare de la modernité, de la communication, des échanges, du tourisme et avec la coopération chinoise soutenue par la  France socialiste, démocrate ou royaliste, qu'importe, "nous ne sommes pas seuls et nous n'avons pas besoin de l'ONU, incapable de réagir quand une grande puissance occupe et annexe une partie d'un autre pays", Aaaah quelle belle phrase et combien pathétiquement vraie  qui ne méritait pas d'être tournée en dérision non plus, comme tout ce que fait ou dit ce président, qui accélère la réalisation de ce désir de voir grand pour son pays, sachant qu'une menace "d'empechment" plane sur sa tête.

C'est ainsi que le destin de Flosse devient une vérité qui ne se résume pas, mais qui déja se raconte.

 

A cache cache !

 

Ce qu'il faut savoir sur la roublardise de l'ambition : un quatrième tour

A Moorea, on ne fait rien comme ailleurs. Les combinaisons politiques ont toujours été de mise au « troisième tour », et c’est ainsi que l’on a vu des personnalités comme Teriitepaiatua Maihiélue à la tête de la commune, alors qu’elles étaient mathématiquement ultra minoritaires en nombre d’élus au sein du conseil municipal.

C’est ce qui s’est encore passé hier avec l’élection de Evans Haumani qui ne pesait, au soir du deuxième tour que 5 élus au conseil. Elu sur une liste Tahoeraa. Le nouveau maire élu sur une liste Tahoeraa,( il fait désormais partie de tous ceux qui se font élire par le Tahoeraa pour jouer ensuite a une carte personnelle) Il s'est donc aussitôt élu désolidarisé de John Toromona, le chef de file du parti orange de Moorea, qui lui, a rassemblé 15 voix.

Les combinaisons du troisième tour ont fait que Evans Haumani a réussi à se faire propulser au poste de premier magistrat grâce aux manœuvres d’un expert, Teriitepaiatua Maihi, qui, on l’a vue hier soir à la télé, a tout orchestré de main de maître, renvoyant le nouveau maire au rang de marionnette.

Mais « l’expert » et le nouveau maire, dans leur euphorie, ont peut-être commis une grosse bévue dans la distribution des sucettes pour récompenser les « bons amis ». C’est ainsi que dans la distribution des postes d’adjoints on trouve 7 femmes et 2 hommes. Ce qui pose un vrai problème de droit.

En effet, l’article L.2122-7-2 du code général des collectivités territoriales dispose que « Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un ». Ha!Ha!

Bref, le nouveau conseil municipal de Moorea ne respecte pas la loi. Ce qui est quand même fâcheux, surtout que celui qui est à la manœuvre,  Teriitepaiatua Maihi, n’est autre que l’encore président du syndicat pour la promotion des communes, c’est-à-dire quelqu’un qui, au premier chef, devrait connaître la réglementation concernant les communes. On peut donc s’attendre à un « quatrième tour" à Moorea....Et toc, qui perd gagne ! C'est bien connu... Allez Teva sonne la charge auprès de tes juristes.

 

 

"Le meilleur d'entre-nous"

Quant à Edouard Fritch qui croule sous les compliments de son père spirituel, un peu comme Jacques Chirac lorsqu'il avait lancé en parlant de Juppé " le meilleur d'entre-nous", il se prépare. Beaucoup de choses l'attendent, l'élection législative partielle pour faire élire Maina Sage qui a adopté la couleur qui convient, les pièges du mois de juin, les sénatoriales de septembre et plus encore,

Les représentants ont bien travaillé .Depuis le début de la mandature,  22 séances  plénières ont été tenues, dont 6 en sessions extraordinaires, et 4 séances de la commission permanente. Au total, 148 textes ont été adoptés dont 14 lois du pays. La production législative doit également tenir compte des travaux qui s’effectuent au sein des commissions législatives qui se sont réunies 50 fois, et 30 fois pour la CCBF. Tout ceci, sans compter les nombreux conseils d’administration dans lesquels siègent nos représentants.  par ailleurs Fritch a su tenir une cohésion législative respectueuse au sein de l'hémicycle. Pas de dérapages graves seulement des escarmouches normales dans une démocratie quand les thèses s'affrontent . Les députés devraient prendre modèle sur nos représentants pour bien se tenir.

La situation, il l'a dit aussi, ne peut pas être redressée du jour au lendemain tant elle était dégradée à l'arrivée de la nouvelle majorité.   Les premiers effets réellement positifs de la politique du gouvernement ne seront visibles qu'au cours du dernier trimestre. "Alors, certes, l’impatience ne doit pas être ignorée. Nous avons bien constaté que certains textes dont il a beaucoup été question dans la presse, je pense par exemple aux mesures de relance ou encore à la loi sur la concurrence, ne sont pas encore arrivés sur le bureau de notre assemblée."a-t-il précisé en répondant sans le vouloir aux interrogations pressées des médias . Bref il a du pain sur la planche...

 

Les missionnaires de l'AFD : "Notre rôle ne se limite pas aux aspects financiers."

Au terme d’une mission de 10 jours à l’initiative de l’Agence française de développement, Madame Manolita LY, Ministre de la solidarité, de l’emploi et de la famille a reçu MM. Philippe LAGIER, chef de projet au sein de la division Santé et Protection sociale du siège parisien et Frédéric AUDRAS, directeur de l’agence régionale.


Cette mission avait pour objet d’évaluer les opportunités de soutien financier à la politique du gouvernement en matière d’organisation sanitaire, médicosociale et de protection sociale (PSG).
En ce qui concerne le volet médicosocial, la délégation de l’AFD en accord avec le Ministre de la Solidarité, de l’emploi et de la Famille a été amenée à rencontrer le Fare Tama Hau, SOS Village Enfants de Papara, le site de l’Institut d’Insertion Médico Educatif situé à Taravao, le Centre de la Fraternité Chrétienne à la Mission, le Fare Matahiapo à Taravao, l’Association « Taatira Huma Here no Raromatai », l’Association A Tauturuia na et la direction des affaires sociales.
Des premiers constats et discussions, il ressort des problématiques de gestion, de management et de financement. La mise en œuvre d’actions de formations continues (techniques, juridique, de gestion) pourrait être une des voies permettant une amélioration sur le plan médico-social.

L’AFD a indiqué que son rôle ne se limitait pas aux aspects financiers mais en tant qu’actrice de développement local elle souhaitait accompagner le pays dans la programmation de ses politiques sanitaires et médicosociales. Cette intention se concrétisera par une prochaine étude d’identification des besoins cofinancée par l’AFD.


Le ministre de la solidarité de l’emploi et de la famille a souligné l’étendue des besoins en matière de réhabilitation des établissements médico-sociaux et socio éducatifs en conformité avec la règlementation en vigueur. La place des mineurs et des adultes souffrant de troubles psychiatriques se trouvant hors milieu hospitalier, mis à distance par leurs familles demeure un réél problème pour leur accueil et leur hébergement. La consolidation d’une prise en charge et d’une insertion de qualité des personnes âgées et des personnes handicapées fait partie des objectifs à atteindre par les établissements concernés.


 

Déménagement du dispensaire des Tuamotu-Gambier vers le centre 15 ( Rotonde du CHPF) 

 Dans le cadre de l’amélioration du parcours de soins des patients des Tuamotu-Gambier, une première étape est franchie avec le déménagement du dispensaire des Tuamotu-Gambier, actuellement situé dans les locaux de l’ancien hôpital Vaiami. Il permettra de limiter les déplacements, source de fatigue et de stress, pour les malades évasanés.

 Ainsi, à compter du lundi 14 avril, à 7h30, le dispensaire recevra désormais les patients des Tuamotu-Gambier venant en Evasan à Papeete, au rez de chaussée du bâtiment du Centre 15 situé, au niveau de la rotonde à l’entrée du Centre Hospitalier de la Polynésie française, au Taaone.

Le numéro de téléphone est le 460 700. Les heures de réception du public sont maintenus de 7h30 à 12h30 sans rendez-vous et de 12h30 à 15h30 sur rendez-vous.

 

 

 

Jeudi 10 avril 2014

Edito

Amnésie

Quand certains chefs d'entreprise assurent que le dernier trimestre a été le pire de leur vie, c'est qu'à l'évidence ils ont perdu la mémoire. Nous n'allons pas voler au secours  de la méthode de travail du président  mais plutôt de l'amnésie des Polynésiens compte tenu du travail fourni depuis dix mois avec des caisses tellement vides que même un clodo les aurait repoussées avec une grimace de dégoût. Les mesures d'économie ont même été injustes vis à vis du gouvernement parfois, mais il fallait marquer l'opinion avec force. Ce matin 50 mesures du pacte de croissance vont être révélées dans un hémicycle comble et des invités de la société civile triés sur le volet. Inutile de gloser avant que la burqua ne soit soulevée.

Reste que la majorité en arrivant au pouvoir  s'est donnée trois mesures pour les deux ans à venir: 1/ on fait les réformes 2/ on les gère,3/ on en recueille les fruits. Et le résultat des communales prouvent au moins que la confiance des maires élus sous le panache orange n'est pas un leurre . Un petit dernier ce matin dont la naissance est attendue à la mairie de Moorea. Restera-t-elle bleu avec le maire van Bastolaer  à moins qu'elle ne passe à l'orange compte tenu de l'avance du Tahoeraa dans l'île soeur. Mais il ne faut jurer de rien en politique on l'a bien vu à Tahiti.

A Paris la quiétude inébranlable de Ségolène Royal en son destin est largement dépassée par l'inquiétude d'Harlem Désir dans son avenir, un avenir rejeté par une grande partie de la classe politique et de l'opinion. Jean Christophe Cambadélis reconnait :«Il a participé d'une situation qui a conduit à notre échec» Puis encore au micro de RTL, dégouté, face à la défaite socialiste, il laisse tomber " il n' a pas réussi, il n'a pas réussi" ! Pire un récent sondage "d'Home actualité publié par le Figaro précise que sur 6871 votants, Harlem Desir enregistre un cruel KO : 4% de oui, 96% de non. La messe est dite.

Nous ne pouvons nous empêcher de regretter un homme courageux et combatif, Dominique Baudis qui vient de disparaitre, lui aussi marqué par l'infamie d'un complot ignoble en 2003 (affaire Alègre), englué dans une toile d'araignée médiatique qui réglait ses comptes avec lui. Dominique Baudis est mort à l'âge de 66 ans des suites d’une longue maladie.

:Nommé à la tête du CSA par le président Jacques Chirac  un terrible complot l'oblige à démissionner de tous ses mandats et fonctions. En 2003,en effet, tout s'effondre. Il est mis en cause par des prostituées de la région de Toulouse dans l'affaire du tueur en série Patrice Alègre. Accusé de proxénétisme, viol, meurtre et actes de barbarie, il révèle publiquement cette sordide affaire au journal de TF1. Il ne sera totalement innocenté par la justice qu'en 2005 et racontera son calvaire dans un livre, Face à la calomnie dont nous recommandons la lecture à tous nos lecteurs si ce n'est déja fait. On y trouvera d'étranges similitudes avec les soupçons médiatiques tous dirigés vers le président et le mystère de la disparition de JPK, un ex journaliste devenu le directeur de la communication de Boris Léontieff à la mairie d'Arue. Un jeune homme  inconnu, sauf des journalistes locaux, désormais célèbre, grâce aux  médias en métropole et à la longueur de l'instruction qui dure depuis plus de dix ans et qui permet aux journalistes d'écrire des romans à suspens.

 

 

Boire ou conduire il faut choisir.....

 

La commission permanente a élu ses membres. Président René Temeharo

 

 

Virginie Bruant a été réélue présidente de la commission du budget à l'Assemblée

 

Une bonne phrase d'Oscar Temaru sur Tahiti Infos :

Oscar Temaru : Il faut faire une analyse économique du système. Il est anti développement. Quand on paye un planton à 500 000 francs par mois, comment voulez-vous développer un pays avec les coûts de fonctionnement que cela génère : c’est impossible. Il faut réduire les coûts de fonctionnement. J’avais entamé ce travail et il faut le continuer. Acceptons de faire des sacrifices pour le moyen et le long terme, si nous souhaitons créer les conditions d’une économie durable.

NB si il connait un planton payé 500.000 Frs par mois, il faut qu'il dise où car je le pousse et je prends sa place !


Allocution de Mme Elise VANAA
Projet de loi du pays modifiant les dispositions du code du travail relatives
au personnel navigant sur les courriers long trajet des aéronefs long-courrier



Comment concilier sécurité aérienne sur les vols longs courrier, respect des règlementations et préservation des acquis des personnels concernés ? C'est en effet le difficile exercice auquel se sont livrées les parties prenantes au projet de loi de pays qui est soumis, ce jour, à notre approbation.

A l'évidence, il s'agissait là d'un dossier à la fois complexe et plutôt sensible, puisque l'ancien gouvernement n'a pas su ou voulu porter toute l'attention nécessaire à l'aspect juridique de cette problématique qui, précisons-le d'emblée, concerne uniquement Air Tahiti Nui, notre chère compagnie, qui fait la fierté de tous les Polynésiens.

Mais dans ce domaine comme dans bien d'autres, force est de constater que notre Majorité, forte de la compétence d'hommes et de femmes responsables, a dépassé le stade des tergiversations - qui ont duré un an quand même...- pour trouver une issue favorable avant l'entrée en application du dispositif fixée au 1er avril 2014.

Pour le commun des mortels, les modifications apportées au code du travail pourraient apparaître de prime abord comme de la pure gesticulation sémantique, sans grand intérêt, si ce n'est ménager les susceptibilités d'une corporation. Dans la réalité, il n'en est rien!

De mon point de vue, le personnel navigant long courrier exerce un formidable métier qui, par certains aspects, fait encore rêver de nombreux jeunes polynésiens. Pour la plupart, ils s'y consacrent corps et âmes, souvent au détriment d'une vie familiale bien rangée. Pépère, comme on dit généralement...

Ils vivent au rythme d'astreintes, de temps de repos et d'arrêt ou de je ne sais quels autres termes techniques qui ont un sens précis. Et toute la difficulté dans la rédaction du projet de loi du Pays consistait à maintenir ou non ces mots, sans alourdir leur charge de travail.

Dans la pratique, on comprend mieux pourquoi. Afin de garantir la sécurité des passagers, en effet, on attend des pilotes, hôtesses et stewards qu'ils soient compétents et opérationnels à tout instant. Il y va également de la réputation de notre emblème et de la Polynésie française toute entière à l'international. Raison pour laquelle il paraît légitime qu'ici, comme dans le reste du monde, cette catégorie de salariés puisse bénéficier de conditions de travail hors-normes et clairement définies.

L'autre défi que devaient relever les parties concernées dans ce dossier, et en premier lieu le transporteur aérien, est d'ordre économique et financier. Sans ce travail rigoureux visant à harmoniser les deux législations, d'une part notre code du travail et d'autre part, la sous partie Q relative à la limitation du temps de vol, de service et d'exigence en matière de repos, étendue par arrêté ministériel à la Polynésie française, Air Tahiti Nui aurait été contrainte de renforcer ses effectifs, soit un surcoût pour la masse salariale estimé à 140 millions de Fcfp par an.

Comme nous le savons tous mes chers collègues, la compagnie au tiare, qui a déjà consenti à de nombreux sacrifices internes pour redresser la tête et présenter des comptes à l'équilibre, voir excédentaires - soyons optimistes! - n'a vraiment pas besoin de nouvelles contraintes pour remplir au mieux ses missions, la première étant naturellement: d'acheminer le plus grand nombre de touristes dans nos îles.

Voilà mes chers collègues, en quelques mots, ce que je souhaitais dire sur ce texte qui, aussi anodin qu'il puisse paraître, est de la plus grande importance pour l'avenir de notre compagnie."

 

 

Allocution de Mme Maina Sage
Projet de loi du Pays portant reconduction du régime d’exonération institué par la délibération n°92-6 AT du 24 janvier 1992 modifiée en faveur des établissements hôteliers classés.


Le développement touristique de Tahiti et ses îles constitue une vraie priorités de notre gouvernement et sur ce point, au-delà de nos divergences politiques, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que ce secteur d’activité dispose d’atouts indéniables pour permettre à la Polynésie d’acquérir une plus grande autonomie économique et financière.

En effet, l’enjeu est majeur. Faut-il le rappeler, le tourisme polynésien représente la première ressource propre du pays, avec 40 milliards soit 7% du PIB, environ 10000 emplois pour 45 hôtels et 292 pensions de famille. Sur le plan économique et social, certaines de nos îles connaissent encore l’exode de leur population, conséquence de la faiblesse des économies traditionnelles comme la pêche ou l’agriculture. Le tourisme peut et doit inverser cette tendance et aider à maintenir ces populations dans les îles.

Notre défi majeur réside dans notre capacité à imaginer et à piloter un développement sur mesure, respectueux des milieux des hommes et des ressources aptes à favoriser l’ouverture, l’équilibre social et la qualité de l’accueil.

Il nous faut donc redoubler d’énergie pour rattraper les années et les touristes perdus : 250 000 en 2001 contre 160 000 en 2012.

Mais face aux destinations concurrentes toujours plus nombreuses, c’est un travail de longue haleine que les acteurs publics et privés doivent entreprendre ensemble pour être en mesure d’offrir aux visiteurs une destination de qualité, innovante et accessible.

Lors du Débat d’Orientation Budgétaire en novembre dernier, notre assemblée a souligné, félicité l’effort qu’avait réalisé le gouvernement pour mettre ses projets en cohérence avec sa politique de développement touristique. Que ce soit dans le domaine du transport, de l’environnement, de l’aménagement, de la formation professionnelle, ou encore de la fiscalité, du développement de nos ressources propres telles que la pêche, la perle, l’agriculture et l’artisanat, et même du sport, l’objectif est bien de lancer des projets qui contribueront aussi à l’amélioration de notre offre touristique.

C’est ce sur quoi le gouvernement s’attèle sans relâche depuis son arrivée grâce à des actions sectorielles diverses et variées –on le voit à travers des travaux de rénovation urbaine, d’aménagement de marinas, d’amélioration des routes et des dessertes, ou le lancement de nouvelles Aires Marines Protégées, ou encore le soutien aux événements d’envergure internationale et bien sûr,- le plus important, la mise à disposition d’assises foncières pour accueillir de grands projets touristiques privés, accompagné de dispositifs réglementaires adaptés, comme le crédit-bail ou l’A.O.T. (autorisation d’occupation temporaire) avec garantie de droits réels.

Outre ces premières actions, le gouvernement a planché sur des actions de soutien direct aux entreprises dont celles de l’industrie touristique. Comme le Président Flosse l’annonçait ce matin, celles-ci seront détaillées la semaine prochaine dans le cadre de la présentation du plan de relance.

En attendant la mise en œuvre de ces dispositifs, le Pays a décidé de maintenir bien entendu les aides actuelles. Parmi elles figurent celle d’aujourd’hui, à savoir l’exonération de droits et taxes sur les marchandises et équipements en faveur de la rénovation des établissements hôteliers.

Ce dispositif créé en 1992 favorise le maintien de la qualité d’hébergement de nos hôtels. Reconduit régulièrement depuis 1992, il est aujourd’hui proposé de le proroger pour deux années supplémentaires, à savoir : jusqu’au 31 décembre 2015.

Nous soutiendrons bien entendu cette prorogation, tout en soulignant que la refonte en cours des dispositifs d’incitation fiscale reste très attendue pour porter plus largement notre action.

En effet, le présent dispositif d’aide, de toute évidence, mérite d’être repensé et probablement élargi pour accroître son efficacité. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le faible niveau de consommation des crédits en termes d’exonérations. Tout au moins depuis 2005 jusqu’à ce jour, période durant laquelle il n’a pas dépassé 10% du montant plafonné. Soit moins de 30 millions de Fcfp d’allègement consentis aux hôteliers l’an dernier, vous admettrez comme moi que cela reste faible…

Nous savons que des discussions sont actuellement en cours avec le service du tourisme ainsi que les hôteliers pour voir dans quelle mesure on ne pourrait pas étendre ce périmètre de détaxation à d’autres produits ou offres d’hébergement que ceux actuellement éligibles, je pense notamment aux pensions de famille et autres structures plus modestes qui sont en marge de ce dispositif. Pourtant, comme les grands hôtels, ces enseignes méritent d’être soutenues dans leurs efforts de rénovation et de modernisation.

Gageant que ces quelques réflexions auront contribué à nourrir
le débat, j’engage mes collègues de la majorité comme de l’opposition à voter en faveur de la reconduction de ce régime d’exonération en faveur de l’hôtellerie polynésienne.


 

Les médias sont restés sur leur faim en comptant voir dérouler les 50 articles du plan de relance...Patience ce sera pour mercredi prochain.

 

 

L'Etat, les hauts fonctionnaires, le, gouvernement, majorité et opposition, chefs de service... les maires ,ils étaient tous là!Standing ovation pour le président Flosse.

 

Le président Fritch est désormais un homme rôdé félicité pour sa " stature" par Gaston Flosse

 

 

Edouard Fritch a ouvert la session par un discours bien senti et la preuve que son passage à l'Assemblée nationale n'a pas été improductif puisqu'il en a tiré plusieurs enseignements. Voici les grandes lignes de cette allocution tenue devant tous les maires et les représentants de même que le Haut commissaire et ses proches collaborateurs pour marquer la solennité particulière du rassemblement des trois piliers de nos institutions : l'Etat, les communes et le Pays !

 

Notre démocratie tient sur ses pieds grâce à ces trois partenaires majeurs dont les compétences se complètent et assurent le développement économique, social, culturel et environnemental de la Polynésie française.

  Aussi, je voudrais au nom de cette institution saluer et féliciter tous nos maires qui ont été récemment élus. Je voudrais particulièrement remercier ceux qui ont pu se joindre à nous pour cette séance. Il est utile de souligner que 8 maires sont également des Représentants et 2 maires sont ministres du gouvernement. Mauruuru maitai te mau tavana tei amui mai i teie poipoi i roto i teie rururaa hanahana o te Apooraa rahi.

 Cette première année a été marquée par l’installation du nouveau gouvernement, issu des urnes du 5 mai 2013, qui nous a rapidement sollicités, notamment pour les textes indispensables au redressement des finances du Pays et à la nécessaire solidarité dont nous devons faire preuve à l’égard de tous nos compatriotes frappés par les effets de la dégradation économique.

 Les 57 Représentants ont apporté leur pierre à l’effort financier en abaissant leurs indemnités de 10 %.

 Mais c’est sur la population, dans son ensemble qu’a pesé l’essentiel de l’effort en faveur des démunis, ceux qui ont perdu leu remploi, leur revenu, par l’augmentation de la CST pour financer le Tauturu Utuafare et le Contrat d’Accès à l’Emploi.

Caractère  dilatoire du recours contre le CAE

 Cette solidarité demandée à chacun, tant au niveau du redressement des finances publiques qu’à l’égard des plus démunis, a été diversement appréciée par certains groupes économiques ou par certains partis politiques.

 On ne peut bien sûr que regretter le caractère dilatoire du recours déposé par l’UPLD pour retarder la mise en place du CAE. Un recours qui s’est soldé par un échec pour ses initiateurs mais qui a bien entendu été pesant pour toutes les familles qui attendaient beaucoup de ce dispositif pour retrouver le chemin de la dignité.

 Ce retard fut doublement handicapant : d’abord pour les recettes collectées par la C.P.S, pour lui permettre de faire face à la croissance des dépenses sociales ; pour l’économie elle-même dans son ensemble, dans la mesure où ce fut autant d’argent qui n’a pas été immédiatement mis en circulation pour soutenir la consommation intérieure et le pouvoir d’achat des consommateurs.

 Je souhaite particulièrement souligner l’effort de transparence du gouvernement dans la gestion de ces contrats avec la publication mensuelle du nombre de dossiers traités et d’attributaires.

 Plusieurs autres recours sont toujours pendants devant la juridiction administrative concernant la loi modifiant le code des impôts adoptée par notre assemblée le 11 juillet dernier. Des recours qui sont toujours au stade de l’instruction depuis 8 mois, ce qui fait donc peser un caractère d’incertitude sur certaines recettes fiscales du Pays.

 Deux autres recours, que je qualifierai de médiatiques, sont aujourd’hui soldés. Il s’agit du recours contre le texte instaurant le médiateur de la Polynésie française qui est aujourd’hui globalement validé, et l’autre contre la loi du pays instaurant le Haut-conseil qui a été annulé par le Conseil d’Etat. Sur ce dernier point, nous avons récemment adopté une délibération qui veut tenir compte des critiques de la haute juridiction.

 Au-delà des textes dont je viens de faire mention, notre assemblée a été particulièrement active au cours de ces derniers mois. Depuis le début de la mandature, nous avons en effet tenu 22 séances en plénière, dont 6 en sessions extraordinaires, et 4 séances de la commission permanente.

 Au total, nous avons adopté 148 textes, dont 14 lois du pays.

 Mais notre production législative doit également tenir compte des travaux qui s’effectuent au sein des commissions législatives qui se sont réunies 50 fois, et 30 fois pour la CCBF. Tout ceci, sans compter les nombreux conseils d’administration dans lesquels siègent nos représentants.  

 Donc, nous n’avons pas chômé, et ce malgré les échéances communales qui ont ralenti le rythme de nos travaux.

 Toutefois, les attentes restent grandes au sein de la population qui peut parfois montrer une certaine impatience à la mise en œuvre de certains aspects du programme électoral de notre majorité.

 Situation dégradée

Mais contrairement à ce que certains esprits malintentionnés voudraient faire croire, nous avons toujours dit, au niveau de notre majorité, pendant et après la campagne, comme au niveau du gouvernement, que la situation ne pourrait pas être redressée du jour au lendemain tant elle était dégradée.

 Nous avons toujours dit que les premiers effets réellement positifs de la politique du gouvernement ne se produiraient pas avant le dernier trimestre de cette année.

 Alors, certes, l’impatience ne doit pas être ignorée. Nous avons bien constaté que certains textes dont il a beaucoup été question dans la presse, je pense par exemple aux mesures de relance ou encore à la loi sur la concurrence, ne sont pas encore arrivés sur le bureau de notre assemblée.

 Je sais que ces textes sont en voie de finalisation, et vous en parlerez dans votre discours, Monsieur le Président.

 Pour ce qui me concerne, je préfère que l’on prenne le temps d’une large concertation, notamment avec les professionnels visés par les règlementations à venir, plutôt que d’être réduit à  prendre en urgence des mesures qui seront contestées.

 Le temps qui coure n’est pas nécessairement du temps perdu.

 Mais si certains de nos compatriotes pensent que nous n’allons pas assez vite, d’autres pensent que nous allons trop vite.

 Il me semble indispensable en toute chose de faire œuvre de communication et de pédagogie.

 Je pense notamment aux projets de développement qui impliquent des investisseurs étrangers, et plus particulièrement chinois. La campagne pour les élections municipales a permis à certaines formations d’exploiter certaines angoisses supposées, mais surtout de dire de nombreuses contre-vérités sur les projets en cours, pour dénigrer des adversaires politiques. En somme, ces détracteurs ont joué leurs intérêts propres avant l’intérêt supérieur même du Pays.

Des investissements étrangers qui reviennent aux Polynésiens

 Au niveau de la majorité, nous soutenons bien entendu les projets du gouvernement et les investissements qui y sont liés. Mais, et j’ai eu l’occasion d’échanger avec vous sur ce point, Monsieur le Président, nous devons mieux expliquer ces projets, aller plus dans le détail, afin de répondre à toutes les interrogations légitimes qui peuvent se poser au sein de la population, mais aussi auprès des élus.

 Les Polynésiens ont bien compris que ces projets d’investissements, même s’ils étaient financés par des étrangers resteraient chez nous et qu’ils sont porteurs d’emploi et d’avenir. Ils ont bien compris aussi que le gouvernement, à commencer par le Président, avait négocié avec ces investisseurs de manière à protéger l’emploi et les intérêts de notre population.

 Je suis certain que nos compatriotes seront définitivement convaincus de la pertinence de ces projets s’ils en connaissent parfaitement les tenants et les aboutissants.

 Au titre des projets en cours, permettez-moi de saisir l’occasion de la présence de certains maires dans notre hémicycle aujourd’hui pour vous redire, Monsieur le président, comme je vous l’ai déjà indiqué lors de mon discours d’investiture à la mairie de Pirae, qu’il m’apparaît important que le gouvernement se saisisse de la réforme de notre fiscalité pour faire aboutir simultanément le chantier de la fiscalité communale.

 Il me semble important que nous avancions sur la question fondamentale du financement des communes qui aujourd’hui est trop dépendant des aléas du Fond Intercommunal de Péréquation. Une fiscalité communale bien conçue répond en partie à cette problématique et doit se conjuguer avec des efforts provenant de l’Etat, tutelle des communes.

 ***********

Nous reprendrons le discours du président de l'Assemblée dans une prochaine édition au plan institutionnel, des accords avec les pays étrangers, du renfoncement des liens avec les pays voisins par la signature de conventions et de son action en faveur des jeunes diplômés, de la modification du règlement intérieure et enfin de la célébration des trente ans de l'autonomie etc...Il a dit :

"Je reste persuadé, là aussi, qu’une meilleure communication avec nos voisins du Pacifique, une présence plus active et participative dans les instances régionales, permettrait de mettre un terme à certaines idées reçues, à certaines manipulations, qui ont conduit quelques-uns de nos voisins à soutenir l’accélération de la démarche d’accession de notre Pays à l’indépendance."

 

 

 Puis ce fut le tour du président Flosse après le bilan législatif de l'année écoulée. Un ton ferme et déterminé , un bilan d'une année de travail intensif - harassant - pour son gouvernement ( rien ne le fatigue). Alors évidemment il était impossible au président d'expliquer avec force de détails le plan de relance d'une cinquantaine de mesures pour lesquelles une matinée sera réservée la semaine prochaine afin de ne pas alourdir dans un fatras de mesures son discours bâti sur sa vision d'une Polynésie en chantier . Le plan de relance sera présenté  devant une centaine de personnes mercredi prochain à la présidence.

 Un discours historique par la volonté manifeste d'une énergie exceptionnelle à faire de la Polynésie une autre Polynésie et surtout pour l'avoir deviné, compris et habité dans sa gestation malgré  l'héritage d'une dette de 54 milliards laissés en cadeau de bienvenue par Oscar Temaru .

Maniant l'ironie, l'humour, la force et le pragmatisme, il a décrit la physionomie de  cette Polynésie émergente, qui reviendra aux Polynésiens dans un regain de confiance dans le pays et l'Etat. On aurait presque dit un " dernier discours" Ce qui a marqué également le public ( qui a applaudi la performance) c'est que, selon les derniers pointages sur les 45 maires désignés à l'heure d'aujourd'hui 30 sont Tahoeraa soit les deux tiers pour seulement 3 Tavini un camouflet électoral pour le parti d'Oscar Temaru qui se voit devancé par 7 ATP et 5 sans étiquettes en venant contredire le politologue Semir Al Wardi qui avait évoqué, mais un peu tôt, une "défaite" du Tahoeraa .

 Puis Gaston Flosse après avoir félicité sa majorité et "les immenses compétences" d'Edouard Fritch a reprécisé ses priorités en arrivant au pouvoir : tendre la main sans délai aux plus démunis et redresser les finances publiques" L'un et l'autre ont été faits dans les délais fixés. Le président, enfin, a enfoncé le clou  avec beaucoup d'énergie afin de contrer la manipulation de l'opposition sur la main mise des étrangers sur la terre polynésienne au détriment des Polynésiens. Nous vous engageons à lire avec attention ce qu'il en dit. Sans compter la claque derrière la tête au Tavini à plusieurs reprises et une flèche au leader de l'"ATP celui qui voulait être maire et qui ne l'a pas été et qui aura du mal à être sénateur ! Il lui restera à concourir pour les territoriales et puis a recommencer le circuit inlassablement jusqu'à devenir " vieux" à son tour !

Voici à titre de référence le discours bilan et la philosophie de la relance qu'il entend mener sans faillir, sachant que la semaine prochaine tout sera précisé dans le détail.

                           Gaston Flosse applaudit les  trente maires Tahoeraa sur 45

L’ouverture de la session administrative de cette Assemblée présente un caractère particulier cette année. Elle intervient, en effet, après les élections municipales. Je me plais à saluer les maires ici présents et à les féliciter pour leur élection, ceux qui ont pu répondre à l’invitation du Président de l’assemblée.

Selon les derniers pointages qui m’ont été fournis, sur 45 maires désignés jusqu’à présent, 30 sontTahoeraa Huiraatira soit les 2 tiers, 3 sont Tavini, 7 sont ATP et 5 n’appartiennent à aucun mouvement comme cela arrive souvent dans les élections locales.

Est-ce là, la soit disant demi-défaite qui nous aurait été infligée, comme ont tenté de l’accréditer les médias et d’illustres politologues que nous connaissons tous bien ? Des défaites comme celle-là, j’aurais voulu en connaître tout au long de ma carrière politique !

Personne n’a pensé à pleurer sur les résultats du Tavini qui ne détient que 3 mairies sur 45, ou du mouvement ATP dont le leader n’a même pas pu devenir Maire alors qu’il en brûlait d’envie.

Il y a pourtant des commentateurs en cour auprès des médias pour faire gagner dans l’opinion une opposition qui a perdu dans les urnes.

En fait, et quoique nos détracteurs attitrés en disent, les municipales ont témoigné du maintien de la confiance populaire en notre majorité et en notre gouvernement. C’est un encouragement pour nous. C’est une nouvelle marque de confiance après les législatives et les territoriales.

Voilà ce que je tenais d’emblée à dire devant vous et à l’adresse de tous les Polynésiens.

Pour moi, le débat artificiellement provoqué par les médiassur le résultat de ces élections est clos.

Venons-en à l’essentiel.

 

Un an c'est court et c'est long à la fois

*

*    *

Près de douze mois ont passé depuis que votre assemblée m’a porté à la présidence de la Polynésie française. Un an, c’est court et c’est long tout à la fois. C’est court, c’est très court quand tout est à faire ou à refaire. Et, justement, tout était à rebâtir: l’emploi en déroute, les finances publiques ruinées, interdisant tout sursaut,la cohésion sociale gravement mise en péril, l’économie en pleine récession. Le tableau clinique, comme disent les médecins, pouvait difficilement être pire ! Quand il faut redresser tout cela, et tout cela en même temps, oui, un an, c’est court !

Je ne vous avais d’ailleurs pas caché qu’il faudrait plus d’un an pour que le développement soit à nouveau durablement assuré.

Cependant, pour ceux qui attendent la sortie du gouffre, et qui l’attendaient depuis des années, un an, c’est long !Parce que c’est un an de plus! Hé bien voyez-vous, pour moi aussi, c’est trop long.

La seule solution c’est l’action : Avançons ! Jour après jour, avançons !Nous sommesen situation d’urgence :

Nous qui gouvernons.

Et, plus encore, la population et les entreprises.

La société civile compte sur nous. Je le sais.

Je ne me ménage pas. Je talonne les ministres jusqu’à les harasser. Mais je salue leur dévouement.

Vous-mêmes, vous avez siégé presque douze mois sur douze.

Je tiens à rendre hommage à votre travail et saluer la qualité de vos débats sous la présidence éclairée d’Edouard FRITCH que je félicite.

Il a montré sa stature et ses immenses compétences.

Mais les élus doivent pouvoir s’appuyer sur une administration efficace.

C’est pourquoi j’ai rappelé aux chefs de service il y a quelques semaines que servir est un honneur. C’est aussi un devoir.

Bref, plutôt que de mendier du temps, je veille à ce que chaque heure, chaque jour qui passe, soient pleinement efficace !

Je pense donc pouvoir, en conscience, prendre à témoin tous les Polynésiens, et d’abord vous-mêmes, Mesdames et Messieurs les Représentants, de ce fait:

La trop brève année qui vient de s’écouler, a été bien et pleinement employée.

Elle l’a été en conformité avec les engagements que nous avons pris devant le peuple !

Fondamentalement, nous nous étions engagés sur deux priorités:tendre la main sans délai aux plus démunis et redresser les finances publiques désastreuses qu’on nous avait léguées.

Nous avons fait l’un et l’autre et dans les délais que nous nous étions fixés.

Malgré la crise financière, notre préoccupation la plus immédiate a été de secourir les personnes et les familles dans la misère. La création du Secours à la famille « Te Tauturu Utuafare » a constitué notre première réponse à cette situation. Du 12 juin, date de sa mise en œuvre, au 31 décembre, ont été ainsi secourues, au moins, 22.000 personnes.

Ceci s’est accompagné d’un relèvement significatif des allocations familiales et du minimum vieillesse du RST.

Près de 20 000 enfants et 1750 personnes âgées en ont été, respectivement, les bénéficiaires.

Un centre d’hébergement d’urgence a été ouvert pour lespersonnes sans abri.

Simultanément, nous avons conçu et vous avez voté la loi du pays créant le Contrat d’Accès à l’Emploi, le CAE. Puis-je rappeler que ce dispositif a été immédiatement attaqué ?

A n’en pas douter, l’UPLD craignait que la nouvelle majorité et le gouvernement ne parviennent à offrir rapidement des emplois à tous ceux qui souhaitent désespérément y accéder.

Ce sabotage politicien a réussi. Il suffit de déposer un recours, si fantaisiste soit-il, pour bloquer durant des mois, voire plus d’une année, des mesures urgentes.

Le résultat de cette manœuvre a été de retarder l’entrée en vigueur du CAE jusqu’aux premiers jours de 2014.

J’ai peine à comprendre que l’UPLD, un parti polynésien qui se veut populaire, subordonne le sort de Polynésiens  en détresse, à ses calculsélectoraux.

Bien entendu, dès l’instant où la loi du pays a été promulguée, nous avons tout mis en œuvre pour rattraper le temps perdu.

A ce jour, 1.824 demandes d’agrément ont fait l’objet d’une décision favorable et plus d’un milliard de Francs ont été engagés pour faire face au coût de cette action.Ainsi, mesdames et messieurs les Représentants, nous avons intégralement rempli nos engagements envers les plus défavorisés.

Dans le même temps, nous avons réussi l’authentique exploit de redresser les finances publiques. Dois-je rappeler qu’Oscar TEMARU nous avait laissé 54 milliards de dettes ?Nous avons dû augmenter les impôts des entreprises les plus importantes et des citoyens les plus aisés, comme nous l’avions annoncé.

L’accroissement de la fiscalité n’est jamais populaire, maisnos concitoyens ont bien compris l’enjeu de ces décisions et ont accepté cet effort. Je leur en suis reconnaissant. Nous avons pris nos responsabilités.

Nous les avons prises également en abaissant de cinq points l’impôt sur les sociétés. Nous savons, en effet, que la relance passe par la bonne santé des entreprises.

Permettez-moi donc d’insister sur l’effort consenti à leur bénéfice. Cinq points de moins, cela veut dire qu’un impôt qui s’étageait de 30 à 40%, se situe maintenant entre 25 et 35% soit une baisse de 17% pour les sociétés qui étaient taxées à 30%.

De sévères économies budgétaires ont accompagné le « train fiscal ». Nous avons rogné sur les dépenses ordinaires de l’administration, diminué la plupart des subventionset imposé des sacrifices aux ministres et aux élus.

Vigoureusement resserré, le budget de fonctionnement de 2014 est aussi un budget sincère alors que ceux de nos prédécesseurs avaient été falsifiés.

M. RenéDosières, rapporteur spécial du budget de l’outre-mer à l’Assemblée nationale et qui ne prétend pas être de nos amis, aestimé ces falsifications à 20 ou 30% du budget.

L’Etat, aussi bien que Standard & Poor’s, ont pris acte de la scrupuleuse rigueur avec laquelle nous avons établi notre budget.

C’était la condition première du retour à la confiance de nos partenaires.

Nous l’avons remplie et nous en tirons le bénéfice attendu du côté des prêteurs tandis que l’Etat a appuyé nos efforts par une avance de trésorerie, facilitant un rapide retour de notre collectivité à la solvabilité.

Ce budget n’est pas seulement un budget transparent et honnête qui honore cette assemblée et le gouvernement.

C’est aussi un budget de solidarité et d’avenir. A cet égard, l’argent est allé là où nous avions dit qu’il irait.

Ainsi, il alimente le Fonds pour l’Emploi et la Lutte contre la Pauvreté afin de financer, notamment, le CAE et, pour partie, le déficit alarmant du RST. Quant à la couverture de ce déficit,nous attendons de savoir si l’Etat consentira à faire jouer à nouveau la solidarité nationale en faveur des Polynésiens.

Bien entendu, nous n’attendons pas tout de l’Etat en ce domaine.

Le financement du RST repose en effet essentiellement sur la CST, que nous avons déjà augmentée.

Aussi nous sommes-nous engagés à réformer le dispositif du RST. L’objectif est de réserver l’accès à ce régime aux personnes réellement dépourvues de ressources, en assurant un contrôle renforcé.

Ce n’est pas un dossier facile, car nous tenons à notre couverture sociale pour tous, mais nous ne voulons pasde fraudeurs comme nous ne voulons pas imposer des charges excessives à ceux qui travaillent.

Nous ne pourrons résoudre ce dilemme qu’en développant notre économie, en générant des revenus et des emplois, c’est-à-dire des capacités de contributions au système social.

C’est pourquoi la destination prioritaire de nos recettes budgétaires est l’investissement public.

 

 De 12 milliards en 2012 à 37 milliards 410 millions en 2014

Alors que le montant de liquidation des dépenses d’investissement avait chuté à 12 milliards en 2012, les crédits de paiement disponibles pour 2014 s’élèvent à 37 milliards 410 millions. Je souligne qu’il ne s’agit pas là de simples inscriptions budgétaires mais de fonds qui seront réellement disponibles du fait de notre solvabilité reconquise.

Déjà, le second semestre de 2013 a connu unenette augmentation des paiements aux entreprises et des engagements de travaux.

Le 6 février dernier, j’ai présenté aux professionnels puis au public le programme des opérations d’investissementpour 2014.

A lui seul, je le rappelle, le ministère de l’Equipement disposera de 18 milliards de crédits de paiement.

A ces 18 milliards d’investissements s’ajoutent les dépenses de tous les opérateurs présents en Polynésie française.

L’OPT va commencer 1,7 milliard de travaux pour le centre de tri postal de Faa’a en mai prochain.

L’OPT débutera la reconstruction de son siège avant octobre, pour son transfert du Parc Bougainville à l’avenue Prince Hinoi. Le montant de ces travaux est estimé à 5,4 milliards.

Le Port autonome a entamé un programme de 3 milliards.

L’aéroport va démarrer des travaux de rénovations pour 1,9 milliards.

Le logement social, enfin, disposera de 10 milliards de crédits.

Je n’oublie pas de rappeler que l’Etat de son côté et pour son compte a lancé d’importants travaux pour un montant d’environ 15 milliards.

L’Etat participe également aux dépenses d’investissements de la Polynésie française par le Contrat de Projets, le Fonds Exceptionnel d’Investissement, et le 3è instrument financier.

Il ne fait aucun doute que cette importante injection de crédits publics ou parapublicsva avoir et commence déjà à avoir un effet d’entraînement sur l’économie et, à terme rapproché, sur l’emploi.

C’était le volet premier du plan de relance. J’ai accordé priorité à son élaboration.

Mais il faut maintenant passer à une exécution rapide des dépenses.

Or j’ai constaté que les uns et les autres n’ont eu de cesse de compliquer le dispositif.

Le statut tout d’abord, dans lequel, sous couvert de transparence, l’Assemblée Nationale a multiplié les procédures.

Mais nous-mêmes en créant une foule de dispositions souvent inutiles, nous avons contribué à notre paralysie.

Il faut aujourd’hui plus de trois mois entre l’écriture d’une convention avec l’Etat et sa mise en application !

Notre administration compte 510 commissions dont la consultation freine encore plus les décisions à prendre.

J’ai déjà entamé la tâche de rénover tout ce fatras bureaucratique dont les fonctionnaires eux-mêmes souffrent.

La bureaucratie ne doit pas non plus envahir l’espace social.

La construction d’une économie polynésienne durable, exige que l’économie trouve en elle-même ses ressorts.

Pour cela, il faut lui faciliter la tâche en la libérant de contraintes inutiles ou excessives et en créant un environnement juridique favorable à l’emploi, à l’investissement et à l’initiative privée.

Telle était la mission que j’avais assignée au vice-président.

Une première ébauche avait été élaborée en début d’année mais elle m’avait semblé devoir être complétée par diverses contributions des ministres.

 

Refondation des cinquante mesures

Nous avons donc pris un peu plus de temps pour aboutir à un véritable plan de refondation de l’environnement économique.

Je me propose de vous en exposer la philosophie sans entrer dans l’énumération détaillée de chacune des cinquante mesures que le conseil des ministres a retenues.

Celles-ci seront regroupées dans un document imprimé.

Elles seront également présentées aux chefs d’entreprises et au public lors d’une réunion au cours de laquelle le vice-président, les ministres et moi-même leur exposeront en détail les dispositions arrêtées.

Le plan comporte trois axes majeurs :

-            Favoriser la création d’emplois,

-            Dynamiser nos principales potentialités économiques,

-            Renforcer la compétitivité de l’économie.

Dans une économie déprimée, la création d’emploi passe d’abord par la dépense publique. Le plan s’appuie donc sur le vaste programme de travaux publics de toute sorte dont je vous ai rappelé la teneur.

Simultanément, nous entendons faciliter l’embauche par un assouplissement du droit du travail.

Il consiste à mettre en place: le « contrat de chantier ». Celui-ci proportionne la durée du contrat à celle du chantier pour lequel on embauche une personne.

La relance de l’emploi passe également par l’assouplissement de l’utilisation du chèque emploi/service.

Un projet de loi du pays permettra de déplafonner le nombre d’heures mensuelles autorisées afin de permettre un mi-temps.

Une autre loi du pays en préparation aura pour objet de fixer un cadre réglementaire incitatif aux sociétés de placement de personnes.

Permettre aux ménages de se loger en investissant constitue un autre objectif privilégié.

Nous avons élaboré, à cet effet, un dispositif facilitant l’accession à la propriété. Il comporte une prime pour l’acquisition d’un logement neuf. Elle sera attribuée sous condition de revenus et plafonnée, à cet effet, à quatre SMIG.

Le dispositif s’accompagnera d’une réduction importante des droits d’enregistrement.

Les primo acquéreurs se verraient offrir un taux zéro pour la tranche inférieure à 15 millions et un taux de 2% au lieu de 7%, au-delà. Nous attendons de ces deux mesures une dynamisation sensible du logement intermédiaire.

En matière de logement social,nous mettons la dernière main à une loi de pays qui permettra d’agréer des opérateurs privés pour la réalisation de logements sociaux.

Le second axe du plan de relance porte sur la dynamisation de nos potentialités : le tourisme, les ressources de la mer et de la terre et le recours aux énergies renouvelables.

S’agissant du tourisme, notre action s’inscrit en deux temps : tout d’abord nous devons améliorer et diversifier notre produit.

Le réaménagement de nos sites terrestres sera entrepris dès cette année. Par ailleurs, des mesures d’encouragement au tourisme nautique seront prises.

Puis nous entamerons la réalisation de projets à plus long terme.

La création de grands complexes hôteliers et de loisir ainsi que l’accroissement et la diversification simultanés de l’offre de transport aérien, constituent le thème majeur de notre politique de développement touristique à moyen et long terme.

Je me suis personnellement investi dans la réalisation de cet objectif.

Le projet du Tahiti Mahana Beach est le plus emblématique de l’action entreprise.

Vous avez voté la loi du pays qui crée la zone prioritaire d’aménagement et de développement touristique de Tahiti Mahana Beach.

Elle encadre la procédure d’élaboration du plan d’aménagement de la zone et du règlement qui y sera annexé. Le conseil des ministres statuera en dernier ressort après enquête publique, avis de la chambre de commerce et du conseil municipal de Punaauia.

L’emprise foncière, propriété du pays, est à présent disponible après que les squatters aient été relogés. Les terrains du Tahiti Mahana Beach sont et demeureront la propriété du pays.Les aménageurs en auront seulement la disposition pendant la durée du bail emphytéotique qui leur sera concédé.

Après cela, la Polynésie française retrouvera la pleine disposition de ces terres et ce qui aura été construit dessus deviendra sa propriété.

Quant au projet d’aménagement lui-même, je ne sais pas encore ce qu’ilseraen détail. Nous procédons par étape, faute de disposer, comme certains, d’un petit génie capable de concevoir une zone touristique internationale en douzetraits de crayon de couleur, sur le coup de minuit, heure propice aux sortilèges.

Dans un tel domaine, il faut être sérieux.

Fin janvier un jury a opéré une sélection parmi quatorze groupementsqui avaient répondu à un appel à candidature en vue de l’élaboration du projet.

Troiscabinets internationaux d’architecture et d’aménagement ont été retenus : un américain, une holding chinoise et un grand cabinet d’architecture français.

Le résultat de leurs travaux respectifs doit nous être remis en juin.

Le projet qui aura eu la faveur du jury sera celui sur la base duquel sera rédigé leprogramme final.

La campagne de dénigrement que ce beau projet a provoquée montre qu’il y a encore en Polynésie française des gens prêts à faire passer leur aigreur avant l’intérêt général des Polynésiens.

Du Tahiti Mahana Beach nous pouvons attendre des centaines d’emplois pendant la phase de construction et des milliers après.

Ces emplois seront polynésiens, hormis, éventuellement, les emplois d’encadrement spécialisés

 .

 

Je n’ai pas cédé devant Bouygues lors de la construction du centre hospitalier quand ce groupe voulait faire venir des centaines d’ouvriers du Maroc, de Thaïlande et des Philippines. Je ne cèderai pas non plus devant des demandes éventuelles d’importation de travailleurs étrangers pour la construction du complexe de Tahiti Mahana Beach ou de tout autre. Je dis « ou de tout autre » car j’espère bien que le Tahiti Mahana Beach aura des petits frères et des petites sœurs.Vous le savez, je m’efforce depuis des mois de convaincre les propriétaires indivis des terrains d’assiette de l’ex-Club Méditerranéede vendre leurs droits au Pays au lieu de les stériliser comme c’est le cas depuis des années. Ce sera le site du Moorea Mahana Beach.

Ce n’est pas un mystère non plus que je fais tout mon possible pour séduire des investisseurs potentiels pour qu’ils reprennent le golf d’Atimaono et qu’ils édifient autour un ensemble immobilier de prestige sans lequel aucun golf ne peut couvrir ses frais.

Ce projet, est adossé à la création d’une ligne aérienne entre la Chine et Tahiti et d’un deuxième golf, apportant ainsi une dimension nouvelle à notre tourisme.

Compte tenu de la volonté de ses promoteurs, je pense que les projets du groupe HNA commenceront à se réaliser avant ceux de Tahiti Mahana Beach.

Dans l’immédiat, cependant, notre énergie se concentre sur le développement de l’aquaculture aux Tuamotu. Dans ce domaine nous n’en sommes plus à rechercher un investisseur. Nous l’avons trouvé. Il s’agit d’un fonds d’investissement chinois, le TIAN RUI International Investment. Le 25 janvier, j’ai signé une convention avec cette société par laquelle la Polynésie française et TIAN RUI scellent un partenariat en vue de l’implantation d’un vaste projet aquacole à Makemo. Il prévoit la mise à disposition d’une terre domaniale de 26 hectares pour une période renouvelable de 30 ans aux conditions habituelles de mise à disposition de terres publiques.

La société y construira sa base vie, les unités de production d’alevins, ses laboratoires de recherches, les unités de conditionnement de la production de poissons et crustacés, les unités de traitement des eaux et des déchets ainsi que la centrale électrique. La société disposera d’une concession maritime pour les besoins de ses recherches et de l’alevinage. Cependant, les concessions destinées à l’élevage ne seront attribuées qu’à des Polynésiens qui seront non pas des salariés mais des producteurs de poissons. La convention dispose également que la société engagera 150 milliards de Francs dans son activité sur 15 ans. Elle s’engage également à prendre en charge la formation des cadres polynésiens.

Un projet de loi du pays, actuellement sur le bureau de l’Assemblée, exonèrera de droits de douane et d’impôts toute société qui s’engagera à créer aux Tuamotu une exploitation aquacole et y consacrera au moins vingt milliards sur cinq ans.

 

Pour sa part, le TIAN RUI s’y engage et se propose d’atteindre une production de 50 000 tonnes annuelles en régime de pleine activité après une phase d’installation d’environ 18 mois, suivie d’une « phase pilote » de deux à trois ans qui constituera un test de production.Les 50 000 tonnes seront entièrement exportées. Pour parvenir à ce résultat, elle mettra à la disposition des fermiers aquacoles polynésiens le matériel de production, les alevins et la nourriture, à charge pour eux de procéder au nourrissement. Dès juin, le TIAN RUI se propose de commencer la construction d’un quai pour l’accostage des bateaux dont le coût est chiffré à 1,5 milliard. En phase d’exploitation, la ferme génèrera un millier d’emplois.

Tian Rui est très soucieux de protéger l’environnement de ses produits, car cela constitue un argument essentiel de vente. La société vise en effet une clientèle riche, prête à payer cher, mais exigeante sur la qualité de ce qu’elle achète.

Cette volonté rencontre la nôtre, telle qu’elle s’illustre dans le programme de relance.

Nous tenons en effet à valoriser ou préserver nos ressources naturelles et, plus particulièrement, à organiser une protection efficace de l’environnement, à favoriser un urbanisme moins consommateur de ressources ainsi que le transport propre et le transport public et à stimuler le développement des énergies renouvelables.

Bien entendu, nous ne perdons pas de vue la valorisation des produits de la terre. Ainsi, nous avons passé un accord d’une durée de 15 ans avec la société chinoise Xisha Noni pour relancer l’exportation du noni. Cette société s’est engagée à acheter, à terme, 4.000 tonnes par an de fruits payés 60 FCP le kilo au producteur. En outre, sous condition que nous puissions mettre à sa disposition un terrain, pour lui permettre de construire une usine, la société s’engage à effectuer sur place la transformation du produit en purée.

Vous aurez noté, je l’espère, que dans tous les grands projets dont je parle, le foncier reste la propriété de la Polynésie, et l’emploi est celui des Polynésiens. Nous accueillons des investisseurs, nous ne nous soumettons pas à eux.

J’entends malgré tout certains me dire « mais pourquoi ne pas laisser faire des investisseurs polynésiens ? » Je réponds : Hé bien, faites-le ! Les avantages fiscaux qui sont consentis pour attirer des investissements considérables sont ouverts à tous. Et des opportunités ne manquent pas pour ceux qui ont les financements et les débouchés.

D’ailleurs, le réaménagement du centre-ville avec le projet Ainapare se fera avec des investisseurs polynésiens. La capacité de nos entrepreneurs existe bel et bien toujours. Bravo !

Le troisième et dernier volet du plan a pour objet de rendre notre économie plus compétitive.

Dans cette perspective, vous êtes déjà saisi d’un projet de loi du pays sur la transparence des relations commerciales entre les entreprises. Vous le serez sous peu d’un projet remanié de code de la concurrence destiné notamment à lutter contre les abus de position dominante ou aux effets négatifs de la concentration commerciale.

Encourager l’initiative privée constitue un autre objectif de ce troisième volet. Deux mesures s’inscrivent dans cet ordre de préoccupation : un dispositif de financement des petites et très petites entreprises et la mise au point d’un cadre législatif fait pour encadrer le partenariat public – privé. L’instauration d’une fiscalité plus favorable à l’initiative figure également parmi les projets à l’étude.

Enfin, nous sommes engagés dans une démarche de modernisation de nos mécanismes d’intervention et de simplification des procédures qui suppose un travail minutieux et long de révision des réglementations.

Comme vous pouvez en juger, il ne s’agit plus simplement de relancer l’économie mais de l’engager dans un processus de développement fondé sur une approche renouvelée de la relation entre la société civile et le pouvoir politique ainsi que sur le recours à grande échelle à de puissants et innovants investisseurs privés.

J’ai toujours eu, pour notre Pays, de grandes ambitions. Aujourd’hui, je n’ai pas seulement pour objectif de le reconstruire. Certes, sauver l’économie et la société polynésiennes du marasme où elles s’enfonçaient, était et reste un défi prioritaire. Toutes nos forces sont bandées pour le relever. J’ai la certitude que nous allons y parvenir et sans beaucoup tarder. Pourtant, tout en y travaillant d’arrache-pied, je savais qu’il fallait porter le regard bien au-delà de cet horizon.

Aussi, je vous engage à un instant de réflexion.

 

Saisissons notre chance

 

Regardons le globe terrestre. Près de la moitié de notre planète est couverte par l’océan Pacifique. Et nous, nous occupons 5 millions de km²dans son centre sud-est. Jusqu’à une époque récente, notre situation nous mettait à l’écart des grands courants d’échanges qui faisaient du Pacifique nord la première zone du commerce mondial.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Notre chance historique est que le développement de nouvelles puissances économiques nous place sur la nouvelle route des échanges entre l’Asie et l’Amérique latine. A nous de savoir saisir cette chance. Si nous ne le faisons pas, d’autres, dans le Pacifique, se proposent déjà à notre place.

Alors saisissons là !

Nous serons la plaque tournante des communications matérielles et immatérielles dans cette « diagonale du Pacifique » qui s’est déjà constituée.

Nous ferons naître de nouvelles activités, en valorisant enfin notre vocation océanique.Au lieu de quelques milliers de tonnes pêchées actuellement, pensons à ce que pourra apporter un port halieutique international !

Puisons les autres ressources vivantes encore inexploitées que recèle l’océan. Notre futur centre de recherche nous y aidera.

Utilisons toute l’énergie qui s’y trouve : nos entreprises ont déjà réalisé deux SWAC. Et il existe également l’immense potentiel de l’énergie des vagues et des courants que nous devrons mobiliser.

Enfin, préparons l’exploitation des richesses minérales des fonds de notre ZEE.

Nous offrirons à nos jeunes les possibilités de s’épanouir chez eux parce que la Polynésie ne sera plus perdue dans une région oubliée du monde.

Alors saisissons notre chance !

 

Mais peut-être ce que je vous dis là, ce sont pour vous des rêveries

 d’un vieil homme ?

 

Vous devez certainement vous dire :

Ne risquons-nous pas d’être emportés par le tsunami que génère le surgissement de ces nouvelles puissances mondiales qui nous entourent ?

Ne sommes-nous pas une poussière d’îles entourée d’un monde qui se construit sans nous ?

Ne sommes-nous pas seuls face aux forces immenses qui agitent le grand océan ?

Ne risquons-nous pas d’être un jour victimes de visées stratégiques qui nous dépassent ?

Nous ne sommes, c’est vrai, qu’un tout petit pays mais nous savons où nous voulons aller et nous savons défendre nos idées.

 

Le haut commissaire peut prier il est l'otage de deux syndicalistes aux mines peu avenantes !

 

Et nous ne sommes pas seuls ! Nous faisons partie d’une grande Nation qui nous accompagne et nous accompagnera encore.

Les liens qui nous unissent sont profonds et sont d’autant plus forts que la France a su accorder à la Polynésie française une autonomie sans précédent, voici 30 années.

C’est à nous d’en faire bon usage.

C’est à nous de développer une ambition pour notre Pays, et pourquoi pas, pour la France tout entière.

Imaginez un instant que nous soyons indépendants, c’est-à-dire vraiment seuls. Pensez-vous que les nains de l’ONU, incapables de réagir quand une grande puissance occupe et annexe une partie d’un autre pays, viendraient nous protéger ? Il ne faut pas rêver Monsieur TEMARU !

Non, évidemment !

C’est à ce moment-là que le brin de paille que nous sommes serait emporté par le vent de l’histoire.

Je ne veux pas de cela pour mon Pays.

Affirmons notre ambition ! Ayons la vision pour construire l’avenir !

C’est ce que le peuple attend de nous.

C’est à cela que je vous appelle !

Il s’agit de changer d’échelle et de siècle.

Ayons tous la foi de reconstruire ensemble notre Pays. C’est cette foi qui m’anime, c’est cette foi qui me fait agir, c’est cette foi qui me donne courage et vigueur.

Je ne demande plus qu’une chose : avoir suffisamment fait lorsque mon chemin s’arrêtera pour que notre jeunesse ait retrouvé, elle, le chemin d’un avenir assuré et prospère.

 (Edito demain sur ce discours)

 

 

 

 

 

Mercredi 9 avril 2014

Edito

 

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Dans la série des poissons d'avril, il y en a eu un du côté de la présidence qui valait son pesant de petits poissons et qui venait, selon ceux qui savent tout, du haut de la pyramide gouvernementale! A vrai dire nous n'avons même pas osé  poser la question au président de peur qu'il ne nous dise que ce n'était pas un poisson d'avril ! Ne soyez pas impatients je vais vous en donner la primeur à moins que les esprits bien informés ne le sachent déjà. Ce poisson, un vrai requin, était conditionné par la réussite de Marcel Tuihani à Paea. Patatras, Marcel n'ayant pas réussi à déloger Jacquie le requin d'avril est donc retourné à son élément premier : l'eau !

Qu'était-il ? Le vice président, ministre des Finances et de l'Economie, tout le monde le sait énerve parfois le président et pour dire la vérité, d'autres autour du ministre, plus encore. Ce n'est pas nouveau, tous ceux qui ont été nommés dans le passé à ce poste " délicat" le savent. Et tout le monde sait aussi que les sourires que se font les ministres cachent parfois d'insidieuses espérances personnelles . Le vrai-faux poisson d'avril était donc d'évincer Nuihau Laurey, de mettre à sa place Marcel Tuihani vice président et Gaston Flosse ministre des Finances. Vous y croyez vous ? Ha !ha! Ce n'était qu'un poisson d'avril aux écailles argentés. Ou peut-être pas !

 Mais bien d'autres pièces de théâtre se préparent en ce moment. Ce n'est pas toujours la fin qui justifie les moyens, mais chaque moyen qui est parfois une fin. Et les couteaux, les seconds, s'aiguisent, les black listes s'allongent, les dés s'entrechoquent, les vérités, les contre vérités et les mensonges font florès. Allez donc démêler le vrai du faux dans cette mixture de cynisme  et de flou artistique. Il faut convenir d'une chose cependant quand le pouvoir est en jeu les hommes politiques ne s'encombrent pas de scrupules. Mitterrand trompait l'ennemi en l'étourdissant de compliments en privé avant de lui régler son compte en public. Cela ne risque pas d'arriver avec ce président, il ne fait plus jamais de compliments en public ou en privé et vous règle votre compte dans l'intimité. Les adeptes de Sun Tsu ont pour stratégie de faire naitre des " soupçons réciproques " mais Gaston Flosse, lui, préfère  instrumentaliser son entourage, ce qui leur permet de croire qu'ils entretiennent un rapport de complicité avec le "boss" dont ils guettent tous, le sourire de satisfaction ou la grimace de contrariété.

Au niveau de l'Assemblée de Polynésie

Edouard Fritch, le président de l'Assemblée fera demain le bilan de cette première année de mandature. Il n'est pas sur un petit nuage et sait bien qu'il reste beaucoup à faire pour répondre aux attentes et aux impatiences mais il mettra l'accent sur ce que la majorité a toujours annoncé, pendant et après la campagne, que le redressement ne se ferait pas du jour au lendemain, contrairement à ce que dit ouvertement l'opposition.

Il devrait par ailleurs, demander au gouvernement de faire preuve  d’une meilleure communication et de pédagogie dans les grands projets qui ne seront acceptés par tous que s’ils sont bien compris. Des grands projets qui sont soutenus par la majorité parce qu’ils créeront une activité qui restera en Polynésie et donc produira des emplois.

Au plan institutionnel, Edouard Fritch devrait revenir largement sur les conventions de partenariat passées avec le Congrès de Nouvelle Calédonie et l’Assemblée nationale, qui permettent des échanges fructueux d’expérience et d’expertise. Mais l’expérience tirée du fonctionnement de l’Assemblée nationale va le pousser à proposer la modification du règlement intérieur pour que les débats en séance soient mieux organisés, mais également pour que l’assemblée de la Polynésie puisse pleinement exercer son rôle de contrôle par la mise en place de missions d’évaluation après leur application des textes votés par les représentants.

Manuel Valls

Bref cela dit, l'écume des vagues du Pacifique est restée très tranquille au discours du nouveau premier ministre Manuel Valls puisqu'il n'a doté l'outre-mer que d'une seule vaguelette, un petit frisson  sans grande importance. A peine arrivé et déjà si critiqué au point que l'on se demande par quel tour de force il va pouvoir gouverner entre deux lionnes incontrôlables Royal et Taubira ? Les aficionados de Martine Aubry ne l'ont pas à la bonne. Ils sont toujours au piquet et carrément opposés au tournant libéral de Hollande et Valls. Il est même allé jusqu'à critiquer son propre bilan sur l'insécurité en progression sans compter celui de son prédécesseur ! Et pourtant à notre petit niveau, nous avons trouvé son "cap" tout à fait cohérent puisqu'il donne du mou aux entreprises en leur permettant d'embaucher, l'emploi est bien la priorité non ? Reste tout de même que redonner confiance dans le règlement de la situation d'urgence que connait la France en dépensant moins mais en donnant plus, reste une gageure. Pour les spécialistes les trappes qui empêchent la reprise sont nombreuses. Quant à la suppression de la moitié des régions et des conseils généraux, vlan, il y en a beaucoup qui devront se recycler ! Oui mais où ?!

Et en Polynésie la société civile attend en retenant son souffle les grandes lignes de son pacte de relance et de redressement. A vrai dire, son pacte de responsabilité. Un secret d'Etat jusqu'à demain si rien ne vient perturber la séance !

 

Questions :Où en est-on avec le RSPF pour lequel l’Etat a été sollicité ? Pas de réponse…..

Où en est le rapport de l’IGAS (Bolliet) sur le système de santé en Polynésie ? Pas de réponse

 

 

Les Assises nationales des énergies marines renouvelables se sont tenues à Cherbourg, en présence de Brigitte Girardin

 Brigitte GIRARDIN, ancien ministre de l’Outre-mer et Représentante spéciale de la Polynésie française à Paris, a participé, mardi, à Cherbourg, aux Assises nationales des énergies marines renouvelables. L'événement se tenait à un moment stratégique pour le secteur, après plus de dix ans d'expérimentation à travers le monde, et alors que la France a l’ambition de figurer parmi les grands pays investissant dans les énergies marines. Plus de 250 participants étaient réunis à cette occasion, à la Cité de la Mer de Cherbourg.

« Les énergies renouvelables sont une réponse à la crise climatique mais aussi à la crise économique », a souligné dans son discours d’ouverture le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jean-Louis BAL, selon lequel la filière génèrera à court terme plusieurs milliers d’emplois. Brigitte GIRARDIN qui intervenait lors de la première table ronde, destinée à dresser un état des lieux du secteur et à en dessiner les perspectives, a pour sa part estimé que les énergies marines renouvelables étaient à la fois « une exigence et une chance » pour la Polynésie française.

« La Polynésie française est un territoire isolé au milieu du Pacifique Sud qui n'a d'autre choix que de parvenir le plus rapidement possible à l'autonomie énergétique en développant les énergies renouvelables au sens large. Le coût des énergies fossiles importées, notamment le pétrole, est en effet de plus en plus élevé et difficilement supportable pour l'économie de cette collectivité d'Outre-mer. Il s'agit aussi de tout faire pour préserver un environnement et une biodiversité exceptionnels », a-t-elle développé.

 

Au Conseil des ministres

Deux objets polynésiens bientôt exposés dans un musée australien

 La National Gallery of Australia, à Canberra, organise une exposition intitulée « Atua, sacredgodsfromPolynesia » (dieux sacrés de Polynésie), qui présentera des chefs-d’œuvre de l’art polynésien entre le 24 mai et le 5 août 2014. Le musée de Tahiti et des îles a été sollicité pour le prêt de 2 objets : un ti’i de Tautira et un tiki des Marquises.

 

Point sur les Contrats d’accès à l’emploi

 La neuvième commission d’examen des demandes de CAE (Contrats d’accès à l’emploi) a eu lieu le 4 avril. Au terme de cette commission, 341 demandes ont reçu un avis favorable, ces 341 dossiers CAE représentant un coût total de 212 660 000 Fcfp sur le budget 2014. Il y a 186 bénéficiaires de moins de 30 ans et 155 bénéficiaires de plus de 30 ans.

 Les organismes d’accueil de ces bénéficiaires sont, pour la plupart, des entreprises (69%), mais aussi des administrations (19%) et des associations (8%).Depuis le démarrage du dispositif, 1824 personnes ont reçu un avis favorable de la commission d’examen, dont 1048 personnes qui auront toutes démarré leur stage au 16 avril.

 

 Le ministre de l’Education, Michel LEBOUCHER, a présenté une communication en Conseil des ministres portant sur le dossier d’accréditation de l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) et sur les avant-projets de textes d’extension et d’adaptation de la loi Peillon du 8 juillet 2013 à la Polynésie française.

(...)L’ESPE est aussi une véritable opportunité dans la mesure où le Pays obtient désormais la garantie de pouvoir être institutionnellement associée, non seulement à la formation continue mais aussi à la formation initiale. La création de l’ESPE s’articule autour de trois concepts : la formation, une structure dans le Pacifique adaptée à son contexte plurilingue et pluriculturel avec également l’accent mis sur le numérique. Concernant la place des langues polynésiennes au sein de l’ESPE, quelques grands principes ont été retenus. Au concours, il sera notamment proposé à tous les candidats une épreuve obligatoire de langues et culture polynésiennes, mais ce sans note éliminatoire.

Quota de fleurs

L’année dernière, les fleuristes ont utilisé 73% du quota qui leur a été alloué, soit précisément 12 738 fleurs coupées. On constate, ces dernières années, une stabilisation des quantités importées pour cette fête. En tenant compte des demandes formulées par les fleuristes patentés, référencés en tant qu’importateurs, la commission des fleurs coupées a ainsi proposé d’allouer un quota global de 16 265 tiges, soit une baisse de 6% par rapport au quota alloué en 2013.

 

 

Christiane Taubira a envie de rentrer chez elle

Selon les informations du "Figaro", la garde des Sceaux, reconduite le 2 avril, sera remplacée par le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas.

Christiane Taubira, reconduite le 2 avril dernier à la tête du ministère de la Justice contre toute attente, s'apprêterait à quitter ses fonctions, d'après Le Figaro.

Selon le quotidien, elle sera remplacée "avant l'été" par le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, l'actuel président de la commission des Lois à l'Assemblée nationale. Une hypothèse probable, le nom de ce proche de Manuel Valls ayant circulé lors du remaniement.

"J'ai envie de rentrer chez moi"

"J'ai envie de rentrer chez moi. Ça suffit. Tout ça me gonfle", aurait-elle confié à des proches, cités par Le Monde dans son édition du 5 avril dernier. "Moi, j'ai plus envie de mon Amazonie", avait-elle encore confié.

Christiane Taubira avait d'ailleurs tout d'abord décliné l'offre de François Hollande d'être reconduite à la Justice, avant d'accepter à une condition, conserver la main sur la chancellerie et boucler la réforme pénale.

Interrogé lors d'une conférence de presse ce mercredi, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a dit n'avoir "aucune info" sur cet éventuel départ. "Je n'ai vu chez elle aucune envie, aucune décision qui irait dans ce sens", a-t-il assuré.

 

 

En politique on sacrifie même son meilleur ami

Le dernier sacrifice. Remercié par François Hollande, le dévoué secrétaire général de la présidence de la République a dû annoncer lui-même la liste des secrétaires d'État, mercredi, depuis le perron de l'Élysée. Jusqu'au bout, Pierre-René Lemas a espéré conserver son poste. Il a finalement été balayé par le «big bang» décidé par le président, qui tente le tout pour le tout pour relancer son quinquennat, au lendemain de l'échec historique du PS aux municipales. C'est le président de la Caisse des dépôts, Jean Pierre Jouyet, ami intime du président, qui le remplacera dans le bureau du premier étage de l'Élysée.

Pressenti initialement à la RATP, pour prendre la succession de Pierre Mongin, Pierre-René Lemas devrait finalement prendre la tête de la Caisse des dépôts. L'ex-directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault, Christophe Chantepy, pourrait quant à lui hériter de la RATP. Interrogé sur les nouvelles fonctions qu'il pourrait occuper, Pierre-René Lemas a précisé que François Hollande lui avait déjà fait une proposition mais que le président «l'annoncera mercredi prochain».

 

Dernier voyage d'Edouard Fritch vers l'Assemblée nationale

Edouard Fritch quittera Tahiti ce week-end pour Paris. Il doit en effet participer mardi prochain au débat à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de modernisation du droit, sur lequel les députés polynésiens ont déposé des amendements concernant notamment le tribunal foncier en Polynésie française. Certains de ces amendements ont déjà été retenus lors du passage en commission des lois, d’autres sont redéposés en séance publique.

Il devrait également rencontrer la nouvelle ministre des outre-mer, George Pau-Langevin.

Enfin, ce sera le dernier voyage d’Edouard Fritch en tant que député puisqu’avant son retour il aura démissionné de l’Assemblée nationale en raison du cumul des mandats

 

Jean Paul Perea n'a pas loupé son tir !

Jugé mauvais à la tête du Parti socialiste, Harlem Désir quitte la rue de Solférino grâce à une nomination aux Affaires européennes. Du Parti communiste au FN, les réactions sont virulentes.

Sept ministres différents en sept ans. Harlem Désir, 54 ans, a succédé, mercredi, à Thierry Repentin au secrétariat d'État chargé des Affaires européennes. La «sortie par la haut» de l'ex-premier secrétaire du PS, contesté en interne, irrite la classe politique.

Évidemment la droite s'est emparée du sujet: «L'arrivée d'Harlem Désir, chacun l'a compris, c'est une sortie qu'on pense être honorable pour quelqu'un qui a échoué à la tête du Parti socialiste. Au moins tout est clair, tout est dit», a affirmé le député UMP Jérôme Chartier sur LCI. Pour Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP, «François Hollande manifeste un véritable mépris pour l'Europe qui ne doit pas être une voiture balai ni une assurance chômage».

Au centre, le président par intérim de l'UDI, Yves Jégo, parle, dans un communiqué, d'une «nomination surprenante» et d'un «bien mauvais message envoyé par la France à nos partenaires de l'Union.»