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Cancer du sein : n' hésitez pas, faites-vous dépister, ça peut vous sauver la vie et c'est gratuit à partir de 50 ans. Ca vaut le coup, non ?

 

 

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 Panne d'internet, panne de réseaux, panne de mails, impossible hier de publier nos informations. Toutes nos excuses à nos lecteurs...

  
                                                                           surtout quand ça marche !

Jeudi 23 octobre 2014

Le président de la République se rendra en Nouvelle-Calédonie du 16 au 18 novembre 2014 avant de véritablement entamer sa visite officielle en Australie au lendemain du G20 organisé par Canberra

Edito

Pourquoi ? Pourquoi ?

Les jours passent, L'espoir trépasse. Les logements pour les familles en détresse se construisent, se terminent et se font admirer par ceux qui espèrent un jour y emménager. Mais rien ne se passe pendant des mois. Pourquoi ?

 De plus pour éviter que ces logements ne soient squattés, on paye un gardiennage pouvant parfois  dépasser le million. Pourquoi ? La question est lancinante pour ceux qui attendent. Imaginons que c'est comme leur mettre sous les yeux un "poulet fafa" et leur interdire d'y goûter !!! Tearii Alpha, a déclaré à la ministre des "Outre-mer"

« J’ai indiqué à la ministre qu’il était essentiel pour le Pays, de pouvoir contracter des emprunts de longue durée auprès des organismes prêteurs, pour pouvoir mettre en œuvre une politique de construction de logements répondant aux besoins des Polynésiens ».

Certes, mais alors  pourquoi dépenser de l'argent en gardiennage pour éviter les squatteurs ? Pourquoi vouloir faire déménager certains malheureux de leurs "favelas" où ils sont bien chez eux et dont ils ne souhaitent pas partir alors que tant de malheureux n'ont, eux, aucun logement ? Tous les automobilistes peuvent voir la résidence en bas de la RDO au rond-point de Outamoro, magnifique, mais désespérément vide .

En vérité, ce pays à la chance d'avoir des citoyens paisibles, non belliqueux et qui n'investissent pas de force ces logements neufs en mal de locataires. Une certaine partie de la population se marginalise et ne voit qu'horreur économique, chômage, brutalité . Ces petits séismes redessinent le paysage local dans la violence dénoncée mais constante qui pourrait parfois être atténuée. On dirait que la volonté des politiques exprime une volonté disparate voire conflictuelle. Que fait la commission chargée des attributions? Le dynamisme de la fonction publique roucoulante est absent Heureusement que les projets du privé qui investissent leur propre argent et non celui du pays sont plus dynamiques. Quelle molle illusion que de se gargariser de la relance économique par l'investissement public.

 Il y a des années Jean Christophe Bouissou chargé du logement social n'attendait pas la Saint-Glinglin pour distribuer les clés du bonheur. Marcel Tuihani, en charge dans le gouvernement précédent du logement social avait pour mission de construire des résidences. Il l'a fait. Puis il s'est heurté à l'inertie des bailleurs aux corneilles dans l'administration. Tearii Alpha devrait marquer son périmètre, non pas pour mettre en œuvre une politique de construction de logements, tous ses prédécesseurs l'ont fait, mais au moins et c'est tout de même la moindre des choses, pour distribuer les logements construits. C'est sans doute trop demander !

Malgré la léthargie générale et l'optimisme des mots et des messages, la population la plus misérable n'y croit plus et se réfugie dans la démission civique où l'on soigne le chômage par la plantation du paka dans une anémie d'idéal et d'espoir grave. Lorsque la crise précipitera le peuple dans la rue ou prendra d'assaut les logements neufs pour ne plus dormir dans des carcasses de voitures en laissant échapper leurs démons, on s'étonnera sans doute de cette soudaine brutalité. Mais, ça vous plairait, vous, d'être recroquevillé dans un amas de ferraille devant des logements neufs construits, paraît-il, pour vous ? Et que vont encore sortir de leurs chapeaux nos ministres bien pensants, bien nourris, bien au chaud, persuadés que la raison dont ils sont abondamment pourvus, ne doit pas être observée comme une chimère déchirée et déchirante mais comme un espoir réel dans lequel cette partie de la population ne croit plus. Mais plus du tout si l'on en croit ceux qui ont eu le courage de nous rencontrer..

 

 

¨Pour illustrer la phrase de Tearii Alpha : La moitié du G20 voit le Pacifique”

 Extrait du DIXIT 2014

 

Baisse de 26 $ du baril de pétrole

En juin 2014, le baril de pétrole (Brent, mer du Nord) s'établissait à 115 dollars. Il est tombé à 85 dollars en octobre, soit une baisse de 26 %. C'est énorme (les puits en Lybie et en Irak "recrachent" et la demande est molle).
Pendant ce temps-là, les prix n'ont pas baissé ni à la pompe ni auprès des compagnies aériennes ; tous se gavent sur le dos de leurs clients qui se doutent bien que cette baisse de la matière première et ce maintien des prix des carburants à des sommets font l'affaire de quelques-uns. Et les gouvernements, ici et là, qui nous annoncent fièrement que les prix à la pompe n'augmenteront pas dans les prochains mois... Manquerait plus que ça !

 On espère que Michel Monvoisin va en profiter pour remplir les cuves de ses avions ! Mais il connait son métier...

 

Le vice-président en mission à Paris : audition pour la notation de Standard and Poor’s


 

L’audition finale relative à la notation de la Polynésie française s’est tenue mardi 21 octobre 2014 au siège de l’agence Standard and Poor’s à Paris.
Le vice-président et ministre des finances, Nuihau Laurey, accompagné de son directeur de cabinet et de la directrice du budget et des finances, ont ainsi répondu aux questions des trois représentants de l’agence dans le cadre de la procédure annuelle de révision de la note des collectivités.

L’entretien qui aura duré plus de 7 heures a permis de passer en revue tous les sujets économiques et financiers concernant la Polynésie française, et notamment la situation économique actuelle, l’exécution du budget 2014 et l’impact de la réforme fiscale de juillet 2013, la préparation du budget primitif 2015, la situation financière et l’état de la trésorerie ou encore la situation des comptes sociaux, et plus particulièrement celle du RST.
Ce passage en revue aura permis de mettre en évidence les progrès réalisés dans le cadre des actions portant sur le redressement des finances publiques. Un meilleur accès aux financements externes, que cela soit auprès des établissements bancaires ou auprès des marchés, a été constaté. L’amélioration de la situation de trésorerie, la progression importante du volume de la commande publique, l’augmentation de la capacité d’autofinancement constituent autant d’éléments positifs dans le cadre de cette révision annuelle.
L’agence Standard and Poor’s rendra son rapport et la notation de la Polynésie française dans le courant du mois de novembre.



Tea Frogier rencontre le personnel du Fare Tama Hau


La ministre du Travail et du dialogue social, de l’emploi, de la formation professionnelle, de la recherche et de la condition féminine, Tea Frogier, a rencontré, mardi après-midi, à Fare Ute, le personnel de l’établissement public à caractère administratif, Fare Tama Hau.

Chargé d’accompagner et de conseiller les enfants, les adolescents ainsi que les familles rencontrant des difficultés dans l’éducation de leurs enfants, cet établissement exerce ses missions grâce à deux unités de soins et de prise en charge, la maison de l’enfant et la maison de l’adolescent.

Ses missions sont appelées à évoluer avec l’ouverture de maisons de l’enfance, dont la gestion et la coordination sera assurée par cet établissement. Avec une orientation résolument préventive destinée aux jeunes enfants (0-5 ans) et à leur famille, les maisons de l’enfance auront pour mission de développer, rétablir et renforcer le lien parents-enfant. Cofinancées par l’Etat et le Pays, les communes garantissant pour leur part l’apport du foncier, elles seront à terme au nombre de cinq, respectivement implantées dans les communes de Faa’a, de Punaauia, Taravao, Taiohae et Uturoa. Tandis que ces quatre dernières maisons de l’enfance seront appelées à être inaugurées prochainement, celle de Faa’a assure sa mission d’accueil des familles et de leurs enfants depuis 2013.
 

Cadeau aux touristes plongeurs !



PhotoTefana chasse sous marine

Les 140 bénévoles de Tefana Chasse sous-marine n’avaient pas ménagé leur peine les 10 et 11 octobre  lors de la 10ème édition des Tefana Water Days. Cette année, en deux jours, les volontaires  ont sorti du lagon 8,3 tonnes contre 6 tonnes l’année dernière.

 

Un pamphlet parfaitement ignoble circule sur tous les réseaux sociaux concernant les goûts sexuels d' un magistrat. Ce dernier a tous les moyens de trouver qui est le pervers qui affectionne de rouler ses concitoyens dans la boue. Ce jour là, l'auteur du pamphlet en question apprendra que la calomnie, mal séculaire, est une denrée qui se paye chère, très chère  surtout lorsqu'elle atteint un magistrat, sans doute, dans un esprit de vengeance.

 

Mercredi 22 octobre 2014

Edito

Le nouveau look d'Edouard

Avec l'association Temana o te moana et Maud Fontenoy

Le président de la Polynésie va-t-il faire la mode après avoir conquis Paris. Petit chapeau dans le style tyrolien, il n'y manque que la plume à la couleur de son équipe, c'est à dire "orange". On pourrait lui chanter comme Charlotte Julian : " je tire mon chapeau à ce président, qui dès le matin avec son chapeau nous met dans l'entrain..."

Voilà pour sa différence. Mais pas que...Edouard s'est placé aux  commandes dès son élection il y a un mois. Hier, à Moorea, il s'est emparé de l'animal emblématique de Gaston Flosse, la tortue, sachant qu'en plus, une tortue fléchée mais guérie à la clinique de Moorea, portera l'un de ses prénoms ! Cet homme est donc condamné à aller sur des terrains où on ne l'attend pas en faisant des clins d'œil multiples à ceux qu'il surprend dont nous sommes.

A Moorea, presque sous la pluie, comme l'a fait remarquer Jean Christophe Bouissou, l'ombre de son ombre, il a constaté ce qui va, et ce qui ne va pas notamment sur les infrastructures touristiques .

La première étape de la délégation s’est faite au col de Temae où le point de vue est en cours d’aménagement afin d’accueillir les touristes de manière plus sécurisée et agréable, permettant également l’accès des personnes à mobilité réduite. Puis, direction le débarcadère de Paopao où d’importants aménagements, là aussi, sont en cours pour améliorer l’accueil des croisiéristes faisant escale à Moorea. Une bonne chose car c'est toujours la première vision qui compte. L’activité de croisière est en constante augmentation. En 2013, l’île sœur a accueilli environ 71 000 croisiéristes. Ce n'est pas négligeable et le ministre du tourisme aussi l'a bien compris, lui qui a l'intention de rencontrer les grands croisiéristes à Washington  dans quelques semaines.

Edouard Fritch a visiblement adopté une altitude de vol lui permettant de voir ce qui  mérite d'être revu. C'est dans cette optique qu'un véritable fare artisanal viendra bientôt remplacer les abris de bâche destinés aux artisans. Une impérieuse nécessité dans un pays dont la vocation est, parait-il, essentiellement touristique. Aménagements, réfections des  débarcadères, voilà donc un vaste chantier dont "l'emploi" sera le premier gagnant. Le président Fritch prévoit non seulement l’aménagement des quais, mais également l’aménagement de l’intégralité des sites avec, bien sûr, de nouveaux fare artisanaux, symboles prisés de la culture polynésienne. La question fascinante est de savoir par quelle neuve détermination Edouard Fritch va tenir le rythme de porte drapeau du renouveau polynésien en déplaçant peu à peu sur son image la représentation populaire de celle laissée par l'ancien président

Et pendant ce temps là que fait-il donc Gaston Flosse ? Silence radio. Mais ne vous y trompez pas. Il n'est pas inactif loin de là. Bien sûr, il ne s'est pas  retaillé pour le rayon " garçonnets". Mais il s'est adapté à son nouvel état en utilisant au mieux ses compétences. Il s'est installé dans son rôle de conseiller de la majorité, organise petits déjeuners, déjeuners au cours desquels, c'est bien connu, le bon vin aidant, on se dit tout, ou presque, et prépare activement ses présidents de fédération et de section en ayant dans le viseur son grand congrès à la fin de l'année ou début 2015. Ce travail de lobbying il le connait bien l'ayant pratiqué toute sa vie professionnelle dans un défi permanent gagnant, gagnant. N'en doutons pas ses idées  sur l'avenir infusent. Parfois dans le tumulte, le risque ou le bain médiatique. Absent lui ? Jamais !

 

 La tortue blessée et guérie s'appelle Tereori, le second prénom d'Edouard Fritch

 

Visite des chantiers de Moorea

 

Tearii Alpha reçu par George Pau-Langevin

 

Le ministre du Logement et de la rénovation urbaine, de la politique de la ville, des affaires foncières et du domaine, Tearii Alpha, a été reçu mardi matin, à Paris, par la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. Les échanges, pendant une heure, ont porté sur les dossiers polynésiens relatifs au logement et au foncier.

 « J’ai indiqué à la ministre qu’il était essentiel pour le Pays, de pouvoir contracter des emprunts de longue durée auprès des organismes prêteurs, pour pouvoir mettre en œuvre une politique de construction de logements répondant aux besoins des Polynésiens », a souligné Tearii Alpha au sortir de la réunion. Dans cette perspective, le ministre a plaidé pour la création d’un opérateur dédié, incluant la collectivité, l’Etat, l’Agence française de développement (AFD) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC). George Pau-Langevin a assuré que cette proposition serait étudiée avec la plus grande attention.

 Foncier : bien informer la population

 Les discussions ont, par ailleurs, porté sur la mise en place prochaine d’un tribunal foncier, en Polynésie française. La justice étant une compétence régalienne, l’organisme sera intégré au Palais de justice de Papeete. Toutefois, aux yeux du ministre polynésien, il est important que des synergies soient créées entre le tribunal et les services du Pays, dans l’objectif de bien informer la population, en matière notamment de recherches cadastrale et généalogique, et de règles de partage.

 « Cette démarche en amont est essentielle. Elle doit permettre de bien préparer les dossiers, avant leur étude par le tribunal. Elle doit aussi permettre de favoriser la conciliation », a insisté Tearii Alpha, soulignant le nombre important de dossiers en souffrance en matière de litige foncier. « 1 800 doivent être examinés, » a-t-il précisé. Lors de sa mission en Polynésie française, le mois dernier, le directeur des services judiciaires, Jean-François Beynel, avait assuré que les moyens humains seraient renforcés au Palais de justice de Papeete, afin de réduire de manière probante le nombre de dossiers en attente.

 La moitié du G20 voit le Pacifique

 De manière plus générale, George Pau-Langevin et Tearii Alpha ont évoqué le développement de la Polynésie française, et son positionnement géopolitique. « J’ai rappelé le potentiel maritime et minier de notre collectivité, qui n’est pas encore pleinement exploité. Il serait souhaitable que la Polynésie française devienne un bassin d’applications en matière de tourisme nautique, de recherches halieutique et maritime, ou encore, d’énergies marines », a insisté Tearii Alpha.

 Il a, par ailleurs, souligné la position géostratégique intéressante de la Polynésie, située dans une région entourée par dix pays membres du G20. « La moitié du G20 voit le Pacifique » a-t-il martelé.

 

 

Le Haut commissaire Lionel Beffre décline les îles polynésiennes au fil de son séjour . Au bout d'à peine un an le nombre de ses visites et de ses enquêtes pour savoir ce qui ne va pas ou va bien dans les archipels,  frise le record. La semaine dernière il  s'est rendu aux Marquises une nouvelle fois pour apporter le soutien de l'Etat dans les communes de Hiva Oa, Fatu Hiva et Tahuata.

 

 

 

 

 

Courrier

Dans la stèle à la gloire de Temaru (c’est son nom qui est écrit dessus), au parc Paofai, en face du rond-point Chirac, un truc me fait bien marrer. D’un côté on lit en grosses lettres « Vérité », d’un autre côté ils ont mis un caillou ramené de Fukushima, évidemment pour dénoncer l’horreur nucléaire. Pourtant, la vérité, n’en déplaise aux indépendantistes et aux écolos-bobos, est tout autre : les 20 000 victimes de la catastrophe de Fukushima ont toutes été tuées par le tsunami ; il n’y a eu et il n’y aura aucun mort à cause de la centrale. C’est l’OMS qui vient de le reconnaître, source très facile à vérifier sur Internet. Cordialement Bernard.

NDLR Quant aux défenseurs des Japonais qui viennent pleurer sur le fait nucléaire, nous leur conseillons de ne pas louper le film " Invincibles"  qui sortira au début de l'année 2015 pour se rendre compte une fois de plus de l'intensité de la cruauté japonaise pendant la deuxième guerre mondiale.

 

Hommage quasi universel des salariés et des hommes politiques nationaux et étrangers à la suite du décès de " Big moustache" Christophe de Marjorie, patron de Total dans le crash de son avion, un Falcon 50, en Russie. Il fallait être bourré ou inconscient pour laisser une  déblayeuse à neige sur la piste Le pilote a envoyé un signal de détresse et fait demi-tour, pour tenter un atterrissage d'urgence, mais l'appareil s'est écrasé sur le tarmac. Des débris ont été retrouvés à plus de 200 mètres, selon les médias russes

 

Claude Bartolone dément "préparer l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie"

 Outremer première


Une mission parlementaire qui fait polémique. Alors que la presse prête au président de l'Assemblée national une volonté de définir "les contours de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie", ce dernier a tenu à démentir ces "rumeurs" dans un communiqué.

Il a tenu à s'exprimer officiellement. Le président de l'Assemblée nationale est formel: la mission parlementaire créée le 14 octobre n'est pas destinée à "préparer les contours de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie".
Colère du R-UMP en Nouvelle-Calédonie
Pourtant lors de la mise en place de cette mission, des propos allant dans ce sens avaient été rapportés par l'AFP (Agence France Presse). De quoi susciter la colère du Rassemblement UMP, fervent partisan du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Le sénateur calédonien Pierre Frogier avait par ailleurs rédigé un courrier au Premier ministre Manuel Valls en demandant des précisions au chef du gouvernement, notamment sur "sa vision de l'avenir institutionnel du pays".

"De fausses rumeurs"
Dans un communiqué publié ce mardi, Claude Bartolone a démenti avec "la plus grande fermeté" les propos que lui prête l'AFP, repris ensuite pas plusieurs médias nationaux. "La mission sur la Nouvelle-Calédonie ne peut donc avoir juridiquement aucun autre objectif que de tenir informée la Représentation nationale des discussions et des travaux conduits par les acteurs politiques de la Nouvelle-Calédonie sur son avenir institutionnel ", écrit-il.
Claude Bartolonne dénonce par ailleurs la méthode des "fausses rumeurs". "Ce serait une faute grave de vouloir faire porter au président de l’Assemblée nationale et à la mission d’information une position partisane".

Claude Bartolone précise par ailleurs qu'il se rendra en Nouvelle-Calédonie "au cours des prochains mois", afin de rencontrer "l'ensemble des acteurs".


 

Censure

Le Ravi, Mediapart , Marsactu.fr ,Echo du Frioul .eu ,La Provence
Sont interdits aux conférences de presse du FN

 

Les dangers de la loi Taubira

«Alors qu'environ 60 % de la population carcérale en France, c'est-à-dire 40.000 détenus, peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane, la radicalisation islamiste est aujourd'hui susceptible de concerner plusieurs centaines de détenus.» C'est le constat établi par le député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé, dans un rapport «pour un plan d'action anti-radicalisation islamiste en prison» dont Le Figaro publie les meilleurs extraits.
L'élu, qui a travaillé sur le budget de l'administration pénitentiaire pour 2015, préconise une thérapie choc: «création d'Unités spécialisées anti-radicalisation (USAR) pour les détenus de retour du djihad», «sonorisation des prisons», «rétablissement des fouilles» et «blocage des portables non autorisés».


Guillaume Larrivé rappelle que, dans les prisons aujourd'hui, les «signes extérieurs de radicalisation ont presque totalement disparu, laissant la place à une radicalisation et à un prosélytisme beaucoup plus discrets et, partant, plus difficiles à repérer.» Il ajoute: «Cette stratégie de dissimulation ou de camouflage est théorisée par certains radicaux sous le nom de Taqyia.»


Les dangers de la loi Taubira
L'élu met en cause la politique de la ministre de la justice, Christiane Taubira: «l'essentiel des marges de manœuvre créées par la loi de finances pour 2015 au sein du budget de l'administration pénitentiaire se trouvent, en réalité, absorbées par la mise en œuvre de la «loi Taubira», c'est-à-dire par la volonté de privilégier une approche de «traitement social» des délinquants, en dehors de l'enceinte pénitentiaire», déplore-t-il.
Et Guillaume Larrivé de mettre en garde: «Votre rapporteur pour avis ne peut que regretter vivement que le gouvernement ait fait le choix de privilégier le maintien en liberté, dans le cadre de la contrainte pénale, de délinquants dont la place est en prison et de procéder à des augmentations des effectifs de conseillers d'insertion et de probation qui ne permettront pas d'assurer un contrôle sérieux des condamnés.»


Selon lui, cette politique se fait «au détriment de la poursuite d'un programme immobilier adapté aux besoins de notre pays et de la sécurisation de nos établissements pénitentiaires.» Les crédits seraient mieux employés, conclut-il, «s'ils étaient affectés à la mise en place d'un véritable plan de lutte contre la radicalisation islamiste dans les prisons qui reste à bâtir.»

 

Maternité d’Orthez : l’anesthésiste avait été licenciée en Belgique en 2013

JUSTICE - En détention provisoire en France suite au décès d’une patiente à la maternité d’Orthez (Pyrénées-Atlantiques), l’anesthésiste belge avait été licenciée d’un hôpital belge en février 2013, après seulement 3 mois de travail.

Le directeur actuel de l’hôpital du Taaone, Christophe Bouriat, est l’ancien directeur de l’hôpital  .. d’Orthez….déjà folklorique à l’époque.

 

 

Mardi 21 octobre 2014

Quatre personnes contaminées par le chikungunya à Montpellier

Le budget municipal de Papara mis sous tutelle de l'Etat

Préavis de grève déposé  à l'OPT par le SAPOT( syndicat interne relié à la CSIP) dont les leaders doivent être reçus ce matin par le président Fritch.

Bruno Sandras - Le Tribunal administratif de Papeete a annulé ce matin les élections municipales de Papara et a  condamné Clément Le Gayic à 12 mois d'inéligibilité. Bruno Sandra avait été condamné à trois ans d'inégibilité en juillet dernier.


Patrice Jamet  inéligible pour une durée de 18 mois. Son accession au poste de maire de Mahina est annulée tout comme son élection au conseil municipal.

Richard Tuheiava représentant e ex sénateur devient VRP pour Morinda

 

 

Edito

 

Le président de la République mise sur Edouard Fritch

A Paris comme sur le plateau de Polynésie première, le président Fritch a été très bon, pour ne pas dire excellent. Nous l'avons souvent fait remarquer et ceci confirme cela, si la mode est aux marqueurs, ces bornes emblématiques de la mutation, Edouard Fritch, à sa manière est devenu le marqueur sommital d'une cohabitation que l'on pensait vouée à l'échec depuis un mois. Or, même si bonheurs et malheurs sont parfois jetés en pâture à l'opinion publique, c'est ma foi s'indigner en vain de la mutation croissante de la mentalité humaine. En un mois,  que dis-je en 24h. nous avons découvert un Fritch nouveau. Prudent, avisé, habile, modeste, optimiste et souriant, sans aucun triomphalisme, il a, hier, détaillé à nouveau (voir ci-dessous)  son marathon politique. Non pas pour aller tendre sa sébile mais pour renouer des liens de confiance et surtout faire connaissance avec les représentants de l'Etat. D'un côté comme de l'autre, le courant est passé.

On dira peut-être que la cause politique, la frivolité des séductions, la gravité requise dans une période difficile pour l'un et l'autre des partenaires sont des leurres, apparemment il n'en est rien et les promesses ont l'air d'être tenues malgré les emplois du temps chargés des plus hauts dignitaires de cette France qui soupire quotidiennement sur ses propres malheurs.

 Retour inespéré de l'Etat dans un domaine fondamental, la solidarité avec une participation au RST, tant sollicitée depuis des années, jamais accordée, cela mérite d'être relevé. Le pied  bloqué sur l'accélérateur, d'ici le mois prochain, les excédents de cotisations patronales "maladie" des fonctionnaires d'Etat pourraient être reversés par le Cnam (caisse nationale d'assurance maladie) au régime de solidarité de la Polynésie française. Finies les lamentations. Si près de 3 milliards, juste ce qui nous manque si cruellement, tomberaient dans les caisses du RST. En voilà une idée qu'elle est bonne, mais il y en a une deuxième.L'Etat soudain n'est pas à court alors que des pistes depuis des mois, l'Etat n'en avait pas. La deuxième option serait de baisser de 30% les frais assez considérables des évasanés sous un régime "étranger" alors qu'ils sont " français".Un comble quand même. Tout ceci sera solutionné très vite et deviendra la preuve par neuf que l'Etat n'a pas fait que des rodomontades devant le président et les deux députés polynésiens.

Bref dans cette France et cette Polynésie toutes deux imparfaites, qui se cherchent et semblent bien s'être retrouvées, la prudence de part et d'autre sans dureté mais avec sa logique, était au rendez-vous avec un ingrédient sans lequel rien ne peut se faire, la confiance. Avec ou sans crise, avec ou sans remue-ménage, le vieil Etat républicain et la jeune Polynésie se sont découverts et fait la révérence dans une démocratie non plus confinée à son propre périmètre mais ouverte à la volonté de sauvegarder ce confetti polynésien dans un Pacifique  que la Nouvelle Calédonie tsunamise. D'où le voyage prochain du président Hollande qui a invité, peut-être à titre d'exemple de bon sens, Edouard Fritch a y participer. Autant d'innovations et preuves d'une confiance perdue depuis l'époque chiraquienne, mais aujourd'hui retrouvée dont le président polynésien actuel est bénéficiaire et ce, sans avoir de vertiges. Il est bon de le souligner, à condition toutefois et il le dit lui-même, que sa gestion du pays se fasse dans une stabilité, politique et amicale, sincère.

Polynésie première hier soir. Interrogé sur les quelques couacs d'un Tahoeraa partagé, Edouard Fritch a fait s'exclamer Gaston Flosse qui l'écoutait attentivement  "Il a été bon !" Suprême compliment de la part de l'ancien président qui en est avare. Pas de vaines défausses, pas d'agressivité, pas de simplification réductrice du rôle du président du Tahoeraa que Fritch suivra en 2017 comme tout vassal loyal doit le faire envers le président de son parti. Fichtre, on découvre un Edouard inconnu, habile dialecticien et fin stratège. A l'évidence, il n'a pas fini de nous surprendre !

 

   Avec les collaborateurs incontournables de François Hollande, Marc Vizy et Nicolas Revel

Hors conférence de presse bilan parisien, il a été question hier du Mahana Beach Jean Christophe Bouissou a expliqué les difficultés juridiques qui freinent ce projet " qui se fera" mais... Quant à Edouard Fritch, il a précisé que les projets d'esquisses  financés à 25 millions chacun dont celui du groupe 70 ayant subi des modifications importantes, est passé de 25 millions à 50 ou 70 millions cfp. Or a-t-il précisé il s'agit d'un marché public et je ne souhaite pas subir les foudres de la Chambre territoriale des comptes qui sont suivies en général de poursuites judiciaires. Il temporise et freine des quatre fers ce projet en prenant toutes les précautions qui s'imposent. Suivi de son ministre du Tourisme.

 

Verbatin interview du président Fritch ( Polynésie Ière)

Journaliste : Monsieur le Président bonsoir, vous revenez de Paris et vous avez notamment rencontré le 1er Ministre Emmanuel VALLS, et pour reprendre votre expression, on avait un peu disparu des écrans radars de l’Etat, est-ce que les robinets sont à nouveau ouverts

 Président Edouard FRITCH : Non je ne dirais pas que les robinets sont ouverts parce que je sais que l’Etat a aussi de son côté beaucoup beaucoup de problèmes au niveau financier, mais je me réjouis, nous nous sommes réjoui puisque j’étais accompagné de nos députés, de la bonne écoute que nous avons au niveau central.

 Vous avez rencontré François HOLLANDE vendredi soir, alors a-t-il confirmé sa venue en 2015 ou sa visite est-elle véritablement annulée

 Il est fortement question qu’il vienne en 2015, il ne peut pas nous donner de date contrairement au 1er Ministre,  Monsieur VALLS, qui lui nous a dit qu’avant la fin du 1er semestre 2015 il viendrait rendre visite à la Polynésie.

 Alors le rapport de l’IGAS a suscité ici à Tahiti de nombreuses réactions, notamment des fonctionnaires de l’Etat ou des praticiens hospitaliers, quelles sont les recommandations que vous comptez appliquer ?

 Alors si vous voulez, la recherche d’une solution pérenne a été le souci permanent, parce qu’on ne souhaite pas tous les ans aller négocier une enveloppe. Si nous pouvions avoir quelque chose de constant dans le temps, c’est tout bénéfice pour le Pays, donc l’idée du transfert des cotisations patronales, uniquement, et je le précise bien, il s’agit bien…

 …de l’excédent de ces cotisations…

…oui il s’agit bien de l’excédent des cotisations patronales qui seraient affectées à la Polynésie….

 Pourquoi l’excédent d’ailleurs ?

 Eh bien parce qu’il y a effectivement, et c’est que je disais tantôt, il y a les dépenses afférentes à la prise en charge de l’assurance maladie qui doivent être décomptées, je suppose, de ces cotisations, mais c’est à voir, Nuihau LAUREY va s’en occuper toute la semaine…

 Vous avez chiffré un petit peu… ?

 Le rapport de l’IGAS fait état effectivement de cette solution qui est chiffrée aux alentours de 4 milliards de FCFP, ce qui est naturellement intéressant, d’autant qu’une deuxième piste est aussi explorée en ce moment, c’est celle de la facturation des malades  qui sont évasanés sur les hôpitaux de Paris et qui subissent, contrairement à ce qui se passe pour un français d’origine assurés à la sécurité sociale, qui subissent une majoration de 30% ; donc là le 1er Ministre a été clair, c’est une des premières mesures qu’on pourra prendre rapidement, ce qui fait une économie non négligeable.

 Est-ce que vous arriverez, est que vous espériez que l’Etat finance le RSPF à hauteur de 10% ?

 Non, je voulais simplement, j’ai précisé au 1er Ministre, que le Pays assure aujourd’hui pratiquement 90% du financement. La problématique, c’est que à la fin de cette année nous allons encore avoir un déficit de l’ordre de 6 milliards de francs, le Pays va combler ce déficit à hauteur de la moitié, donc trois milliards, donc il va rester trois milliards, sur 27 milliards, et c’est ce que j’ai tenté d’expliquer, c’est une toute petite partie pour laquelle nous faisons appel à l’Etat.

 Alors vous avez rencontré Anne BERIEL la directrice de cabinet adjointe de la Garde des Sceaux, le texte relatif à la création du tribunal foncier sera examiné à l’Assemblée Nationale le 30 octobre, alors qu’est-ce que vous attendez exactement ?

 Si vous voulez, le 30 octobre à l’Assemblée Nationale seront examinés les amendements que nous aurons déposés pour l’aménagement de certaines dispositions du code civil. Sur le problème du tribunal foncier lui-même c’est pratiquement acquit aujourd’hui, c’est-à-dire que l’année prochaine la Garde des Sceaux mettra en place les moyens humains pour assurer le fonctionnement du tribunal foncier. Aujourd’hui, nous discutons ici à Papeete pour la mise à disposition dans le cadre d’un échange avec l’Etat, de locaux qui se situent du côté de Vaiami, et je pense qu’on conclura d’ici la fin de l’année, et je pense que les locaux seront disponibles en début de l’année prochaine, c’est en tous les cas les objectifs que nous nous sommes donnés.

 Alors 3,2 milliards pour la rénovation de Nuutania, c’est acté ?

 Alors ça c’était aussi une bonne surprise pour nous parce que on ne savait pas trop ….

 …Ce n’était pas encore sur ?

 Non ce n’était pas sur, et la directrice de cabinet m’a effectivement confirmé 3 milliards pour la remise en état, dès l’année prochaine, en 2015.

 Alors Emmanuel VALLS se réjouit du retour de la stabilité politique, mais peut-on véritablement parler de stabilité politique lorsqu’on connaît les dissensions actuelles au sein du Tahoera’a. 

Non, il n’y a pas de dissensions, vous savez…

 …Il y a eut l’épisode tout de même du conseil d’administration d’ATN…

 …Oui, ça effectivement, c’est une vision que j’ai de l’ouverture dans des conseils d’administration, mais je veux être clair là-dessus : j’ai ma majorité, et la majorité c’est la majorité Tahoera’a Huiraatira. Nous sommes 38 à l’Assemblée de Polynésie française, on n’a pas besoin d’aller s’acoquiner, je dis bien s’acoquiner, avec d’autres groupes à l’Assemblée, je crois que les autres groupes aussi, je veux parler d’A Tia Porinetia et l’UPLD, n’ont pas dans leur projet de venir constituer une majorité avec nous. Le jeu de la démocratie c’est qu’il y ait une majorité et une opposition, ma majorité, la mienne c’est le Tahoera’a Huiraatira, c’est clair.

 Le procès OPT sera finalement jugé en appel sur le fond en janvier, dans l’hypothèse ou en 2017 Gaston FLOSSE serait une nouvelle fois inéligible, quelles seront les conséquences pour le Tahoera’a ?

Pour l’heure cette solution n’est pas encore envisagée, je vais être clair avec vous. Vous savez que pour le moment il est inéligible jusqu’en 2017, donc en 2017 nous représenterons une liste, et je pense que Gaston FLOSSE sera encore président du Tahoera’a Huiraatira puisqu’il exerce ses fonctions de président, donc en 2018 nous verrons, et bien sur, s’il est disponible et s’il peut y aller, ce sera notre leader.

 Vous aurez le champ libre ?

 Oui je pense, jusqu’à présent Gaston FLOSSE tient sa parole. Il l’a dit, Edouard va accéder aux affaires du Pays, il s’organisera en fonction de sa façon de voir les choses,  et de ses conceptions. Je me suis engagé à respecter le programme du Tahoera’a Huiraatira parce que j’ai été élu sur ce programme, et puis je pense que si chacun tient ses engagements, ça ira jusqu’au bout.

 Une toute dernière question Edouard FRITCH, un mot sur le chikungunya qui sévit maintenant à Tahiti et dans quelques îles,  l’état justement peut-il nous aider à lutter contre le moustique ?

 Bien sur vous savez que la cellule de crise est composée avec les représentants de l’Etat ; Nous avons engagé une dépense importante puisque nous avons commandé un conteneur spécialisé pour ce genre de maladie avec possibilité d’isolement des malades, donc cette dépense va être engagée, et puis si les choses s’aggravent effectivement il faudra envisager de demander à l’état un coup de main sur cette affaire aussi

 

Compte-rendu intégral de la mission à Paris du Président Edouard Fritch
à titre de référence


1/ SUR LA FORME DE LA MISSION

Un mois après mon élection à la présidence de la Polynésie française, j’ai tenu à établir rapidement un dialogue avec l’Etat au plus haut niveau local et central.

J’avais déjà esquissé ce souhait en 2012 en tant que député de la Polynésie française et je n’ai pas varié de conviction.

En effet, les quatre dossiers principaux que je souhaitais évoquer devant les autorités de l’Etat sont ceux que les trois députés Jean Paul Tuaiva, Jonas Tahuaitu et moi-même avions porté depuis lors, à savoir la solidarité de l’Etat au régime du RSPF, la cession des terrains militaires dans le cadre du Contrat de redynamisation des sites de défense, le Tribunal foncier et le Contrat de projet version 2015-2020.

Pour parler de ces dossiers, en présence des deux parlementaires qui sont restés à Paris Jean-Paul Tuaiva et Maina Sage, j’ai successivement rencontré :
- la ministre des Outremer, madame George Pau-Langevin accompagnée de quatre collaborateurs,
- en l’absence de madame Taubira, ministre de la Justice, en déplacement dans l’océan indien, sa directrice de cabinet adjointe accompagnée de quatre collaborateurs,
- en l’absence de monsieur Le Drian, ministre de la Défense, son directeur de cabinet adjoint accompagné également de quatre collaborateurs
- et en l’absence de la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, occupée à défendre son projet de loi de finances 2015 devant le parlement, son directeur de cabinet accompagné de trois autres collaborateurs.

Et puis, j’ai rencontré d’autres hautes personnalités, dont pour certaines, je n’avais pas de rendez-vous confirmé en partant de Tahiti :
- le député René Dosière, rapporteur du budget outre-mer,
- Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois, et le chef des administrateurs de la commission, Eric Thiers,
- la directrice générale de l’AFD, madame Anne Paugam,
- le directeur général des outre-mer, monsieur Thomas Degos, accompagné de trois collaborateurs, dont monsieur Stéphane Jarlégand, ancien directeur de cabinet de Lionel Beffre,
- le président directeur général de Suez Environnement Outre-mer, monsieur Didier Vallon,
- le directeur outre-mer de la Caisse des Dépôts et Consignation, monsieur Perfettini,
- en l’absence du ministre des affaires internationales, Laurent Fabius, son directeur de cabinet accompagné de trois collaborateurs,
- le conseiller spécial outre-mer du président de la République, monsieur Marc Vizy, avec le Secrétaire général adjoint de l’Elysée, monsieur Nicolas Revel
- et enfin, d’une part le Premier ministre, monsieur Manuel Valls, accompagné de deux de ses collaborateurs,
- et d’autre part, d’une manière fort agréablement inattendue, le Président de la République, monsieur François Hollande, dès son retour de Milan.

J’ai donc eu une semaine bien remplie. Je remercie vivement les autorités de l’Etat pour leur diligence et leur disponibilité car j’avoue m’être pris tardivement pour solliciter mes rendez-vous parisiens. En tout cas, la promptitude avec laquelle les portes ministérielles se sont ouvertes, a beaucoup facilité mon travail durant cette semaine à Paris. Plusieurs directeurs de cabinet m’ont dit que si leurs ministres étaient à Paris, ils auraient tenu à me recevoir eux-mêmes. Ce sont des paroles qui m’honorent et qui me touchent, et au-delà de moi, c’est réconfortant pour la Polynésie française.

Avant de venir sur le fond, je voudrais tout d’abord vous faire quelques remarques portant sur la forme de ce qui s’est passé tout au long de ma semaine parisienne. Ces remarques sont importantes à prendre en compte pour la bonne compréhension et la bonne appréhension des choses.

J’ai demandé à nos parlementaires présents à Paris de m’accompagner dans l’ensemble des rendez-vous, sauf celui avec René Dosière qui a souhaité me voir en tête à tête. La présence de nos parlementaires est importante et utile car elle permet à nos élus nationaux d’être informés des dossiers et de leur avancée. Ils sont nos relais indispensables à Paris.

Vous avez remarqué que, dans mes propos, j’ai cité le nombre de collaborateurs ministériels mobilisés lors de mes entretiens. Ce n’est pas anodin. Tous les cabinets ministériels avaient reçu les instructions venant du sommet de l’Etat, de faire avancer favorablement nos dossiers, voire de les conclure, dans les meilleurs délais. C’est pourquoi, tous les agents de cabinet qui suivaient nos dossiers étaient mobilisés et présents.

Le Président de la République que j’ai rencontré en dernier, à la fin de ma semaine de mission, m’a en effet dit qu’il avait donné instruction d’aider la Polynésie française en accédant favorablement à nos demandes. Lors de cet entretien, il m’a officiellement invité à se joindre à lui lors de son prochain déplacement en Nouvelle-Calédonie et en Australie. Le Président de la République, en raison d’un agenda trop juste, ne pourra pas venir en Polynésie française, mais en échange la Polynésie française sera à ses côtés, lors de ce déplacement dans le Pacifique.

J’avais également constaté ce même état d’esprit chez le Premier Ministre. Avec lui, il n’y a eu aucun sujet tabou. Nos députés se sont permis d’insister à nouveau sur l’importance du maintien de la défiscalisation, quitte à cibler son application sur certains domaines vitaux pour nos secteurs productifs. Le Premier ministre a eu une attitude d’ouverture à l’égard de nos propositions. Il envisage sérieusement de venir en Polynésie française au cours du premier semestre 2015. Pour lui, la France doit être présente d’une manière plus significative, dans cette région du monde.

A cet effet, je suis et nos parlementaires avec moi, très heureux de cette situation d’écoute attentive, de dialogue et de recherche de solutions entre l’Etat et la Polynésie française. Nous sommes heureux pour la Polynésie française et pour les Polynésiens, de constater que le travail amorcé, en 2012, en tant que députés, pour rétablir un climat de confiance entre l’Etat et la Polynésie française, est aujourd’hui en train de produire ses fruits.

Les autorités de l’Etat sont également satisfaites de ce nouvel élan de dialogue et de recherche de solutions, car la Polynésie française avait, si je puis le dire, « quelque peu disparu de leur écran de radar et que cette situation n’était pas normale en tant que collectivité de la République ».

Il nous revient de continuer à cultiver ce terrain favorable. J’ai toujours dit que l’Etat saura nous entendre et nous considérer si nous sommes sérieux dans nos approches et respectueux de la République française. Soyez certains qu’avec moi, ce sera cet état d’esprit. Et je veux que cet état d’esprit soit partagé par nos élus territoriaux, nos élus communaux et notre administration. Etre sérieux et respectueux, n’est pas être docile ou soumis. C’est être professionnel et rigoureux dans notre gestion et dans notre travail, sur le court et le long terme.

C’est ce que l’Etat, nos partenaires économiques et les bailleurs de fond souhaitent et attendent de nous.

Je voudrais, avant de clore cette première partie de ma conférence, remercier mes deux collègues Maina Sage et Jean Paul Tuaiva qui m’ont accompagné avec assiduité tout au long de cette semaine, tout en assurant leurs obligations parlementaires puisqu’ils avaient également des dossiers et des interventions à porter durant cette semaine.

***
2/
SUR LE FOND DE LA MISSION

Venons-en maintenant sur le fond des dossiers.

2.1. La solidarité de l’Etat au RSPF.
Toutes les autorités de l’Etat ont confirmé la contribution de l’Etat au régime de solidarité de la Polynésie française. L’Etat a également le souci de répondre d’une manière pérenne à la demande du Pays. C’est dans cette voie de pérennité que les techniciens des ministères des outremer, des affaires sociales et des finances ont travaillé en interministérialité pour dégager la solution qui doit être indépendante de tout aléa politique local ou national.

Il y a deux pistes proposées.

La première solution proposée et qui est en phase en évaluation, est basée sur l’idée suivante : les excédents des cotisations patronales maladie de tous les fonctionnaires d’Etat en poste en Polynésie française et de tous les pensionnés d’Etat devraient être versés par la Caisse nationale des Assurances Maladie (CNAM) au régime de solidarité de la Polynésie française. Cette solution est :
- totalement neutre et indolore pour les fonctionnaires d’Etat qui ne verront aucun changement à leur situation salariale ou statutaire.
- L’autre avantage de cette solution est d’être pérenne tant qu’il y a aura des fonctionnaires et des pensionnés d’Etat en Polynésie française.

L’Etat considère normal et légitime de participer à la solidarité des Polynésiens au travers de ceux qui exercent en Polynésie française. Il y a des chiffres qui ont été avancés par les ministères, mais je préfère ne pas les évoquer maintenant au moment où le Vice-président de la Polynésie française, actuellement à Paris, est en discussion technique avec les agents de l’Etat. En tout cas, le Premier Ministre garantit que la solution sera finalisée avant la fin de cette année.

La seconde voie proposée est la baisse de 30 % de la facturation hospitalière des évasanés polynésiens dans les hôpitaux de Paris. A l’heure actuelle, les évasanés polynésiens sont facturés au même tarif que les non ressortissants nationaux, avec une majoration de 30 % des tarifs hospitaliers. Cette baisse va permettre une économie de quelques centaines de millions de francs à la CPS, allégeant ainsi les dépenses des évasanés des trois régimes RSPF, RGS et RNS.
L’ensemble de ces deux pistes fait donc l’objet actuel d’une évaluation précise. Dès que les chiffres seront connus nous seront en mesure de connaître le solde positif des cotisations patronales maladie qui seront versés au bénéfice de notre régime de solidarité.

2.2. La cession des terres aux communes dans le cadre du Contrat de redynamisation des sites de défense

Le ministère des finances a déposé la semaine dernière un amendement au projet de loi de finances 2015 pour rendre opératoire la cession des parcelles à Papeete, Pirae, Arue, Mahina, Faaa et Taiarapu Est.
En effet, le ministère de la défense souhaite que la cession des parcelles destinées aux six communes de Tahiti soit le plus rapidement effectuée. Le retard pris sur ce dossier provient de Bercy qui estimait que certains projets proposés par les communes sur les parcelles concernées relevaient de la compétence du Pays et qu’à cet effet, l’opportunité d’un transfert aux communes pouvait être source de difficulté ultérieure.
Je rappelle que ce dossier avait été amorcé en 2010. Je me rappelle d’autant bien de ce dossier et de ses avancées puisque en 2010, j’étais en charge de ce dossier du côté du Pays, alors que j’étais Vice président de Gaston Tong Sang, en charge du développement des communes. Le haut-commissariat et le Pays avaient à cette époque bien fait avancer ce dossier. La lenteur de résolution de ce dossier est due essentiellement à l’absence de concertation entre les maires et le Pays pour dégager une solution consensuelle à présenter à l’Etat, et en particulier à Bercy.
Aujourd’hui, il nous faut conclure sur ce dossier.
A cet égard, je voudrais dire à mes cinq collègues maires qui sont concernés par la cession des parcelles que l’amendement déposé par le gouvernement de monsieur Valls est conçu pour qu’au final nos communes soient les bénéficiaires de ces cessions à l’euro symbolique. J’ai suffisamment eu de garantie auprès du premier ministre, du ministère de la défense et du ministère des outre-mer pour que les communes soient rassurées de la préservation de leur intérêt.

2.
3. Le Tribunal foncier

Nous avons la certitude que le Tribunal foncier sera effectivement mis en place. Nous sommes dans les phases d’ajustements législatif et technique. L’ajustement législatif sera utile pour faire prendre des dispositions législatives spécifiques à la situation foncière polynésienne. L’ajustement technique permettra de dimensionner d’une part les ressources humaines nécessaires et les locaux destinés à ce Tribunal. En tout cas, j’ai la certitude que ce tribunal verra le jour, grâce à l’impulsion déterminante de la Garde des Sceaux, madame Taubira.
En plus du sujet du Tribunal foncier, le ministère de la justice est fortement engagé en Polynésie française grâce à la construction du nouveau centre pénitentiaire de Papeari. Nous avons eu confirmation des collaborateurs mêmes de madame Taubira que l’Etat investira 3,5 milliards de francs (27 millions d’euros) à partir de 2015 pour amorcer la rénovation de la prison de Nuutania que tout le monde reconnaît être dans une situation indigne.

2.4
. Le Contrat de projet 2015-2020

Comme le futur Contrat de projet 2015-2020 est toujours en discussion, j’ai essentiellement voulu présenter la conception souhaitée de ce futur contrat. J’ai donc dit au ministre des outre-mer et à son administration que le gouvernement polynésien proposera deux contrats de projet :
- Un contrat de projet Etat-Pays sur des objectifs propres au Pays, dans un mode de financement à 50/50
- Un contrat de projet Communes-Etat-Pays sur des objectifs propres aux communes, dans un mode de financement respectif de 10/50/40.
Les autorités de l’Etat ont pris acte de notre proposition. Nous finaliserons le contenu d‘ici la fin de cette année.
En soutien de ce futur contrat de projet, il était important d’avoir d’ores et déjà la confiance des bailleurs de fonds. Ce fut le cas, de l’Agence Française de Développement avec qui j’ai signé une convention-cadre de partenariat de développement dans des domaines économiques, sociaux et environnementaux. Ce fut également le cas de la Caisse des Dépôts et Consignations qui souhaitent vivement apporter son soutien financier à long et moyen terme aux projets de développement de notre Pays. Ces partenariats financiers sont de nature à nous rassurer sur les perspectives de croissance et de développement de notre pays. Ce sont de puissants outils financiers qui sont à nos côtés pour impulser notre développement d’une manière efficiente et significative.

2.5.
La défiscalisation

Avec le Premier ministre nous avons bien sûr abordé le dossier de la défiscalisation. Manuel Valls s’est engagé sur la possibilité de réorienter cette défiscalisation sur des projets ciblés dans les domaines des transports aériens, et notamment pour Air Tahiti Nui, du transport maritime pour le remplacement de nos vieux bateaux, et des projets de développement touristique.


2.5.
La CSPE

Nous avons également abordé avec Manuel Valls le dossier de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), qui a été débattu à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a bien noté l’implication de nos parlementaires dans ce dossier, mais malheureusement nos amendements ont été rejetés. Un rapport parlementaire a toutefois été acté pour voir comment cette CSPE pourrait s’appliquer au bénéfice de la Polynésie en levant les obstacles juridiques liées à nos compétences statutaires.


2.6
. Le CGCT

L’Etat, conscient des problèmes posés par l’application du CGCT (Code général des collectivités territoriales) en Polynésie, concernant l’eau potable, l’assainissement des eaux usées et le traitement des déchets, a acté le principe d’un report des dates d’application. Un véhicule législatif est recherché pour inscrire ce report dans la loi, au moins pour un délai de 5 ans.

Conclusion

J’ai le sentiment fort que notre Pays peut entrevoir son avenir d’une manière plus optimiste. Bien entendu, le soutien de l’Etat ne se fera pas d’un coup de baguette magique qui transformera notre pays en crise en un pays des merveilles.
Nous aurons notre part d’efforts à faire pour mettre notre pays sur les rails de la prospérité à long terme.

Cette prospérité est aussi conditionnée par une stabilité politique. Le gouvernement central est soucieux de ce paramètre. L’actualité politique de ces dernières semaines a eu tendance à semer le trouble dans l’esprit de l‘opinion. Mais, j’ai confiance en mes amis politiques de la majorité Tahoeraa Huiraatira. Ils savent qu’après 10 années de Taui et d’instabilité, les Polynésiens aspirent fondamentalement à un avenir où l’intérêt général primera sur les intérêts particuliers.

 

Un de nos lecteurs nous précise l'adoption d'une loi importante :

Ce jour, mardi 21 octobre, date à marquer d'une pierre blanche, le Sénat vient de voter le projet de Loi organique de Destitution du Président de la République par le Parlement. L'article 68 de la Constitution en précise les conditions de procédure.
Ce projet dans les tuyaux depuis onze ans a été relancé par Michel Mercier, garde des Sceaux de 2010 à 2012.
Ainsi, tout "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat" pourra être jugé par les parlementaires réunis en "Haute Cour" et se prononçant à la majorité des 2/3 à bulletins secrets.
En sachant que cette procédure peut être déclenchée par deux types d'évènements, lorsque le Président de la République "n'assure plus le fonctionnement des pouvoirs publics", exactement comme -là c'est croustillant- lorsque "son comportement personnel est incompatible avec la fonction"... Que la France, si soudainement, tape sur la table pour rappeler ses valeurs et son image dont PR est le premier porteur, "Flamby", pardon, le plus mal aimé de tous les Présidents de l'Histoire de la Nation, a de quoi s'inquiéter. JRH

 


Voilà un dossier qui devrait intéresser le ministre du tourisme Jean Christophe Bouissou qui nous est proposé par Monsieur Kochesperger , vice président de l'institut Porinetia Ananahi


Présentation de l’Institut Porinetia Ananahi :

L’Institut Porinetia Ananahi est un « Think Tank » dont la vocation est de contribuer au développement de l’économie polynésienne par ses recherches et ses travaux.

Ses travaux, au cours des trois dernières années, ont été consacrés à des recherches appliquées :

• en matière de clusters et pôles d’entreprises dans le but de créer les conditions synergiques sectorielles et intersectorielles.
• à développer et à favoriser le dialogue public-privé.
• à développer le management des chaînes de valeur (Value Chain Management).
• à œuvrer en partenariat avec la CCISM et les conseillers du Commerce Extérieur (CCE).
• à conduire une étude complète (stratégique et opérationnelle) pour le Développement du Tourisme et de la mise en destination de Tahiti-Moorea ainsi que certaines îles.
• en publiant autour de la problématique polynésienne.
• en organisant des évènements liés à son objet.

Pourquoi le tourisme ?
Le secteur touristique dépasse aujourd’hui celui des industries pétrolières, agroalimentaires ou automobiles.
Il représente (source OMT) :
- 9% du PIB mondial
- 1/11ème des emplois tous secteurs confondus
- 1 300 milliards $ d’exportation
- 6% des exportations mondiales
- 6% des exportations des pays les moins avancés.
- 5% de croissance annuelle
Le tourisme est la meilleure opportunité socio-économique pour l’avenir de la Polynésie et son développement durable.
Le tourisme est classé en deux marchés. Le marché réceptif d’une part et qui contient toute l’offre qu’une destination peut offrir. Cette offre concerne le lieu réceptif, c’est-à-dire le pays d’accueil. Ce marché est en principe détenu par le pays émetteur.
Le second marché est appelé marché émetteur. Ce marché propose au client final toutes les offres concernant les nombreuses destinations mondiales. Ce marché est détenu par un ensemble d’intermédiaires, plus ou moins puissants ; ces derniers ont un accès direct aux clients. Ils commercialisent les offres sous diverses formes. Ces intermédiaires sont les réels « ENSEMBLIERS » et marketeurs du tourisme. Ils connaissent LEUR MARCHE EMETTEUR, savent ce que veut le client et ce qu’il est prêt à payer. Leur offre est segmentée, c’est-à-dire divisée en sous-produits qui s’adressent aux différentes motivations d’achat des clients.
Quand les prémisses sont fausses, la résolution des problèmes est erronée et ne peut aboutir. En effet, nous pouvons observer que la Polynésie, au cours des 15 dernières années du moins, s’est davantage occupée des marchés émetteurs qui n’est pas son terrain, que du marché et de l’offre réceptive. Elle subit de plein fouet la loi de SAY : la faiblesse de l’offre entraîne la faiblesse de la demande.
Tout marché réceptif doit d’abord structurer Ses infrastructures et Son offre réceptive. Cela s’appelle une stratégie réceptive.
Les efforts financiers consentis par la Polynésie sur les marchés émetteurs ne peuvent pas contribuer au développement de l’offre, puisqu’ils cherchent à développer la demande sur des marchés que nous ne pouvons pas connaître tant ils sont volatiles et diversifiés.

Le « JOB » du marché réceptif polynésien consiste à développer son offre, la structurer, la rendre attractive en valeur et services.
On peut ainsi s’apercevoir que depuis des années nos efforts tendent à conquérir des clients sur les marchés émetteurs à la place des acteurs émetteurs tout en négligeant les standards internationaux de notre marché réceptif ; et ce sans stratégie réceptive, avec une offre dispersée et une chaîne de valeur sur laquelle chacun de nos acteurs veut jouer seul son propre jeu, alors que ces acteurs mis en synergie devraient jouer le jeu de la destination (le « JE » solo à la place du « NOUS » systémique).

Nous sommes donc vides de stratégie réceptive et cela est rédhibitoire pour les acteurs des marchés émetteurs.

MAHANA et MOOREA BEACH :

Nous ne pouvons que nous réjouir des décisions concernant ces deux projets, d’autant plus que nous les avions proposés dès Janvier 2013 et remis une étude stratégique à la CCISM dès mars 2013.

En effet, ces deux projets structurent (à priori) l’offre polynésienne. Et nous prenons fait et cause pour le projet réalisé par les architectes hawaïens car il contient tous les aspects d’une offre segmentée intelligemment et d’une offre distractive et commerciale attractive. Un amortissement sur vingt ans est largement maîtrisable à conditions que les exploitants mettent en place les budgets de maintenance nécessaires et suffisants en respectant un cahier des charges d’exploitation et une stratégie d’offre issus d’un développement durable.

Or, nous ne voyons pas encore le socle stratégique et synergique de l’exploitation sans lequel naîtra un projet disparate, voire confus où le court terme est privilégié au détriment du long terme. On ne construit pas un projet-phare (flagship) sur une défiscalisation et un amortissement de cinq ans. Cette erreur a déjà conduit à quatre-vingt friches touristiques en Polynésie.
Le tourisme est un métier inscrit dans le développement durable et non un « instrument de spéculation » à court terme.
Le monde entier amorti sur vingt ans et plus dans ce secteur et construit simultanément une stratégie sur la même durée pour rendre possible le retour sur investissement (R.O.I.).
Le résultat d’un tel projet n’est pas à considérer sur la réussite d’un acteur du projet au détriment de l’autre. Une telle vision est dépassée (jeu gagnant/perdant).
D’ailleurs, nous ne semblons pas avoir de « vision globale » à ce stade. Est-ce un projet global ?
Construire les murs est une chose, les remplir pendant vingt ans en est une autre. Ne va-t-on pas rêver d’amortir des « actifs corporels » sans créer les « actifs incorporels » durables qui constituent aujourd’hui les facteurs-clés de réussite d’un objet systémique comme le projet MAHANA BEACH ?
Quelle stratégie et quelle synergie avec les marchés émetteurs ?
Autant de questions qui exigent des réponses.
Quelles segmentations de clientèle dans un tel projet ?
En effet, il faut segmenter avant de construire le réceptif. Aussi de nombreuses questions restent à poser et méritent des choix et des décisions.

Le classement touristique mondial :

Le tourisme est un secteur qui en plus d’être appuyé sur ses propres critères, s’appuie également sur des critères infrastructurels d’une part et sur toute une économie connexe ; le poids socio-économique de ces deux aspects peut dépasser en valeur et en emplois la valeur et les emplois produits par le tourisme directement.
Le classement du Forum économique mondial de Davos effectue un classement dont la note est répartie sur sept indicateurs :
- la qualité des institutions.
- les infrastructures
- la santé
- l’enseignement
- la formation professionnelle
- l’efficacité des marchés financiers
- la maturité technologique
- la taille de l’économie
Pour les experts du WEF (World Economic Forum) les économies touristiques qui occupent les premières places du classement ont toutes en commun « d’excellents résultats en matière de formation et d’attraction des talents, ainsi qu’une politique encourageant l’innovation. Les cinq pays les plus performants sont par ordre : la Suisse, Singapour, les USA, la Finlande et l’Allemagne. La France est classée septième.
Nous voyons ici que de nombreux facteurs interviennent. Nous voyons aussi que le tourisme est rangé dans l’Economie de la connaissance et de l’innovation et que l’enseignement et la formation professionnelle sont des facteurs-clés de succès, au même titre, que l’attractivité des talents.
Le tourisme ne peut donc être seulement considéré en fonction de ses activités, mais aussi en fonction de ce qui est exigé dans son environnement. Singapour est passé du 10ème rang en 2013 au 2ème rang en 2014.
Une île comme la Barbade (280 000 habitants) est classée 27ème juste derrière l’Italie sur 140 pays classés. L’île Maurice est 58ème dans ce même classement et la Chine 45ème.
Un Pays comme Singapour totalise 11 millions de visiteurs par an, la Barbade en totalise près d’un million (600 000 séjournants et 400 000 croisiéristes). Ainsi la Barbade est classée parmi les meilleurs revenus au monde et n’a comme seul revenu exportateur que le tourisme.
Le Travel & Tourism Competitiveness Index (TTCI) du World Economic Forum est la référence du classement également retenu par l’Organisation Mondiale du Tourisme.
D’ores et déjà, la Polynésie possède de sérieux atouts. Toutefois, au génie de ses îles il faut ajouter le génie de l’Homme ; rien ne s’oppose à ce que le Fenua devienne une destination-phare réputée. Ce n’est pas une question de nombre de touristes, mais d’offre et d’environnement.

L’aérien :

Dix fois la question de l’aérien nous a été posée. Nous avons dix fois répondu que les marchés émetteurs disposent de 5 000 avions. L’aérien fait partie du package du MARCHE EMETTEUR et nous savons qu’ils verraient d’une mauvais œil le fait que le réceptif veuille se substituer à l’émetteur.
D’autant plus que notre aérien n’est pas encore compétitif sur ces marchés et ne dispose pas de la flotte suffisante pour transporter 300-400 000 touristes par an.
Mais ATN peut largement se développer dans un tel marché avec des accords élargis. Nous irons jusqu’à dire qu’il s’agit d’une extraordinaire opportunité pour cette compagnie que nous apprécions et aimons.
Le transport annuel de 300 000 touristes suppose 2400 vols aller-retour. C’est un marché à partager qui exige de se positionner tant sur des vols charters (nolisés) que sur des vols réguliers.
En 2013, l’aérien touristique (vols nolisés) a dépassé (55%) les vols réguliers (45%). C’est donc bien l’aérien nolisé qui est à l’origine de la progression du tourisme mondial.
Dans la mesure où la Polynésie veut accéder à une fréquentation de 400 000 touristes résidents par an (hors croisiéristes) son offre et ses prix devront être fondés sur un grand nombre de vols charters.
Pourquoi ?
Depuis quinze ans le tourisme polynésien est exposé à des variables de fréquentation touristique sans retrouver ses chiffres antérieurs. La « mauvaise conjoncture et la crise » ( ?) ont servi d’explication alors que le tourisme mondial offrait une croissance de plus de 5-6% par an pour la même période.
IPA a travaillé depuis 2010 pour dire et faire admettre qu’il n’y avait pas de crise du tourisme, mais une offre polynésienne insuffisante et très éloignée des offres des autres destinations mondiales.
De ce fait, le tourisme polynésien ne pouvait pas entrer en lutte concurrentielle sur les marchés émetteurs pour diverses raisons.
Nous nous autorisons à relancer ici le débat à l’aune des projets nés en 2013 et des initiatives prises par le gouvernement.
Nous avons déjà dit que la Polynésie entière ne pouvait pas être une destination. Il faut choisir quelques sites pour les positionner dans le tourisme mondial, aux standards internationaux et sanctuariser le reste du Pays. En effet, la dispersion hôtelière dans les îles resterait contre-productive sur le plan financier et d’attractivité.
Nous ouvrir au monde…
Le tourisme est un secteur hautement concurrentiel et stratégique. Ce qu’il convient dès lors d’en connaître concerne le phénomène « concurrentiel » d’une part et le poids « stratégique » d’autre part. Le marketing touristique ne peut être riche qu’à la hauteur d’une offre compétitive, car nous ne sommes pas seuls. Nos compétiteurs sont des centaines à mettre en œuvre les moyens et la séduction pour convaincre le client.
Il faut nous ouvrir au monde et d’ores et déjà accepter que la beauté polynésienne n’est pas suffisante pour un développement durable de notre activité touristique.
Il importe de comprendre que nous sommes face au monde, qu’il faut figurer parmi les meilleurs, ce qui exige de mettre en place les meilleures pratiques à observer chez les autres.

Le Tourisme, des métiers nobles…
La gentillesse et le sourire sont des comportements d’accueil, ces ne sont pas des métiers.
Les métiers du tourisme sont nombreux et exigent l’ouverture au monde et aux autres. La stratégie, le marketing, la finance, l’organisation, l’innovation, la gestion, le service, les métiers du pain et du vin, les distractions, les arts de la danse et du chant… viennent étayer le tourisme. Ces métiers doivent être tenus par des professionnels. La connaissance la plus fine et les savoirs les plus délicats forment les standards recherchés par les clients.
Les plus beaux sites, les plus beaux murs ne compensent pas l’amateurisme et le dilettantisme.
Le tourisme est une chaîne de valeur exportatrice, une chaîne de travail, une chaîne de rémunération, une chaîne d’avenir qui progresse mondialement.
Le tourisme est une opportunité pour les jeunes générations polynésiennes car ses métiers et ses compétences sont recherchées dans le monde entier.
Le Tourisme, une industrie…
• Il exige une « vision » car il est soumis à la concurrence de très belles destinations.
• Il exige une stratégie du Pays car il faut être compétitif, aussi efficace que les concurrents, et meilleur dans bien des cas.
• Il constitue une chaîne de valeur où les acteurs agissent en synergie.
• Il est soumis au trépied du rapport prix/offre/qualité car seuls ces critères sont garants de réussite.
• Il doit contenir une offre globale distractive capable de créer le désir de venir et le regret de partir.
• Ouverture au monde, ouverture aux autres, formation, disponibilité ; le service est une industrie noble de l’économie de la connaissance ; la preuve 60% des salariés des pays développés y travaillent, se forment tout au long de la vie et s’y développent.

Synthèse :
Ces quelques lignes ne suffisent pas à répondre aux nombreuses questions que pose le secteur touristique. Nous aurons donc à y revenir pour créer et poursuivre le débat.

Gérard KOCHERSPERGER
Vice-président de l’Institut Porinetia Ananahi


 

 

Lundi 20 octobre 2014

Edito

Le maternage, c'est fini !

D'un long passé impérial la France a hérité sur trois océans d'un archipel unique en son genre. Elle y jouit d'une extension stratégique avantageuse. Elle s'en enorgueillit en faisant de ces îles des territoires autonomisés, ce que l'ONU, à la demande d'un leader indépendantiste, ne s'est même pas donné la peine de venir vérifier, ne serait-ce que pour se rendre compte de la véracité de ce qu'on lui raconte. A croire que c'est vraiment "un machin" inutile, crédule et coûteux, incapable de toute manière de faire l'unanimité sur les grands évènements du monde qui se bousculent aujourd'hui et qu'elle n'a aucun moyen, ou volonté, de solutionner.

La géographie, l'éloignement , la dispersion alourdissent les handicaps naturels de l'insularité : transports coûteux, tourisme statique, coûts des prestations parfois abusifs en état de survie aujourd'hui, tant l'assistance de l'Etat se fait parcimonieuse, étant lui-même dans une triste récession. Plus de maternage ... Vous êtes adultes, alors débrouillez-vous. On vous aidera...un peu !

Mais la Polynésie est paisible, lorsque la crise précipite les Antillais dans la rue dans une créolité schizophrène, la Polynésie, elle, garde ses démons au chaud. Elle ne s'enflamme pas souvent heureusement mais peut s'exalter ou s'envoler avec les fées du rêve et les sorcières du cauchemar. Le régime d'autonomie nous réussit, le président Fritch doit dans quelques heures faire le bilan de ce que l'Etat lui a promis. Il s'est donné du mal pour le convaincre. Il semble avoir été entendu. Les dés roulent mais sont encore loin du jackpot. Reste que l'indispensable oxygène nécessaire à un pays, la vertu des citoyens et leur énergie à survivre avec parfois quelques défaillances civiques certes, font de nos citoyens des adultes avertis et non plus des exclus encartés, des assistés multiformes qui ne peuvent plus comme dans les années fastes du chiraquisme affectueux s'incruster dans un mode de vie décliniste.

Bref, le président Fritch a dû expliquer l'état d'esprit actuel de notre pays à tous les hommes d'Etat qui comptent en métropole. Nous verrons ce qu'il en dit, ce qu'il en pense et plus tard ce qui sera concrétisé. Jusque-là, et par la force des choses, les  citoyens, du haut en bas de l'échelle ont appris leur "métier d'homme", en espérant toutefois dans la solidarité métropolitaine que même les indépendantistes, bien sûr, appellent de leurs vœux.  Si nos souvenirs sont bons, sous la gouvernance Temaru celui-ci avait fait le tour des ministères pour faire appel à cette solidarité nationale. Pas fou tout de même ...

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---François Hollande a tenu à rencontrer le président polynésien dès son retour de New York. Depuis Jacques Chirac, puis brièvement Mitterrand aucun président n'avait reçu la Polynésie à l'Elysée.

 

Edouard Fritch accueilli par ses ministres  et ses fans

Edouard Fritch entouré de quelques ministres mais surtout des députés Maina Sage et Jean Paul Tuaiva qui ne l'ont pas quitté d'une semelle à Paris, a répondu sans détours aux questions posées par la presse sur son voyage marathon dont nous parlerons dans notre édition de demain, au cours duquel il a rencontré tout ce qui compte au niveau de l'Etat y compris le président de la République vendredi à son retour de New York. Ce dernier a d'ailleurs donné des instructions à son premier ministre qui a répercuté auprès de son gouvernement pour que la Polynésie soit aidée, que le suivi des dossiers ne traine pas notamment en ce qui concerne le RSPF, le tribunal foncier, les contrats de projets, la cession des terrains militaires etc...( Le RSPF viendra alléger le  budget de la Polynésie avant la fin de l'année 2014 confirmé par le Haut commissaire Lionel Beffre

"La Polynésie avait disparu de leur écran radar" a déclaré Edouard Fritch, aujourd'hui, il nous appartient d'être sérieux et respectueux de la République française dans notre travail, c'est ce que l'Etat attend de nous et nous allons nous y employer.

Bref, un voyage où chacun a découvert l'autre et où la confiance a refait surface, d'autant que l'appui des députés a été tout aussi déterminant lors des rencontres avec les ministres concernés. Pratiquement tous.

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La chambre territoriale des comptes "fait les comptes du CHPF ! ( Extrait)

 

Les membres du gouvernement de tous temps sont partout . Dans tous les conseils d'administration.  Rien ne leur échappe. Au CHPF le ministre en devenir, actuellement conseiller pour la santé  occupe la présidence comme son prédécesseur et celui d'avant.. Une situation jugée " incohérente" pour la CTC qui met en avant que la tutelle de l’établissement se trouve ainsi à la fois juge et partie.  Pas faux. Mais le même schmilblick existe en métropole

 La chambre recommande  en conséquence que « la composition du conseil d’administration soit revue, afin que ce dernier ne comporte plus de ministres et que la présidence ne soit plus assurée par le ministre de la Santé. Le conseil des ministres pourra alors ainsi renforcer l’exercice de sa mission de tutelle du CHPF, car aucun de ses membres n’aura participé aux décisions prises par le conseil d’administration de l’établissement.

 La chambre territoriale des comptes préconise de revoir l’organisation du temps de travail des personnels médicaux. La CTC note en effet "une très forte augmentation du poste des gardes et astreintes sur la période de 2005 à 2012". Ceci est dû en partie "à la forte revalorisation des régimes des gardes et astreintes" par une délibération de 2006. "Le doublement de la rémunération des gardes a eu un impact d’autant plus fort que le temps d’activité médicale est organisé selon le principe de la journée continue (…) soit de 7h30 à 15h30 du lundi au jeudi, de 7h30 à 14h30 le vendredi et de 7h30 à 11h30 le samedi. (…) Ainsi, c’est deux tiers du temps de l’activité hospitalière qui est couverte par le régime des gardes et astreintes contre un tiers seulement qui est considérée comme de l’activité normale. Cette situation est atypique et coûte désormais d’autant plus cher que l’indemnisation des gardes a été multipliée par deux", estime la CTC. Cette organisation est même selon les auteurs du rapport "contraire aux dispositions qui régissent le statut du cadre d’emploi des praticiens hospitaliers de la fonction publique de la Polynésie française" et "Particulièrement onéreuse compte tenu de la forte rémunération des gardes, le mode d’organisation du temps de travail médical en journée continue ne peut perdurer,

Qu'en pense le président du syndicat des hospitaliers Marc Levy ?

 

 

Dimanche 19 octobre 2014

 

 

 

 Samedi 18 octobre 2014

107 cas officiels de chikungunya sans compter une épidémie de dengue...La Polynésie est gâtée...

Edito

Peloter, bercer, dorloter...

Les plus talentueux des hommes politiques font leurs, la formule d'Henri IV, vous voyez ce n'est pas nouveau, " le meilleur moyen de se défaire d'un adversaire est d'en faire un ami". A part  ceux qui vous font monter la bave aux lèvres, les bons politiques soignent les autres, les pelotent, les dorlotent et les bercent d'espérance. Mais quand l'adversaire devient un ennemi, comme pour l'ancien président cette tactique est impossible. Quant aux amis, me direz-vous, ils peuvent attendre.  Ceux qui attendent une sucette par lassitude change de camp. Cela se voit surtout en en Polynésie, rarement en métropole où la presse ne ferait qu'une bouchée de l'intrépide ingrat.

 Cela dit , il faut aussi savoir que les hommes politiques ne donnent à leurs concitoyens que les bonnes nouvelles. Pas les mauvaises. L'annonce des limogeages par exemple, revient aux seconds couteaux. Ce n'est pas spécifique à la Polynésie, des grands aux petits pays, les puissants ne se salissent pas les mains. Ils se contentent de signer et sentir le pouvoir de leur signature. C'est sans doute jouissif de savoir que l'on tient un droit de vie ou de mort, de bonheur ou de desespoir sur la carrière de tant de monde. Et la bonne phrase de La Bruyère est elle aussi, par contre coup, toujours d'actualité "le plaisir le plus délicat est de faire celui des autres". Griserie de démettre mais aussi griserie de nommer un peu partout dans l'appareil d'Etat, ceux en lesquels le maitre croit.

En réalité, au commencement de son mandat, un président rassemble à la fois le "Sefi,(agence pour l'emploi), une agence de recrutement et un chasseur de têtes". Le pouvoir de nomination reste, en démocratie comme en dictature, avec le système de Cour tout ce qui, sous la république, reste chez nous, de la monarchie française.

Alors Edouard Fritch est-il "mou du genou" comme le disait un grand homme contemporain en cataloguant ses amis ? On a pu le croire, mais depuis son arrivée aux commandes il se donne bien du mal à prouver le contraire. En fait ,à voir son marathon parisien, cette boulimie de rencontres et d'entretiens fructueux ou pas nous le verrons dans un proche avenir, il n'est rien de ce que l'on croit. Ni mou, ni gentil. Habile et souhaitant ardemment réussir ? Oui.  Méfions-nous de son sourire qui peut devenir carnassier, de son air sympa pour ne pas dire parfois bonasse  dont il se sert pour endormir ou détrousser ceux qu'il n'aime pas. Ce qui est sûr pourtant c'est qu'il a fait bonne impression à Paris. L'héritier certes mais qui attend son 18 juin et s'est immédiatement et sans délai dès son élection par la majorité parlementaire locale, éloigné, démarqué de celui auquel il ne veut plus rien devoir. L'accumulation des procès et l'image ternie de son mentor pouvant rejaillir sur lui. "Edouard c'est Edouard, Flosse c'est Flosse". En quelques mots dont la presse a galvaudé le sens réel, Fritch a dit la messe et a convaincu ses interlocuteurs parisiens lors de son séjour marathon. Il y a eu naguère,la génération Mitterrand, la génération Chirac, la génération Flosse, y aura-t-il la génération Fritch ?

Curieusement celui qui ressort du lot des nominations fritchiennes, ce n'est pas " le meilleur d'entre eux" Nuihau Laurey cantonné au budget mais Jean Christophe Bouissou chargé des deux plus gros portefeuilles de cette nouvelle mandature : la relance du tourisme et de l'Economie. Rien chez lui n'est mécanique en dehors parfois d'une élocution hachée, scandée comme pour mieux faire comprendre à ses interlocuteurs sa position. Lui aussi se révèle en jetant aux orties sa traversée du désert flossiste et les couleuvres avalées. Encore que contrairement à bien d'autres il a eu le talent de se faire une raison et d'attendre son heure. Travailleur, compétent, il avait déjà surpris en menant avec brio ses interviews détaillées de tout ce qui compte dans le Pays sur taui FM. Il a fait le pari de réussir ce que le président lui a confié. Pour l'instant, il va, vient, écoute, discute et prend langue avec tous ceux et celles ayant un lien déterminant avec les deux portefeuilles dont il a la charge afin de prendre, après mûres réflexions, les décisions qui s'imposent. Il croit dur comme fer dans ses qualités, balance ses défauts et met son habilité longtemps sous-estimée en devanture. Un élément incontournable du nouveau gouvernement.

Nous ne connaissons pas encore assez bien les autres membres de ce gouvernement pour en faire le portrait mais qu'ils ne s'inquiètent pas leur tour viendra dans ce tourbillon de coups d'éclat, de fiascos aussi, rien n'est parfait, quand on sait que le flossisme restera un moment paroxystique de l'histoire de la Polynésie. Celui qui n'a pas fini de faire parler de lui, de sa puissance politique, de son labeur incessant afin de peser sur son pays et les fourmis (nous), bosse d'arrache-pied. Il joue et surjoue, authentique ou pas, doté d'un courage et d'une croyance en son étoile exceptionnels contre les coups du sort. Il aurait survécu dans tous les camps de la mort de la planète. Il a troqué le tricorne de Napoléon contre la casquette des "Warriors" et les lunettes de vue en lunettes de soleil à la Tom Cruise. En résumé, Gaston Flosse dans son environnement, sa majorité et ses fédérations, toujours et quoiqu'il arrive,reste " the number one". C'est un constat. Ce condottiere a fait sienne la formule napoléonienne " Un moucheron qui vole sans son ordre est à ses yeux un insecte révolté pouvant un jour piquer...".

Bon week end !

 

 

 

Vendredi 17 octobre 2014

 

Edito

La stratégie du scorpion.

Visiblement le Tahoeraa flossiste tient la corde fermement. Quand nous écrivions il y a peu en mettant en garde les uns et les autres contre la possible implosion du parti orange nous n'avions pas si tort que cela, alors que les proches d'Edouard Fritch et celui-ci laissaient entendre  que tout allait très bien Madame la Marquise. On se sourit, on s'embrasse en public et on se poignarde dans le dos et dans l'ombre. Le résultat aujourd'hui est là. Blessure ouverte. Même la Dépêche réputée pour être proche du gouvernement Fritch dénonce le spectacle d'un Tahoeraa qui se scinde.

Mauvaise stratégie et mauvaise tactique. Le plus sensé aurait été de ne pas vouloir effacer l'ancien président en ménageant son humiliation à ne plus être au pouvoir. Edouard Fritch devra apprendre qu'un bon politicien doit être diplomate. Il fait toujours "semblant". "Semblant" de vous écouter et de compatir, "semblant" de prendre en compte immédiatement vos doléances, "semblant" de vous soutenir dans vos propos. Et comme le populo y croit, il est content. Pourquoi Edouard Fritch n'a-t-il pas fait "semblant" d'être toujours celui que Flosse a choisi comme son héritier ? Pourquoi ne lui a-t-il pas montré quelques signes de reconnaissance ? Pourquoi a-t-il refusé de se rendre à ses invitations au point de lasser l'ancien président? Des petites choses qui ne mangent pas de pain mais qui pouvaient (pourraient) épargner "l'apartheid" auquel Gaston Flosse se refuse. Après tout, la justice une fois de plus va se charger début janvier 2015 de remédier à cette furieuse envie de vivre politiquement.

Mais Flosse parle trop.( Il parle beaucoup moins à la presse aujourd'hui mais il est très actif sur le terrain) Nous l'avons souvent critiqué de ce côté là. Or, en affirmant qu'il se représenterait dans trois ans à l'investiture du pays, il a fait grimacer l'opposition et les magistrats qui  risquent de reconduire le jugement sur l'OPT qui le condamnait à une peine d'inéligibilité en première instance. Ces derniers viennent de trouver, selon Tahiti infos, une parade de procédure.

Michel Leboucher a posé une question normale à Nicole Sanquer hier sur les retombées concrètes obtenues dans son domaine. Si elle avait été une politique chevronnée elle lui aurait rétorqué simplement "et vous qu'avez-vous obtenu de l'Etat ?"Au lieu de réagir d'une manière épidermique ce qui prouve une certaine faiblesse de répartie.

Qui pouvait douter par ailleurs que la commission budgétaire n'entérinerait pas les propositions d'ouverture du gouvernement notamment vers Teva  Rohfritsch dont le talent et l'audace dans ses griffures sont celles d'un scorpion inspiré. Il a l'art d'effiler sa langue dans le vinaigre de ses défaites car il ne gagne que rarement et touche le point le plus vulnérable de sa cible avec une sûreté cruelle et une méchanceté presque sensuelle. Sa stratégie non plus n'est pas payante. Qu'il ne s'étonne pas du rejet à son égard du Tahoeraa. Bref comme les journalistes aiment le souligner "pas de surprise" et bien innocent celui qui pensait que la CCBF accepterait les trublions de l'opposition qui ne savent  godiller que dans leur intérêt et dans celui de la démolition du Tahoeraa. Qu'Antonio Perez soit présent ou pas dans cette commission importe peu, les élus ne remarqueront pas son absence (sic!) et il sera remplacé par un représentant "ami". Donc là encore mauvaise pioche politique de la part d'A Ti'a Porinetia qui laisse une place vacante.

Et pour une fois nous sommes d'accord avec le journaliste de La Dépêche qui nous rejoint en écrivant: "A quelques semaines de l'étude du budget, majorité et gouvernement doivent rapidement trouver un moyen de communication plus efficace que les peaux de bananes..."

Autre brûlot avec le rapport de l'IGAS qui fait monter les grognards du syndicat de la médecine hospitalière au créneau. Comment voulez-vous que des fonctionnaires ayant le gîte, le couvert, les voyages et les plaisirs en plus, aient la moindre vision pragmatique du "réel" ? Mme Bolliet recommande une baisse des tarifs des professionnels en libéral. On ne lui demande pas de combien elle peut baisser son salaire pour faire faire des économies à l'Etat hollandais qui n'en peut plus. Quant aux tarifs des libéraux, ils  sont  moins coûteux qu'un brushing chez le coiffeur étant entendu que votre coiffeur n'a pas fait dix ans d'études pour  arriver à vous coiffer ?

 Les sages-femmes devraient disparaître. Ah bon ? Faut-il revenir aux accouchements sur le bord de la route en allant vers l'hôpital ? Faut-il réduire le nombre de médecins alors que la Polynésie dite française en manque cruellement ? Supprimer les gardes et astreintes que l'IGAS juge inutiles sans être allé passer une nuit ou un week-end dans un hôpital ? Calquer les mesures sur celles qui font gronder l'orage en métropole ? Fastoche dirait un enfant de CM2.

Marc Levy et ses pairs ne décolèrent pas. Et quand le rapport de l'IGAS d'un coup de torchon rageur souhaite supprimer une vingtaine de médecins de l'hôpital où les praticiens surbookés vous demandent un mois ou plus avant d'avoir une consultation, on se dit vraiment après tout, que parfois Temaru a du bon en souhaitant faire venir les Cubains à la rescousse si la France est incapable d'assurer la survie de son outre-mer.

S'ajoutent à cela, par un curieux et malencontreux hasard, les graves épidémies actuelles, comme grippe, dengue, et chikungunya ravageur qui frappent le pays. Alors, supprimer un wagon d'une vingtaine de médecins, c'est vouloir la mort des Polynésiens.

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Comité de suivi du FED :renforcement du partenariat UE-Pays

 

Le Vice-président de la Polynésie française, Nuihau Laurey, a présidé, vendredi, la réunion annuelle du comité de suivi du document unique de programmation du FED (Fonds européen de développement).

Cette réunion a eu lieu à la Présidence, en présence notamment du ministre de la Relance économique, Jean-Christophe Bouissou, du secrétaire général adjoint du Haut-Commissariat de la République en Polynésie française, Eric Zabouraeff et du Chef du Bureau de la Commission européenne pour les PTOM du Pacifique, Efstratios Pegidis.

Elle a été l’occasion de dresser un bilan des actions engagées en 2013 en Polynésie française avec le soutien de l’Union européenne mais aussi de discuter des perspectives de coopération à venir entre l’UE et la Polynésie française.

Pour la période 2014-2020, une enveloppe financière de 3.6 milliards Fcfp a été allouée à la Polynésie française. Le gouvernement de la Polynésie française a décidé de concentrer le montant de cette enveloppe financière sur le secteur du tourisme.

Le ministre de la Relance économique, Jean-Christophe Bouissou, a indiqué que ce soutien financier allait ainsi pleinement contribuer à l’essor de ce secteur essentiel au développement économique de la Polynésie française.



 

On ne pourra pas dire que le président polynésien a fait un voyage de total agrément.

Ses entretiens multiples avec ce que compte l'Etat d'important pour notre devenir ne peut rester lettre morte et devraient tout de même profiter à la Polynésie française un jour ou l'autre. Cet activisme politique à Paris a battu celui de Gaston Flosse. Faut le faire tout de même !

 

Visa de long séjour : Edouard Fritch reçu au Quai d’Orsay

 

 

Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, accompagné par le député Jean-Paul Tuaiva a été reçu jeudi en fin d’après-midi au Quai d’Orsay. En l’absence de Laurent Fabius, en déplacement à Milan, et qui aurait souhaité recevoir lui-même le Président, Edouard Fritch s’est entretenu avec Alexandre Ziegler, directeur de cabinet du ministre, et Christian Lechervy, secrétaire permanent pour le Pacifique.

Les échanges ont porté principalement sur la problématique liée à l’obtention de visas de long séjour pour la Polynésie française, en particulier pour les ressortissants chinois. Le président souhaite, en effet, favoriser l’entrée sur le territoire d’investisseurs de la République populaire de Chine pour relancer rapidement l’industrie touristique de la destination. Comme l’a souligné Edouard Fritch lors de la réunion, ce secteur-pilier de l’économie du Pays, traverse une crise majeure depuis plus de dix ans.

Développer le marché-émetteur chinois

Alexandre Ziegler a indiqué au Président que l’obtention d’un visa de circulation de trois mois à multi-entrées était possible. Durant le délai accordé, le document autorise le bénéficiaire à se rendre à plusieurs reprises sur le territoire français. Les demandes doivent être adressées à l’ambassade de France en Chine. Le directeur de cabinet de Laurent Fabius a invité le Pays à prendre l’attache du ministère des Affaires étrangères, si des difficultés étaient rencontrées dans le cadre de ce dispositif. Le Président a, par ailleurs, indiqué sa volonté de développer le marché-émetteur chinois. Aujourd’hui, celui-ci représente un total de cinq millions de touristes par an. A moyen terme, ce chiffre pourrait être multiplié par dix.

Un intérêt économique

Alexandre Ziegler a convenu de l’intérêt économique de ce marché considérable, et a assuré que le Quai d’Orsay soutiendrait la Polynésie française dans cette démarche. D’autre part, le directeur de cabinet de Laurent Fabius a informé le président qu’un projet de loi du ministère de l’Intérieur, prévoyant l’octroi de visas de long séjour à des ressortissants chinois souhaitant, notamment, poursuivre des études en France, sera examiné à l’Assemblée nationale, au printemps 2015. Edouard Fritch a exprimé son intérêt pour ce projet.
 

 

Tribunal foncier : le texte sera examiné le 30 octobre à l’Assemblée nationale. Voilà du concret daté et estampillé !

 



Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, accompagné du député, Jean-Paul Tuaiva, s’est rendu jeudi après-midi au ministère de la Justice. En l’absence de Christiane Taubira, actuellement en déplacement dans l’océan Indien, et qui aurait souhaité recevoir elle-même le Président, il s’est entretenu avec Anne Berriat, la directrice de cabinet adjointe de la Garde des Sceaux.

En préambule, le président a demandé à Anne Berriat d’adresser ses remerciements à la ministre pour les deux missions envoyées le mois dernier à Tahiti, dans le cadre de la mise en place du tribunal foncier. Il a également invité Christiane Taubira à venir en Polynésie française. Edouard Fritch, qui souhaite voir aboutir rapidement cette réforme, engagée à son initiative pendant son mandat de député, a évoqué le travail réalisé sur les plans législatif et matériel, suite à la visite des missionnaires de la Chancellerie.

Traiter au plus vite les dossiers en souffrance

Anne Berriat a informé le Président que le texte relatif à la création du tribunal foncier serait examiné le 30 octobre à l’Assemblée nationale, en présence de la ministre. Les députés polynésiens assisteront également à la séance. Elle a, par ailleurs, proposé de définir avec le Pays, un contrat d’objectifs visant à traiter au plus vite, les 1800 dossiers en souffrance en matière de litige foncier.

La directrice de cabinet adjointe de Christiane Taubira a souligné que, de manière plus globale, la ministre était favorable à l’élaboration d’un texte législatif dédié à la Polynésie française, dans le domaine du foncier. La Garde des Sceaux souhaite, en effet, apporter une réponse adaptée à la situation spécifique de la collectivité. Un groupe de travail réunissant le ministère et le Pays sera mis en place rapidement, dans cette perspective.

La prison de Nuutania sera rénovée

Lors de la réunion, Anne Berriat a également annoncé que la prison de Nuutania serait rénovée, une fois le transfert des activités vers le centre pénitencier de Papeari achevé. Le coût des travaux, financés
par l’Etat, est estimé à 27 millions d’euros.


Courrier

Plus de disputes étalées sur la place publique : Arrêtez les frais !

il est grand temps que l'abcés soit crevé et que l'UNION SOIT DE MISE car le TH est le seul rempart possible contre l'indépendance.

Je ne veux pas de clans , c'est ridicule et destructeur ! Je les affectionne tous les 2 aussi bien GF que EF .


Pour le document d'orientation budgétaire , je ne pense pas qu'il y ait de friction vu que c'est la continuité des actions précédentes . ce sera seulement à mon avis dans le cadre d'un collectif budgétaire éventuel , en espérant que tout sera grandement apaisé entretemps .

il faut que les susceptibilités des uns et des autres cessent et que leurs fonctions respectives soient respectées et qu'ils travaillent tous en bonne intelligence d'esprit . Que les prérogatives des uns et des autres soient scrupuleusement respectées et préservées .

C'est pourtant facile , il suffit d'y mettre de la bonne volonté et de travailler dans l'intérêt de la toute petite île tropicale que nous sommes.

Il n'y a de place pour aucun égocentrisme exacerbé dans le style du scorpion inspiré surtout pas....le résultat est désastreux ! V.



je ne connais pas bien ni Nicole ni Michel mais comme vous je suis un internaute fidéle des dossiers présentés à l'Assemblée..
Il s'agissait de questions d'actualité.

Les questions de Michel étaient mesquines à une Ministre , de la même majorité qui vient à peine de prendre ses fonctions . Ce n'est pas admissible !
Il a donné le bâton pour se faire battre et s'est ridiculisé lui -même car les réponses apportées par la Ministre actuelle était claire et sans ambigüité .

Michel a malheureusement montré son laxisme dans la gestion de ses dossiers qui nécessite dans le domaine de l'Education un échéancier précis et une réactivité exemplaire !

Par ailleurs , j'ai applaudi des 2 mains la non intrusion de l'opposition dans les CA .
C'était une bonne décision surtout que l'opposition n'est pas constructive mais destructrice !! Cl.

 

 

Remarque d'un lecteur assidu

Il est dit que Maina Sage a obtenu à Paris un avantage fiscal pour la construction de logements des classes moyennes.

L’amendement a été accepté  pour la Nouvelle Calédonie et la Polynésie…. Le problème  est que « afin d’accroître l’attractivité  pour les investisseurs, le budget 2015 aménage la réduction d’impôts sur le revenu de manière plus incitative »….

A ma connaissance, s’il existe bien un impôt sur le revenu en Nouvelle Calédonie, cet impôt n’existe pas en Polynésie…. Il ne peut donc y avoir aucune réduction de quoique ce soit … CQFD. M.

 

L'ONU comme au meilleur temps des dictatures, demande la mise en place d'un programme d'éducation politique pour le peuple polynésien afin qu'il comprenne bien les enjeux  du futur referendum d'autodétermination réclamé par Oscar Temaru et les indépendantistes. Reste à savoir qui sera chargé de cette instruction politique !!!! L'ONU n'est pas objective, la France dira l'ONU ne l'est pas non plus, ni aucun parti politique local. Alors ? On ne va tout de même pas faire venir des Belges ou des Allemands...

 

 

Jeudi 16 octobre 2014

Edito

Concurrence, jalousie ,colère des intouchables!

On pourrait remonter aux calendes grecques pour montrer du doigt les polémiques internes qui ont secoué et secouent toujours le monde médiatique. Il n'y a qu'à lire  "Le cauchemar médiatique" publié par Daniel Schneidermann pour s'en convaincre. Seul contre tous il a exaspéré à l'époque PPDA, empêché Karl Zero de dormir, donné des boutons à Ardisson en traquant les erreurs, les trucages et dérives des médias en passant ses chers confrères au gant de crin. Les intouchables font front commun.

Non content de s'être fait virer pour avoir osé, l'ancien producteur "d'Arrêt sur images" avait alors dénoncé l'hystérie collective qui s'empare périodiquement de ses confrères lorsqu'ils veulent abattre un homme politique ou simplement ternir son image. On connait ça. Le scénario est invariable.

Pourquoi aujourd'hui, le Monde porte-t-il plainte contre "Valeurs actuelles" (qui n'est pas de gauche). Dans un long article clouant au pilori Gérard Davet et Patrice Lhomme "Valeurs actuelles" ose montrer du doigt ce que ce journal appelle "bafouer constamment le secret de l'instruction grâce à leurs relations dans la Justice", en jetant par exemple le discrédit dans le passé sur  Gaston Flosse en Polynésie, en dressant régulièrement un portrait au vitriol de l'ancien président et aujourd'hui de Nicolas Sarkozy, qui semble revenir en force dans l'opinion.

 Si les médias de gauche peuvent impunément souffler sur des bourrasques qui emportent tout sur leur passage, visiblement les autres, dans des convictions très droitières, n'en ont pas le droit. Mortifier au nom du "penser contre soi" les journalistes du Monde, ne se fait pas. Point.  D'où la plainte déposée par ce grand journal contre  "Valeurs actuelles" qui dégaine à la hanche en publiant hier un  article de lèse-majesté, intolérable pour ceux auxquels il s'adresse. Nous en publions une partie ci-dessous, sous le titre :

"Exclusif. Retour de Sarkozy : les rendez-vous secrets de deux journalistes du Monde "

Des rendez-vous secrets à l’Elysée, à la Chancellerie et…au Pôle financier

Une information, pourtant, va achever de jeter le discrédit sur les intentions des détracteurs de Nicolas Sarkozy. Valeurs actuelles peut en effet révéler que les deux journalistes ont bénéficié d’un rendez-vous à l’Elysée, le vendredi 3 octobre à 19 heures, soit trois jours avant la parution de leur premier article. Contacté par Valeurs actuelles, la présidence de la République n’a pas répondu à notre demande de confirmation. Le lundi 6 octobre, jour de parution de leur « enquête » sur Bygmalion, et veille de leur article sur le « kazakhgate », Davet et Lhomme sont reçus à 12h30 au ministère de la Justice. « C'est tout à fait vrai », répond la Chancellerie à la demande de vérification de Valeurs actuelles, précisant que la place Vendôme reçoit « les journalistes qui font des demandes régulières ». Enfin, et c’est le rendez-vous le plus surprenant : ils sont reçus le lundi 6 à 15 heures au Pôle financier, lieu en théorie impénétrable par des journalistes puisque les dossiers sensibles qui y sont traités sont protégés par l’ « inviolable » secret de l’instruction. Dans leurs enquêtes publiées après ces trois rendez-vous, Gérard Davet et Fabrice Lhomme feront notamment état d’informations que seuls les juges du pôle financier peuvent avoir : documents de travail des juges, procès-verbaux des enquêteurs de la Police judiciaire et récits d’auditions de protagonistes de l’affaire Bygmalion.

Pourquoi ces trois rendez-vous dans la même journée ?

Si on ne connait pas la teneur des échanges qui ont eu lieu entre les deux journalistes et leurs interlocuteurs à l’Elysée et au ministère de la Justice, on sait en revanche que les journalistes, ont bénéficié de la violation du secret de l’instruction pour publier deux enquêtes, quelques jours plus tard. L’Elysée et la Chancellerie étaient-elles au courant du rendez-vous au pôle financier et des articles qui allaient être publiés dans Le Monde trois jours plus tard ? Quel juge du Pôle financier a reçu les journalistes ? On ne le saura peut-être jamais. Une seule certitude, les enquêtes publiées par Gérard Davet et Fabrice Lhomme ne peuvent avoir été conduites qu’avec l’aide de juges qui, cherchant à nuire au retour de Nicolas Sarkozy, sont prêts à violer impunément la loi."

Comme on le voit, c'est du lourd !!! Ulcéré le Monde a choisi la solution la plus brutale au risque d'ouvrir une crise au sein des intouchables : la presse et les magistrats.

 En retour cependant, la presse française dénonce l'enquête de Valeurs Actuelles et soutient ses confrères du Monde.

 

Courrier :Lla déclaration de Pico sur "le tahitien est un profiteur" relève franchement du foutage de gueule. Non seulement il peut parler pour lui-même (ayant lui-même été condamné dans l'affaire des emplois fictifs - il a profité d'un emploi fictif) mais en plus ce qu'il dit est faux. Complètement faux. S'il est vrai que quelques tahitiens sont des profiteursil y a des profiteurs partout. Le vrai tahitiencelui qui n'est pas alimentaire de la politique ou n'a pas la chance d'être fonctionnaire, n'est pas un profiteur. Loin de là. Je ne sais pas quand Pico est allé la dernière fois sur le terrain à Tahiti comme dans les îles car il verrait qu'il y a beaucoup plus de tahitiens bosseurs et travailleurs que de fainéants. On ne naît pas profiteur. Si l'on est devenu profiteur c'est parce que le système le permet ou parce qu'on nous l'a imposé. La grande majeur partie de la population d'ici ou ailleurs veulent bosser et gagner leur vie honnêtement et surtout dignement. Pico devrait présenter ses excuses publiques! John Tefan 

 

Nicole Sanquer pourtant proche  de Gaston Flosse pendant toute la durée de son mandat a pris à partie ce matin la politique de l'éducation de son prédécesseur Michel Leboucher qui lui demandait quels résultats concrets avait-elle obtenu à Paris.

 

A la suite du refus de la commission budgétaire d'accepter l'opposition au sein du CA d'ATN, Antonio Perez appartenant à Atia porinetia de Teva Rohfritsch a démissionné, non, non pas de l'ADP mais de la commission en question/

 

Sandra Levy-Agami pose des questions sur l'euro au gouvernement et pourquoi voter en faveur du mécanisme du fonds de résolution unique

Notre vote va porter sur un projet de loi autorisant la ratification de l'accord concernant l'amélioration du mécanisme du Fonds de résolution unique visant à renforcer la stabilité de l'euro.

     On peut légitimement se demander si l'avis qui nous est aujourd'hui soumis nous concerne véritablement.

     En effet, l'euro n'est pas notre monnaie. Aussi, sa stabilité pourrait apparaître une lointaine préoccupation.

     Pourtant, ce sujet nous importe pour deux raisons principales.

     La première est que le Franc Pacifique a un taux de change fixe avec l'euro. Si l'euro venait à s'effondrer, notre Franc pacifique ferait de même.

     Les économies des polynésiens disparaitraient soudainement et une crise économique suivrait la crise monétaire.

     La seconde raison est que l'économie polynésienne est très dépendante des échanges et ressources extérieures. Si l'euro venait à s'effondrer, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui en subirait les conséquences et à plus forte raison la Polynésie française. Personne ne souhaite cela.

     Aussi, j’invite l’ensemble des élus à rendre un avis favorable au projet de loi présenté.

     Je profite cependant de cette occasion pour interroger le gouvernement quant à l'éventuelle adoption de l'euro comme monnaie pour notre Pays.

     Afin de favoriser les échanges commerciaux avec l'extérieur il me semble que l'euro serait bénéfique à l’économie et aux entreprises polynésiennes. A condition, bien entendu, de maitriser l'inflation qui pourrait naître du changement de devises, et la fiscalité émanant de l’union européenne. Ce que la métropole n'a pas su faire, il nous faudrait le réussir...

     Je profite de votre présence Messieurs les Ministres pour vous poser les questions suivantes :

-        Quelle est la position du Gouvernement quant à l'adoption de l'euro?

-        Quels sont les éventuels délais envisagés?

-        Une étude a-t-elle été menée sur les avantages et inconvénients de l'introduction de la monnaie unique au Fenua ?

-        Quels sont les éléments bloquants à l’introduction de l’euro ? Sont-ils contournables ?

 

 

Extrait de l'Intervention de Yolande Viriamu sur les comptes du CHPF  pas si mauvais !

Quand on sait par exemple qu’en métropole, on estime qu’un hôpital est plein à partir de 85% de taux d’occupation et que notre hôpital du Taaone a des taux qui dépassent les 90% en médecine, en chirurgie, et en néphrologie/dialyse, sans parler de la psychiatrie qui avoisine les 116%, on peut l’affirmer :

 Non, le CHPF n’est pas démesuré !

 D’autant que contrairement à la métropole, ici, nous n’avons pas de structures d’aval dans lesquelles nous pourrions envoyer les patients, sauf à les « évasaner ». Ajoutez à cela les 20% d’activité en plus constatés entre l’ancien hôpital Mamao et celui de Taaone, je le répète, le CHPF est loin d’être disproportionné.

 Ceci étant dit, revenons à ces comptes administratifs. Notons que le budget 2013 a été difficile à faire en raison des charges qui restaient en suspens, avec une ardoise de 527 millions de Fcfp datant de 2012 et qui a du être reportée sur 2013. Un scénario qui ne devrait pas se répéter en 2014, ou en tout cas, pas à ce niveau-là.

 On a assisté à une baisse constante des recettes de la dotation globale de fonctionnement (DGF) pour la troisième année d’affilée, soit environ 1,6 milliard de Fcfp en moins entre 2011 et 2014, alors que dans le même temps, les charges, elles, ont continué d’augmenter avec un hôpital qui travaille plus.

 Mais ces charges ont pu être maîtrisées avec des économies réalisées sur divers postes comme notamment 80 millions sur la production d’oxygène ou encore 110 millions sur l’électricité. D’autres économies seraient d’ailleurs encore possibles. On pourrait par exemple réduire encore davantage, et de manière significative la facture énergétique du CHPF en mettant en place le SWAC (sea-water air conditionning), vous savez, ce système de climatisation marine à l’eau froide. Une cuisine centrale au sein même de l’hôpital permettrait aussi de générer des économies substantielles. On peut donc contraindre encore un peu plus les charges générales mais on ne peut pas non plus rogner sur le reste car cela mettrait en péril la pérennité et la qualité mêmes des soins.

Par ailleurs, pour compenser cette diminution de la DGF, des recettes supplémentaires ont pu être opérées sur les non ressortissants CPS, autrement dit sur les ressortissants Sécurité sociale qui ont vu leurs tarifs augmenter de 49% en 2012. Une manne financière non négligeable quand on sait qu’ils représentent 8% des patients du CHPF et constituent 20% du chiffre d’affaires de l’hôpital. On a ainsi constaté des recettes qui ont doublé, passant de 3,5 milliards en 2011 à 7 milliards en 2013.

 En clair, on pressurise tous les mois ces ressortissants Sécurité sociale pour pouvoir avoir du cash, mais on ne pourra pas continuer éternellement.   

Car vous le savez comme moi, ce qui plombe la trésorerie de notre hôpital, ce sont les huit mois de retard de versement du RSPF. Un retard qui équivaut aujourd’hui à 3,4 milliards de Fcfp. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Pays a été contraint de consentir deux avances de trésorerie au CHPF à hauteur d’environ 3 milliards qui devraient engendrer des intérêts pour l’hôpital de l’ordre de 117 millions de Fcfp. Mais le CHPF ne devrait pas solliciter à nouveau l’aide du Pays cette année et le dernier emprunt sera soldé en 2016.

 

 

 

 Rencontre avec le président de la Commission des lois à l'A.N : Edouard Fritch aborde le CGCT et le statut de la Polynésie française

Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, accompagné par les députés, Maina Sage et Jean-Paul Tuaiva, a été reçu jeudi matin, au Palais Bourbon, par le président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas. Les échanges, d’une heure, ont porté sur les problématiques liées au foncier, l’application du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) en Polynésie française et l’évolution du statut de la collectivité.

En premier lieu, Edouard Fritch a indiqué à Jean-Jacques Urvoas que la création d’un tribunal foncier en Polynésie française était en bonne voie, avec le soutien de l’Etat. « Christiane Taubira est sensible aux problématiques d’indivisions foncières que nous connaissons, et mettra les moyens nécessaires pour faire avancer ce dossier », a assuré le Président, qui devait aborder le sujet dans l’après-midi, au cabinet de la Garde des Sceaux.

Adaptation du CGCT

Edouard Fritch a, par ailleurs, demandé une adaptation du CGCT aux spécificités des communes polynésiennes, attirant l’attention de Jean-Jacques Urvoas sur les difficultés rencontrées par certains maires. Il a en particulier plaidé pour un report des dates à partir desquelles les communes de Polynésie française devront assurer la distribution d’eau potable et l’assainissement des eaux usées. Des amendements seront rapidement déposés par les députés polynésiens en ce sens. D’autre part, un travail plus approfondi sera réalisé dans la perspective d’adapter davantage l’application du Code général des collectivités territoriales, aux particularités des communes polynésiennes.

Actualisation du statut de la Polynésie française

Les discussions ont également porté sur le statut de la Polynésie française. Selon Edouard Fritch, l’actualisation de certains articles est nécessaire. Jean-Jacques Urvoas a assuré qu’un travail préparatoire sur l’évolution du texte serait rapidement initié avec les députés polynésiens, en concertation avec le Pays. Le président de la commission des lois a, par ailleurs, confirmé sa venue en Polynésie française au premier trimestre 2015 pour faire un point sur l’ensemble de ces dossiers.

 

Edouard Fritch n'aura pas chômé pendant son séjour parisien. Il a certainement eu des entretiens avec toutes les personnalités qui comptent pour la Polynésie française dont jusqu'à présent il eu l'écoute et les promesses. Reste à en suivre la concrétisation.

 

ici le président Fritch avec le directeur interrégional outre-mer de la Caisse des dépôts et consignations, Gérard Perfettini. Un entretien qui a duré selon les informations rapportées de près de deux heures sur les possibilités de financement offertes par le groupe public notamment dans le domaine du logement social locatif. Gérard Perfettini a assuré que la CDC était prête à apporter son appui dans ce secteur. Ollé !

 Enfin, Edouard Fritch et Gérard Perfettini ont abordé le prochain Contrat de projets, dont certains volets pourraient être financés par la CDC. Le président a manifesté son intérêt pour les propositions formulées à ce sujet par le directeur de la caisse. Gérard Perfettini se rendra le mois prochain à Papeete afin d’étudier plus en détails, avec le gouvernement polynésien, les possibilités évoquées durant la réunion.

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 Visite de courtoisie de M. Efstratios PEGIDIS, chef du Bureau de la Commission Européenne pour les Pays et Territoires d’Outre-Mer du Pacifique

M. Marcel TUIHANI, président de l’assemblée de la Polynésie française, a reçu la visite de M.  Efstratios PEGIDIS, chef du Bureau de la Commission Européenne pour les PTOM du Pacifique en mission en Polynésie, pour rencontrer les autorités politiques du pays au sujet du 11è FED (fonds européen de développement).

M. PEGIDIS a rappelé que le partenariat de l’Union européenne avec la Polynésie française  pour le 10è FED s’élevait à 2,5 milliards de F CFP pour 2008 - 2014 et sera augmenté à la somme de 3,6 milliards de F CFP pour la période de 2014 – 2020.

Cette coopération en partenariat avec les PTOM permet à l’Union européenne d’accompagner les territoires dans leur développement, et laisse aux territoires le soin de définir leurs secteurs de développement et les priorités d’utilisation de ces fonds.

M. PEGIDIS a confirmé au président de l’assemblée que le choix des autorités du pays pour le 11e FED porterait sur le secteur touristique. A cette occasion il a expliqué au président Marcel TUIHANI les règles d’intervention et les mécanismes qui encadrent la mise en oeuvre de ces programmes européens dont la particularité est d’être centré sur un secteur considéré comme prioritaire durant toute la durée de la période du fonds qui est passée à 7 ans.

La conférence des PTOM se tiendra à Tahiti en novembre

Monsieur PEGIDIS a annoncé à Marcel TUIHANI que la prochaine conférence régionale des PTOM (Pays et Territoires d’Outre-mer) associant les Pays ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique) se tiendrait à Tahiti les 25 et 26 novembre prochains avec pour objet la programmation des l’enveloppe territoriales indicatives au titre du 11e FED-PTOM pour la Polynésie française, Wallis et Futuna et Pitcairn. Pour l’occasion plus de 120 personnes sont attendues.

 

L'Assemblée ne s'en laisse pas conter...et refuse l'arrivée des trublions de l'opposition au sein du CA d' ATN.

La commission du contrôle budgétaire et financier à laquelle le président Fritch doit, en principe se soumettre, a refusé cette ouverture vers l'opposition à la majorité de ses membres. Les représentants démontrent ainsi qu'ils ne seront pas une " assemblée croupion" selon le bon mot un jour d'Oscar Temaru mais des représentants qui assument leurs choix sans mettre en péril toutefois la cohérence du gouvernement. Valérie Bruant, la présidente de cette commission a notamment déclaré que la majorité était telle qu'il n'y avait pas nécessité à offrir des conseils d'administration et des commissions à l'opposition. " "Notre position sera la même pour tous les CA et commissions." Dont acte.

Le président de l'Assemblée devrait donc sièger au sein du CA d'ATN comme  Edouard Fritch lorsqu'il était au perchoir et Virginie Bruant présidente de la CCBF

Même position pour le CA de la Socredo : Marcel Tuihani, président de l'ADP et Elise Vanaa présidente de la commision de l'Economie. Michel Buillard proposé par le gouvernement recalé.

A la Sagep toujours Marcel Tuihani en tant que président de l'ADP et le président de la commission du logement  Jean Temauri

Bref cela prouve quoi ? Que l'ancien président tient bien ses troupes et que le gouvernement risque d'avoir du mal pour imposer ses vues. Le bras de fer commence vraiment. Il n'ya plus une boite  d'épinards dans les magasins!!! Si l'on en croit Popey ,les épinards, ça muscle...

 

AtiaI mua, le syndicat le plus modéré de Polynésie change de tête lors de son 10° Congrès et balance quelques vérités

 Jean Marie Yan Tu dit Pico a passé la main à Heifara Parker au bout de 14 ans de syndicalisme . Ce dernier entend bien suivre la même ligne de conduite de bon sens que  celle conduite par Pico jusqu'ici. Logements et emplois. ainsi que de nombreux autres dossiers qui  lui tiennent à coeur et sur lesquels il a travaillé. A noter aussi que ce congrès s'est déroulé en présence de Laurent Bergé, secrétaire général de la CFDT

Yan Tu a dit : " le Tahitien est un profiteur qui ne veut pas bouger mais recevoir "                  

·         ImprimerLa peine d’inéligibilité prononcée dans l’affaire des emplois fictifs,force le leader sortant d'Atia I Mua  a se retirer. Voici ce qu'il en pense :
"C'est l'inaction des gouvernement successifs" que je retiens surtout, "je ne citerai personne, et quand on me dit, même le dernier gouvernement avant le gouvernement Fritch, vous allez travailler dans une zone franche, plus et être payé moins, je me dis à quelle époque on est ? Ca m'a beaucoup marqué.

 Je l'ai déjà dit et je redis toujours: le Tahitien est un profiteur qui ne veut pas bouger mais recevoir oui, c'est tout ce qu'il veut. Alors moi, je ne descendrai plus dans la rue pour n'importe quoi
" !

     A noter cependant que les 120.000 Frs octroyés aux Polynésiens à la recherche d'emplois n'étaient pas un Smig, mot malheureusement utilisé, mais un contrat de survie.

L

 

 

Mercredi 15 octobre 2014

 

L'ENTENTE CORDIALE

Edito

"Vol au-dessus d'un nid de coucous"

Mais c'est pourtant vrai quand on y réfléchit ! La poésie dans nos sociétés métropolitaines ou locales est devenue invisible autant que la représentation ouvrière au sein des états-majors politiques! A croire que la poésie réduite à sa propre substance à la différence du roman, présente dans son maniement le même danger qu'une charge de plastic de l'Etat islamique . Et pendant ce temps la qualité de poètes est attribuée a des fabricants de rengaines dont même un sous-préfet aux champs rougirait d'avoir arrangé les paroles et leur musique, impuissante à dissimuler une sentimentalité post-pubère qui n'existe plus tant, dans les clips télévisés, l'extraordinaire talent  du remue-popotin des "chanteuses" est désormais plus fascinant que les paroles des chansons.

Bref, ceci n'était qu'une introduction avant d'écrire ce qui préoccupe le populo et le gouvernement, l'Etat va-t-il ouvrir les robinets, selon la formule consacrée ?

Le 11° FED en tous les cas les ouvre. 3,6 milliards dont la plus grosse partie sera consacrée au développement du tourisme, fichtre, Jean Christophe Bouissou peut avoir le sourire. Le représentant du Fonds européen de développement, Efstratios Pegidis, à l'accent gouleyant sympathique, chef du bureau de la commission européenne pour le Pacifique, vient de confirmer cette dotation. Monsieur Pegidis travaillait précédemment à la Direction générale du développement et de la coopération à Bruxelles avant d'être affecté au Bureau de Nouméa. Dans sa carrière il a exercé également des fonctions de coopération dans les Délégations de l'Union européenne en Afrique, d'abord au Cameroun et puis au Burkina Faso. Il sait de quoi il parle.

 A croire que ce gouvernement est béni des dieux si l'on considère le tapis rouge sur lequel ils glissent à pas légers à Paris au fur et à mesure que les portes s'ouvrent en attendant que les cordons en fassent autant car pour l'instant, Edouard  Fritch fait passer messages et gros voltage sans avoir récolté encore du sonnant et trébuchant. sauf une écoute attentive et une convention avec l'AFD Désormais cependant un constat  s'impose, ce gouvernement a le vent en poupe à Paris dont l'objectif était d'atomiser purement et simplement Gaston Flosse. Certes, une bonne partie des  ailes de l'ancien président a été carbonisée mais il vole toujours au-dessus de ce qu'il considère être "un nid de coucous".

Bref, 30% de plus par an du FED par rapport à la période 2008/2013, "it's good". L'UPLD non plus d'ailleurs, sous la gouvernance Temaru n'a pas eu cette chance. Bouissou ne va pas manquer de la saisir  à pleines mains, il a du coup deux relances à concrétiser : celle de Economie et celle du Tourisme. Le sourire en attendant est sur toutes les lèvres, du président aux ministres.

Pendant ce temps, les sénateurs fidèles à l'ancien président travaillent dans les commissions, celle des lois et l'autre des finances en veillant pour cette dernière à ce que les orientations du budget 2015 ne soient pas diminuées. Ils ont eux aussi fait très bonne impression à leurs interlocuteurs de marque à commencer par  la ministre des Outre-mer Georges Pau Langevin, mais aussi à l’Elysée avec M. Marc Vizy, Conseiller spécial à l’Outre-mer du Président François Hollande, ou encore avec M. Frédéric Pothier le conseiller Outre-mer du Premier ministre à Matignon.

Le gouvernement socialiste n'aura jamais autant reçu de Polynésiens en ce moment, qui tous, leur parlent des mêmes problèmes du pays :  RSPF, Tribunal foncier, FIP, communes etc....Belle unité de ce côté là des lamentations. Si la Polynésie ne change pas de look avec toutes ces bonnes volontés, c'est à y perdre  son maohi !

 

 

                        Compte rendu du conseil des ministres ce matin

Par principe, dans le cadre du 11ème Fonds Européen de Développement (FED), l’Union européenne prévoit d’intervenir auprès de l’ensemble des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) par le biais d’un « appui budgétaire sectoriel ». Cette modalité d’intervention vise à contribuer au financement d’une politique publique et non d’un projet spécifiquement identifié. Dans ce cas, les fonds européens sont directement transférés au budget du Pays pour financer les dépenses relatives à la mise en œuvre de la politique publique visée.

Pour pouvoir bénéficier de l’enveloppe qui lui a été allouée, il convient dans un premier temps que la Polynésie française identifie le secteur sur lequel elle souhaite voir concentrer l’aide de l’Union européenne, sachant que celle-ci exige :

- d’une part, que la politique publique choisie comme secteur de concentration fasse l’objet d’une programmation pluriannuelle, tant en termes d’objectifs et de résultats attendus qu’en termes de budget et de suivi (politique sectorielle),
- d’autre part, que son intervention ait lieu en cohérence avec la stratégie globale d’aménagement du Pays, les interventions de l’Etat en Polynésie française et les priorités de la nouvelle Décision d’Association d’Outre-mer.

Dans ce cadre, il a été décidé de concentrer le 11ème Fonds Européen de Développement sur le secteur du tourisme.



Collectif budgétaire : poursuite de l’assainissement des comptes

Le collectif budgétaire examiné en Conseil des ministres devrait être le dernier de l’année 2014. Il s’inscrit dans la droite ligne de l’assainissement des comptes en ce qu’il prévoit, tant en fonctionnement qu’en investissement, des inscriptions budgétaires nécessaires à couvrir certaines obligations légales ou contractuelles de la collectivité.
Il en est ainsi par exemple du règlement de la dette restant due au titre de l’année 2013 au syndicat mixte ouvert (SMO) Fenua Ma à hauteur de 300 millions Fcfp ou de la quote part du Pays dans le cadre de la convention signée avec l’Etat pour la mise en place du dispositif du plan épargne logement (PEL) à hauteur de 106 millions Fcfp.
D’autres inscriptions sont proposées pour permettre aux cabinets ministériels et aux services administratifs de mettre en œuvre leurs politiques sectorielles et de fonctionner correctement, avec notamment le versement de 150 millions Fcfp au Fonds pour l’emploi et la lutte contre la pauvreté (FELP) afin d’atteindre l’objectif de 3 000 contrats d’accès à l’emploi pour l’année 2014et l’inscription des crédits nécessaires à l’acquisition et l’installation d’un laboratoire de confinement de niveau de sécurité biologique 3 par l’Institut Louis Malardé, à hauteur de 100 millions Fcfp.


Débat d’orientation budgétaire : création d’emplois et retour à la croissance

Dans un délai de deux mois précédant l’examen du budget primitif, un débat doit avoir lieu à l’Assemblée de la Polynésie française sur les orientations budgétaires de l’exercice à venir ainsi que sur les engagements pluriannuels envisagés.

Le rapport du gouvernement pour ce débat d’orientation budgétaire qui doit se tenir à la fin de ce mois à l’Assemblée de Polynésie française préalablement au vote du budget primitif 2015, s’articule en quatre parties :

- l’environnement économique mondial, national et local,
- la présentation de la situation budgétaire,
- l’action gouvernementale conduite en 2014 en matière de redressement des finances publiques et de plan de relance économique,
- les politiques sectorielles, actions et priorités de chaque ministère pour l’exercice 2015.

Ainsi, les orientations budgétaires s’inscrivent dans la continuité de l’action gouvernementale et traduisent les objectifs phares que le gouvernement souhaite porter en 2015 : redynamiser la création d’emplois et favoriser le retour à la croissance.


Tourisme et restauration : régime fiscal particulier pour certaines boissons alcoolisées

Le dispositif fiscal institué par les délibérations n°87-93 AT et n°87-94 AT du 6 août 1987 en faveur des établissements hôteliers et de restauration ayant passé une convention d’agrément avec la Polynésie française vient d’être refondu dans la loi du pays n°2014-22 LP du 22 juillet 2014.
Ces deux délibérations, très anciennes, poursuivaient l’objectif de permettre à la clientèle touristique de consommer des boissons alcoolisées à des prix équivalents à ceux des destinations concurrentes et d’améliorer le rapport qualité-prix des prestations offertes dans l’hôtellerie et la restauration par une réduction de la fiscalité applicable aux boissons précitées, un encadrement des marges des importateurs et une fixation de coefficients de marge des restaurateurs et des hôteliers.


L’objectif recherché par cette récente réforme était double :


- préciser et/ou compléter certaines dispositions réglementaires obsolètes ;
- simplifier la procédure de gestion du régime en allégeant les formalités administratives à effectuer dans le cadre de ce régime.
Par ailleurs, dans un souci d’équité fiscale et afin de favoriser la compétitivité des producteurs locaux sur ce segment de marché, le dispositif a été étendu aux boissons produites localement qui sont assujetties au paiement d’un droit intérieur de consommation dans les mêmes conditions fiscales qu’à l’importation (taux exonéré ou réduit), pour les produits livrés aux établissements conventionnés.
Le dispositif fiscal mis en place en juillet dernier doit maintenant être complété par des mesures d’application afin de préciser :
- les règles de fixation du cautionnement auprès de la Paierie de la Polynésie française,
- la forme de la comptabilité-matières ainsi que le modèle type d’état mensuel et annuel des consommations.
S’agissant du cautionnement, il est en outre proposé à cette occasion :
- des dispositions sur le niveau de cautionnement à mettre en place ;
- une procédure de renouvellement simplifiée.


Ainsi, le montant de la soumission annuelle cautionnée garantissant le paiement des droits et taxes à payer en cas de défaillance de l’établissement bénéficiaire, fixé en principe à 100% de la dette douanière exigible, est porté à 5% des droits et taxes exigibles qui seront calculés sur les achats de boissons réalisés l’année qui précède la période de renouvellement des soumissions. Dans un souci de simplification, la soumission ne sera plus renouvelée annuellement mais tous les trois ans, sauf variation à la hausse ou à la baisse de 10% de l’assiette retenue pour la détermination des droits et taxes à garantir.


 

 Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, et la directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD), Anne Paugam, ont signé mercredi matin, à Paris, une convention-cadre portant sur les trois prochaines années.

 La convention portera principalement sur le développement des politiques sectorielles, tels la transition énergétique, la préservation et la valorisation de la biodiversité, le tourisme, le secteur primaire, le logement social ou encore la santé, ainsi que sur la réflexion et la prospective économique. Concrètement, l’AFD apportera son soutien au Pays par le biais de financements de projets, d’un appui technique et d’un appui institutionnel et financier auprès d’autres institutions ou bailleurs de fonds. Une attention particulière sera portée aux enjeux économiques et environnementaux. « L’économie n’est pas l’ennemie du climat », a insisté Anne Paugam, évoquant à titre d’exemple, la possibilité d’une participation de l’agence au financement de l’installation du système Sea Water Air Conditioning (SWAC) à l’hôpital du Taaone.

Soutien aux entreprises

De son côté, le député polynésien, Jean-Paul Tuaiva, également chef d’entreprise et président du Centre d’Accompagnement en Gestion (CAGEST), a souligné les difficultés financières rencontrées par le secteur privé en Polynésie française, et a plaidé pour un soutien aux entreprises.


Parmi les réponses qui pourraient être apportées par l’AFD, Anne Paugam a évoqué le renforcement des crédits à moyen et long terme et la mise en place en Polynésie française, d’une antenne de la Banque Publique d’Investissement (BPI). « L’AFD et la BPI y travaillent depuis plusieurs mois. Il reste uniquement quelques ajustements techniques mais nous sommes en bonne voie de finalisation », a-t-elle assuré.

                                             

Valls s'engage pour le RSPF(AFP)

- Edouard Fritch, a été reçu à Matignon ce mercredi 15 octobre à midi par le premier Ministre. Lors de cet entretien, il a demandé à Manuel Valls la "solidarité" financière de l'Etat pour soutenir le régime de protection sociale de la Polynésie française, sujet sur lequel le Premier ministre s'est, selon lui, "engagé à trouver une solution".

"J'ai demandé au Premier ministre que nous puissions rapidement être soutenus au niveau budgétaire et que cette solidarité de l'Etat se concrétise rapidement, dès le budget 2015", a déclaré le successeur de Gaston Flosse après une réunion avec M. Valls à Matignon.

"Il s'est engagé à nous trouver une solution avant la fin de l'année", a-t-il poursuivi. "On sent l'impulsion de Matignon pour les dossiers chauds de la Polynésie", s'est-il réjoui.

"Il y a des pistes de réflexion concrètes, mais techniquement, les solutions qui sont envisagées ne sont pas entièrement bouclées, il reste des estimations à faire, mais nous sommes en possession de solutions", a ajouté l'élu polynésien, qui était accompagné des deux députés apparentés UDI , Maina Sage et Jean-Paul Tuaiva.

La Polynésie française peine actuellement à financer son système de santé, selon un rapport confidentiel de l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) transmis en juin au gouvernement polynésien.

L'Etat n'a pas compétence sur la santé dans cette collectivité autonome, mais le gouvernement polynésien estime qu'il doit participer au financement du Régime de Solidarité (RSPF), cette participation ayant cessé en 2007.

"Nous prenons nos responsabilités dans cette affaire, la Polynésie participe déjà, c'est 27 milliards de francs Pacifique (226 millions d'euros, ndlr) et nous demandons à l'Etat 10% ce que nous investissons aujourd'hui pour concrétiser cette solidarité", soit une vingtaine de millions d'euros par an, a plaidé M. Fritch.

Le nombre de ressortissants au RSPF avoisine les 80.000 personnes en 2014, soit le tiers de la population, qui souffre de taux élevés de diabète et d'obésité.

 

Jean-Christophe Bouissou en visite à la DGAE : « La relance économique est l’affaire de tous »

Le ministre de la Relance économique, de l’industrie, du commerce et des entreprises, Jean-Christophe Bouissou, est allé, mardi après-midi, à la rencontre des agents de la Direction Générale des Affaires Economiques (DGAE).

 Ce service, né en 2011 de la fusion du service des affaires économiques, du service du plan et de la prévision économique, du service du développement de l’industrie et des métiers, de l’institut de la consommation et de la délégation à la promotion des investissements, compte aujourd’hui 55 agents.

 Doté d’une compétence générale en matière de réglementation, de régulation, d’information et de contrôle, la DGAE est le principal outil sur lequel pourra s’appuyer le ministre pour mener à bien sa politique de relance.

 En prenant le temps de rencontrer individuellement chaque agent, le ministre a souhaité être à leur écoute pour mieux répondre à leurs préoccupations mais également leur adresser un message fort de cohésion.

 « La DGAE n’est pas un simple service d’exécution, de par sa connaissance du terrain, elle doit être force de propositions et impulser les réflexions de fonds qui s’imposent », a-t-il indiqué.

 

Droit de réponse de Christian Vernaudon suite au communiqué du Tahoeraa du vendredi 10 octobre

 Le Tahoera’a s’offusque que Tauhiti Nena, Sylviane Terooatea et moi-même ayons osé déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel contestant les conditions d’élection des deux Sénateurs appelés à représenter la Polynésie française au Sénat pour les six années à venir soit jusqu’en 2020. Concernant les considérants juridiques mis en avant à l’appui de ce recours, nous avons fait le choix de réserver au Conseil constitutionnel la primeur de l’exposé de ces derniers et nous conserverons cette position. Il appartient aux Sénateurs Tahoeraa qui ont fait le choix de rendre public le dépôt de ce recours en tant que défendeurs de communiquer s’ils le souhaitent aux médias leur réponse aux points que nous avons soulevés dans le recours.

 Concernant maintenant la motivation principale du dépôt de ce recours, cette dernière aura été le constat confirmé sur le plateau de Polynésie première le dimanche 28 au soir que les deux Sénateurs nouvellement élus n’étaient pas deux parlementaires animés de la volonté d’être des élus représentant l’ensemble des polynésiens mais des otages de leur seul mentor, le Président du Tahoera’a. La Polynésie française dans ses relations avec l’Etat ne peut pas se permettre que les positions adoptées dans les négociations avec ce dernier soient divergentes entre celles exprimées par le Président du Pays et son gouvernement et celles relayées à Paris par tous les parlementaires. Or l’actualité de ces derniers jours nous a encore confirmé que telle était bien la triste situation réelle, les Députés Jean –Paul Tuaiva et  Maina Sage intervenants à Paris en cohérence avec la position du Président Edouard Fritch et le Député Jonas Tahuaitu et les Sénateurs Teura Iriti et Vincent Dubois appliquant à la lettre pour leur part les instructions du Président de leur parti.

 Le véritable enjeu de ce recours est donc de clarifier dans notre collectivité de la République qu’est la Polynésie française, qui gouverne,  le Président légitime du Pays, celui-là même qui est le Président le mieux élu par l’Assemblée de Polynésie française de l’Histoire où alors, le Président du parti politique dominant qui avec 45% des voix aux élections territoriales de mai 2013 a pu obtenir grâce à une prime majoritaire finalement bien peu démocratique deux tiers des élus de l’Assemblée qui sont devenus ses affidés ?

 Concernant le recours contre la loi de Pays modifiant les critères d’admission au RSPF, le Tahoera’a m’en attribue seul la paternité ! Ceci démontre à nouveau l’attitude de mépris que le Président de ce  parti politique adopte à l’égard des élus de l’opposition et des Maires en général ( y compris d’ailleurs en l’occurrence de son propre parti) car il suffit de reprendre connaissance des débats lors de la séance d’adoption de cette loi de Pays à l’APF le 29 juillet dernier pour se rendre compte que les élus de l’opposition et en particulier les Maires de Arue et de Bora Bora qui ont déposé ce recours n’avaient nul besoin d’être instrumentalisés pour dénoncer eux-mêmes les multiples aberrations de ce texte de loi par ailleurs défendu bec et ongles par la représentante du Tahoera’a, Madame Teura Iriti.

 Enfin, le Tahoera’a me prie de me taire et de surtout ne pas participer d’une quelconque manière aux débats sur la PSG. Quelle belle conception de la démocratie ! Je n’ai nullement l’intention de me plier à cette injonction. Je continuerai donc à produire des documents (tel que mon petit livre rouge et non pas blanc intitulé Manifeste pour la défense de la PSG) établissant une autre vérité sur l’Histoire et d’autres propositions pour l’avenir que celles édictées par le Parti politique Tahoera’a qui revendique le monopole des idées et des postes de pouvoir ce qui constitue pour Raymond Aron les attributs d’un Etat « totalitaire ».

              Je signe personnellement ce droit de réponse et apprécierait que les communiqués du Tahoera’a soient signés par une personne physique qui assume personnellement les propos avancés.  Christian Vernaudon                        

                                                              NB Les sénateurs récemment ont affirmé et ils sont sincères qu'ils seraient la courroie de transmission entre le pays et le sénat de tous les Polynésiens. On ne peut pas leur faire un procès d'intention.

 

 

 

Les 6 amendements déposés par Jean-Paul Tuaiva et leurs explications sur la faculté du gouvernement à comprendre la position polynésienne


 

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LUTTER CONTRE LES GASPILLAGES ET PROMOUVOIR L’ECONOMIE CIRCULAIRE : DE LA CONCEPTION DES PRODUITS A LEUR RECYCLAGE

1995 1) Article 19 –
Mettre en place un plan de développement de la valorisation énergétique des déchets, à l’horizon 2020, pour les territoires ultra-marins.
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2) Alors que le traitement des déchets relève de la compétence des communes qui relèvent elles même de la compétence de l’état ; qui est bien inscrit au CGCT :


3)
Incompréhension totale


DEFAVORABLE

TITRE V : FAVORISER LES ENERGIES RENOUVELABLES POUR DIVERSIFIER NOS ENERGIES ET VALORISER LES RESSOURCES DE NOS TERRITOIRES

2034 Article additionnel – Amendement d’appel : Demander au Gouvernement de présenter un rapport faisant un état des lieux du développement des énergies renouvelables sur les territoires d’outre-mer.
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Cet amendement vise à compléter le rapport demandé par le gouvernement à l’article 63 quinquie pour les COM du pacifique



DEFAVORABLE


TITRE VIII : DONNER AUX CITOYENS, AUX ENTREPRISES, AUX TERRITOIRES ET A L’ETAT LE POUVOIR D’AGIR ENSEMBLE

2038 Article 53 – Le développement des énergies nouvelles concerne aussi bien les départements que les collectivités d’outre-mer.

La politique de recherche est une compétence de l’Etat, elle figure d’ailleurs dans ses attributions dans la loi organique de 2014 1er sect-art 1- alinéa 13


FAVORABLE

DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX OUTRE-MER ET AUX AUTRES ZONES NON INTERCONNECTEES

2017 Article 61 – Permettre à la Polynésie française de faire l’objet d’une programmation pluriannuelle de l’énergie bien distincte.
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En outre, la Constitution reconnaît la possibilité d’instaurer des mécanismes de péréquation (art. 72-2, in fine : « La loi prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser l'égalité entre les collectivités territoriales. »).
Toute extension à la Polynésie française de dispositions qui obligeraient ses institutions à légiférer ou réglementer dans un sens déterminé est évidemment contraire à la répartition des compétences. Aussi, il conviendrait donc de combiner l’autonomie de la Polynésie française et un dispositif « incitatif » étatique destiné à rendre possible l’application locale de la péréquation : on peut donc imaginer qu’une convention entre la Polynésie française et l’État, prévue par la loi, détermine les conditions dans lesquelles - en contrepartie de l’adoption par la Polynésie française de la réglementation locale éventuellement nécessaire - le Pays pourra faire bénéficier sa population du dispositif envisagé.

Un tel dispositif conventionnel ne heurte pas de front la compétence normative locale : au contraire, il laisse aux partenaires intéressés le choix de déterminer ensemble les modalités d’application concrète du dispositif de péréquation : dans les faits, la Polynésie française devra sans doute adopter des règles locales compatibles avec la philosophie du dispositif, mais ce sera dans son intérêt.
La ministre n’a rien voulu savoir



DEFAVORABLE


2023 Article 63 quater – Sanctionner l’abandon d’une épave de véhicule dans les collectivités d’outre-mer.
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L’article ayant été supprimé, l’amendement est tombé


DEFAVORABLE


2026 Article 63 quinquies – Demander au Gouvernement d’élargir les objectifs de son rapport sur l’outre-mer :
Que ce rapport présente également des mesures concrètes en faveur de la mise en oeuvre des projets définis par ces collectivités et destinés à développer les énergies renouvelables, un transport sobre en consommation d'énergie fossile et en émission de gaz à effet de serre, ainsi qu'un urbanisme et une construction économe en énergie. Il proposera également des mesures pour développer la recherche et l'innovation ainsi que des stratégies de complémentarité entre chaque territoire".

En discussions des amendements, nous avons eu plusieurs échanges avec la ministre Ségolène Royale et la rapporteur Erika Bareigts pour justifier cette extension et le fait qu’il n’y avait aucune portée juridique sur le PJL


DEFAVORABLE

Aussi, après vérification statutaire et notamment sur la compétence de l’énergie, le Gouvernement a déposé un amendement qui vise à ce que la collectivité de Wallis et Futuna puisse bénéficier de la CSPE. Il s’avère que cette compétence est déjà assurée par le préfet, donc par l’état. C’est donc à ce titre que Wallis et Futuna a pu obtenir la CSPE aussi rapidement, il y a également une question de mesures, sachant que Wallis et Futuna représentent 19 000 habitants pour 270 000 en Polynésie.
Toujours est-il que toutes ces collectivités relèvent de l’article 74 de la constitution et qu’avec le rapport demandé pour la fin 2015, l’Etat ne pourra plus faire marche arrière pour que la Polynésie Française et la Nouvelle Calédonie bénéficient à leur tour de cette Contribution de service Public sur l’Energie (CSPE).
Nous nous réjouissons de cette avancée, notamment pour nos cousins de Wallis et Futuna.
 

 

 

 Bataille  dans les Médias

 (Reuters) - Le Monde a annoncé mercredi qu'il allait saisir la justice après la publication dans Valeurs actuelles d'un article détaillant les rendez-vous de deux de ses journalistes, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, chargés des enquêtes judiciaires, notamment dans le cadre des "affaires" qui concernent Nicolas Sarkozy <https://fr.news.yahoo.com/nicolas-sarkozy/> .

Le quotidien précise qu'il va demander au parquet de Paris l'ouverture d'une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure.


"
Au vu de l'article de Valeurs actuelles, il apparaît maintenant que les faits et gestes de nos collaborateurs étaient surveillés et qu'ils ont été probablement suivis", écrit le directeur du Monde Gilles Van Kote dans un éditorial.

"Ces méthodes visent clairement à empêcher nos journalistes d'effectuer leur travail d'investigation. Elles constituent une atteinte au secret de nos sources totalement inacceptable", ajoute-t-il.

Pour le magazine Valeurs actuelles, classé à droite, "Nicolas Sarkozy reste la cible prioritaire du pouvoir et de certains journalistes qui, bénéficiant de la violation du secret de l'instruction orchestrée par des juges, mettent en place une stratégie visant à empêcher son retour."

L'article incriminé indique que Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont été reçus à l'Elysée, au ministère de la Justice et au pôle financier juste avant la publication de certains de leurs articles faisant état de révélations concernant l'ex-chef de l'Etat.
 

 

Retour des deux sénateurs : Un tour d’horizon complet des dossiers polynésiens

 Après deux semaines intenses passées à Paris, nos deux sénateurs sont revenus au Fenua. Après leur brillante élection au Sénat, Teura IRITI et Vincent DUBOIS se sont installés au Sénat, au sein du groupe UDI. Ils ont pu intégrer les deux commissions souhaitées, parmi les plus prestigieuses, la Commission des Finances pour Teura IRITI, et la Commission des Lois pour Vincent DUBOIS.  

Les deux sénateurs ont participé à leur première commission. Pour Teura IRITI ce travail en commission a été l’occasion d’aborder les premières orientations du budget 2015 et de veiller au maintien des moyens pour l’Outre-mer. Il a aussi été question de l’adaptation de la législation au droit de l’union européenne en matière économique et financière. Pour son baptême du feu, Vincent DUBOIS a eu à se pencher sur l’adoption de la loi anti-terrorisme.

 Nos deux sénateurs ont également entrepris une série de rencontres avec ceux qui seront désormais des interlocuteurs majeurs dans le cadre de leur travail en faveur de la Polynésie française, à commencer par Madame la Ministre des Outre-mer Georges PAU LANGEVIN, mais aussi à l’Elysée avec M. Marc VIZY, Conseiller spécial à l’Outre-mer de M. Le Président François HOLLANDE, ou encore avec M. Frédéric POTHIER le conseiller Outre-mer du Premier ministre à Matignon.

 A chaque rencontre nos sénateurs ont abordé les dossiers qu’ils soutiennent, comme le retour de l’Etat au RSPF, la création d’un tribunal foncier, l’évolution de la loi Morin, sans oublier les dossiers essentiels pour les communes avec notamment l’évolution du CGCT (le code général des collectivités territoriales qui fixe de lourdes obligations pour les communes) et du FIP (le fond intercommunal de péréquation qui finance les actions des communes), mais aussi la restitution des terrains militaires aux communes, ou encore la réforme nécessaire de la fonction publique communale.

 A peine rentrés de Paris, nos deux sénateurs ont pu rencontrer Monsieur le Haut-commissaire Lionel BEFFRE, dès hier, pour faire le tour de ces dossiers et évoquer avec le représentant de l’Etat en Polynésie française leurs discussions à Paris. Prochainement Teura IRITI et Vincent DUBOIS prendront l’attache du Président Edouard FRITCH à son retour de Paris et du gouvernement, mais également des maires, notamment du SPC (syndicat pour la promotion des communes), pour faire un tour d’horizon complet de ces dossiers et aborder les prochaines étapes.

Ils envisagent de repartir sur Paris dès novembre prochain.

 

La ministre du Travail reçoit une délégation d’A Tia i Mua

 La ministre du Travail et du dialogue social, de l’emploi, de la formation professionnelle, de la recherche et de la condition féminine, Tea Frogier, a reçu lundi après-midi, une délégation de personnalités syndicales de Nouvelle-Calédonie et de métropole, accompagnée par les cadres dirigeants de la confédération A Tia i Mua, dans le cadre de l’organisation de son congrès devant se tenir mardi 14 et mercredi 15 octobre.

Cette visite protocolaire s’est déroulée dans un climat cordial et constructif et a permis de faire un tour d’horizon des sujets touchant au dialogue social et au code du travail.

Le syndicat a tenu à rappeler son ouverture et sa disposition à faire avancer les thèmes sociaux de la formation, du logement, du soutien aux entreprises en difficultés, de l’avenir de la PSG…

La ministre a souligné la nécessité pour le gouvernement de disposer d’une vision globale de la formation professionnelle en insistant sur la notion d’employabilité. Dans cette perspective, le code du travail doit être envisagé comme un outil de développement dont les procédures doivent nécessairement être simplifiées ou allégées au bénéfice des entreprises et des salariés.

La réunion s’est clôturée sur un accord pour élargir le débat sur des thèmes particuliers à inscrire dans un « agenda social partagé » à dérouler pour les prochains mois.

 

  Visite du ministre de la Culture et de l'audiovisuel à TNTV

 

 Heremoana Maamaatuaiahutapu à TNTV

 Après des visites dans les établissements culturels la semaine dernière, Heremoana Maamaatuaiahutapu, s’est rendu, mardi, à Tahiti Nui Télévision (TNTV) pour une visite de courtoisie. A cette occasion, l’équipe de direction de la chaine lui a fait visiter les locaux et lui a présenté le personnel de la chaine.

 Le directeur général de TNTV, Philippe Roussel, a ainsi pu lui présenter les axes stratégiques retenus par la chaine pour 2015. Avec ses 17 journalistes, dont 2 correspondants dans les îles, et ses productions locales, TNTV souhaite poursuivre ses missions de proximité avec en moyenne 3 heures d’émissions locales, de manière quotidienne, axées sur l’information, la défense du patrimoine, la culture, le divertissement ou encore la découverte. Les grands événements locaux, sportifs et culturels, sont également au cœur du dispositif que la chaine souhaite proposer en 2015, s’inscrivant ainsi dans la continuité de ce qu’elle a déjà entrepris.

 Heremoana Maamaatuaiahutapu a apporté son soutien à l’équipe de direction, notamment en ce qui concerne la promotion des cultures polynésiennes au sens large, mais également pour la promotion des langues polynésiennes. Philippe Roussel et son équipe ont rappelé l’impact de cette politique de valorisation culturelle, tout en soulignant le coût non négligeable de production d’émissions locales par rapport à l’achat de programmes extérieurs. Le directeur général de la chaîne a par ailleurs évoqué les difficultés rencontrées par TNTV quant à la gestion des locaux et les aménagements qui pourraient être entrepris pour en rationnaliser l’occupation ou en limiter la consommation énergétique.

 Cette visite a été l’occasion d’échanger sur les axes de développement futur de la télévision polynésienne, avec sérénité, la restructuration de la chaîne étant maintenant achevée. Heremoana Maamaatuaiahutapu, qui connait bien les enjeux de l’audiovisuel, souhaite accompagner TNTV dans ses projets de développement et sa volonté de cultiver une identité qui parle à tous les Polynésiens.

 

Pacifique: le braconnage assumé du China Industry Group (Radio Australie)

Le China Industry Group se vante d'avoir dépassé les quotas de prises de thon dans le Pacifique ces 4 dernières années, en toute impunité. Et il promet à ses futurs actionnaires de continuer sur sa lancée. L'entreprise chinoise exploite une flotte de 24 palangriers dans le Pacifique. Elle ambitionne d'entrer à la bourse de Hong-Kong. Pour convaincre la commission boursière, elle doit détailler ses activités. Dans son dossier de candidature, China Industry Group précise qu'elle va augmenter ses prises de thon dans le Pacifique. Mais l'entreprise ne tient compte ni des quotas imposés par la Commission de la Pêche du centre et de l'ouest du Pacifique, ni  de la réalité scientifique - car les stocks de thon obèse sont au plus bas. Greenpeace accuse donc le China Industry Group de braconner et de désinformer lespotentiels investisseurs qui pourraient acheter des actions lors de l'entrée en bourse de l'entreprise. Le gouvernement chinois précisé qu'il n'a jamais donné l'autorisation au China Industry Group d'aller pêcher à l'étranger. Et Pékin demande à l'entreprise de suspendre sa candidature à la bourse de Hong-Kong. On écoute la réaction d'Elsa Lee, responsable du bureau de Greenpeace en Asie de l'Est :

« Nous accueillons très positivement le geste du gouvernement chinois et nous espèrons que la Chine continuera à prendre des mesures fortes contre la pêche illégale. » Le gouvernement chinois aura justement l'occasion de prouver son engagement lors de la conférence de la commission des pêches du Pacifique centre et ouest en décembre, dont le principal objectif est de protéger les stocks de thon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 14 octobre 2014

 

Malgré la violence en Polynésie ce qui survit c'est la joie de vivre !

 

Edito

Le corbillard au rencart

Les convulsions polynésiennes bafouillent comme souvent entre le drame et le vaudeville. Il en faut peu pour passer de l'un à l'autre. On pourrait certes préférer le vaudeville mais bien souvent celui-ci tourne au drame. Les bandes de jeunes oisifs et de moins jeunes s'organisent. Les religions sont inefficaces. La démographie enfantine galope, l'autre aussi. La bombe est amorcée, l'oisiveté aussi, le refus de l'effort s'étale. Or, aucune nation libre ne peut dans le monde espérer un statut enviable si l'intelligence de ses citoyens n'est sans cesse entretenue et perfectionnée. Pour cette simple raison  le régime démocratique surpeuplé  doit faire émerger un fort volant de matière grise, vrai carburant de la fameuse " évolution". Mais...

Y a-t-il péril en la demeure ? Hélas oui. Les optimistes impénitents se demandent aujourd'hui comment la Polynésie pourra-t-elle donner du travail à ces dizaines de milliers d'enfants que l'on voit s'éparpiller dans les rues commerçantes de Papeete le mercredi après midi alors que le pays est limité  dans ses offres d'emploi.

Aucune prétention jargonneuse à vouloir faire de tous ces bambins des premiers de la classe mais tant qu'ils suivent une scolarité normale, ils ne sont pas décervelés. Ceux qui le sont se retrouvent bien souvent dans des bandes. Violentes, cruelles, méchantes, perverses au point qu'il faudra bien un jour préparer une révolution mentale pour restaurer le principe d'autorité. Une autorité qui périclite dans l'épuisement  byzantin des associations, de la solidarité territoriale, des familles, elles-mêmes en perdition dans une société qui barbote dans une crise économique sans précédent dont le ministre de la relance aura bien du mal à extirper le pays. Et s'il y arrive, on pourra lui dresser une couronne de lauriers, d'autant plus qu'au plan budgétaire il semble bien qu'il n'y aura pas dans l'année à venir de gros changements. Il lui faudra beaucoup d'imagination et de volonté pour bouger des entreprises sclérosées dans leurs peurs à réapprendre à investir. La confiance ne fait pas tout. Les résultats, oui

Mais, si les convulsions polynésiennes ont du mal à être traitées, ne perdons pas espoir. L'AFAREP (l'Association Formation, Action, REcherche en Polynésie) et le groupe de réflexion sur la prévention des violences (GRPV) travaillent à la prévention de la violence adolescente et intra-familiale en progression. Environnement familial déstructuré, grossesses de jeunes filles inconscientes de ce que cela implique, oisiveté et désir pour certains d'affirmer leur statut comme dans toute bande, par la violence.

Un projet est actuellement mis au point par ces deux associations sur trois ans avec les maires intéressés . Des conférenciers extérieurs, psychologues, psychanalystes, anthropologues, médecins doivent participer à une nouvelle approche de l'ordre social dans lequel toute petite communauté doit pouvoir vivre en harmonie. Il convient pour ces associations et pour tous ceux qui y participent de faire évoluer le schéma qui existe aujourd'hui certes, mais qui n'a pas porté ses fruits. Il convient donc de le faire évoluer par le biais de spécialistes venus de l'extérieur en  2015 pour apprendre aux bonnes volontés du pays à mieux appréhender un problème qui touche tout le monde.

L'heure de gribouille est largement dépassée. La volonté, celle de la rue doit être canalisée, démantelée. Pousser grand-père ou "p'tit frère" sur le bitume pour le dévaliser ou le lapider à coups de pieds  lorsqu'il est à terre et sans défense, est la preuve d'une grande lâcheté qui doit être impérativement stoppée ; de même que cette pantomime du méchant dans un pays dit "touristique". En vérité, c'est le corbillard des mauvais instincts que les bonnes volontés doivent mettre au rancart  Pas facile de modifier les consciences. Temaru devrait faire intervenir l’ONU pour « décoloniser » de ses mauvais instincts, en effet, la Polynésie.  Succès assuré!

 

 

Agenda du président Fritch à Paris demain et rencontre avec le pire ennemi de l'ancien président, René Dosière.

Mercredi 15 octobre 2014

9H30 Signature de la convention AFD, avec Anne PAUGAM, directrice générale de l’Agence Française de Développement

12H00 Rencontre avec Manuel VALLS, Premier ministre, à Matignon

15H00 Rencontre avec René DOSIERE, à l’Assemblée nationale

17H00 Entretien avec M. PERFETTINI, Caisse des dépôts et consignations, à la Délégation de la Polynésie française

 

Jean Christophe Bouissou le ministre de la relance économique et du tourisme tiendra une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres demain afin de faire état de son déplacement à l'étranger et des personnes qu'il doit rencontrer en Chine, aux Etats Unis et à Paris..


 

Le Président Edouard Fritch rencontre le directeur général à l’Outre-mer

Le directeur général à l’Outre-mer, Thomas Degos, entouré de son adjoint, Claude Girault, de son directeur de cabinet, Stéphane Jarlegand et du sous-directeur, chef du service des affaires juridiques et institutionnelles, Rodolphe Juy-Birmann a reçu mardi en fin d’après-midi à paris, le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch.

 Celui-ci était accompagné par les deux députés polynésiens, Maina Sage et Jean-Paul Tuaiva, ainsi que par son conseiller spécial, Thierry Nhun-Fat. Les discussions ont porté sur les problématiques liées à l’application du code général des collectivités territoriales (CGCT) en Polynésie française, et sur la participation de l’Etat au financement du régime de solidarité (RSPF).

 « J’ai demandé à Thomas Degos, qu’une mission de la direction générale des Outre-mer se rende rapidement en Polynésie française, pour faire le point sur l’application du code des collectivités territoriales. Certains maires rencontrent de grosses difficultés » a indiqué Edouard Fritch au sortir de la réunion, précisant avoir également discuté des projets d’amendements relatifs à la fonction publique communale, préparés par les députés polynésiens.

 Le Président a, par ailleurs, abordé les problématiques liées à la distribution d’eau potable et à l’assainissement des eaux usées, que les communes de Polynésie française devront respectivement assurer avant les 31 décembre 2015 et 2020. « J’ai demandé le report de ces dates. Les maintenir mettrait en difficulté certaines communes et leurs maires. Nous ne serons pas prêts pour ces rendez-vous » a-t-il insisté.

 Mettre en place une fiscalité communale

 Edouard Fritch a, d’autre part, plaidé pour la mise en place d’une véritable fiscalité communale, afin de « donner davantage d’autonomie à nos communes ». En outre, le Président a exprimé le souhait de voir les moyens du Syndicat de promotion des communes (SPCPF) et du Centre de gestion et de formation (CGF) mutualisés.

 Les discussions ont également porté sur le retour de l’Etat au financement du RSPF. « Nous avons demandé à faire un point sur l’avancée des travaux du comité ad hoc, demandé par Marisol Touraine et Gorge Pau-Langevin. Mon vice-président devrait s’entretenir avec elle la semaine prochaine à Paris » a indiqué Edouard Fritch.

NDLR ( en général on dit "le vice président pas "mon" ) Même Hollande ne dit pas " MON premier ministre mais LE premier ministre !!!

 

La ministre du Travail reçoit une délégation d’A Tia i Mua

 La ministre du Travail et du dialogue social, de l’emploi, de la formation professionnelle, de la recherche et de la condition féminine, Tea Frogier, a reçu lundi après-midi, une délégation de personnalités syndicales de Nouvelle-Calédonie et de métropole, accompagnée par les cadres dirigeants de la confédération A Tia i Mua, dans le cadre de l’organisation de son congrès devant se tenir mardi 14 et mercredi 15 octobre.

Cette visite protocolaire s’est déroulée dans un climat cordial et constructif et a permis de faire un tour d’horizon des sujets touchant au dialogue social et au code du travail.

Le syndicat a tenu à rappeler son ouverture et sa disposition à faire avancer les thèmes sociaux de la formation, du logement, du soutien aux entreprises en difficultés, de l’avenir de la PSG…

La ministre a souligné la nécessité pour le gouvernement de disposer d’une vision globale de la formation professionnelle en insistant sur la notion d’employabilité. Dans cette perspective, le code du travail doit être envisagé comme un outil de développement dont les procédures doivent nécessairement être simplifiées ou allégées au bénéfice des entreprises et des salariés.

La réunion s’est clôturée sur un accord pour élargir le débat sur des thèmes particuliers à inscrire dans un « agenda social partagé » à dérouler pour les prochains mois.

                                                             

                                                      

"DEFINITION DE LA CONNAISSANCE" par Gérard Kochesperger, docteur en psychologie des organisations de la Stanford University en Californie et ancien membre de la cellule de recherche internationale du même établissement IPA, "Institut Porinetia Ananahi"

« La connaissance est un bien cumulatif, dans le sens où toute connaissance peut être le facteur principal de la production de nouvelles connaissances. Autrement dit, la connaissance n’est pas seulement un bien de consommation, c’est aussi et surtout un bien de production, susceptible d’engendrer de nouveaux biens qui seront eux-mêmes infiniment utilisables.

L’économie de la connaissance comprend tous les processus liés à connaître et à s’informer (NTIC), l’intelligence sociale et organisationnelle, les processus d’apprentissage et les moyens mis en oeuvre par l’innovation et les R&D. C’est le capital humain, l’évolution de l’organisation du travail  (Extrait de la conférence du 2 octobre 2014 )

Les valeurs « matérielles » et les valeurs immatérielles ne s’opposent pas : ELLES SE COMPLETENT

 

Jeudi 16 octobre 2014 séance budgétaire à l'Assemblée sous la présidence de Marcel Tuihani


Au projet d’ordre du jour de cette séance

Rapports susceptibles d’être examinés :


1) Relatif à l’avis de l’assemblée de la Polynésie française sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord concernant le transfert et la mutualisation des contributions au Fonds de résolution unique.


2) Relatif à un projet de délibération portant adoption des comptes administratifs et affectation des résultats de l’exercice 2013 de l’établissement public dénommé « Centre hospitalier de la Polynésie française » (budget général), du Département de psychiatrie (budget annexe), du Centre de transfusion sanguine (budget annexe), du Service d’aide médicale urgente (budget annexe), de l’Incinérateur de Nivee (budget annexe), de l’Hôtel des familles (budget annexe), de l’École de sages-femmes (budget annexe).

À l'issue de l'exercice 2013, le compte financier du CHPF présente un solde positif de 886 028 639 F CFP en section de fonctionnement et négatif de 44 986 597 F CFP en section d'investissement, soit un résultat global excédentaire de 841 042 042 F CFP. Au niveau du budget annexe du département de psychiatrie, l'exercice 2013 se clôture par un excédent de
51 434 228 F CFP. Quant au budget annexe du Centre de transfusion sanguine, l'exercice 2013 se clôture par un déficit de 8 824 709 F CFP. En outre, l'exercice 2013 se clôture, au niveau du budget annexe du Service d'aide médicale urgente, par un excédent de 10 823 495 F CFP. En revanche, le budget annexe de l'incinérateur de Nivee présente pour l'exercice 2013 un déficit de 18 882 566 F CFP. Enfin, pour l'exercice 2013, le budget annexe de l'Hôtel des familles affiche un excédent de 14 814 769 F CFP.


3)
Relatif à un projet de délibération portant approbation par l’assemblée de la Polynésie française de la convention particulière 2014 entre la Polynésie française et l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Une première convention cadre de coopération a été mise en place, le 8 juillet 2009, entre l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et la Polynésie française dans le domaine de la radioprotection des équipements sanitaires du Pays.
La convention particulière 2014 est relative à l'utilisation des rayonnements ionisants à des fins médicales. Au cours de l'année 2014, l'ASN interviendra en tant qu'expert auprès de la Polynésie française, pour aider à la révision de la réglementation relative aux rayonnements ionisants applicable en Polynésie française, l'inventaire des sources ou encore l’instruction et le traitement des déclarations des événements significatifs en radioprotection.

4) Relatif à l’avis de l’assemblée de la Polynésie française sur le projet d’article du projet de loi de finances pour 2015, relatif à l’aménagement de la réduction d’impôt sur le revenu en faveur de l’investissement locatif intermédiaire.

Les représentants à l’assemblée sont saisis pour avis sur un projet d'article du projet de loi de finances pour 2015, qui prévoit un aménagement du dispositif de défiscalisation en faveur de l'investissement locatif intermédiaire prévu par le code général des impôts. Le gouvernement central souhaite favoriser l'émergence d'une nouvelle offre de logements intermédiaires dans certaines zones et propose quatre modifications du dispositif, tels que notamment l’allongement de la durée de l’engagement de location ou encore la réduction de l’impôt sur le revenu.

5) Relatif à un projet de délibération approuvant les statuts de la société anonyme d’économie mixte Transport d’énergie électrique en Polynésie française.

La société de transport d'énergie électrique en Polynésie, dénommée TEP, a été créée en 1985 sous la forme d'une société anonyme. Ce projet de texte prévoit la modification de ses statuts, pour la transformer en société d'économie mixte locale, afin de se conformer à la réglementation relative aux sociétés d'économie mixte locales et à la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. En outre, ce projet de délibération fixe l’élargissement de l’objet social de cette société, qui aura pour mission, outre d'acheminer l'énergie électrique des lieux de production vers les zones de consommation, mais aussi la promotion, l'étude, la construction et l'exploitation de lignes de transport d'énergie électrique à moyenne et haute tension sur tout le territoire de la Polynésie française et particulièrement sur l'île de Tahiti, et pourra être en charge de réaliser toutes opérations commerciales, industrielles, mobilières ou immobilières, et financières en rapport avec ces missions.

6) Relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier de l’exercice 2013 du Groupement des établissements de Polynésie pour la formation continue et affectation de son résultat.

À l'issue de l'exercice 2013, le compte financier du GREPFOC présente un résultat global négatif de 22 290 265 F CFP. Ce solde déficitaire vient diminuer le fonds de roulement de l'établissement, qui passe de 67 991 935 F CFP en début d'exercice à 45 701 670 F CFP à la clôture de l'exercice 2013.

7) Relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier de l’exercice 2013 de l’Institut Louis Malardé et affectation de son résultat.

À l'issue de l'exercice 2013, le compte financier de l’Institut Louis Malardé présente un résultat global excédentaire de 88 899 472 F CFP. Ce solde vient augmenter le fonds de roulement de l'établissement, qui passe de 135 455 289 F CFP en début d'exercice, à
224 354 761 F CFP en fin d'exercice.

8) Relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier de l’exercice 2013 du Musée de Tahiti et des Iles – Te Fare Manaha et affectation de son résultat.

À l'issue de l'exercice 2013, le compte financier du Musée de Tahiti et des Iles présente un résultat excédentaire de 18 212 407 F CFP en section de fonctionnement et déficitaire de
5 840 744 F CFP en section d'investissement.
Le résultat global excédentaire du compte financier de l'exercice 2013 d'un montant de
12 371 663 F CFP vient augmenter le fonds de roulement du Musée de Tahiti et des Iles pour le porter à un montant de 60 147 694 F CFP.

9) Relatif à un projet de délibération portant approbation du projet d’avenant n° 2014-02 à la convention entre l’État et la Polynésie française du 4 avril 2007 relative à l’éducation.

Par convention en date du 4 avril 2007, l'État et la Polynésie française ont fixé les dispositions contractuelles d'accompagnement de l'État pour le développement du système éducatif polynésien. Cette convention pose le principe selon lequel l'État participe aux dépenses assumées par la Polynésie française au titre de ses compétences en allouant à celle-ci les moyens financiers et en personnels nécessaires à la réussite du développement du système éducatif polynésien.
Ce projet de délibération soumet à l’approbation des représentants un avenant à cette convention fixant notamment les moyens de fonctionnement dévolus par l'État à la Polynésie française, au titre des programmes de l’enseignement privé et public du premier et du second degré, pour l'exercice 2014.

10) Relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier de l’exercice 2013 de l’Institut de la Jeunesse et des Sports de la Polynésie française et affectation de son résultat.

À l'issue de l'exercice 2013, le compte financier de l’Institut de la Jeunesse et des Sports de la Polynésie française présente un résultat global positif de 43 856 388 F CFP. En effet, le résultat de l'exécution budgétaire de l'exercice 2013 est par section, déficitaire de
38 440 376 F CFP en section de fonctionnement et excédentaire de 82 296 764 FCFP en section d'investissement.

 

Lancement du concours « Nouvel Exportateur » à la Chambre de commerce

 

            La CCISM en partenariat avec la Jeune Chambre Economique de Tahiti (JCET) organise un concours « Nouvel Exportateur » qui se déroulera du 16 octobre au 19 novembre 2014.

 

            Ce concours est destiné à primer de nouvelles entreprises polynésiennes (créées depuis moins de 5 ans) qui se sont lancées à l’exportation de produits ou de services.

 

            Ce concours s’inscrit dans une opération plus vaste de promotion de nos exportations qui se tiendra les 17, 18 et 19 novembre 2014 à la CCISM.

 

           

           

Visite de courtoisie de M. Laurent BERGER, secrétaire général de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail)

M. Marcel TUIHANI, président de l’assemblée de la Polynésie française, a reçu la visite de M.  Laurent BERGER, secrétaire général de la CFDT, premier syndicat français qui compte plus de 860 000 adhérents.

Arrivé sur le territoire vendredi 10 octobre dernier, M. BERGER participera au 10e congrès du syndicat A tia i mua, organisé les 14 et 15 octobre 2014, au cours duquel aura lieu l’élection du nouveau secrétaire général de ce syndicat.

Il a rencontré le président de l’assemblée avec lequel il a été question de l’emploi en Polynésie française et de l’éventuelle réforme du droit du travail polynésien. Le syndicat a également évoqué la problématique du logement social avec l’accès à ce dernier pour les salariés. Sur l’ensemble de ces questions le syndicat souhaite exposer son point de vue aux autorités du pays.

 

Le socialiste Didier Migaud, plaide inlassablement pour la réduction des dépenses publiques.  

L'examen du projet de loi de finances démarre à peine à l'Assemblée nationale et les efforts demandés aux collectivités locales font déjà l'objet de toutes les critiques. La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) manifeste ce mardi à Paris pour dénoncer l'effondrement des budgets d'investissements des collectivités. Si rien n'est fait, ce sont pas moins de 60 000 emplois qui seraient menacés d'ici 2017, à cause de carnets de commandes vides, prévient l'organisation. Une illustration concrète du débat européen autour du rythme de consolidation budgétaire. Avec ses 21 milliards d'économies en 2015, dont 3,7 milliards de baisse de sa dotation aux collectivités locales, Paris estime en faire bien assez. Trop même, à en croire une partie de la majorité.

C'est dans ce contexte que la Cour des comptes a présenté ce matin la seconde édition de son rapport désormais annuel sur les finances publiques locales. Son premier président, le socialiste Didier Migaud, a dû déployer des trésors de pédagogie pour convaincre de la nécessité absolue pour les collectivités locales de participer au redressement des finances publiques sans pourtant tuer l'investissement public.

 En 2013, les collectivités locales se sont comportées en mauvais élève en matière de redressement des finances publiques. L'écart entre leurs dépenses et leurs recettes s'est creusé de 0,4 % de la richesse nationale, "contribuant pour un tiers au retard pris dans la réduction des déficits". Comme d'habitude en année pré-électorale avec les élections municipales de 2014, les dépenses d'investissement ont fortement augmenté. Mais cela n'a pas été compensé par une baisse des dépenses de fonctionnement. Au contraire, ces dernières ont continué a progresser (+ 2,9 %) bien plus rapide que les recettes.

La baisse des concours de l'État, un outil à l'efficacité incertaine

La tendance est d'autant plus inquiétante que la baisse (encore très modeste) des concours financiers de l'État en 2013 n'y a rien changé. Jusqu'à présent, la baisse des dotations a été en partie payée par le contribuable local, via une revalorisation de l'assiette d'impôts locaux (taxe d'habitation, taxes foncières, contribution économique territoriale) supérieure à l'inflation votée par le Parlement...

Il n'est donc pas sûr que l'accélération de la baisse des dotations de l'État à 11 milliards d'euros prévues de 2015 à 2017 dans le cadre des fameux 50 milliards d'économies, se traduise par une réduction à due proportion de leurs dépenses, puisque l'assiette des impôts locaux va continuer à augmenter. "Le risque existe en effet que les collectivités choisissent plutôt d'augmenter le taux des impôts locaux (communes et intercommunalités, et départements dans une moindre mesure) ou d'obtenir de nouvelles ressources (régions ou départements)", résume la Cour des comptes.

Les intercommunalités dans le viseur

Si l'effort de maîtrise des comptes des collectivités doit être accentué, reste à savoir comment le répartir équitablement entre les différents échelons de collectivités et les collectivités d'une même catégorie. En 2015, la répartition de l'effort sera proportionnelle à leurs recettes, une règle simpliste critiquée par la Cour, qui demande la prise en compte des marges de manoeuvres respectives des différentes collectivités. Une refonte de la "péréquation" qui ne devrait intervenir qu'en 2016.

 

Et pour se dérider du quotidien, une lectrice nous a fait parvenir cette petit histoire amusante

Ce sont deux femmes qui discutent de leur vie de couple.
La première dit à la seconde :
- Cette fois-ci c'est décidé, je vais demander le divorce !
- Mais pourquoi ? demande l'autre.
- J'ai vu mon mari aller au cinéma avec une autre femme !!
- Et tu sais qui c'était cette femme ?
- Non, je ne l'avais jamais vue auparavant.
- Et tu n'as pas pensé un seul instant qu'il pouvait y avoir une explication autre que celle à laquelle tu penses ? Pourquoi ne les as-tu pas suivi dans le cinéma pour savoir ?
- Je ne pouvais pas : l'homme avec qui j'étais avait déjà vu le film.

 

Lundi 13 octobre 2014

 

Bouissou : " Mon Dieu donnez moi la force de réussir "

Edito

Bouissou en Chine, aux USA et à Paris...

Pas d'accord avec le médecin très apaisant interrogé sur une télévision locale pour éviter  que la psychose sur le chikungunya ne prenne de l'ampleur. Mais on ne peut cacher que la piqûre du moustique responsable provoque des douleurs articulaires qui peuvent parfois durer des années autrement plus graves qu'une petite dengue. A la Réunion, à Maurice et en Nouvelle-Calédonie les cas de transmission materno-fœtale ont été nombreux, les méningo-encéphalites  aussi et ne le cachons pas les cas de mortalités également malheureusement. Nous en avons assez parlé il y a quelques années lorsque les escadrilles de moustiques figeaient dan l'angoisse les Calédoniens. Voici d'ailleurs un extrait du rapport de l'IRD sur le sujet :

"De façon plus précise, les résultats de l’enquête de séroprévalence menée du 17 août au 20 octobre 2006 à La Réunion font état d’un pourcentage d’environ 38 % de la population contaminée par le chikungunya, soit environ 300 000 personnes. Ce chiffre est proche des estimations cumulées qui faisaient état de 266 000 victimes. Les choses sont comparables pour la République de Maurice qui, en dépit d'une polémique sur les chiffres (O'Neill, 2006). Cette étude internationale, qui associe des chercheurs américains et mauriciens, fait ressortir une surmortalité de plus de 700 personnes directement imputable à l’épidémie de chikungunya. Ce chiffre est donc, toutes proportions gardées, supérieur à la surmortalité enregistrée à La Réunion…"

Nous comprenons fort bien le désir du médecin référent de ne pas envenimer le malaise. Le maire de Teva I Uta n’a pas attendu pour prendre les bonnes mesures d'autant que l'épidémie semble s'étendre à Punaauia. Tearii Alpha dès les premiers cas a pris le taureau par les cornes, entendez plutôt "le moustique par son dard" afin de pulvériser les "moustiques guerriers" par fumigation. Une fumigation qui devrait être faite non seulement dans les communes touchées mais sans attendre dans toute l'île. (Les hauteurs de Tipaerui par exemple n'ont jamais été traitées lors de la campagne anti-Zika et les moustiques y pullulent). Les choses sont toujours faites à moitié et au plus pressé. Espérons que le ministre de la Santé "en devenir" ( sic!) ne sous-estimera pas le problème. Il s'agit d'une épidémie ayant entraîné des décès aillurs, pourquoi serions-nous épargnés et ce, au moment où les paquebots de croisière et les touristes vantent les charmes du pays et son accueil ?

Justement l'activité du nouveau ministre du Tourisme, Jean Christophe Bouissou qui doit prendre modèle sur celle longtemps observée de Gaston Flosse, ne peut être passée sous silence. Il sait que seul le travail est payant. La réussite concernant le plaisir des touristes à descendre de leur ville flottante lui est due ainsi qu'aux prestataires de services et au GIE Tourisme qu'il a su mobiliser. La place Vaiete transformée en large village artisanale a enchanté les croisiéristes mais aussi les artisans  dont les rentrées d'argent n'ont pas été  pas négligeables. Enfin, il n'a rien laissé au hasard en demandant à la Chambre de commerce que les commerçants  relèvent le rideau de fer de leurs boutiques pour que le front de mer n'ait pas l'air d'être en deuil national. Mais, en bon ministre de terrain, JC Bouissou  est allé  vérifier par lui-même si ses instructions avaient été suivies. Elles l'étaient. Alors oui, ce ministre qui attend son heure depuis si longtemps carbure mieux qu'un "L89" débutant dans un seul but : prouver qu'avec un peu de volonté, de passion et de suivi on peut y arriver. Il nous surprend.

Si ce dernier met autant d'entrain et de volonté dans sa relance du tourisme, on peut, peut-être commencer à espérer dans la relance économique dont il a la charge. Sa feuille de route est chargée, il part prochainement en Chine pour suivre les investissements lancés par l'ancien président qui a débroussaillé le terrain (au fait où est passé Hiria Ottino ?). Rendez-vous avec Hainam, Forbase etc... afin de voir ce qu'il en est et accélérer les choses qui ont pris du retard et poser par la même occasion, la question de confiance aux Chinois "tu veux ou tu veux pas"  puisqu'ils sont moins timides dans d'autres pays du Pacifique sud qu’en Polynésie française. Puis, le ministre, poursuivra sa trajectoire vers les Etats Unis, à Washington où l'un de ses compagnons de chambre à l'université n'est autre qu'un grand patron de la croisière , puis Paris... où il va faire le siège de Bercy et du ministère des Finances pour la défiscalisation. Bref, "en voilà un programme qu'il est porteur d'espoir pour le pays." comme l'aurait dit Coluche !

 

 

Rencontre avec le premier ministre Manuel Valls confirmée par Lionel Beffre ce matin lors du déjeuner de presse. Entretien programmé pour mercredi matin en fin de matinée à Matignon. Par ailleurs le président de la République devrait inscrire un déplacement en Polynésie française dans le courant de l'année prochaine. Aucune date n'a été donnée et dans la série des confidences Lionel Beffre à propos des voyageurs chinois a noté : « Je n’ai pas noté d’afflux massif. Je ne m’y attendais d’ailleurs pas au 10 octobre dernier, on a recensé très exactement 2191 arrivées de touristes chinois contre 2058 un an plus tôt."

Quelles démarches le pays a-t-il entrepris sur ce marché pourtant porteur ? A-t-on frappé un grand coup médiatiquement ? Non tant que nous n'avons pas assez de chambres pour recevoir les touristes chinois avait répondu l'ancien président et le PDG d'ATN

Quant au contrat de projets, ce n'est pas un gros succès non plus. En effet, malgré la prolongation d’une année jusqu’au 31 décembre 2014, le taux d’exécution des crédits engagés ne devrait pas dépasser 67%. « Ce qui n’est pas très bon », reconnaît Lionel Beffre

Un grand chantier directement relié à l’Etat: la construction du nouveau centre pénitentiaire de Papeari dont l’ouverture est prévue pour 2017 avec, à la clé, 160 postes de surveillants à pourvoir; la rénovation du système de surveillance « Telsit » sur l’ancien site nucléaire de Moruroa pour un montant pouvant atteindre 100 millions d’euros (12 milliards de Fcfp) comme nous l'avons relevé il y a quelques jours et enfin, le règlement du contentieux portant sur le Contrat de redynamisation des sites de défense (CRSD) qui touche directement six communes de Tahiti.

 

La rencontre entre le Président Edouard Fritch et la Direction Générale de l’AFD, ainsi que la signature de l’Accord de Partenariat entre la Polynésie française et l’AFD aura lieu mercredi 15/10 à 9h30 (heure de Paris) au lieu du mardi 14/10 à 09h30 comme initialement prévu.

      La rencontre par ailleurs avec la ministre des Outre-mer  a été l’occasion pour Edouard Fritch de présenter à la ministre les principaux dossiers qu’il abordera avec le gouvernement central jusqu’en fin de semaine à Paris.

Parmi les sujets évoqués, le président a particulièrement insisté sur la préparation du prochain Contrat de projets, la question du retour de l’Etat au financement du régime de solidarité de Polynésie française (RSPF), le contrat de redynamisation des sites de défense, la mise en place d’un tribunal foncier et les dossiers de l’éducation, suite à la récente mission, en métropole, de Nicole Sanquer.

« Retour de la confiance entre l’Etat et le Pays »

Le président a trouvé face à lui une ministre totalement à l’écoute, qui a la volonté de trouver des solutions aux problèmes évoqués et qui souhaite que la Polynésie retrouve la voie du développement, d’autant que les Polynésiens ont déjà consenti de gros efforts en ce sens.

Les dossiers seront respectivement discutés, plus en profondeur, à l’Elysée, aux ministères des Affaires sociales, de la Défense et de la Justice.

Edouard Fritch a, par ailleurs, annoncé la signature mercredi matin, d’une convention-cadre entre la Polynésie française et l’Agence française de développement. « C’est le signe d’un retour de la confiance entre l’Etat et le Pays, entre les bailleurs de fonds et le Pays » s’est-il félicité. Le président a invité la ministre des Outre-mer à venir en Polynésie française d’ici la fin de l’année.


 

Relevé dans l'agenda de la ministre des outre-mer: ça marche pour eux !

  • 20h00-22h00 Dîner avec M. Edouard FRITCH, Président de la Polynésie française, Mme Maïna SAGE, M. Jean-Paul TUAIVA, députés de Polynésie française, et Mme Nicole SANQUER, ministre de l’Éducation

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  •  et de l’Enseignement supérieur de la Polynésie française

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Félicitations aux vainqueurs de la course Moloka’i Hoe

Le Président Edouard Fritch et l’ensemble du gouvernement félicitent les athlètes polynésiens qui ont réalisé un beau triplé à Hawaii en s’installant sur les trois premières marches du podium de la Moloka’i Hoe. Il salue la performance de  l’équipe EDT, qui a non seulement remporté la course devant Shell va’a mais s’est aussi assuré la troisième place avec sa seconde équipe. Un grand merci  à ces champions qui  ont si brillamment défendu les couleurs de notre Fenua. 

Maggie De Block, ministre de la Santé belge depuis samedi, a été jugée «obèse» par un journaliste, qui pose en même temps la question de sa «crédibilité». Celle qui est également docteur en médecine répond qu'elle «n'accepte pas d'être jugée par son physique». AFP/J J

 

Enquête sur le patrimoine d'Yves Jégo, ancien Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer


Alors que les militants de l'UDI votent en ce moment pour désigner leur futur président, l'un des candidats, l'ex Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, est visé par une enquête du Parquet de Paris pour une suspicion d'enrichissement personnel.
Est-ce un hasard ? L'affaire est révélée aujourd'hui, alors que les militants de l'UDI votent pour élire le successeur de Jean-Louis Borloo à la tête du parti centriste.
Ancien Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
Comme le rapporte le journal Le Parisien, l'un des quatre candidats à la présidence de l'UDI, Yves Jégo, est soupçonné d'enrichissement personnel. L'ancien Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer de Nicolas Sarkozy (de mars 2008 à juin 2009), en poste au moment des grandes grèves de 2009 aux Antilles, fait l'objet d'une enquête préliminaire du Parquet de paris.
Déclarations de patrimoine transmises à la justice
Ce sont les déclarations de patrimoine d'Yvés Jégo qui ont poussé la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a transmettre le dossier à la justice. Entre 2003 et 2009, l'ancêtre de la Haute Autorité, la Commission pour la transparence financière de la vie publique, a noté un enrichissement d'environ 300 000 euros.
Enquête sur une maison d'édition très lucrative
En 2001, Yves Jégo crée avec un associé une société d'édition, "Timée", dans laquelle il investit 3 000 euros. En 2008, il aurait revendu ses parts pour 300 000 euros. La valeur des parts a été multipliée par 100, alors même que dans l'une de ses déclarations de patrimoine, Yves Jégo évaluait la valeur de ses actions à zéro. Timée a d'ailleurs été placée en liquidation judiciaire en 2011.
Yves Jégo rétorque dans Le Parisien que "la société ayant fait faillite, l'argent dû ne m'a pas été versé".
Un appartement parisien
Autre point qui intéresse la justice, l'achat en 2008 d'un appartement parisien par le couple Jégo pour 1,2 million d'euros, sans apport personnel. Les remboursements étant de l'ordre de 7 000 à 8 000 euros mensuels, comment le couple a-t-il obtenu auprès d'une banque un tel taux d'endettement, équivalent à 50% de ses revenus ?
Yves Jégo rétorque que l'appartement a finalement été revendu en 2010 car les remboursements étaient effectivement trop conséquents.
La défense d'Yves Jégo
Sur sa page Facebook, l'ancien Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer publie un long message dans lequel il s'estime injustement sali et détaille l'ensemble des points évoqués dans l'article du Parisien. Selon lui, c'est de la pure calomnie, "comme par hasard, à l'heure du choix des militants".

 

 

Courrier :

 

Cette histoire de guéguerre entre Fritch et Flosse est quelque peu étrange. Soit c'est du cinéma, ce que je n'exclu pas totalement, soit le torchon brûle réellement.

Et de mon point de vue de simple observateur (je suis loin d'être un insider), je trouve que Fritch a raison d'agir de la sorte. Il est le président de la PF et non pas du TH. C'est donc le président de tous les polynésiens et non juste les sympathisants ou militants TH. Il propose Teva et Geros pour siéger au CA. Pourquoi pas. Cela fait partie des prérogatives du président de proposer. C'est à la commission budgétaire de statuer et non pas à Flosse ou à Fritch et certainement pas au TH de décider. Si le TH (ou Flosse) ne veut pas laisser la commission statuer, autant alors annuler la commission voir l'assemblée territoriale. Vous vous rendez compte si Hollande devait demander l'accord du partie socialiste avant de prendre des décisions (non pas qu'il en a prit beaucoup depuis son élection). C'est bien évidemment ridicule. J.F

 

Vous avez raison d'écrire que nous vivons en plein Clochemerle mais les médias en sont responsables aussi et montent des bateaux. Faire le buzz avec cette histoire de Rohfritsch et Geros dans le CA d'ATN alors  que les intéressés n'étaient même pas au courant de cette proposition du président est ridicule, car c'est mettre le ver dans le fruit. On a vu ce que l'ouverture a coûté à Sarkozy. A moins qu'ils ne soient de futures alliés de ce gouvernement. Ce que je crois si Fritch se démarque du Tahoeraa.T. C.

Reçu dans le courrier ce comparatif

Puisque les politiciens français, prennent toujours l'Allemagne en exemple et que nos hommes politiques nous parlent sans cesse du modèle allemand,
Voici QUELQUES PRÉCISIONS...
France, Allemagne
 
 
France Gouvernement :

 1 Président de la République
+ 1 Premier Ministre
+ 25 Ministres
+ 9 Secrétaires d'état

TOTAL :36

Allemagne Gouvernement:

1 Chancelier(e)

+ 8 ministres

TOTAL :9

Coût d’un ministre 17 millions d'Euros par an  3 millions d'Euros par an  en Allemagnie

Le soir après le" boulot" A Paris, le 1er Ministre se détend dans son logis de fonction(310m²) à Matignon tandis que ses collègues regagnent en limousines les hôtels particuliers que la République met généreusement à leur disposition Angela MERCKEL rentre dans son appartement, dont elle paie le loyer, les factures d'eau et d'électricité. Comme chacun de ses 8 ministres

Personnel 906personnes travaillent à la Présidence de la République A peu près 300personnes en Allemagne

Parc auto Élysée :
121véhicules Chancellerie :
37véhicules

Déplacements 1 «AirbusA330-200
2 « Falcon7X
2 « Falcon900
2 « Falcon 50
et
3 Hélicoptères Super Puma Systématiquement en train ou sur des lignes aériennes régulières

Indemnité Président de la République
21 026 EUR NET

 Angela MERKEL
15 830 EUR Brut
(Attn: Salaire soumis à l'impôt)

Budget l’Élysée culmine à
113 000 000 EUR

Chancellerie
36 400 000 EUR