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Elections sénatoriales le 28 septembre 2014

 

       

cid:part1.04080002.05080901@wanadoo.fr


 Comme disait Lénine:
 Camarade, si tu avais deux maisons, tu en donnerais une à la révolution ?
> > - Oui ! Répond le camarade
> > - Et si tu avais deux voitures de luxe, tu en donnerais une à la révolution ?
> > - Oui ! Répond de nouveau le camarade.
> > - Et si tu avais un million sur ton compte en banque, tu en donnerais la moitié à la révolution?
> > - Bien sur que je le donnerai ! Répond le fier camarade.
> > - Et si tu avais deux poules, tu en donnerais une à la révolution?
> > - Non ! Répond le camarade.
> > - Mais ...... pourquoi tu donnerais une maison si tu en avais deux, une voiture si tu en avais deux, 500 000 si tu avais un million......et que tu ne donnerais pas une poule si tu en avais deux ?
> > - Mais parce que les poules, je les ai !!!!

> > Moralité :
> > "Il est toujours très facile d'être socialiste avec la propriété, le travail et l'argent des autres !"



 

 

Samedi 20 septembre 2014

Selon un sondage du JDD, le chef de l'État a perdu sur septembre 4 points de satisfaits, à 13 %, et se voit accablé par 86 % de mécontents (+ 5 points). Pire, le président rassemble 46 % de "très mécontents" (+ 4 points).Valls est à 35%.

 

                       

Edito

Pourquoi tant de haine ?

Pourquoi les jeunes "Popey" polynésiens, pétants de vitalité, exubérants dans le vice comme dans la vertu, brutaux ou romantiques dans leurs chansons douces, jaloux et possessifs, prompts à mettre les pieds dans des plats mille fois servis, disent-ils aimer leur pays quand ils abattent 81 cocotiers pour faire un parking, provisoire, et sans aucune autorisation.

Pourquoi les Polynésiens, du haut en bas de la hiérarchie sociale éprouvent-ils une telle haine envers leur pays en poursuivant malgré les recommandations des maires et des autorités gouvernementales les décharges sauvages infestées de rats, les extractions par millions de tonnes de cailloux du lit des rivières sans précautions et toujours pour la majeure partie des cas, sans autorisations ?

 Pourquoi n'arrivent-ils pas à mettre un papier dans une poubelle, se moucher ailleurs que dans leurs doigts ou leur tee-shirt devant des touristes (japonais) effarés ? Pourquoi détruisent-ils ou volent-ils les fleurs plantées en ville ou sur la RDO comme à Fidji, à Hawaï , ou dans le moindre petit village américain, au Chili, en Nouvelle Zélande ou dans tout autre pays touristique ? Pourquoi ?

Quant aux gaillards américains, chinois ou japonais, mûris par leur essor, leur éducation et l'amour de leurs pays ils s'impatientent de trouver  dans ce troupeau de " djeun's" et adultes rassis ce qui ne fait plus le charme d parfois dans les îles, pas toutes mais plus du tout dans la capitale.

 Notre oxygène c'est l'espérance de voir la raison occuper cette partie délinquante de la population. Mais que savent-ils faire en dehors de traîner les pieds et attendre à coups de fumette que le bonheur vienne à eux  malgré tous les efforts qui sont faits par les gouvernements successifs pour leur donner cet ornement de la civilisation qu'est le respect de son environnement, de sa ville, de son voisin, de son pays? ( Exemple authentique : Pendant la récréation dans une cour de collège, une petite jeune fille jette le papier de son sandwich par terre devant un professeur. Celui-ci fait les gros yeux et lui dit " mais enfin, on vous demande un minimum de propreté et de respect pour les autres élèves. Il y a des poubelles dans la cour quand même." Réponse de l'élève " Je suis chez moi, c'est mon pays, je fais ce que je veux. Toi tu n'es pas chez toi ! " Le prof a failli demander son billet de retour....

C'est une évidence. Les Polynésiens aiment le mode de vie américain. Malheureusement il n'est pas chez nous adaptable. Tout nous en éloigne. N'oublions pas enfin  la globalisation de la planète, cette ouverture forcée à toutes les intempéries du monde, économiques, politiques, démographiques, qui favorisent les tempéraments aguerris par l'effort, la compétition et l'éducation donnée par des parents conscients que rester assis à siroter sa bouteille de bière au bord de la route, ne fait pas avancer le pays et la famille dans le bon sens. Celui de la compétition. De la survie.

Ainsi quand l'Amérique ou la Chine nous entend maugréer sur l'incivisme environnemental, sur nos vacances de cinq semaines annuelles, sur notre SMIG, le coût de la vie, notre manière de travailler et nos constantes doléances, elle croit nous voir pêcher la lune au fond de l'océan.

 

Courrier

Madame,

J’ai relu attentivement le communiqué de la Présidence à propos de la délégation de Tian Rui…tout demeure dans un flou artistique total. La société devait avoir ouvert son compte entreprise en Polynésie depuis… octobre 2013 avec un dépôt de 1 milliard….ils en sont encore à réfléchir , à approfondir etc….bizarre quand même… et je n’ai trouvé aucune trace de cette société nulle part…Bref !M.

 

Bonjour, très chère Christine,

Je te rejoints dans ta critique de l’incivisme de certain pour ne pas dire de la plupart.

Personnellement, je ramasse les canettes et autres détritus jetés sur le bord de route en face de chez moi. Mais le lendemain, il y en a autant.

C’est désespérant. A quand les sanctions, à l’image de Singapour qui est, depuis plusieurs décennies, surnommée la Genève de l’Asie.

J’habite en face d’une école. Régulièrement, il y a des séances de marionnettes pour éduquer les enfants à la propreté et au tri sélectif.

Et bien ces mêmes bambins, entre le magasin et l’école balancent tous leurs emballages, papiers, canettes, etc sur le bord de route avec un je-ment- foutisme déconcertant. C’est à se la prendre et se la mordre!!!

A quoi bon se polariser sur le tourisme si le pays est sale et dégueulasse. Il faut que le gouvernement prenne des dispositions drastiques à ce sujet. G.

 

 

Les jeunes l'avenir du Fenua ??? Pas en écologie en tout cas...
Je passe tous les jours devant le lycée Rapooto, l'exemple même de votre édito de ce matin.
La direction a mis en place depuis longtemps de superbes poubelles et après la pause casse-croûte, il y en a partout: sur le trottoir, sur le rebord en béton et très peu dans ces dernières...
Comme vous le dites, le spectacle autour des bacs à verre est ahurissant, et pourtant les travailleurs chargés de la collecte font le tri et le ménage. Après leur passage, c'est clean, merci à eux et la honte à tous les gorets...
Mais la honte n'étant ni un pêché ni une maladie mortels alors, on n'est pas prêt de voir le bout du tunnel.
On n'est pas rendu. Cld

 

Taunoa les filles en soutien gorge et en culott, défoncées

Juste pour infos (et dans la continuité de vos confidences d’aujourd’hui, tellement vraies que vous auriez pu pu les écrire il y a 20 ans, 10ans et que vus pourrez écrir laême chose dans 10 ans).

Je viens de suivre à la télé un reportage sur la rentrée scolaire aux Etats-Unis ; Ils ont justement parlé des transports scolaires (totalement gratuit au passage)…si un automobiliste double un des bus(Jaune) à l’arrêt et qu’il se fait prendre c’est 3 semaines de retrait de permis et 1500 dollars d’amende... illico. Si un gosse est renversé dans ces conditions c’est la taule immédiate et pour quelques années.  Mais comme précisé dans le commentaire, aucun automobiliste américain ne pourrait envisager de doubler ce genre de bus….le plus surprenant en Polynésie c’est qu’il n’y ait pas plus de gosses écrasés…  cela tient du miracle. Il y a deux jours j’ai klaxonné deux cyclistes qui faisaient du gymkhana entre les voitures avenue du Prince Hinoï…j’ai reçu une bordée d’injures classiques. Vous devriez passer de temps en temps à Taunoa, près du temple, le quartier Estall (de triste réputation)…ils sont des dizaines assis devant le mur de tôles (qui sépare leur bidonville de la route) avec des gamines en culotte et soutien-gorge….toute la journée…à boire et fumer.  Quand arrive la fin du week-end, ils sont défoncés. De temps à autre ça cogne et les flics débarquent en force car c’est la méga bagarre…

Mais que faire ? L’Assemblée a voté la possibilité de coller des amendes à des gens qui déposeraient des ordures sur le bord de la route ou sur les décharges sauvages. Est-ce que cela a été appliqué une seule fois ? Et il y a chaque jour de nouveaux tas… vite qu’il n’y a aucune règle, aucun respect, qu’ils se foutent de tout. Alors lâchement on se tait….M.G


 

Wang Cheng le retour vers Hao fait connaissance avec le nouveau président

Tout baigne !

Le président Edouard Fritch, entouré du vice-président Nuihau Laurey, du ministre de l’économie, Jean-Christophe Bouissou, et du ministre en charge des affaires foncières, Tearii Alpha, a rencontré en fin de matinée M. Wang Cheng, président de la société Tian Rui qui porte le projet aquacole de Hao.

M. Wang Cheng est accompagné de MM. Zhang Zuliang, vice-président de Tian Rui, Huang Shaoyun, futur directeur de Tahiti Nui Ocean Foods et de Hung Yichan, expert en aquaculture.

Le président a souhaité que ses interlocuteurs puissent lui présenter le projet envisagé à Hao, ainsi que les étapes envisagées pour l’installation des infrastructures nécessaires à la ferme aquacole.

Le président a notamment souligné que le gouvernement avait « rapidement besoin d’un calendrier prévisionnel sur lequel nous pourrons discuter, mais aussi quels seront les engagements de la société sur les travaux, les espèces qui vont être élevées, les emplois générés, et également sur d’éventuels autres projets sur place, notamment en matière de recherche ».

M. Wang Cheng a donc exposé les grandes lignes du projet qui demande encore à être affiné en ce qui concerne les plans des infrastructures, comme pour les espèces d’élevage, sachant qu’il s’agira de poissons locaux. C’est la raison pour laquelle la délégation chinoise se rendra à Hao pour deux jours à partir de ce dimanche. La version finale du projet pourrait être communiquée d’ici deux mois.

M. Wang Cheng, tout en insistant sur le fait qu’il respecterait bien sûr la réglementation locale et les normes internationales, s’est inquiété des délais d’instruction des dossiers par notre administration avant la délivrance des autorisations.

Le président lui a répondu : « Nous ferons tout pour que les choses aillent vite. Nous sommes pressés de créer des emplois. Mais il faut agir dans la transparence, dans la confiance, dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant ».

Il a également indiqué qu’il était important que la société Tahiti Nui Ocean Foods, qui s’occupera de la gestion du projet, soit rapidement installée en Polynésie française afin de désigner des référents dans chaque ministère concerné.
 

 

Grève chez Air France: Le conflit se durcit

(site 20 minutes)

TRANSPORT - La compagnie  prévoit d'assurer 38% de ses vols dimanche. La grève est reconduite jusqu'à vendredi...Il ne lâche pas. Le principal syndicat de pilotes d'Air France, le SNPL AF Alpa, a annoncé samedi la poursuite de la grève jusqu'à vendredi prochain inclus.

Interrogés par référendum, les pilotes du SNPL ont voté à 80,93% pour la prolongation du mouvement, le taux de participation étant de 73,71%, a annoncé le président du syndicat, Jean-Louis Barber.

«Un syndicat responsable»

Le SNPL a donc décidé «la poursuite du mouvement, initialement jusqu'au 26 septembre inclus», a-t-il ajouté, n'excluant pas que le mouvement se poursuive au-delà si la situation de «blocage» avec la direction persistait. «On en appelle aujourd'hui au Premier ministre, nous réitérons notre demande de rencontrer Manuel Valls», a-t-il ajouté. «Les pilotes sont confiants dans le fait que le Premier ministre aura à coeur de s'intéresser à la sauvegarde de l'emploi français», a ajouté le SNPL dans un communiqué. Selon Jean-Louis Barber, «le projet de délocalisation de la direction est désormais avéré, puisqu'elle demande que Transavia Europe, compagnie de droit étranger, touche le sol français». Il a décrit le SNPL comme «un syndicat responsable, qui est aujourd'hui trahi par le management».

Air France avait «déploré» dès vendredi soir la poursuite éventuelle de la grève, le PDG de la compagnie, Frédéric Gagey, regrettant que les «propositions concrètes» faites aux pilotes «n'aient trouvé aucune réponse raisonnable à ce jour». Air France prévoit d'assurer 38% de ses vols dimanche. Le taux de pilotes grévistes est de 65% pour cette journée selon la compagnie. Ces chiffres marquent un durcissement du mouvement par rapport aux prévisions faites par la direction pour samedi (45% des vols assurés et 60% de grévistes).

De son côté, le deuxième syndicat de pilotes à Air France (Spaf) avait déjà décidé vendredi d'étendre de deux jours son préavis de grève reconductible, prévu jusqu'à lundi initialement.

Le conflit se cristallise autour de la compagnie low cost du groupe, Transavia, dont le groupe Air France-KLM veut développer la flotte pour faire face à la concurrence. Selon la direction, la grève coûte 10 à 15 millions d'euros par jour à la compagnie.

 

Vendredi 19 septembre 2014

 

Une mauvaise rumeur a circulé aujourd'hui sur la prétendue hospitalisation de Gaston Flosse. Il n'en est rien  et son hyper activité dans la campagne des sénatoriales doit en gêner plus d'un.

 

 Lionel BEFFRE, Haut-Commissaire de la République en Polynésie française, présidera la cérémonie organisée à l'occasion de l'anniversaire du Bombardement de la ville de Papeete, le lundi 22 septembre 2014 à 8h30 au Monument aux Morts de Papeete, Avenue Pouvanaa a Oopa, en présence des autorités de l'Etat et du Pays.

 

L'Ecosse à plus de 65% a voté non à l'indépendance

Edito

La Polynésie est en guerre...

Qui hume l'odeur de Gaston Flosse à l'Assemblée quand il n'y est pas?  Qui n'a de cesse d'évoquer son fantôme allant chatouiller les élus de l'opposition et le gouvernement d'Edouard Fritch? Qui, en dehors de ceux qui ont la bave aux lèvres en permanence, tente de poursuivre l'action de redressement du pays ? Alors ??? Il faudrait donc, selon certains qui feraient  mieux de laver leur linge sale au lieu de voir du Flosse partout, incinérer celui-ci afin qu'il ne puisse pas renaitre de ses cendres ? Il ne devrait plus exister? Et devrait se terrer dans un recoin sordide sur la montagne et surtout, surtout se faire oublier  de ceux qu'on appelle injustement "les observateurs" qui n'ont pas le nez propre eux-mêmes ? La grande faute de la majorité et d'une partie du nouveau gouvernement, en vérité, c'est d'être loyal et d'avoir gagné  la bataille de mai 2013 .

Edouard Fritch et son gouvernement ont pourtant tenté d'éloigner l'odeur persistante de Gaston Flosse. Mais comment pouvaient-ils contourner un état des lieux sans lui rendre un hommage, même timide puisqu'ils ont contribué à son succès ? Il y a quand même chez Edouard Fritch le souci d'être lui même. C'est bien naturel et assurer ses arrières, son avenir dans la dynamique réformatrice de son   gouvernement, loin d'être tous, des flossistes acharnés. Mettre en doute de la part des commentateurs à 24h près, cette volonté de continuité qui gêne l'opposition autonomiste et indépendantiste, c'est faire sienne la grande phrase historique de l'archevêque de Reims à Clovis, le jour de Noël 496 où en le baptisant, il fit de ce barbare un Franc : " Courbe la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré."

Flosse est toujours au filet, certes il a droit à une place de parking, certes, il fait la campagne pour les sénatoriales et promet à qui veut l'entendre que ses candidats seront élus au premier tour, certes il arpente les îles, les maires, les communes, des communes et des archipels auxquels Edouard Fritch apporte un soin particulier, croyait-on vraiment que l'ancien président revêtirait une robe de bure et ferait pénitence? Mais ce n'est pas en parlant tous les jours de son ombre  qui planera jusqu'à sa mort sur le pays, que les observateurs, entendez les journalistes (sic!) le feront disparaitre de la scène politique dont il est le Molière. A croire qu'il leur manque énor-mé-ment...

Cela dit, et toute flagornerie mis à part, le discours de Marcel Tuihani nous a épargné la litanie des dossiers étudiés par l'Assemblée. Les représentants les connaissent, ils les ont étudiés, votés ou s'y sont opposés, quant à la perception qu'en ont les invités, aussitôt entendus, aussitôt oubliés. Il nous a donc doté d'un discours exceptionnel, prenant parfois aux tripes. Vrai, sincère et coopératif avec le gouvernement. Edouard Fritch verra très vite où sont ses vrais amis au sein de l'hémicycle.

On a aimé entendre le président de l'Assemblée dire qu'au-delà des clivages politiques, gouvernement, opposition et majorité représentative puissent se retrouver sur l'essentiel au nom de l'intérêt des Polynésiens. Est-ce- qu'il rêve ? Si oui, la vie de tous les jours deviendra un cauchemar...

Il est vrai que le pays reste en situation d'urgence, en situation de mobilisation, a-t-il précisé gravement semblant pétri de ses nouvelles responsabilités. Il a utilisé des mots forts, allant même jusqu'à dire que le pays était en état de guerre. Non, le mot n'est pas trop fort : guerre contre le chômage, guerre contre la dette, guerre contre la misère, guerre contre la précarité, guerre contre l'inertie et la morosité, guerre contre le scepticisme. Il aurait pu ajouter, guerre contre les ridicules procès d'intention car après tout, les Polynésiens leur ont fait confiance et attendent des résultats dont Edouard Fritch a fait état dans son propre discours. Lui aussi plus que tout autre sait qu'il sera jugé sur pièce, tant il est vrai que c'est le nouveau président et son gouvernement qui impulseront et concrétiseront les promesses. Pourquoi dans ces conditions, cacher aux Polynésiens que le travail accompli par l'ancien gouvernement est considérable, mais que celui qui doit être poursuivi est aussi lourd ? Et ce ne sont pas les observateurs de la presse locale qui n'ont pour tout bagage que la chance d'avoir un jour été embauché dans un journal qui feront la pluie ou le beau temps dans ce microcosme qu'ils ont pourtant tout intérêt à préserver des turpitudes de certains. Ne serait-ce que pour leur propre avenir aujourd'hui bien menacé.

 

 

 

La CCBF sur le terrain

Dans la continuité de ses missions, la Commission de Contrôle Budgétaire et Financier (C.C.B.F.) qui exerce un rôle consultatif, d’information et de contrôle, se rend à nouveau sur le terrain.

C’est ainsi que dans le cadre de sa mission de contrôle, les membres de la commission se déplaceront, le mercredi 24 septembre 2014 à partir de 8h, dans plusieurs organismes de Tahiti dont : les « Hauts de Teroma » à Faa’a, sous la gestion de l’O.P.H ; les bureaux de l’A.D.I.E et du C.I.D.F.F, situés sur la ville de Papeete et enfin, ceux de l’A.I.S.P.F sis vallée de Hamuta à Pirae.

Les objectifs restant les mêmes :
• cerner davantage les projets soumis à financement,
• analyser les bilans financiers et les budgets prévisionnels,
• aborder l’activité de la structure,
• contrôler la bonne utilisation des aides publiques attribuées.

D’autres visites sont envisagées à dater du mercredi 1er octobre 2014.

 

Ce n'est pas une surprise, Nicolas Sarkozy a annoncé son retour en déclarant : "On ne fait rien de grand sans l'unité des Français"

L'ancien président a publié sur Facebook une tribune dans laquelle il explique pourquoi il revient en politique et brigue la tête de l'UMP.

 

                                         http://www.meteo.pf/bulletins/evenement/compresse.pdf

 

Exposition sur l’historique des cyclones de 1831 et 2010 sur la Polynésie française
La Direction interrégionale de Météo-France en Polynésie française organise
du mardi 16 au mercredi 24 septembre 2014, au Service du Patrimoine Archivistique et
Audiovisuel situé au quartier Alexandre, à Tipaerui dans la commune de Papeete, une
exposition sur l’historique des cyclones qui ont traversé la Polynésie française entre
1831 et 2010.

Dans ce cadre, l’ouvrage « Historique des cyclones de Polynésie française 1831-2010 » sera présenté.  
En    choisissant    comme introduction le cyclone
Orama, l’un des  plus  marquants  de  l’histoire polynésienne, on illustre d’entrée la puissance   et   le   pouvoir   de destruction  de   ce   phénomène météorologique.  


 

Liberté, liberté chérie... Flosse a tout son temps désormais ! ici à Bora Bora pour les sénatoriales. Il laboure les îles avec précision et constance et explique sans cesse... et sans se lasser.

 

Gaston FLOSSE et les deux candidats aux sénatoriales étaient à Bora Bora, où dès jeudi soir s’est tenue une importante réunion à Faanui, à laquelle participaient Gaston Flosse les candidats aux sénatoriales ,deux conseillers grands électeurs de la commune de Maupiti. Etaient aussi présents le maire  de Faanui TUMARAE Temarii et son conseil municipal, ainsi que TERIITEPAIA Mita de Anau accompagné de son conseil municipal, et chacun de chacun de leurs grands électeurs. Là aussi, l’accueil a été très chaleureux et les discussions abondantes autour des projets communaux et de la situation actuelle du Pays. Tous les élus et grands électeurs présents ont réitéré leur soutien au Tahoera’a Huiraatira et aux candidats pour les sénatoriales, Teura IRITI et Vincent DUBOIS, qui ont fait bonne impression à chaque étape de cette tournée marathon aux ISLV. ( communiqué)

 

La grève des pilotes d'Air France reconduite jusqu'au 26 septembre

 Cette grève pourrait devenir la plus longue menée par les pilotes d'Air France depuis 1998. Le mouvement s'était alors étalé du 1er au 10 juin 1998.

https://ad.doubleclick.net/ddm/trackimp/N6601.270462.LEFIGARO1/B8259795.111402016;dc_trk_aid=284375753;dc_trk_cid=59396684;ord=187918440?Les pilotes d'Air France, en grève depuis le 15 septembre, se sont prononcés en majorité pour la poursuite de leur mouvement la semaine prochaine, selon nos informations. Le SNPL soulignait vendredi soir que la consultation n'était pas achevée, mais que le résultat du scrutin ne faisait pas de doute.

La grève va donc continuer à perturber le trafic jusqu'au 26 septembre prochain, sauf si un accord est trouvé d'ici là. Tous ces derniers jours, des rencontres ont réuni les dirigeants de la compagnie et les représentants des syndicats de pilotes. Sans succès.

Face à ce blocage, la direction de la compagnie a adressé vendredi un courrier à l'ensemble des pilotes. Dans ce message dont Le Figaroa eu connaissance, elle rappelle les propositions faites aux syndicats: la possibilité offerte aux pilotes d'Air France de rejoindre, sur la base du volontariat, la compagnie Transavia France au cours de l'année 2015 pour piloter les 7 nouveaux Boeing 737 qui vont entrer dans la flotte. Il s'agirait de reconduire l'accord qui a permis à 36 pilotes d'Air France de piloter les 14 appareils de la filiale low-cost de la compagnie. Une prime d'incitation serait par ailleurs versée à ces volontaires. Enfin, les dirigeants affirment être prêts à apporter des garanties de contrôle sur le périmètre de Transavia Europe, la structure paneuropéenne qui a mis le feu aux poudres et laissé craindre aux pilotes des «délocalisations» et du «dumping social». Un accord transitoire interdirait à Transavia Europe l'accès aux bases françaises (Orly, Lyon, Nantes et Toulouse).

 

Le fer est chaud et hop dans la foulée !

Richard Tuheiava élu UPLD dénonce bien sûr une opération de séduction des communes à 11 jours des élections sénatoriales par le président Fritch. Celui-ci devrait donc faire l'impasse sur toute une partie de son programme pour faire plaisir à un sénateur qui n'est pas en " devenir" ?

Comment, le président, dans son discours de politique budgétaire, pourrait-il ne pas annoncer qu'il s'engage, nous l'avons déjà dit à régler la dette du FIP sur quatre ans au lieu de 8 et aider au financement des problèmes d'assainissement des eaux usées, du traitement des déchets, de l'eau potable. Souhaitons seulement qu'Edouard Fritch puisse en avoir les moyens financiercar 48 communes auxquelles il accrochera une bouée de sauvetage, c'est du lourd ! Alors bien évidemment les maires, pour l'instant, ont le sourire... On l'aurait à moins .

C'est signé avec les banques. Ici le directeur de la Socredo James Estall

Le Président de la Polynésie française Edouard Fritch, accompagné du Vice-Président, Nuihau Laurey, du Ministre de la Relance économique, Jean-Christophe Bouissou, et du Ministre du Logement, Tearii Alpha, signera, vendredi 19 septembre, à 9 h, avec les trois établissements bancaires polynésiens, la convention relative à la mise en œuvre d’une aide à l’investissement des ménages pour la construction d’une habitation principale ou à l’acquisition d’un logement neuf à usage principal.

A cette occasion Edouard Fritch a expliqué :

Nous allons signer dans quelques instants la convention relative à la mise en place d’une aide à l’investissement des ménages pour la construction d’une maison à usage d’habitation principale ou l’acquisition d’un logement neuf à usage d’habitation principale. C’est ce qu’on appelle plus communément l’aide à la pierre.

Cette convention vient en application de la loi du pays adoptée le 14 août 2014 par notre assemblée, et s’inscrit dans le dispositif d’aide à l’investissement des ménages prévu dans les 50 mesures de relance.

Aider les ménages à investir dans la construction obéit à deux objectifs. Le premier, c’est bien sûr d’aider les ménages, et notamment les jeunes ménages, à acquérir leur logement ; le second, qui n’est pas moins important, c’est bien sûr de participer à la relance économique et de l’emploi par l’ouverture de chantiers de constructions.
Les différents gouvernements avaient déjà mis en œuvre des dispositifs de soutien à la construction, comme les PAB-PHB ou encore les PIL-PAP-PIM.
Ces derniers dispositifs, qui consistait en la bonification des emprunts des ménages, se sont montrés forts coûteux pour les finances du pays puisque depuis 2005 la dépense effective s’élève à 3,8 milliards, et que d’ici 2039 nous aurons à régler 8,2 milliards.

Le nouveau dispositif présenté est plus réaliste, compte-tenu des finances du pays, puisque l’enveloppe prévue s’élève à 500 millions.
De plus, comme il s’agit d’une aide directe aux ménages qui souhaite emprunter pour construire ou acheter leur logement.
Cette aide s’élève à 20.000F le m2, plafonnée à 2 millions, et elle pourra servir d’apport personnel auprès des organismes prêteurs, ce qui sera une facilité pour un grand nombre de ménages qui ont justement cette difficulté à emprunter faute de disponibilité pour faire leur apport.

 

 

Passation de pouvoir au tourisme : qui est celui qui part et qui est celui qui arrive ?

 

JeanChristophe Bouissou a cédé sa place de 1er vice président del'Assemblée à Lana Tetuanuia après avoir été nommé ministre de la relance économique, du tourisme et porte parole du gouvernement

 

Métronews

Quand on aime pour l'éternité !

ANGLETERRE – Alors qu'ils effectuaient des fouilles dans le centre du pays, des archéologues ont mis à jour un couple de squelettes enterré depuis 700 ans sur le site d'une ancienne chapelle.

Il paraît que l'amour dure trois ans. Chez certains, en revanche, c'est pour l'éternité. En effectuant des fouilles à Hallaton, un petit village du centre de l'Angleterre, des archéologues de l'Université de Leicester ont eu la surprise de découvrir un couple vieux de 700 ans... main dans la main. C'est ce que révèle le rapport des scientifiques à propos de cette découverte faite non loin de Leicester, ville où un autre squelette avait été découvert en 2013 gisant sous un parking... celui de l'ancien roi d'Angleterre Richard III.

L'intégralité de leurs ossements a été mise au jour sur une colline abritant des anciennes fondations datant de l'époque romaine où devait initialement se trouver un cimetière ainsi qu'une chapelle datant du XIVe siècle. La toute première mention de la chapelle de Saint Morrell date de 1532 mais elle a été seulement découverte récemment par un historien local.

Fidèles pour l'éternité

Les fouilles ont été particulièrement fructueuses. En plus des restes de l'homme et de la femme qui auraient à peu près le même d'âge, les archéologues ont en effet découvert en quatre ans de fouilles un total de 11 dépouilles assez complètes. Ils ont aussi mis au jour des vestiges prouvant l'existence du bâtiment et trouvé des pièces de monnaies datant de la même époque, entre le XIe et le XVe siècle.

Selon les archéologues, les dépouilles découvertes seraient celles de pèlerins. Toujours selon les spécialistes, le village de Hallaton et notamment sa chapelle était au XIVe siècle un lieu de pèlerinage important. Pour des raisons encore inconnues, le couple d'amoureux aurait été enterré dans ce qui fût à l'époque le cimetière réservé aux fidèles, et non dans celui du village. Fidèles à Dieu... et à leur amour.

 

 

 

Jeudi 18 septembre 2014

Edito

Bouissou, capitaine à la manoeuvre

Gaston Flosse c'est un peu comme l'ombre de Nicolas Sarkozy, il n'est pas là, mais il plane au-dessus du monde politique et hante les esprits chagrins des médias auxquels visiblement il manque beaucoup. Même le fils émancipé, pétant de vitalité, sans être exubérant, devenu habile planificateur souhaiterait bien que l'on ferme les fenêtres sur le remuant octogénaire, mais peine perdue. Il rôde toujours autour de ce dernier, un fond de vérité qui fait le charme et les agaceries de la famille médiatique."Vous ne savez pas ? Flosse va s'installer à l'Assemblée", "Oui mais où" interroge inquiet un journaliste qui s'ennuie. " On ne sait pas" répond l'autre "Peut-être dans le bâtiment administratif" dit un troisième. Bref on lui demandera bientôt si ses sous-vêtements sont à fleurs ou unis. Question fondamentale pour l'avenir du pays sans aucun doute.

Revenons à des choses plus saines et attendons que Gaston Flosse se soit installé dans ses nouveaux quartiers pour aller l'interroger.

Intéressons-nous  au ministre de la relance économique Jean Christophe Bouissou né le 28 octobre à Faa'a. Marié et père de deux enfants. Diplômé en informatique et mathématiques il  devient  tout naturellement en 1985 chef du service informatique du port de Papeete puis il en occupera le poste de directeur adjoint. Mais cela crève les yeux déjà que le jeune homme est ambitieux et dans l'ébranlement perpétuel de la politique des îles dans les années 90, il est lui-même ébranlé. On sait bien qu'au creux des turbulences d'un monde politique sans cesse en mouvements les forts  deviennent plus forts et les faibles décrochent à moins qu'ils ne soient parfois rattrapés dans leur chute. Mais Bouissou n'est pas un faible. Autonomiste convaincu il fréquente un Emile Vernaudon au fait de sa popularité en 1991 et devient le secrétaire général du Ai'a Api parti autonomiste dont il démissionnera

La politique, il y a goûté. Comme pour d'autres, c'est une drogue. Il rejoint le Tahoeraa Huiraatira de Gaston Flosse président du gouvernement. Celui-ci lui confie très vite d'importantes responsabilités comme le logement social et la valorisation des terres domaniales. Il est lancé et devient même quelques années plus tard le secrétaire général du parti, chargé de la politique de la ville et déjà porte-parole du gouvernement. Les politiques sont partout et occupent les présidences des conseils d'administration. Il ne déroge pas aux habitudes.

C'est en 2005 qu'il fonde son parti Rautahi auquel adhère un maximum de métropolitains et qu'en décembre 2005 à la suite des accords Temaru/Flosse le " 7-7-7" ( 7 juillet 2007) il prend le mors aux dents pour fustiger Gaston Flosse  en s'opposant fermement à cette alliance "contre nature" censée ramener la paix dans un pays qui s'enfonce dans la xénophobie, le racisme. Il devient avec Rautahi la 3° voix autonomiste et s'inscrit fermement dans le sillage de Nicolas Sarkozy. Mais les turbulences politiques aidant, Jean Christophe Bouissou de Tong Sang qui était devenu président du pays, au tandem Temaru/Floss arrive à la suite d'arides discussions de tapis à la démission de Tong Sang qui savait qu'une motion de défiance était en préparation.

Bref, au fil du temps et des alliances jusqu'à l'année dernière lorsqu'il rejoint à nouveau le Tahoeraa, Jean Christophe Bouissou demeure un personnage influent, très politique sans jamais avoir  dévié de sa ligne, autonomiste  convaincu dans le sillage de la France.

Gaston Flosse pour des raisons connues de lui seul lui promet beaucoup de choses  brusquement cependant les relations tiédissent entre les deux hommes et les promesses  volent au vent. JCB se retrouve dans les bras d'Edouard Fritch. Il ne s'épanchera jamais contre Gaston Flosse mais tout indique que le nouveau président lui donne sa chance en le nommant à la tête de portefeuilles importants et extrêmement lourds comme la relance de l'Economie, du tourisme, des transports aériens auxquels il est déjà rôdé. Sa conception de l'autorité et son souci de bien faire va le propulser sur le devant de la scène. Il devient l'un des deux doigts majeurs de la main d'Edouard Fritch avec Nuihau Laurey chargé des Finances. Il pourra donner libre cours dans le contexte actuel à ses qualités, à l'écoute des impatiences de la population mais aussi des entreprises sans utiliser quelques outrances paralysantes. Bien au contraire. Fritch lui a donné toute liberté pour sa tenue de route. Il y a du verglas. Il faudra donc qu'il fasse très attention aux coups de freins pouvant faire déraper ou ralentir le moteur. Il sait faire.  Il a prouvé également sur Taui FM lors de ses grandes interviews, son sens de l'écoute, des interrogations, et sa capacité de travail.  Il est le rebond que n'a peut-être pas su ou pu prendre un Nuihau Laurey surchargé. Mais après tout on ne peut pas exceller partout. D'où l'intérêt de suivre dans ce challenge difficile de la relance économique l'habilité de Jean Christophe Bouissou, capitaine, à la manœuvre pour éviter les écueils. 

 

 

A l'Assemblée ce matin  premier discours de Marcel Tuihani

 

 La République a déchu deux sénateurs.

Le discours de Marcel Tuihani  est sorti des sentiers battus et a été écouté avec ravissement pour la majorité et avec respect pour l'opposition après une histoire de retrait ou de report ce que ne comprenait pas bien Tony Géros '( UPLD). Retrait de l'ordre du jour et report de deux rapports. Cette disposition votée sans les voix de l'UPLD. Puis sans attendre plus longtemps le président est descendu de son estrade pour lire un discours extrêmement intéressant.

Le président de l'Assemblée a d'abord consacré ce moment privilégié  aux présidents et aux anciens présidents en les associant à cette matinée tout en commençant a stupéfier Oscar Temaru auquel il a dit en le regardant dans les yeux " je vous respecte monsieur Temaru" avant de poursuivre avec Jacquy Teuira dont il a précisé :

Monsieur Jacquy TEUIRA a été, comme vous le savez, Maire de la commune de Arue. En 1987, il accède à la fonction de Président de la Polynésie française, occupé jusque là par monsieur Gaston FLOSSE appelé à des fonctions au sein du gouvernement de monsieur Jacques CHIRAC. Retiré de la vie politique, monsieur TEUIRA rédige actuellement ses mémoires.

Une pensée chaleureusement pour monsieur Alexandre LEONTIEF qui a été Président de la Polynésie française.

Monsieur Gaston TONG SANG a été également Président de la Polynésie Française à plusieurs reprise à partir de 2006 et jusqu’en 2011. Actuellement Maire de BORA BORA et représentant à l’Assemblée de la Polynésie française, vous continuez votre action politique au sein du mouvement autonomiste A TIA PORINETIA.

Monsieur Oscar TEMARU a aussi été Président de la Polynésie française à plusieurs reprise à partir de 2004 jusqu’en 2013. Actuellement Maire de FAAA et représentant à l’Assemblée de la Polynésie française, vous continuez votre action politique au sein de votre mouvement indépendantiste le TAVINI HUIRAATIRA

Monsieur Gaston FLOSSE a été le premier président de la Polynésie française et celui qui est resté le plus longtemps en exercice. Bien que déchu de tous vos mandats électoraux, vous avez décidé de poursuivre votre action politique au sein du Tahoeraa Huiraatira, mouvement que vous avez créé.

Messieurs les Présidents, je vous salue tous et profite pour dire à Monsieur TEMARU que même si je ne partage pas son combat en faveur de l’indépendance, je vous respecte.

- Quant on a consacré sa vie entière à la politique, et pour certains parmi nous, ce n’est pas terminé ;
- quand on a consacré sa vie entière à bâtir la Polynésie moderne et ouverte au monde avec ses propres convictions politiques ;
- quand on a consacré sa vie à défendre la France et la République, ici et sur la scène internationale ;
- quant on a été au moins un maire, un député, un député européen, un sénateur, un ministre de la République, et un président de la Polynésie française,

NOTRE DEVOIR A TOUS EST DE
RESPECTER LE TRAVAIL ACCOMPLI.
 

Le décor étant planté et la stratégie du respect lancé le président de l'Assemblée a maintenu dans l'hémicycle un silence étonnant, sans déferlement de contestation quand il a osé avec aplomb une comparaison qui n'a pas fait plaisir à l'opposition ATP et UPLD.

Le 5 mai 2013, les Polynésiens ont décidé de confier le destin de leur pays à la liste du Tahoera’a Huiraatira conduite par Gaston FLOSSE.

Ils ont fait ce choix en toute connaissance de cause, ils ont fait ce choix en toute liberté, c’était leur volonté.

Je retiens que la Ve République, par deux fois seulement dans son histoire, a déchu un sénateur de ses mandats en Outre Mer.
Tous les deux sont Polynésiens : Pouvana'a a OOPA fut le premier, et Gaston FLOSSE est le second.


Au moment où la justice, 60 ans plus tard, s’apprête à rendre justice à Pouvana’a a OOPA au terme d’une procédure de réhabilitation qui s’apparente à un parcours du combattant, s’ouvre dans le même temps la volonté clairement affichée d’éliminer l’autre, contre le choix des polynésiens, à force de procédures dont le nombre et l’acharnement interpellent.

Quoiqu’il en soit, chacun à votre manière, vous avez écrit et vous continuez à écrire l’histoire de notre Fenua.
Je vous demande d’applaudir nos anciens Présidents présents.
L’ouverture de la session budgétaire est un moment important dans la vie de notre pays. L’exercice budgétaire constitue en lui-même un moment essentiel pour le gouvernement et pour notre assemblée.
Les orientations retenues et qui seront présentées dans un instant par le Président de la Polynésie française, dans le cadre de son discours de politique générale, conditionnent durablement l’action et incarnent le cap qu’il a choisi.

Notre pays vient de franchir une étape décisive avec le remplacement du président de la Polynésie française.
Le Président Edouard FRITCH a été élu vendredi et a nommé son gouvernement dès mardi.
J’ai moi-même été élu lundi ainsi que le bureau de notre Assemblée, et ce dernier sera recomposé dès aujourd’hui pour tenir compte des changements intervenus à la suite de la composition du gouvernement.

En effet, 7 d’entre nous ont rejoins le gouvernement.

Nos deux élections, celle d’Edouard et la mienne, résultent d’évènements extérieurs, étrangers à la politique ; voire contraire au choix des électeurs polynésiens.
Certains s’en réjouissent, d’autres le déplore.
Pour ma part je le regrette.

Je voudrais à présent saluer et encourager le nouveau gouvernement, ceux de mes collègues qui y sont restés pour poursuivre l’action engagée, et ceux qui y entrent.
Je leur souhaite bien du courage car je sais combien cette charge est lourde, combien elle exige de sacrifice et de disponibilité.

Je leur dit aussi de ne pas oublier que leur légitimité est ici, dans la force souveraine des élus que nous sommes, dont ils sont l’émanation, et dans cette majorité solide et forte que les polynésiens ont enfin obtenue.

Comme je l’ai indiqué lors de mon élection, je souhaite que le soutien des élus de notre assemblée soit le plus large possible.
Je voudrais qu’au-delà des clivages politiques habituels, nous puissions faire la démonstration que nous sommes capables de nous retrouver sur l’essentiel au nom de l’intérêt des polynésiens.
Montrons ensemble que nous sommes capables de transcender les clivages politiques lorsque l’intérêt supérieur de notre population le réclame.
N’est-ce pas aujourd’hui la situation qui est la nôtre ?

Notre pays reste en situation d’urgence, en situation de mobilisation.
Si j’osais, je dirais même qu’il reste en état de guerre : guerre contre le chômage ; guerre contre la dette ; guerre contre la misère ; guerre contre la précarité ; en guerre aussi contre l’inertie et la morosité, contre le scepticisme et la peur de l’avenir…
N’ayons pas peur de l’avenir, il sera ce que nous en ferons.
Les Polynésiens nous ont fait confiance pour leur redonner espoir et redresser notre pays.

Ils attendent de nous que nous tenions nos engagements. C’est là le cœur de l’action que doit impulser le président et son gouvernement, c’est lui qui porte notre ambition.

Je l’ai dit brièvement lundi dernier, et je le redis à nouveau aujourd’hui, le travail réalisé par le précédent gouvernement auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir est considérable.
Le travail qui reste à faire l’est tout autant, tant l’héritage est lourd
(Extrait)

 

 

 

 

Un contexte politique particulier dans le renouveau

Puis ce fut le tour du Président du pays Edouard Fritch .. Celui-ci invité par Marcel Tuihani à se rendre au micro lui a répondu avec un sourire toujours étincelant : " Pardonnez-moi mais je préfère lire mon discours entouré de mes ministres." A vrai dire avec 48h. seulement aux commandes, il est évident que le président n'a pas encore de bilan. Il a donc fait l'éloge de celui de Gaston Flosse au cours de l'année 2014 qu'il n'a pas manqué de remercier auquel il a participé ainsi que son ministre des Finances. Quant aux orientations budgétaires ,elles s'inscriront dans la continuité et concrétiseront un acte de transparence et de vérité. "Un engagement de nous tous devant la population." a scandé Edouard Fritch qui s'est montré très déterminé. Au plan de la fiscalité" Nous avons relevé le plafond qui permet aux petites entreprises de bénéficier d’un régime fiscal préférentiel et simplifié. En passant ce plafond de 2 à 5 millions FCFP".

Dans la foulée, il a annoncé instaurer une pause fiscale et annonce que la dette du FIP aux communes sera remboursée en quatre ans. Lire ci-dessous

 

 Edouard Fritch a remercié Gaston Flosse pour le travail accompli.


"Il me revient donc la tâche de porter un bilan qui est avant tout celui du gouvernement de Gaston Flosse, que je tiens à saluer et à remercier pour le travail accompli.

Mais ce bilan, j’estime pouvoir en prendre ma part, tout autant que les représentants de la majorité qui ont soutenu les projets qui leur ont été présentés et qui ont favorisé le retour à l’équilibre des comptes publics et au début du redémarrage économique.

La même majorité est toujours présente, plus unie que jamais, mais un nouveau gouvernement que je préside doit aujourd’hui conduire aux destinées de notre pays.

Conduire aux destinées du pays, c’est la responsabilité que vous m’avez confié en m’élisant Président de la Polynésie française et je mesure l’ampleur de la tâche.

 

Les attentes sont fortes et exigeantes


Les attentes de nos concitoyens sont fortes, leurs exigences sont à la hauteur des bouleversements politiques, économiques et sociaux qu’ils ont vécus ces dix dernières années.

Nous devons y répondre. Je veux, avec mon gouvernement, avec vous, y répondre sans faux-fuyants, de manière efficace.

Au cours de cette session, le travail sera dense, intense.

Il faudra nous engager sans fortement pour gagner le pari du retour à la croissance et de l’emploi. Pour cela, Il faudra faire des choix clairs et courageux, des choix d’avenir.

Nous tiendrons ensemble notre débat d’orientation budgétaire avant d’examiner puis de voter notre budget primitif pour l’exercice 2015, celui du pays et celui de nos comptes spéciaux.

Ce sera un moment fort qui devra faire de l’année 2015 une année pas « comme les autres ». Une année où nous serons côte à côte, rassemblés, pour que notre pays, nos concitoyens, nos entreprises retrouvent la confiance, l’espoir, l’envie…

Le vote du budget qui clôturera cette session sera l’acte fondateur de ce renouveau que nous voulons, que je veux pour notre Pays.

Ce sera un acte de transparence et de vérité. Un engagement de nous tous devant la population.

Les orientations budgétaires que nous présenterons à votre examen s’inscrivent naturellement dans la continuité des actions initiées par le précédent gouvernement issu de la majorité choisie par les électeurs en mai 2013.

Sur ce plan, lors du débat d’orientation budgétaire de l’an dernier, notre majorité avait clairement indiqué quelle serait notre feuille de route, issue du programme sur lequel nous nous sommes faits élire.

Il nous fallait en priorité assainir nos comptes publics et rétablir notre situation financière.

 

  La réforme de la fiscalité a rééquilibré les comptes


La réforme de la fiscalité votée en juillet 2013 nous a ainsi permis de rétablir l’équilibre du budget, d’accroître notre autofinancement en matière d’investissements publics, de restaurer notre capacité à rembourser nos dettes et d’assumer nos obligations vis-à-vis des entreprises, des fournisseurs et des communes.

Au 31 août 2014, les différentes modifications du code des impôts ont généré une recette additionnelle de 7,2 milliards FCFP. Une projection en année pleine indique une recette fiscale additionnelle que l’on peut estimer à plus de 10 milliards FCFP pour la totalité de l’exercice budgétaire.

 

Des résultats concrets au plan fiscal du début de l'année à aujourd'hui.



Voilà un résultat concret.

Plus de la moitié de ces recettes supplémentaires relatives à la CST et aux taxes sur les alcools et les tabacs ont été affectées à la sauvegarde de notre système de protection sociale généralisée, plus particulièrement au RST qui constitue le seul amortisseur social pour les milliers de familles polynésiennes aujourd’hui dans la détresse.

Ces recettes supplémentaires ont également permis de régler tous les retards de paiement que subissaient les entreprises déjà en grande difficulté de même que les communes pour lesquels le paiement du FIP accusait plusieurs mois de retard.

Ces recettes supplémentaires nous ont permis de dégager une capacité d’autofinancement. C’est grâce à cela que la relance de la commande publique annoncée l’année dernière est devenue réalité, avec des résultats concrets et tangibles, en l’occurrence un accroissement de 63 % des liquidations en matière d’investissements, soit la plus forte croissance enregistrée depuis les dix dernières années.

Voilà encore un résultat concret.

Notre majorité s’était engagée à redonner confiance à nos partenaires financiers, à nos bailleurs de fonds, à l’ensemble des caisses prêteuses pour pouvoir financer à nouveau nos investissements et moderniser notre pays.

Pour cela, un fonds d’investissement et de garantie de la dette fut créé en juillet 2013.

Il affiche un solde créditeur de plus de 5 milliards FCFP à ce jour.

Grâce à ces mesures, nous avons pu diversifier nos sources de financements et accéder au marché obligataire.

Deux placements obligataires auprès de deux des sociétés financières les plus renommées au plan international furent effectués avec succès pour un montant total de 6,8 milliards FCFP, entièrement dédiés au financement de nos investissements.

Enfin nous avons mis en œuvre une politique de réduction de l'encours des emprunts dits toxiques qui constituaient un risque financier non négligeable pour notre pays. L'encours de ces emprunts toxiques est ainsi passé de 16,3% en décembre 2012 à 4,8% en 2014.

 

La note de l'agence Standard and Poor's rééavluée


Ces actions de redressement de nos finances publiques couplées à des mesures de réduction des dépenses a conduit en fin d’année dernière l’agence Standard and Poor’s à relever à positive la perspective financière de la Polynésie française. Une première depuis de nombreuses années.

Dans ce contexte, le ministre des finances effectuera à la fin du mois d’octobre prochain l’audition finale des comptes de la Polynésie auprès de Standard and Poor’s dans le cadre des décisions de relèvement de note.

Redresser la situation de nos finances publiques. Nous nous y étions engagés… Nous l’avons fait. Et j’en remercie vivement tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cet effort.

Relancer la commande publique. C’était notre objectif… Il est atteint.

Les choses bougent… Nous avons progressé sur ces fronts mais nous devions encore aller plus loin.

C’est le sens de la relance de l’économie et des actions qui ont été identifiées et commencées à être mise en œuvre depuis le mois de mars 2014.

Je l’ai moi-même rappelé lors de mon discours d’investiture vendredi dernier : nos entreprises polynésiennes doivent être aux avant postes de notre développement économique futur. Notre développement économique futur doit s’appuyer sur l’initiative privée.

La relance de l’économie, le retour à la croissance, l’emploi sont, et seront, au cœur de l’action de mon gouvernement.

C’est pour cette raison, que j’ai fait le choix d’un ministère exclusivement consacré à cette mission.

 

Lourde tâche à JC Bouissou ministre de l'Economie

Jean Christophe BOUISSOU aura cette lourde et importante charge de mettre en œuvre et d’amplifier les actions pour un retour rapide de la croissance, en poursuivant celles déjà initiées par le vice-président Nuihau LAUREY, que je remercie pour son action, et en les enrichissant de mesures nouvelles.

Deux axes ont été mis en avant jusqu’à présent : donner une nouvelle impulsion à notre économie locale, au travers d’un plan de relance de 50 mesures, et favoriser la réalisation de grands projets aux moyens de capitaux extérieurs, notamment chinois.

J’ai choisi dès ma prise de fonction de rajouter un troisième axe de développement qui me semble indispensable, pour assurer un redécollage économique cohérent et équilibré, celui des investissements portés par nos 48 communes.

- Cohérence, car nos communes devront assumer durant les prochaines années des investissements collectifs très lourds, liés aux nouvelles compétences qui leurs sont dévolues, traitements des ordures, assainissement, potabilité de l’eau. Des investissements destinés au bien être de nos populations.

- Equilibre, car ce soutien financier sera réparti entre tous les archipels, y compris les plus éloignés. Il constituera un coup de pouce à l’investissement de toutes nos communes et permettra de répondre, et c’est bien l’essentiel, aux besoins de tous les Polynésiens.

Sur le premier axe, les grandes lignes d’un plan de relance économique ont été présentées devant votre assemblée il y a une année, pour être mis en œuvre durant le premier trimestre 2014.

Comme le gouvernement s’y était engagé, nous pouvons aujourd’hui faire un bilan d’exécution de ce programme de 50 mesures au bout de 6 mois.

La relance de la commande publique, actée lors du vote du budget primitif 2014, commence à porter ses fruits : je vous l’ai déjà indiqué avec + 63 % de liquidations au 15 septembre 2014.

Tous nos concitoyens peuvent voir les réalisations publiques qui se font jour depuis l’aménagement de l’entrée est de Papeete, l’embellissement de notre centre ville, la mise à la circulation du tunnel de Punaauia, les constructions scolaires prévues au budget, les aménagements d’infrastructures dans les îles.

Les carnets de commande se remplissent à nouveau.

 

             Croissance des créations d'emplois

Sur le plan de l’emploi, le déclin annuel de près de 3% que l’on constatait depuis près de 5 années, s’est ralenti, puis interrompu et nous connaissons depuis deux mois à nouveau une croissance des créations d’emplois.

Pour favoriser le retour à l’emploi, notamment des publics les plus en difficultés, le CAE ou contrat d’accès à l’emploi, voté l’année dernière, joue son rôle.

Ce n’est certes pas une fin en soi… Mais il permet aujourd’hui à plus de 2452 personnes, de disposer à nouveau d’un travail, d’une dignité retrouvée, et surtout d’un pouvoir d’achat pour leur famille.

S’agissant de la relance du secteur du logement, et plus particulièrement de l’accession à la propriété des ménages à faibles revenus, comme nous l’avions annoncé, deux dispositifs ont été adoptés.

Le premier permet aujourd’hui à des opérateurs privés, qui seront en concurrence, de construire plus rapidement et plus efficacement des logements sociaux au meilleur coût.

Le second vise à stimuler la construction de logements neufs, et donc la création d’emplois, par l’octroi d’une prime de construction directement versée aux ménages en fonction de leurs revenus.

Je signerai dès demain matin les conventions d’application avec les trois banques locales pour la mise en place effective de ce dispositif très attendu.

Je rappelle qu’une enveloppe budgétaire de 500 M FCFP a été votée à cet effet.

Pour donner encore plus de pouvoir d’achat à ces ménages, une baisse des droits d’enregistrement pour les premières acquisitions a été votée.

Voilà encore des mesures concrètes destinées à stimuler notre économie locale au profit de notre population.

Pour faciliter la gestion de ces constructions nouvelles, stimuler l’embauche et lutter contre le travail clandestin, un nouveau contrat de chantier a été institué, comme nous nous y étions engagés.

Pour rendre notre économie plus compétitive nous nous étions engagés à présenter des textes pour mieux réglementer la concurrence, et surtout créer une autorité administrative indépendante.

Beaucoup en avait parlé depuis de nombreuses années, nous l’avons réalisé.

 

L'organisation judiciaire renforcée



Un projet de résolution relative à l'exercice par l'Etat de ses prérogatives en matière d'organisation judiciaire est également devant votre assemblée et il a été demandé à l’Etat de prendre une loi de participation sur les investigations et la constatation des infractions seront proposées.

Enfin, un texte destiné à renforcer les droits des consommateurs, dans un contexte de plus grande concurrence des entreprises, est en cours de finalisation et sera examiné par votre assemblée avant la fin de l’année.

L’ensemble de ces textes constitue indéniablement une refondation de notre économie, celle que nous avions appelée de nos vœux.

Je vous l’ai dit lors de mon investiture, j’ai confiance dans nos entreprises, dans leur capacité à s’adapter et relever les défis d’une économie mondialisée, ouverte et en constante évolution.

Mais cette confiance dans nos entreprises, et notamment notre tissu de PME et de TPE, nos patentés, doit se manifester par des actes clairs.

Nous avons baissé de 5 points l’impôt sur les bénéfices.

Nous avons relevé le plafond qui permet aux petites entreprises de bénéficier d’un régime fiscal préférentiel et simplifié. En passant ce plafond de 2 à 5 millions FCFP, nous permettons aujourd’hui à près de 60% des petites entreprises individuelles assujetties à l’impôt sur les transactions de payer un impôt annuel forfaitaire minimum.

Pour les nouvelles créations d’entreprises, le délai d’exonération d’impôts est passé d’une à deux années, pour aider au démarrage de leur activité.

Pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, et leur accès aux financements bancaires, nous signerons prochainement une convention avec la Banque publique d’investissement (BPI), l’Agence française de développement (AFD) et la SOFIDEP.

Voilà des actes concrets pour faciliter l’initiative privée.

C’est vrai, nous ne sommes pas encore arrivés au bout du chemin. Il nous appartient de renforcer cette dynamique du développement économique.

Pour cela, j’ai décidé d’instaurer une pause fiscale. Les efforts déjà consentis par les Polynésiens, nos entreprises ont été lourds. Il est juste aujourd’hui de les faire bénéficier du produit de leurs efforts en évitant de ponctionner à nouveau leur pouvoir d’achat. La réforme est certes nécessaire mais elle demande de la réflexion et de la concertation.

Il nous faut de la stabilité, de la confiance, du dialogue avec tous les acteurs économiques.

Mais il nous faut aussi relancer nos secteurs porteurs.



S’agissant du tourisme, pilier de notre économie, des mesures ont été adoptées pour faciliter le développement du secteur nautique : assouplissement des admissions temporaires, réduction des droits et taxes pour ces activités, aides fiscales pour stimuler un secteur porteur de développement touristique.

Un programme de rénovation de nos sites touristiques a été engagé depuis près d’un an. Les résultats commencent à être visibles, notamment sur la zone de la pointe Vénus, très fréquentée ou encore au musée Gauguin pour lequel une visite des membres de la CCBF vient d’être organisée. Tous ces chantiers qui visent à créer des pôles d’intérêt touristique seront menés à leur terme.

 

Construction navale et pêche



Dans le domaine de la construction navale et de la pêche, une enveloppe de 405 millions FCFP de crédits d’impôts vient d’être mobilisée pour la construction par nos chantiers locaux de 7 navires de 18 à 21 mètres permettant le maintien ou la création de près de 50 emplois.

Pour nos chantiers, cela représente un chiffre d’affaires de plus d’un milliard FCFP pour les 12 prochains mois. Et cela s’inscrit dans le cadre du soutien au développement de la filière pêche lui-même créateur d’emplois.

Il nous faut garantir la préservation d’un véritable savoir faire en matière de construction et de réparation navale, acquise par les polynésiens.

Sur les 50 mesures prévues dans le plan de relance, 18 ont ainsi été réalisées, 12 sont en cours de réalisation, soit un taux de mise en œuvre de 60%.

Il appartiendra au nouveau ministre en charge de l’économie de poursuivre l’action engagée depuis plus de 6 mois, tout en complétant ces mesures pour accentuer le redémarrage de notre économie.

Le second axe de notre développement économique est celui des grands projets initiés depuis plus d’une année. Le développement aquacole dans nos archipels et surtout les projets de développement de nouveaux sites touristiques, dont le Mahana Beach pour lequel des études sont actuellement en cours de finalisation.

De nombreuses critiques se font jour. Il appartient au gouvernement de les entendre et de tout mettre en oeuvre pour rassurer les uns et les autres.

En effet, il est vital pour notre économie de faire aboutir ces projets, en s’assurant de leur viabilité économique, en trouvant des investisseurs fiables et de long terme pour en assurer le financement, en maitrisant leur impact environnemental et tout en gardant bien à l’esprit qu’ils profitent en premier lieu à de la main-d’œuvre polynésienne.

Il s’agira en définitive de nous assurer que notre population soit étroitement associée à ces projets dont elle sera convaincue du bienfondé.

Une totale transparence auprès de l’opinion publique est le meilleur moyen d’en assurer la réussite.

C’est la raison pour laquelle je proposerai au gouvernement la création d’un comité en charge du suivi de ces grands projets, afin de mettre toutes les chances de réussite de notre côté, par la transparence, par l’implication de tous les acteurs, y compris les élus.



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Une nécessité incontournable



Enfin, j’ai choisi d’ajouter un troisième axe de développement fondé sur les investissements portés par nos 48 communes.

C’est de mon point de vue une nécessité incontournable.

En effet, les nouvelles compétences qui leurs sont dévolues impliquent des investissements massifs et coûteux, engageant leur situation financière sur plusieurs années et qu’elles ne peuvent pas supporter seules. Le traitement des ordures ménagères, l’assainissement des eaux usées, la potabilité de l’eau constituent à l’évidence des fardeaux insurmontables pour certaines d’entre elles, et notamment celles des archipels éloignés.

De ce point de vue, il nous faut avancer résolument, en concertation, en bonne intelligence avec l’Etat pour relever tous ces défis qui se traduiront par de meilleures conditions de vie pour nos populations.

Par ailleurs, quel intérêt de développer de belles zones économiques si les infrastructures communales continuent à s’avérer manquantes, insuffisantes ou dégradées.

Ces investissements structurants, répartis sur l’ensemble de notre territoire constituent un véritable vecteur d’irrigation économique qu’il est nécessaire d’activer.

Pour cette raison, j’ai choisi de mettre un accent particulier sur le développement des archipels en créant un portefeuille dédié à l’égalité des territoires au sein de la présidence. Je souhaite ainsi veiller à la juste répartition des richesses dans notre pays.

J’ai déjà annoncé publiquement que j’envisageai de créer un ministère de plein exercice pour ce secteur du développement des archipels, dès lors que nous l’aurons restructuré car il a été privé de son bras administratif depuis la disparition du FDA.

Pour financer ces actions, et compte tenu des difficultés financières que rencontrent de nombreuses communes, je souhaite doubler chaque année le montant des remboursements dus aux retards de paiement du FIP suite à la décision rendue par le conseil d’Etat en avril 2013. Au lieu d’un remboursement annuel de 500 millions FCFP étalé sur 8 années, j'ai demandé au vice-président de mobiliser toutes nos ressources pour permettre au pays de régler cet arriéré en 4 années à compter de l’exercice budgétaire 2015.

Cela constituera un véritable ballon d’oxygène pour toutes nos communes, sans distinction partisane, dans le cadre d’investissements créateurs d’emplois et qui bénéficieront à l’ensemble de nos populations, où qu’elles soient.

Voilà ce que je considère comme un développement économique plus équitable, fondé sur des mesures de relance destinées à nos entreprises, sur de grands projets financés grâce à des apports de capitaux extérieurs et enfin, sur des investissements de proximité portés par nos communes.

Dans ce domaine, encore une fois il est nécessaire qu'un partenariat solide et sincère soit noué avec l'Etat.

Pour cela, je conduirais avec le gouvernement dès la fin du mois de septembre les premières discussions avec l'Etat sur l'élaboration d'un nouveau contrat de projet pour la période allant de 2015 à 2020.

Nous devrons à cette occasion, avec notre partenaire qu’est l’Etat, tirer les leçons des difficultés rencontrées dans l’exécution du contrat de projets 2008-2014.

Nous devons en effet veiller à ce que cet outil essentiel au développement du pays soit efficace et réponde aux besoins de nos collectivités polynésiennes en demandant, comme en Nouvelle-Calédonie un contrat de projets spécifique entre l’Etat, le Pays et les communes, comme il existe un contrat de projets entre l’Etat et le pays.


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Nous devons faire plus, nous devons faire mieux



Durant les prochaines semaines, chaque ministre devra reprendre au pied levé les actions déjà engagées, tout en commençant à imprimer sa propre vision sectorielle dans la construction de l'action gouvernementale.

Je m’inscris dans la continuité des actions menées par le précédent gouvernement, cela dans le cadre du programme sur lequel notre majorité a été élue.

Des premiers succès ont été enregistrés.

Le redressement des finances publiques est en bonne voie grâce aux mesures courageuses prises dès l’année dernière et grâce à la participation collective de tous les polynésiens. Qu’ils en soient encore remerciés.

La relance de la commande publique porte déjà ses premiers fruits avec un niveau de croissance par rapport à l’année dernière jamais atteint.

Le contrat d’accès à l’emploi a permis à 2452 familles de retrouver du pouvoir d’achat et de la dignité.

La relance économique prend forme progressivement. C’est le deuxième étage de la fusée lancée l’an dernier.

Mais nous devons faire plus. Nous devons faire mieux.

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Dans quelques semaines, nous entrerons dans le débat d’orientation budgétaire, durant lequel notre gouvernement présentera la philosophie générale de son action et les grands axes de ses différentes politiques sectorielles. Le document vous sera transmis dans la troisième semaine d’octobre.

Ce temps fort de la session budgétaire sera l’occasion, je n’en doute pas, d’un débat réfléchi, ouvert et transparent.

Nous traduirons alors ces choix, ces orientations par l’adoption de notre budget primitif pour l’exercice 2015 qui vous sera déposé avant la deuxième semaine de novembre.

Le budget de 2014 fut marqué sous le sceau du redressement financier, du rééquilibrage des comptes publics, de la réforme fiscale, de la réduction des dépenses.

Cette première étape étant en passe de s'achever, le budget de 2015 devra être un budget de retour à la croissance.

Il nous appartiendra de le bâtir ensemble, par l'échange constructif plutôt que par la critique systématique, par les propositions concrètes davantage que par les postures idéologiques, car je sais aujourd'hui que nous avons tous la foi de reconstruire notre pays.

Je vous remercie de votre attention.

Courrier

Ma chère Christine,

si mes aventures africaines m'absorbent singulièrement, je n'en oublie pas cependant de venir régulièrement sur Tahiti Today pour suivre ce qu'il advient de ce Fenua qui me colle toujours à la peau, au coeur et à l'âme.

Je ne te cacherai pas que je ne croyais nullement à la possibilité pour Président (car c'est ainsi que tous ceux qui l'estiment continueront de l'appeler affectueusement) de se sortir de la trappe judiciaire ouverte sous ses pieds, obéissant à sa logique implacable et par définition peu soucieuse des agenda comme des succès électoraux.

Je ne doute pas en revanche qu'il conservera, tant que la Providence lui prêtera bonne santé, une capacité d'influence, celle d'un vieux sage, instruit de l'expérience, des épreuves autant que des succès, afin d'inspirer, conseiller et prêter main forte à une nouvelle équipe, qu'il aura au demeurant largement formée à la chose politique.

Merci par avance de lui transmettre mes plus sincères marques de respect pour ce qu'il a accompli et mon estime profonde pour l'animal politique qu'il demeurera évidemment jusqu'au dernier souffle de vie.

Ce que bien des soi-disant observateurs en métropole peinent à entrevoir, c'est le lien charnel qui lie depuis l'origine ce natif de Mangareva avec sa terre, son peuple et sa culture.

Au terme d'un parcours politique aussi riche, reconnaissons qu'il aura sans doute commis des fautes, parfois toléré des pêchés d'orgueil et à certains moments cédé à des moments d'égarement, grisé par ses succès et bridé par une difficulté bien humaine à réfréner son égo.

Pour autant, le fil rouge de sa carrière politique n'aura pas été la poursuite de l'intérêt personnel mais la préservation des intérêts de son Fenua, l'amour profond pour ses compatriotes polynésiens, des hommes et des femmes dont il ne pourra jamais concevoir le destin sans le lier à celui de la France, en pleine autonomie.

Une France qui se sera montrée bien ingrate à plusieurs reprises alors qu'il ne lui aura, de son côté, jamais manqué.

Chapeau bas Président et prenez soin de vous pour faire encore un bout de chemin avec nous !

Respectueusement ....P.H

 

Mercredi 16 septembre 2014

 

Le nouveau gouvernement Fritsch

Un gouvernement de cohésion dans la continuité

 

"Edouard, c'est Edouard, Flosse, c'est Flosse"

 Ainsi a tranché le nouveau président qui apparaît déterminé à prendre du champ entre son père spirituel et lui. Mais tout ceci n'est pas nouveau. Nous avons vécu cela dans le passé  d'une manière beaucoup plus larvée. A l'évidence, Edouard Fritch ne cache pas que sa gouvernance sera différente. Il le veut et n'a pas tort. Le changement c'est cela aussi. Il souhaite prouver qu'il n'a pas de leçons à recevoir, ayant sans doute déjà beaucoup appris au cours d'une longue attente de trente ans et il l'assure tout de suite en nommant des ministres sans avoir présenté cette liste de nominés à son mentor qui se sent tout de même allons disons-le...  "rejeté" par celui-là même dont il a fait son héritier. Mais...  l'inspiration du bel Edouard d'aborder sa gouvernance avec un dynamisme personnel offensif dès le premier jour vient de faire une parenthèse avec un hic pénalisant tout de même qui s'est glissé dans le remake du gouvernement. La nomination en effet de chefs d'établissement et de chefs de servic est impossible avant six mois aux postes ministériels.

 C'est exactement ce qui s'était passé avec l'ancien président et la ministre de la solidarité Manolita Li, comme Tahiti Today l'a révélé hier, sauf que l'ancien président n'était pas tombé dans le piège et l'avait contourné avant que la DRCL ne l'épingle

Dommage pour Edouard qui commence avec une erreur de casting qui fait, bien sûr, sourire Flosse et les anciens ministres. Le slogan  " Edouard, c'est Edouard et Flosse, c'est Flosse" a tourné en boucle hier  dans le Landerneau.

 Dans l'euphorie de son élection et de la nomination de ses ministres on peut pardonner cette première bévue qui va quand même handicaper pendant six mois les ministres concernés Patrick Howell pour la santé- et c'est dommage- et Maamaatuaiahutapu pour la culture qui deviendront des conseillers techniques ( sic) pendant six mois. Il semble que Tea Frogier s'en sorte mieux n'étant que "déléguée" dans sa fonction première et non pas chef de service. Reste à savoir par qui elle était  nommée.

La nécessaire pédagogie et connaissance des textes, Edouard Fritch et ses collaborateurs devront la connaitre sur le bout des doigts. Il sait que "ses anciens et toujours amis" ne lui passeront aucune erreur, aucun faux pas et qu'ils prendront la température non seulement de sa popularité , de sa réussite mais de ses échecs aussi. "Déterminé mais vigilant" telle devra être sa devise.

En attendant, saluons la présence de Jean Christophe Bouissou chargé de la " relance de l'économie" qui a prouvé lors de ses excellentes interviews sur Taui FM qu'il avait le sens de la recherche, de la communication et du dialogue. Les chefs d'entreprise auront avec lui un ministre ouvert et plein de bon sens ayant le sens de l'équilibre, ennemi de la jactance, celui qui balance entre le prêche et le réalisme. Il a su aussi tenir sa langue, avaler des couleuvres  et ravaler son amertume devant des promesses non tenues et rester fidèle au Tahoeraa, sans ruer dans les brancards. Fritch l'a récompensé et choisi pour réussir un challenge difficile, épineux ou même le célébrissime Nuihau Laurey n'a pas vraiment conquis le monde économique On ne peut pas être excellent partout n'est-ce-pas?

Quant à Edouard Fritch il est salué avec une grande satisfaction par le personnel de l'OPT qui l'a déja " pratiqué" après le grand frisson de l'attente... Ca va bouger !

Rendez-vous à 11h.à la présidence pour la présentation des nouveaux ministres.

Présentation du gouvernement Fritch

 

Le président et ses deux ministres Finances à gauche Economie à droite

A 99% composé de quinquagénaires, le gouvernement Fritch est plein d'espoirs et surtout du désir de ne pas décevoir et d'accomplir sa mission. Edouard Fritch a donné l'impression hier d'une grande convivialité et d'une entente cordiale non feinte avec tous, y compris avec A'Tia Porinetia dont le leader trônait face au président du pays,  aux côtés du président de l'Assemblée Marcel Tuihani. Teva Rohfritsch a répondu sans hésiter à l'invitation présidentielle et risque  fort de se trouver démuni de munitions et de fléchettes acides contre ses amis d'aujourd'hui lors des présentations à l'Assemblée, des projets de lois qui seront étudiés.  Munitions dont il se plaisait à " décorer" Gaston Flosse à chaque fois que l'occasion s'en présentait avec l'air du premier de la classe contraint de balancer ses vérités. En perdant son principal adversaire il ne lui restera plus que l'UPLD a accrocher.

Bref, Edouard Fritch, nul doute, en faisant fi des polémiques, stigmates de la nervosité politique ambiante, a démontré qu'il avait confiance dans son étoile, ses ministres et l'ouverture, sans alliance pour le moment avec les autonomistes.

 Par ailleurs et toujours charmeur, Edouard Fritch a tenu à expliquer pourquoi dans un laps de temps aussi court il avait choisi "les profils" qu'il entendait mener sur le podium, sans avoir le temps de compulser les textes de loi. Il fallait bien trouver quelque chose et sauver la face. Il l'a fait en souriant, pas démonté pour deux sous avec une grande maîtrise politique.

 Bref, les deux ministres en question ont démissionné ce matin de leurs fonctions de chefs d'établissement, le président Fritch va donc  confisquer "leur appellation" de ministres tout en les confirmant dans leurs prérogatives. Ils deviennent, aux yeux de la loi des conseillers techniques,  l'un dans le cabinet de Nuihau Laurey (Patrick Howell pour la santé qui n'a pas manqué de faire remarquer qu'il a eu, à une certaine époque, ce dernier sous ses ordres quand il était ministre !) et l'autre, Heremoana, auprès de Nicole Sanquer. Et ce, pendant six mois de piquet.

Cela dit, tour à tour, les ministres se sont présentés  en assurant le président Fritch de leur dévouement et en le remerciant de les avoir choisis pour poursuivre les réformes engagées avec parfois un zeste d'humour selon leur personnalité. Certains ont même félicité l'ancienne équipe dont ils prennent la relève pour le travail accompli. Le ministre de l'Agriculture Frédéric Riveta, avec prudence a précisé qu'il allait réfléchir à sa mission et qu'il parlerait plus tard. C'est un sage.

Jean Christophe Bouissou mesure la  charge  de ses différents portefeuilles, d'autant  que tous les yeux de la société civile  entreprenante seront braqués sur lui. Il a fait remarquer que ses habitudes seront changées puisqu'il n'y a pas d'heure pour un ministre en charge de la relance, du tourisme, des transports aériens intérieurs et extérieurs etc... étant administrateur d'Air tahiti Nui. Nous aurons l'occasion de reparler de ses intentions, de ses souhaits, et de la manière dont il a l'intention de les réaliser. Il en a la carrure et le sérieux.

Patrick Howell le ministre de la santé en devenir, a martelé à plusieurs reprises qu'il voyait dans son secteur beaucoup de directives mais peu de moyens. Il n'a pas manqué de féliciter Béatrice Chansin dans une tâche pas si facile en expliquant "Nous avons trois ans devant nous pour faire nos preuves."

Edouard Fritch n'a pas manqué de dire en relevant la facilité de parole de son ministre en devenir, qu'il avait longtemps hésité entre Jean Christophe Bouissou et Patrick Howell comme porte-parole du gouvernement. Il a bien fait de choisir JCB tant Patrick Howell a la parole facile !

Heremoana, ministre de la culture s'est dit prêt à assumer un nouveau challenge dans la promotion des langues et a noté que son père  "Maco Tevane" avait été comme lui aujourd'hui ministre de l'environnement.

 Albert Solia en deux phrases laconiques s'est déclaré heureux de poursuivre sa feuille de route et de finir ce qu'il a commencé ( applaudissements des représentants), ce qui a fait sourire Edouard  en disant " Il dépense beaucoup mais il parle peu"

 René Temeharo en charge du portefeuille  "jeunesse et sport", à peine audible à l'autre bout de la table, a assuré qu'il prendrait des " djeun"s" dans son cabinet et des gens compétents.  Lui aussi a regretté le manque de moyens avec un clin d'oeil  en direction de Nuihau Laurey le grand argentier qui sera sans cesse sollicité.

Une petite déception d'entendre  Tea Frogier ministre du Travail dire d'entrée " Je me considérais jusqu'à hier comme une "excellente" technicienne tout en précisant qu'elle était tenace et très têtue. Ses futurs interlocuteurs aussi.. Ce qui promet un dialogue houleux avec les syndicats! Elle sauve son ministère de justesse étant " déléguée" sur le papier mais faisant office de chef de service, ce qui la plaçait dans la même position que Patrick Howell et Heremoana.

Cela dit Tearii Alpha ministre du Logement est un ministre accompli qui n'est pas un néophyte puisqu'il l'a déja été avec Gaston Flosse, Gaston Tong Sang et à nouveau avec Gaston Flosse sans compter aujourd'hui avec Edouard Fritch. Il connait la musique et sera très actif au niveau des Affaires foncières, dossier très politique. Une mission du ministère de la Justice arrive dès la semaine prochaine. Bref lui aussi a remercié Edouard Fritch de lui faire confiance de même que la jeune ministre de l'Education Nicole Sanquer qui s'est dit "la benjamine de ce gouvernement" en trouvant ce défi..."beau". Elle poursuivra dans la foulée les dossiers en cours de son prédécesseur.

Un sympathique cocktail a suivi la présentation de ce gouvernement qui visiblement nage dans le bonheur d'être sur le podium. Normal !

 

 

Au premier conseil des ministres

On a compris que le président Fritch attachait une grande importance au devenir des communes auxquelles il a promis de payer l'intégralité de la dette du FIP !!! Fichtre les maires doivent être contents !

Session complémentaire pour les demandes de concours financier des communes

Lors du discours de candidature à la Présidence de la Polynésie française du 12 septembre 2014, Monsieur Edouard Fritch a rappelé l’importance des investissements communaux à la fois pour les communes dans le cadre de l’exercice de leurs compétences, mais aussi pour l’ensemble de la Polynésie dans le cadre de la relance de l’économie via la commande publique.

Monsieur Edouard Fritch avait donc formulé son intention d’ouvrir une session complémentaire et exceptionnelle de dépôt et d’instruction des demandes de concours financier des communes et de leurs groupements, et ce avant la fin de l’année 2014. Ainsi, lors du premier conseil des ministres du mercredi 17 septembre 2014, du nouveau gouvernement, il a été approuvé la création de cette session complémentaire.

Compte-tenu de la situation actuelle des investissements communaux, il est important que les communes puissent déposer leurs dossiers et bénéficier de l’assistance financière de la Polynésie française, sans attendre la session de février 2015. Ainsi, la période de dépôt des demandes de concours financier des communes et de leurs groupements est ouverte du mercredi 15 octobre au vendredi 31 octobre 2014 inclus.

La délégation pour le développement des communes, se tient à la disposition de tous les maires et présidents de groupements de communes pour les renseigner et les accompagner dans leurs démarches.

 

                                                           

Les "jeunes" ont la cote !!!

Tous les politiques se plaisent à dire qu'ils jouent la carte de la jeunesse.Teva Rohfritsch ne fait pas exception à la règle. encore que ce principe peut se comprendre dans le ministère de René Temeharo qui est doté du portefeuille de la jeunesse justement mais que dire des autres. Par ailleurs quand les candidats ATP affirment accélérer la mise en place d'un tribunal foncier ils enfoncent une porte largement ouverte avec la mission du ministère de la justice qui arrive la semaine prochaine comme l'a annoncé Tearii Alpha pour justement installer ce tribunal... Quant à la solidarité nationale pour favoriser l'indépendance énergétique, ils peuvent y croire mais seront bien les seuls !

 

Gaston FLOSSE plus dynamique que jamais en tournée aux Iles sous le vent pour les sénatoriales.

 

(COMMUNICATION)
Alors que le gouvernement d’Edouard FRITCH est en cours d’installation à Papeete et que l’assemblée de la Polynésie française se prépare à l’ouverture de la session budgétaire, le président du Tahoera’a Huiraatira, Gaston FLOSSE est en tournée pour deux jours aux Iles sous le vent, en compagnie de ses deux candidats aux sénatoriales, Teura IRITI et Vincent DUBOIS.

 En pleine forme, le président du Tahoera’a Huiraatira emmène dans son sillage les candidats à la rencontre des élus de Huahine, Raiatea, Tahaa et Maupiti, et de la population Raromatai. A chaque étape c’est la joie et la ferveur. A Huahine Félix FAATAU, mais aussi le maire Marcelin LISAN et le conseil municipal sont venus accueillir le président FLOSSE au pied de l’avion lundi mardi matin avec une haie d’honneur de militantes chargées de colliers de fleurs, avant de partir pour une réunion avec l’ensemble du conseil municipal qui là aussi a constitué une haie d’honneur au président devant la mairie. Cet accueil chaleureux extraordinaire a réchauffé le cœur de Gaston FLOSSE, jamais aussi à l’aise et heureux que sur le terrain au contact avec les militants et la population.

 Le président est accompagné de Thomas MOUTAME, ancien ministre de son gouvernement et maire de Taputapuatea et de sa compagne Pascale HAITI. Le conseil municipal de Huahine a assuré les candidats de notre parti de leur soutien unanime, et a fait le tour de ses projets communaux avec le président FLOSSE. A Raiatea, en fin de journée, le président a rencontré le conseil municipal, avant de rejoindre le siège de la fédération Tahoera’a Huiraatira, où il a été ovationné par les militants d’Uturoa venus en nombre à la réunion publique.

 Rejoins par les élus orange de l’île, Cyril et Lana TETUANUI, mais aussi par Patricia AMARU et Noela GREG, le président a commenté l’actualité et projeté les militants dans l’avenir. Les élus Tahoera’a Huiraatira des Iles sous le vent ont exprimés leur déception de ne plus avoir de ministre originaire de l’archipel au sein du nouveau gouvernement. Mercredi matin la délégation s’est rendue en bateau à Tahaa où un accueil chaleureux lui a été réservé. A l’issue de la rencontre avec le conseil municipal à la mairie de Patio et du déjeuner offert par le maire, la délégation est revenue sur Raiatea pour une réunion avec les élus des communes de Taputapuatea et de Tumaraa qui se sont regroupés à la mairie de Taputapuatea. Retour le soir vers Papeete. On le voit, un déplacement marathon d’un président FLOSSE au mieux de sa forme bien décidé à écrire une nouvelle page de son histoire avec panache en offrant au Tahoera’a Huiraatira et à la Polynésie française la victoire de nos deux candidats aux sénatoriales du 28 septembre prochain.
 

 

Mardi 16 septembre 2014

 

La révélation

 

 

Enfin le voile est levé sur ce fameux et très attendu gouvernement de neuf ministres, présenté par le président Fritch, tout seul et sans apparat, derrière la grande table où se tiendront demain à l'issue du conseil des ministres les nouveaux promus.

 Une équipe certes renouvelée très largement où deux ministres du gouvernement Flosse seulement se retrouveront. Albert Solia d'un côté et Edouard Fritch a bien fait de lui laisser poursuivre ses grands chantiers qu'il mène au pas de course  avec les résultats que nous connaissons tous et Tearii Alpha qui lui, abandonne la recherche sous-marine pour devenir le ministre du logement social, de la rénovation urbaine, de la politique de la ville, des affaires foncières et du domaine.

La surprise bien gardée vient de deux annonces. Edouard Fritch conserve comme tout bon président, les relations internationales mais prend en charge l'économie numérique histoire d'aller voir de près le bilan de Marcel Tuihani peut-être, mais un secteur qu'il connait fort bien et ou il a l'intention de poursuivre l'effort de guerre sur de grands chantiers en cours. Et enfin l'annonce du nouveau ministre de l'Economie...surprise, surprise... Jean Christophe Bouissou en charge également du tourisme et des transport internationaux, de l'industrie, du commerce, des entreprises et porte parole du gouvernement. Ouf ! Et dire que nous nous demandions ce qu'il devenait ces jours-ci ! Le voilà doté d'un super portefeuille bien garni.

 Nuihau Laurey on le sait prend en mains les finances, la fonction publique et les énergies. Et garde sa couronne de vice-président.

Mme Priscille Tea Frogier, scientifique discrète mais reconnue devient ministre du travail et du dialogue social, de l'emploi, de la formation professionnelle, de la recherche et de la condition féminine

Mme Nicole Sanquer, bonne pioche de TTD, devient ministre de l'éducation et de l'enseignement supérieur

Patrick Howell n'est pas un inconnu, il a été ministre à plusieurs reprises dans le passé, Dentiste de formation, actuellement en charge de l'Institut Malardé, il prend les rênes de la Santé et le ministère de la solidarité.

René Temeharo, ministre des Sports et de la jeunesse, chargé des relations avec l'Assemblée de la Polynésie française et du CESC.

 M. Frédéric Riveta agriculture et secteur primaire

Heremoana Maamaatuaiahutapu ministre de la promotion des langues, de la culture, de la communication et de l'environnement.

En vérité peu de personnalités issues de la société civile proprement dite, n'ayant rien à voir avec le politique. Le nouveau président a préféré piocher dans le sérail de la majorité Tahoeraa. Peu de femmes et des "jeunes". Il avait prévu de dissocier les finances de l'économie et il l'a fait. En donnant chaque nom choisi par lui et lui seul, Gaston Flosse n'ayant pas été consulté sur le choix des ministres, Edouard Fritch a tenu a faire l'éloge de chacun d'entre-eux. Un autre portefeuille est en cours de préparation auquel Edouard Fritch tient beaucoup, celui des archipels qui sera dirigé par une îlienne et portera à 10, le nombre autorisé de ministres.

Alors que peut-on dire ? Que le nouveau président s'est montré affable,  souriant, plein d'espoir sur la réussite de son gouvernement. Heureux d'avoir en quelques jours pu mettre sur pied un gouvernement homogène, un gouvernement de relais. "D'autant a-t-il insisté, que contrairement à ce qu'on a pu dire je n'ai jamais rien préparé avant mon élection."

Il a été question des investisseurs chinois qui reviennent et qu'ils s'apprêtent à rencontrer avec Albert Solia en ayant soin de prendre langue avec le Haut- commissaire pour obtenir des précisions sur les investissements prévus qu'il espère diversifier vers d'autres nationalités notamment américaines. Dans ce conseil  de pilotage sur le Mahana Beach qui tient tant à cœur de Gaston Flosse,  celui-ci éventuellement pourra trouver sa place." J'y pense" a confirmé le président. Nous ne manquerons pas de revenir sur tous ces évènements prochainement  et sur le nouveau gouvernement.

A ce propos une remarque tout de même. On se souvient que la DRCL s'était opposée à ce que Manolita Li prenne ses fonctions de ministre de la solidarité et de la famille en fonction des textes de loi. Le président de l'époque avait du attendre six mois pour la nommer Or, le gouvernement d'Edouard Fritch comprend deux chefs d'Etablissement et un chef de service. Y-a-t-il du changement dans les textes ?

 

Edito

 

Reconnaissons-lui au moins...

Le Conseil constitutionnel a constaté ce mardi la déchéance de Gaston Flosse de son mandat de sénateur, après sa condamnation définitive à une peine d'inéligibilité

 Gaston Flosse a donc porté son écharpe tricolore hier pour la dernière fois lors de l'élection de Marcel Tuihani au perchoir de l'Assemblée alors que son mandat se terminait à la fin du mois !!! Décidément Nicolas Sarkozy n'a pas fait les choses à moitié et Mme Taubira, garde des Sceaux, inspirée par Oscar Temaru a accéléré le processus, puisqu'elle est allée, elle-même, solliciter le Conseil Constitutionnel pour faire aboutir la destitution.

C'est tout de même triste de finir ainsi une vie professionnelle aussi intense, aussi laborieuse, aussi tenace dans le maintien de la France en Polynésie, pour faire émerger le pays de son marasme indépendantiste et de sa léthargie îlienne. C'est pathétique lorsque le cours du temps ne retient, en métropole surtout, que les attaques et la calomnie pour fouler aux pied des convictions si longtemps vécues avec en toile de fond la certitude du progrès social et les élans du cœur.

 Combien de nos concitoyens ignorent encore l'intenable exceptionnalité du "modèle Flosse" dans le travail, les réformes, les emplois ou les familles assistées. A moins que la maussaderie ne tourne au complet déclinisme de tout ce qui a été fait, rendons au moins à César sans gommer certaines erreurs, sa volonté de faire avancer son pays et la France, ce qu'aucun autre président à ce jour n'a osé faire, en remuant les vieilles reliques. Si l'on considère avec le compas de l'Histoire, la mue considérable de la Polynésie, si l'on prend la juste mesure des pas accomplis, on reconnaitra la vitalité de l'ancien président , le regain permanent de ses ambitions pour les Polynésiens malgré les exigences du monde d'aujourd'hui.

Le Tahoeraa, c'est Flosse, dixit le conseil politique hier soir

Pourtant il reste l'homme fort du pays. Le conseil politique qui a réuni une centaine de personnes hier soir est là pour le prouver. Les députés polynésiens qui devaient voter en faveur de la confiance à Valls (qui vient d'ailleurs de l'obtenir de justesse de la part des députés socialistes), s'est transformée en refus à la demande du président. Les arguments de celui-ci ont porté car aucune promesse n'est faite dans la lettre reçue au sujet du soutien que la France pourrait apporter au régime de solidarité. Bref, un débat très riche s'est instauré entre les participants. Edouard Fritch était présent et s'est défendu avec véhémence de jouer un jeu personnel. Tous, lors de ce débat se sont exprimés dans une liberté de parole et de sentiments inhabituels mais pour confirmer Gaston Flosse comme patron, plein pot, du Tahoeraa. Du baume au coeur blessé du président..

 

Courrier :

Bonjour Christine,
Une fois de plus « l’Etat « nous a montré qui nous étions vraiment des français entièrement à part ». En destituant le Président du TAHOERAA, Mr Gaston FLOSSE de son mandat de sénateur, a quelques jours seulement de la fin du mandat, sur intervention de Mme TAUBIRA.

Les dirigeants de « L’Etat » ne tolèrent pas la réussite du TAHOERAA et surtout de Gaston FLOSSE… et des Polynésiens en général !!!!

On se souvient de POUVANAA, de TEARIKI en 1969 où l’Etat a tout fait pour faire élire son candidat (F. SANFORD) …. Et maintenant ; c’est au tour de Gaston FLOSSE alors que celui-ci n’a eu de cesse de se battre pour la France
Lors de la commémoration de la fin de la guerre 39/45, point de mots pour les Polynésiens qui sont partis défendre « la mère patrie », point de mots pour l’outremer du Pacifique….

Et en 2017, pour les prochaines présidentielles, UMP ou PS viendront encore nous faire des promesses pour les oubliées une fois élus !!!
Je dis : ça suffit !

Souvenons nous au TAHOERAA de SARKOZY qui nous disait en 1992 au TAHARAA au cours d’un fameux diner débat « Vous pouvez compter sur moi…. »
Souvenons nous de Hollande et TAUBIRA et leur fumeuse convention de partenariat avec l’UPLD pour aider la Polynésie….

Français on restera, mais ne soutenons plus les yeux fermés un candidat de quelque bord qu’il soit sans garantie en bonne et due forme….

Tous mes vœux de réussite au Président Edouard FRITCH et son gouvernement pour montrer aux Français (à part entière) de France que les Polynésiens(français entièrement à part) sont capables de réussir malgré tous les barrières et les peau de bananes que l’état nous glisse sous les pieds….

Claude DAVIO

 

Communiqué du Tahoeraa

Une manoeuvre dilatoire

Le conseil politique du Tahoera’a Huiraatira s’est réuni lundi 15 septembre 2014 à Erima afin d’examiner sa position au regard de la récente correspondance adressée par Madame Marisol TOURAINE et Madame Georges PAU LANGEVIN, respectivement ministre des affaires sociales et ministre des outre-mer, aux trois députés de la Polynésie française et au président Edouard FRITCH. Ces courriers envoyés le 13 septembre 2014, à quelques jours du vote de confiance au premier ministre Emmanuel VALLS ont été projetés et débattus au sein du conseil politique.

Cette soudaine démarche interpelle, alors que la question du RST est en suspens et que le gouvernement central tergiverse depuis plus d’un an et demi sur la question de son retour au RST, depuis que le président Gaston FLOSSE a entamé des démarches dans ce sens à Paris aussitôt élu à la présidence de la Polynésie française.

En réalité, il ressort de ce courrier que le gouvernement central ne prend aucun engagement clair en ce qui concerne le retour de l’Etat au RST. Il préconise simplement de réunir un groupe de travail Etat - Pays avant la fin de l’année afin de formuler des solutions sur la base d’engagement réciproques de l’Etat et de la Polynésie française. Hormis l’évocation « du principe d’une contribution de l’Etat au redressement du RST au regard et en accompagnement de réformes qui seront engagées pour assurer sa pérennité », le courrier ne contient rien de concret, de sorte que cette correspondance apparait comme une promesse incertaine qui n’engage que ceux qui veulent y croire. Aucun montant n’est mentionné et les délais évoqués pour la mise en oeuvre de cette commission, d’ici la fin de l’année, font que les crédits ne pourront pas figurer au budget 2015 de l’Etat.

Cette démarche n’est pas autre chose qu’une piteuse tentative de gagner du temps et d’obtenir le soutien des élus Polynésiens au moment où le gouvernement central est en grande difficulté. Elle ne traduit absolument pas la volonté de ce dernier de s’engager durablement et de manière sincère aux côtés des Polynésiens en participant à l’effort de solidarité nationale qu’ils sont en droit d’attendre après qu’ils aient eux-mêmes montré qu’ils étaient capables de réaliser des efforts sans attendre les promesses de l’Etat.

Cette démarche qui relève d’un marchandage politique indigne de la République et des Polynésiens a conduit le conseil politique du Tahoera’a Huiraatira à l’unanimité des membres présents a réaffirmer sa décision déjà adoptée à l’unanimité du grand conseil, le 9 septembre 2014, de voter contre la déclaration de politique générale du premier ministre.

NDLR En fait un député a voter contre, les deux autres se sont abstenus. Stratégie politique...31 députés socialistes n'ont pas voté la confiance au gouvernement Valls.Soit 20 de plus que pour le premier gouvernement Valls en avril dernier
 

 

Communiqué de l'UPLD


Oranges impairs…
Pendant que le marigot orange glousse après deux « élections » sans surprise, et alors que le nouveau gouvernement vient d’être annoncé en grande pompe, il est des vérités simples qu’il est bon de rappeler :
1. Contrairement à ce qui était annoncé en 2013, et malgré une majorité de 38 béni-oui-oui, l’instabilité est toujours là. Oui, le Tahoeraa est tellement bon qu’il se renverse tout seul et crie au déni de démocratie quand la justice fait son travail.
2. Cette petite pirouette, au-delà des supposées qualités d’Edouard Fritch et de Marcel Tuihani Jr va coûter (et cela c’est certain), plus de 150 millions à la Polynésie en indemnités, à l’heure où les centres pour enfants trisomiques ferment faute de budget…
3. Il convient de s’interroger sur l’utilité de faire élire Jean-Christophe BOUISSOU 1er vice-président de l’APF le lundi pour le nommer ministre le lendemain.

Il est également temps de poser au nouveau Président de la Polynésie, si tant est qu’il soit réellement libre de répondre par lui-même la question de son positionnement sur l’ouverture de CASINOS.
La presse locale s’est faite l’écho de soi-disant « réussites » en oubliant un peu vite replacer le sujet dans notre contexte spécifique. Il est temps pour le Tahoeraa, et surtout pour le Président de la Polynésie fraichement élu de dire clairement sa position sur ce sujet.
Espérons qu’il ne lui faudra pas monter à Erima pour avoir sa réponse …

 

Un compliment qui vient de l'UPLD pour Marcel Tuihani !!!

Quand Jacqui Drollet (UPLD)qui est plutôt connu pour balancer des skuds plutôt que des compliments, juge Marcel Tuihani ,il dit :

" J'ai fait appel à lui quand j'étais ministre de l'OPT. Il était nouveau mais j'ai reconnu ses compétences. Je lui ai fait confiance et je suis satisfait du travail qu'il a accompli !" Fichtre, ça vaut son pesant de "aratita" !

 

Courrier

Ahaaaaaa vous avez entendu Teva Rohfritsch ?

Ils n’ont pas voté pour Marcel TUIHANI  parce que c’était le candidat de Flosse.

LOL !!! et Edouard Fritch non peut-être ???????????????? Que d’hypocrisie .

Quant à Oscar il n' y va que si il est sûr de gagner.Quel sportif.

Mauruuru ( P.F)

 

 

Lundi 15 septembre 2014

 Nuihau Laurey, vice président  Finances et transports aériens, René Temeharo (OPT logement social porte parole du gouvernement) georges Puchon economie, Heremoana  Maamaatua Tourisme, Jacques Raynal Santé,Tearii Alpha Ressources marines Equipement et on reparle de Steeve Hamblin ! Nicole Sanquer education.

A vous de juger si ces noms là, ministrables, sortent demain.

 

Edito

Le père Mate, le fils Marcel et le faiseur de rois  Gaston.

" Mourir ou partir"

C'est donc ce matin à 9h. le jour J pour Marcel Tuihani, ministre de l'OPT et de l'OPH, surveillant en chef dans les déplacements de Gaston Flosse, veillant au grain et aux faux-pas. Son élection à la présidence de l'assemblée sera pour lui un point d'orgue, après celui d'Edouard Fritch. Un pas important pour le jeunot de mai 2013 qui balbutiait des réponses inaudibles devant la presse. Un pas de géant. Nous en reparlerons tout à l'heure.

 Edouard Fritch est plutôt bien accueilli dans la population, qui espère  toujours avoir de bonnes surprises dans le changement de personnalité mais aussi dans la continuité du programme du Tahoeraa Nous ne sommes plus dans la comédie du pouvoir, nous sommes dans la vie de tous les jours, des emmerdes quotidiennes, des déceptions et des petits bonheurs. De ce point de vue il y a quelque chose d'étrange  dans ce raffut autour du nouveau président pour une " vigilance républicaine" ou l'établissement d'un consensus général. Etrange car on pensait quand même que le gouvernement de l'ancien président avait mérité une couronne de tiare. Même pas. Les mêmes sempiternels ragots largement enfoncés dans le crâne de nos concitoyens perdurent. Ils ne mangent pas de pain, ne s'usent pas et  font plaisir à leurs auteurs et à ceux qui les écoutent : " ils nous avaient promis 15.000 emplois !" Ce qui est totalement faux mais le vieil adage est toujours d'actualité: "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. C'est chose faite.

Relevons toutefois l'énorme fixette de Natacha  Szilagyi sur Gaston Flosse  sur le plateau de " Polynésie 1ère"la télévision d'Etat et du "service public". Elle a  repris l'antenne, dieu merci, le week end seulement... pour le moment.

 La journaliste engagée pourrait sur une télé privée donner libre cours à ses passions, son opinion et ses antipathies, comme il nous arrive de le faire sur internet puisque nous ne sommes payés ni par l'Etat ni par quiconque, ce qui nous donne une liberté de pensée et d'écriture réjouissante en tant qu'éditorialiste.

 Mais Flosse n'est plus au pouvoir. De quoi chanter la tyrolienne pour certains. Cela dit entendre prononcer plus de 20 fois ( au moins!) le nom de "Gaston Flosse" en quelques minutes avant d'interroger Teva Rofritsch  qui buvait du petit lait, de deux choses l'une : ou bien Flosse hante ses nuits d'amour ou elle y est très attachée pour conserver son "look" un peu fatigué quand même après ses années de placard de journaliste pugnace voire agressive, selon  qui elle interroge. Oscar a déjà donné lors d'une intervention venimeuse. D'où le piquet. Elle n'a donc pas appris comment se comporter au sein d'une télé de service public et s'est fait jouir de plaisir dimanche soir, en duo avec un Teva Rohfritsch, petit agneau sur le billot flossiste qui n'a jamais, mais non jamais, agressé verbalement et méchamment son ancien professeur "ès politique". Le vilain, c'est Gaston.Tout le monde sait. Or ce dernier n'a toujours fait que répondre à l'angoissé Rohfritsch qui se prépare (sic) pour les prochaines territoriales.

Pour être aimé en politique, il n'y a que deux solutions, "mourir ou partir". Pour les élections sénatoriales, sagement, Teva Rohfritsch a choisi la moins courageuse des solutions. Natacha, oh la la, tu aurais dû au moins lui demander: pourquoi ?!

 

Heu-reux !

Le Tahoeraa comme un seul homme a voté en faveur du candidat désigné par son président, son conseil politique et son grand conseil.. L'ATP a voté blanc et l'UPLD, 11, en faveur d'un candidat de dernière minute, Tony Geros. Tout est bien qui finit bien. Les jeux sont faits jusqu'à demain. Nomination du gouvernement Fritch.

Dans un mélange de senteurs de tiare et de "Porohiti" tant les couronnes de fleurs, lourdes et épaisses ,étaient prêtes, Marcel Tuihani qui ne semblait pas ému plus que cela, a remercié tous ceux qui lui ont fait confiance en promettant qu'il agirait dans le sillage du précédent président de l'Assemblée, Edouard Fritch. Il a martelé qu'il serait la courroie de transmission fidèle entre le gouvernement et ses représentants afin de participer à l'œuvre de reconstruction en cours. Par ailleurs il a assuré qu'il n'y aurait pas de rêveurs dans la " maison" et que tout le monde se mettrait au travail, non pas dans une mécanique infernale mais bien huilée et à un rythme scandé aussi régulièrement que le bruit des rames des galériens dans l'eau, il y a plusieurs siècles.

Le père de Marcel, Mate Tuihani, qui tient le Tahoeraa d'une main de fer depuis des années, malgré une santé secouée de hauts et de bas, ne cachait pas sa joie. Fier de son fils et de sa réussite, il a déclaré " je suis sûr, car il est intelligent et surtout tenace, qu'il va réussir le job"

Gaston Flosse, seul sur le banc des personnalités, quand les félicitations s'amoncelaient dans des embrassades pressées sur celui, encore un, qu'il venait de hisser à la plus haute marche du podium et qu'il regardait les colliers s'empiler sur le cou de son poulain en pensant peut-être à ce fameux jour de mai où, dans une victoire à nulle autre pareille, avec un record  en sa faveur de plus de 62.000 voix il étouffait sous les fleurs et les embrassades.

 

C'est dans la foulée de l'élection du président de l'Assemblée qu'il a été décidé de choisir les membres composant le bureau. Jean Christophe Bouissou aura un rôle des plus importants auprès de Marcel Tuihani en tant que premier vice président.

Pour la petite histoire, Edouard Fritch avait souhaité que cette nomination se tienne vendredi. Gaston Flosse l'a préférée dans la foulée de l'élection. Ce qui fut fait. Aïe !

LE BUREAU DE L'ASSEMBLÉE DE LA POLYNÉSIE FRANÇAISE
PRÉSIDENT : M. Marcel TUIHANI
PREMIER VICE-PRÉSIDENT : M. Jean-Christophe BOUISSOU
DEUXIEME VICE-PRÉSIDENTE : Mme Vaiata PERRY-FRIEDMAN
TROISIEME VICE-PRÉSIDENT : M. Frédéric RIVETA
PREMIERE SECRETAIRE : Mme Loïs SALMON-AMARU
DEUXIEME SECRETAIRE : Mme Armelle MERCERON
TROISIEME SECRETAIRE : Mme Chantal Minarii GALENON
PREMIER QUESTEUR : Mme Dylma ARO
DEUXIEME QUESTEUR : Mme Virginie BRUANT
TROISIEME QUESTEUR : M. Victor MAAMAATUAIAHUTAPU

 

L'agence de presse Reuters mérite bien l'échafaud, elle, voilà deux fois qu'elle fait des erreurs impardonnables comme celle que nous écrivons ci-dessous :

'Marcel Tuihani succède à Gaston Flosse à la présidence polynésienne"

 

Pas d'échafaud en revanche pour notre ami Yves Haupert que nous avons parfois un peu égratigné sans vraiment l'abimer, juste pour le faire râler. Mea culpa, alors qu'il a toujours été d'une disponibilité parfaite. Ce dont TTD le rmercie.

Yves Haupert va démissionner de  son rôle de " spin doctor" de Gaston Flosse et du gouvernement pour se consacrer à la communication du président Marcel Tuihani à l'Assemblée. Sa nomination sera actée mercredi lors du premier conseil des ministre d'Edouard Fritch. Nous sommes, nous les journalistes, heureux de le retrouver à un poste où les informations vont circuler.

 

Perturbations à Air France Papeete

Air France Polynésie informe ses usagers de perturbations sur ses vols du 15, 16 et 17 septembre en raison des mouvements de grève:

En raison d’un mouvement social d’une partie des pilotes de ligne, le programme des vols Air France est perturbé. La compagnie prie ses voyageurs d'accepter ses excuses pour les désagréments provoqués par cette situation.

Vols annulés
A ce jour, à l’arrivée et au départ de la Polynésie, les vols des 15/16/17 Septembre sont annulés. Un communiqué sera diffusé ultérieurement sur les vols du 18 au 23 Septembre.

Les vols annulés sont :
AF066 du 15 Septembre : Los Angeles - Paris
AF076 du 16 Septembre : Paris - Los Angeles - Papeete
· AF077 du 17 Septembre : Papeete - Los Angeles – Paris

 

 

A midi sur radio Polynésie Première il a été indiqué que l’examen de la participation de l’Etat au RSPF pourrait avoir lieu sous la condition expresse que le vote des trois députés soit acquis pour Manuel Valls. Pour le bien des Polynésiens démunis, les députés Polynésiens vont s'écraser.

 

Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Myriam Laouffir au Festival de Deauville

 

 

Dimanche 14 septembre 2014

Grosse grève démarre à Air France l'outre-mer touché.

Demain lundi 15 septembre, une importante grève démarre à Air France à l'appel d'un syndicat de pilotes de ligne. La direction annonce l'annulation de six vols sur dix. L'Outre-mer ne sera pas épargnée.

Lors des précédents conflits sociaux chez Air France, les vols à destination ou en provenance de l'Outre-mer étaient généralement épargnés. Mais cette fois, on sait déjà que ce ne sera pas le cas, pour cette grève qui débute demain, lundi 15 septembre et qui pourrait se prolonger puisque le préavis prévoit une grève reconductible jusqu'au 22 septembre.

6 vols sur 10 annulés lundi

L'appel à la grève du Syndicat National des Pilotes de Ligne s'annonce massivement suivi. La direction d'Air France a prévenu : pour ce lundi, en moyenne six vols sur dix seront annulés. Elle appelle les passagers à reporters leur voyages.

L'Outre-mer impactée

D'après les constatations de la1ere.fr, en ce dimanche matin, l'Outre-mer va effectivement être impactée : sur le site internet de la compagnie, plusieurs vols prévus demain, lundi, sont d'ores et déjà annoncés comme annulés.

C'est le cas, par exemple du vol AF766 qui devait quitter Orly lundi à 15h20 à destination de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.
Annulé également, l'AF842 Paris-Fort de France dont le décollage était prévu à 13h30.

Plus d'informations

Pour plus d'informations et vérifier si votre vol ou celui de vos proches est concerné par ce mouvement de grève, allez sur le site internet d'Air France.

 

Report de l'ouverture du tunnel de Punaauia

Le directeur l’équipementn Jean Paul Lecaill, informe les automobilistes que l’ouverture du tunnel en deux fois deux voies, ainsi que du giratoire supérieur prévue dans la nuit du 15 au 16 septembre 2014 est reportée à une date ultérieure.
Cette disposition est prise pour des raisons techniques liées à la mise en œuvre des revêtements sur les chaussées du giratoire et dans l’intérêt de la sécurité des futurs usagers.
Ce report ne devrait être que de courte durée.
La plus grande prudence est demandée aux usagers de la route pendant les phases actuelles de chantier, tant sur les abords du tunnel de la mairie, que de l’échangeur de Taina.


 

Samedi 13 septembre 2014

 

 

 

Edito

"Les "pas assez fous", "les trop fous" et les "juste assez fous" ...

A un jour près, le nouveau président n'avait pas de chance, il tombait sur un vendredi 13 !!! Bon, bref, pas de mauvais esprit s'il vous plaît, l'euphorie générale étant de mise.

L'ensemble de la presse a fondu d'émotion en écoutant Edouard Fritch tenter, hier, de transporter d'espoir les représentants et l'opinion publique sans aucune métaphysique de quatre sous tant, généralement en politique, celle-ci tient lieu d'idéologie. Il a utilisé avec leur majuscule des mots que l'on n'entendait plus guère depuis des mois de sa part pour remercier de son dévouement et de son action son mentor et nous a expliqué que l'on pouvait croire en cette chère Polynésie dont le flambeau est toujours, et plus encore orange, grâce à la volonté et au travail constant de son prédécesseur,« C’est la continuité de son action » a averti l’arrivant dans l’émotion.

 Preuve de la vitalité du Tahoeraa, Teva Rohfritsch a esquivé la sanction des grands électeurs. Nous avions fait le pari qu'il ne se présenterait pas aux sénatoriales pour ne pas enregistrer un troisième échec ( législatives, communales, sénatoriales) et qui- c'était -qui- avait-raison ? Lui, chef de parti,se défile et envoie des sous fifres au casse pipe.

En évoquant « la reprise en mains des relations avec l'Etat », nous avons tout de même un peu tiqué car n' étaient-elles pas au beau fixe entre le haut- commissariat et la présidence depuis 2013, date de la sortie par les urnes d'Oscar Temaru. A ce propos les représentants"orange"en entendant Richard Tuheiava "l'encore sénateur pour peu de temps" dire, sans rire, que les seuls projets menés à bien par Gaston Flosse étaient ceux mis en route par Oscar Temaru, ont trépigné d'indignation au point d'énerver fortement le très calme René Temeharo. Voilà comment on perd toute crédibilité quand on est un vrai faux politique.  Une voix dans l'hémicycle couverte par les cris de contestation a crié " au voleur" en regardant hilare Richard Tuheiava se prévalant d'une partie du labeur flossiste. Et dire qu'au Sénat on prend pour argent comptant les belles phrases déclamatoires de cet avocat tout de même défroqué par les siens, qui les prononce sans y croire lui-même.

En écoutant Edouard Fritch dans son costume tout neuf de président, nous vient en mémoire la phrase célèbre de Blum qu'il devrait imprimer et envoyer au leader indépendantiste . Léon Blum, en effet, écrivait dans son livre "A l'échelle humaine" : " Toute classe dirigeante qui ne peut maintenir sa cohésion qu'à la condition de ne pas agir, qui ne peut durer qu'à condition de ne pas changer, qui n'est capable ni de s'adapter au cours des évènements ni d'employer la force fraîche des générations montantes, est condamnée à disparaître de l'Histoire". Méditez…

Quant à Gaston Flosse ceint de son écharpe tricolore lui barrant le torse aux côtés d'un Haut- commissaire souriant et à l'aise, pas du tout gêné aux entournures, il a bu du petit-lait qui lui a fait oublier les quelques phrases sibyllines ou pas d'Edouard disséminés complaisamment à travers la presse "les jours d'avant", mais immédiatement décryptées par les nombreux adeptes de Champollion.

Le nouveau président semble lucide et déterminé. Il sait qu'il joue sa crédibilité. Sa liberté d'esprit lui a fait murmurer en substance une belle phrase : "je remercie tous les représentants qui ont voté pour moi, qui me font confiance mais j'aurais aimé aussi, non pas être choisi en tant qu'héritier, mais être porté par tout le peuple polynésien." Cela viendra sans doute. Trois ans c'est assez court pour être jugé  et assez long pour mettre en route certains des grands projets.

Lundi, ce sera le tour de Marcel Tuihani d'affronter les suffrages de ses pairs du Tahoeraa. Avec son air de noble Espagnol qui cache une sensibilité forte, il sait qu'il aura besoin des conseils des anciens de l'Assemblée. Mais il a prouvé qu'il savait s'adapter et vite. Il sera, c'est l'évidence, le bras armé de Gaston Flosse et une écharde dans le pied du président  Fritch qui aurait préféré avoir un proche au perchoir.

Bien que nous soyons contre l'abus de citations, nous ne résistons pas à rapporter celle d'un ancien mendésiste qui fut l'une des éminences grises de Valéry Giscard d'Estaing. Celui-ci, en effet, avait doctement averti Sylvie Pierre-Brossolette qui faisait en 1970 ses premiers pas de journaliste : " Tous ceux qui briguent ou exercent les plus hautes fonctions sont fous. Mais il y a trois sortes de fous. Les "pas assez fous" qui n'y arrivent pas. " Les  "trop fous" qui échouent toujours. Il n'y a que les "juste assez fous" qui réussissent. Mais ne l'oubliez jamais, eux aussi ils sont fous !" Ce conseil célèbre relevé dans toutes les écoles de journalisme y compris par Franz-Olivier Gisbert dans l'un de ses livres politiques sur le président Sarkozy est à graver dans le marbre. Dans quelle catégorie rangeons-nous ceux qui nous gouvernent ? A vous de le dire…

 

Courrier

Erreur d'adjectif !!
La Dépêche - notre journal du parti bleu clair - ose titrer: " Fritch rassembleur, Tuheiava offensif "... La rédaction n'a peur de rien, elle s'est trompée d'adjectif en "if", moi j'aurais plutôt dit: poussif, subversif, régressif, purgatif, laxatif, vomitif...
Bon j'vais pas tous vous les faire, avec ceux-là, on a not' compte...
Dehors les apparatchiks !
Tiens, ça marche aussi pour lui avec les substantifs en "ik"...
Cld

 

 

Teva Rofritsch a déclaré « que ses voix n’étaient pas à vendre » heureusement pour lui car personne ne voulait les acheter !

Bonne journée (MTG)

 

Liste provisoire des candidats au premier tour des élections sénatoriales le 28 septembre 2014.(HtCommissariat)

CANDIDATS SUPPLEANTS
IRITI Teura LISAN Marcelin
DUBOIS Vincent TINIRAU épouse TEAHE Teapehu
HEITAA Gustave REID Tiarere
TUHEIAVA Richard BOURGEOIS Frangélica
NENA Tauhiti PARAU Heia
BRYANT Jacky RAOULX Hinarava
TEINAORE Tetahina TINORUA-TEAOTEA Atonia
VERNAUDON Christian REICHART Marie-Christine
TEAMO épouse TEROOATEA Sylviane TEHURITAUA John
DESPERIERS Teva BOUTEAU Nicole
OPUTU Lorna ROHFRITSCH Teva



 

 

 

 

Vendredi 12 septembre 2014

 


 

Belle victoire et victoire exceptionnelle compte tenu du score obtenu.

 

 Edouard Fritch élu par 46 voix à la présidence du pays ... 56 représentants présents sur 57 ( avec une voix de l'UPLD et les 8 de A'tia Porinetia) Richard Tuheiava, candidat pour bénéficier d'une tribune, n'a pas fait le plein. Il ne récolte que 10 voix et en perd  une.

 

C'est à 10h.00 ce matin qu' Edouard Fritch a été largement adoubé par ses pairs Tahoeraa et par l'ensemble des représentants A'Tia Porinetia avec une voix de l'UPLD : 46 au total. Philip Schyle absent n'avait pas laissé de procuration  Ces 46 voix laissent au loin les crises de nerf, les happening et les psychodrames. Une vieille maladie polynésienne. Héritage des braises de la révolution française sans doute !

 D'ores et déjà et avant même l'élection, celui-ci avait clairement laissé entendre  que sa manière de gouverner serait différente de celle de son prédécesseur dont il a cependant vanté les mérites dans un discours chaleureux envers celui qui lui a permis de se hisser sur la plus haute marche du podium en champion. Ce qui nous permet de croire que la succession se fera sans croche- pieds ni d'un côté ni de l'autre dans une union affectueuse retrouvée. Discours ayant été applaudi à plusieurs reprises dans un sans fautes auquel nous ne nous attendions pas totalement. Et encore davantage lorsque nous avons entendu qu'Edouard Fritch prenait l'engagement d'apporter un autre son de cloche à l'ONU ( voir ci-dessous) que celui d'Oscar Temaru et son sherpa Richard Tuheiava. La première claque d'Edouard a été destinée à "l'encore sénateur" UPLD dont il a dit " vous ne savez que diffamer, diffamer, diffamer". Ce dernier ayant dépassé les bornes de la décence politique et institutionnelle tout en faisant la promotion de son action  promettant aux grands électeurs de s'occuper de leurs insuffisances financières. Il a donc profité du micro non pas pour évoquer la future présidence, mais pour se lancer dans sa propre promotion de campagne pour les sénatoriales.

 Succéder à Gaston Flosse, a relevé fort justement Edouard " c'est une lourde tâche" tant celui-ci a dominé l'histoire politique, sociale, économique du pays dans le souci constant d'aider la population et les entreprises pourvoyeurs d'emploi. Certes, Edouard  prend le train en marche mais la conduite sera différente et réformatrice notamment dans l'administration. Une administration a scandé  Edouard qui doit se concentrer sur des missions de base, le service public, la régulation et laisser le champ libre à l'initiative privée. En ajoutant :
"Cette consolidation ne peut pas faire l’économie, non plus, d’un retour à l’équilibre des comptes sociaux. Les débats sur ce point sont largement engagés. Il convient de concrétiser rapidement les réformes identifiées pour garantir le meilleur système de protection sociale et sanitaire aux Polynésiens, sans que cela ne pèse trop lourdement sur le développement de notre collectivité.
Tout en assumant nos responsabilités propres, il me semble essentiel sur ce point que l’Etat nous accompagne dans le cadre de la solidarité nationale. "

Puis un message loin d'être subliminal : "Nous avons besoin de nous faire confiance. Nous avons besoin de travailler tous ensemble, sur un pied d’égalité, le temps nécessaire au dégagement d’un compromis acceptable par tous.
Nous souhaitons amener de la sérénité et de la cohésion dans nos rapports sociaux ; donc de la force et de l’unité face à l’adversité et aux difficultés du moment.

 

Voici la plus grande partie de son allocution :

 

Tuheiava a fait sa campagne pour les sénatoriales au micro, Edouard lui rend la monnaie de sa pièce...

      Les communes, piliers institutionnels


Je voudrais également m’adresser aux maires de Polynésie française. Je voudrais leur dire qu’à mes yeux, les communes représentent l’un des trois piliers institutionnels de la Polynésie française aux côtés de l’Etat et du Pays.


Nos communes et le Pays s’occupent et se soucient des mêmes demandeurs d’emploi. Ils se soucient des mêmes familles en quête de logement, des mêmes enfants scolarisés. Bref, nous avons la même population à aider et à faire grandir. Il est donc aisément compréhensible que nous devrions conjuguer nos efforts et nos interventions dans un esprit complémentaire et concerté.


La relance de notre économie passe aussi par le partenariat avec les communes. Les chantiers communaux sont essentiels dans la reprise de l’activité économique, d’autant qu’ils sont pourvoyeurs d’emplois au plus près de la population et générateurs de consommation. Ils sont aussi complémentaires aux projets du Pays, l’exemple du projet Mahana Beach étant illustratif à cet égard.
Je suis bien placé pour savoir dans quelle situation tendue sont les budgets communaux. Je sais également l’importance des besoins en investissement de proximité des communes, et par voie de conséquence, leur contribution potentielle à notre dynamisme économique.


En effet, les obligations environnementales qui incombent désormais aux communes, notamment en matière d’eau potable, de traitement des déchets et des eaux usées, représenteraient, selon une étude réalisée par l’AFD, un investissement de près de 100 milliards de francs.
Il est évident que nos communes ne pourront pas financer elles seules, l’ensemble de ces travaux obligatoires. Un partenariat Etat-Pays-communes est donc incontournable.
Pour moi, aux côtés de l’action de développement économique propre au Pays, à l’Etat et au secteur privé, il convient dorénavant de placer et d’encourager la contribution particulière des communes.
C’est la raison pour laquelle, en sus d’un contrat de projets Etat – Pays, je continuerai à me battre pour obtenir la conclusion d’un contrat de projets Etat – Pays – Communes, pour le financement de leurs propres programmes.

Le président va s'attaquer au financement des communes


Une autre grande question se pose également à nos communes. Elle est posée depuis 5 ans, sans qu’il y ait eu d’avancée sensible. Il s’agit de la question plus large du financement des communes. Cela consiste à poser, à la fois, la question du Fonds Intercommunal de Péréquation, le FIP, de la fiscalité communale et des transferts financiers de l’Etat à ses communes.


J’avais, en 2010, lors de ma dernière fonction gouvernementale de Vice président de la Polynésie française, en charge du développement des communes, largement ouvert le chantier de la fiscalité communale. Je reprendrai ce chantier là où il fut laissé. En tout cas, j’accorderai, comme je l’ai toujours fait, une attention particulière au développement communal.

 
C’est aussi la raison pour laquelle j’entends donner à la Délégation au développement des communes, la DDC, une nouvelle dimension, autre que celle d’un simple financeur. Je souhaite renforcer ses missions d’accompagnement des communes et des maires dans la définition de leurs projets et en lui donnant les moyens de cette politique.


Pour cette fin d’année, entre autres mesures, je demanderai la mise en place de crédits supplémentaires en faveur des aides aux communes. A cet effet, j’ouvrirai, à titre exceptionnel, une session complémentaire de dépôt et d’instruction des projets communaux. Ceci nous évitera d’attendre le mois de février 2015, date normale de la prochaine session de dépôt de dossiers.
Enfin, je n’oublie pas que reste en instance le dossier des transferts de terrains militaires aux communes touchées par la restructuration des armées. Je m’engage à tout faire pour conclure, dans l’intérêt de tous, cet important dossier.
***
Le partenariat, c’est aussi celui que nous avons avec l’Etat. Je peux dire que les relations de confiance ont été rétablies. Le dialogue est aujourd’hui permanent avec les autorités de l’Etat à Paris, grâce à nos parlementaires. Monsieur le Haut-commissaire est, ici, également à l’écoute du Pays et de ses préoccupations.
Je tiens ici à le remercier de sa présence aujourd’hui, ce qui me semble une marque de considération à l’égard de nos institutions.
Je m’inscris bien sûr dans la continuité de ce dialogue retrouvé, d’autant que nous aurons très rapidement à conclure les différentes conventions qui fondent notre partenariat.

 

Le partenariat

***
Le partenariat, encore, doit s’exercer avec vous, les élus au sein de cette assemblée. Vous êtes bien sûr, en tant que législateurs, au centre du dispositif de la prise de décision puisque c’est vous qui adoptez les textes proposés par le gouvernement.
Je suis aussi pleinement conscient qu’étant élus au suffrage universel, les Représentants portent les aspirations et les attentes de nos populations. Vous exercez ou devez exercer un contrôle politique, au sens noble du terme, sur la pertinence et la justesse de nos initiatives gouvernementales, au regard de nos engagements de campagne et des attentes de nos populations.
Je l’ai déjà dit publiquement, notre régime avant d’être présidentiel, est avant tout parlementaire. Cela m’impose, en termes de gouvernance, une conduite de respect et d’éco
ute à tenir à l’égard de tous les membres de notre assemblée représentative.
De plus, je n’ignore pas vos possibilités d’initiative parlementaire et d’amendement des textes du gouvernement. Je ne me choquerai pas que vous fassiez usage de vos prérogatives en bonne intelligence commune. Tout ne peut plus être attendu du gouvernement. Vous devez prendre votre part de l’œuvre.

Une action transparente


Je souhaite fortement – et j’y veillerai - que les membres du gouvernement se rendent disponibles dès lors que les élus souhaiteraient avoir les informations nécessaires à la parfaite compréhension des textes qui leur sont proposés et aux objectifs recherchés, ainsi que pour l’élaboration de leurs propositions rédactionnelles.
Je souhaite aussi que nous mettions en œuvre une action transparente d’évaluation de nos politiques publiques. Pour cela, nous adapterons nos structures et nos procédures pour vérifier que nos objectifs législatifs et réglementaires soient correctement atteints ou qu’ils doivent faire l’objet d’évolution ou d’une révision.
Bien sûr, je sais pouvoir m’appuyer en premier lieu sur une majorité confortable et sur la loyauté sans faille des élus du groupe Tahoeraa Huiraatira. Je serai prêt à ce que nous définissions ensemble une méthode de travail qui vous permettra d’être impliqués, dans le cadre de la majorité gouvernementale, à la préparation des textes.
***
Vous me connaissez. Je suis ouvert à la discussion et à la concertation, à l’apport et à l’échange. Président de la Polynésie française, je demeurerai attaché à donner à l’opposition sa juste place et à dialoguer sérieusement avec elle, comme avec quiconque partagerait le souci du devenir heureux de notre communauté.
Chacun, sans exclusive, doit pouvoir apporter sa pierre à la construction de notre pays. Toute bonne contribution est la bienvenue. Mais être à l’écoute ne signifie pas que je cèderai aux pressions, qu’elles soient politiques ou catégorielles.
De manière raisonnée, nous avancerons, dans le respect de chacun, dans le respect des prérogatives de chacun et pour satisfaire l’intérêt général qui doit être le seul souci d’un responsable politique.

Je me battrai a l'ONU a dit le nouveau président

 

Richard Tuheiava va avoir devant lui une personnalité qui se révèle, Edouard Fritch


C’est en tout cas mon ambition. La fonction de président de la Polynésie française doit garantir cet intérêt général, le rassemblement de tous, le dialogue avec tous.
A cet égard, je reconnais volontiers que la Polynésie française est désormais inscrite sur la liste des pays à décoloniser. Face à cette initiative que nous avions combattue, je voudrais à nouveau dire à nos amis de l’UPLD que nous ne sommes plus colonisés.
Dans le respect de la démocratie, je ferai également entendre, auprès des instances de l’ONU, la voix de tous les Polynésiens de sensibilité autonomiste. Je leur dirai que le son de cloche déployé par le Tavini et porté aveuglément par certains petits Etats du Pacifique ne reflète pas la réalité et les convictions d’une grande partie de notre population.
Autrement dit, devant l’ONU, puisque nous y serons invités, il y aura désormais, un autre son de cloche que celui de Monsieur Temaru.
Je me battrai pour donner aux responsables de l’ONU une image plus conforme de notre pays auprès de ces instances internationales.

Bien entendu, je n’empêcherai pas l’UPLD de prêcher pour sa paroisse. Nous sommes dans un pays libre. Vous pouvez profiter de votre liberté de parole et de circulation pour exprimer vos opinions. Je les respecte, mais vous devrez également respecter les nôtres.
Devant l’ONU, je n’aurai pas besoin de l’Etat pour me dicter mes paroles. Je serai assez grand et suffisamment responsable pour porter la voix de la majorité des Polynésiens.

 

L'Etat va apprécier cette recommandation



C’est dans ce même esprit de responsabilité que je voudrais également que nous cessions de rejeter toutes nos faiblesses sur l’Etat. Je suis de ceux qui pensent que si nous faisons preuve de faiblesses dans nos discussions et dans nos négociations avec l’Etat, ce n’est pas parce que nous sommes face à un Etat colonialiste, c’est parce que nous montrons, parfois de l’incompétence, parfois des complexes d’infériorité, parfois une absence totale de préparation de nos dossiers.
L’Etat français du XXIème siècle n’est plus un état colonial. Je ne dis pas cela pour défendre l’Etat.
Je dis cela pour nous réveiller. Pour réveiller les Polynésiens afin que nous nous assumions en hommes libres et fiers de leur identité. Il ne revient qu’à nous de faire preuve de compétences, de sérieux et d’aptitude à dialoguer d’égal à égal avec les représentants de l’Etat.
Je ne suis pas de ceux qui fustigeront l’Etat d’un certain nombre de qualificatifs désobligeants pour masquer nos propres faiblesses. Je suis de ceux qui, ayant réclamé l’Autonomie, conformément à l’esprit voulu et initié par Gaston Flosse il y a 30 ans, désirent que les Polynésiens et ses représentants soient pleinement aptes à se gouverner librement et démocratiquement.
***
Oui, je suis fier d’être Polynésien ! Oui j’aime mon pays ! Oui je suis pour une Polynésie pleinement responsable. Sur ce désir de responsabilité et d’être nous-mêmes, nous devrions tous, au sein de cet hémicycle, être unis et consensuels pour affirmer notre identité et nos particularités culturelles et politiques.
Je n’ai pas peur de dire que nous sommes différents des Français d’Europe. C’est une réalité et une vérité. Je n’ai pas non plus peur de dire que je suis fier d’être un Français du Pacifique, différent de celui d’Europe.

C’est pourquoi, face à notre volonté de responsabilité, exprimée depuis Pouvanaa à sa manière et à son époque, je souhaite avoir à faire à un Etat respectueux de notre Autonomie, et je dirai même de notre autochtonie dans ses dimensions institutionnelles et culturelles.
L’autochtonie est une notion qui donne du sens à ce combat initié par Pouvanaa et mené à terme par Gaston Flosse qui a abouti à l’autonomie : le libre gouvernement par des Polynésiens.
L’autochtonie a une réalité en Polynésie française tant nous sommes attachés à notre terre, à nos origines, à notre histoire et à notre culture sans refuser pour autant de nous nourrir des influences extérieures. La nier, c’est perpétuer un jacobinisme rétrograde, source, d’une part, de préjugés néfastes à un dialogue républicain et, d’autre part, de blocage et d’incompréhension.
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Mes chers amis, il me tenait à cœur de clarifier ma vision des relations que je souhaite engager avec l’Etat.
Je souhaite donc une Polynésie et des Polynésiens décomplexés, compétents et capables de dialoguer d’égal à égal avec les représentants d’un Etat respectueux de notre identité et de nos institutions. Ce respect mutuel sera le gage d’un partenariat intelligent et facteur de progrès pour tous.
Je sais par expérience que le dialogue entre la Polynésie française et l’Etat est possible. Je viens de passer deux années à l’Assemblée nationale et je puis vous affirmer que j’ai trouvé, au sein du gouvernement central, une écoute et une volonté de travailler pour un avenir serein.
Je puis aussi vous dire que cette écoute et ce dialogue supposent que nous soyons des interlocuteurs sérieux et capables d’apporter une argumentation technique et juridique sensée.
Etre sérieux et rigoureux, ce ne sont pas des exigences de colonialistes. Ce sont des exigences normales et universelles, des exigences que nous appliquerons dans notre gouvernance.
Monsieur le Haut Commissaire, j’ai la volonté de dialoguer avec vous, comme l’a fait mon prédécesseur. J’ai la volonté de continuer à faire de la Polynésie française une terre de paix, une terre de partage, une terre du vouloir vivre ensemble.

Partage


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Parler de partage, c’est aussi montrer de la solidarité envers nos compatriotes des archipels. J’ai beaucoup parcouru nos îles des Tuamotu, des Marquises, des Australes et des Iles sous le Vent. Ils savent que je les aime et que j’aurai toujours une attention particulière pour leurs besoins et leur bien-être. Aussi, je dis à mes compatriotes des îles que vous serez constamment présents dans mon esprit et dans l’action du futur gouvernement.
Parler de partage et de vivre en commun, c’est également avoir une démarche volontariste envers nos jeunes. On ne peut pas parler d’avenir tout en ignorant les jeunes. On ne peut pas construire l’avenir et les mettre sur le côté du chemin. L’avenir doit se construire, certes avec des adultes, mais aussi avec les jeunes. Mon souci sera de préparer une jeunesse en bonne santé et le mieux éduquée possible. Là aussi, j’entends accorder aux jeunes de notre pays, dans leurs actions scolaires, sportives ou culturelles, une place significative.
Notre jeunesse est dans l’élite mondiale du surf, du paddle, du va’a, du beach soccer, du jiu-jitsu brésilien, du ori. Une jeunesse exemplaire ne peut que favoriser l’excellence.

 

Edouard Fritch  appelle de ses voeux  la confiance


Mes chers amis, j’en appelle aujourd’hui à votre confiance. Si l’on veut aborder l’avenir sereinement, il ne faut plus céder aux invectives et aux querelles de personnes. Je souhaite que s’instaure des relations apaisées, mutuellement respectueuses et constructives.
Je ne suis pas un adepte du consensus mou. D’ailleurs, je n’y crois pas. Nous avions tenté le fameux 7/7/7 pour favoriser l’apaisement et nous rassembler sur le seul objectif du développement du Pays.
Force est de constater que nos visions respectives de l’avenir de ce pays divergent fondamentalement et qu’il s’agit là d’un vrai clivage idéologique et politique. La démocratie permet à chacun d’exprimer et de se battre pour ses convictions. C’est un débat, voire un combat noble.
L’essentiel en politique, c’est de permettre aux différentes visions de gestion de la cité de se confronter dans des débats empreints de dignité, de recherche du bien commun et de progrès.
Je préfère avoir à faire face à des clivages politiques riches en débats et en idées qu’un consensus stérile et hypocrite.
L’intérêt de la Polynésie, c’est que nous soyons tous rassemblés sur l’objectif de faire gagner notre pays, chacun et chacune dans son originalité et sa créativité. Ayons tous la foi de reconstruire ensemble.


"Merci pour ce moment"



Je ne saurai conclure mon propos sans avoir plus qu’une pensée pour la secrétaire générale, Jeanne Santini, pour les chefs de service, les cadres et les agents de notre noble assemblée. Pendant tout le temps qu’il m’a été donné d’exercer mes fonctions de président de cette institution, j’ai été confronté à des femmes et à des hommes de grand talent, conscients de leurs devoirs d’exemplarité, ardents au travail et de bon conseil.
Mon regret sera de devoir les quitter alors que nous avons entrepris ensemble de grands chantiers de réforme, dont celui de la réorganisation de nos services et de la modernisation de notre règlement intérieur. J’invite très chaleureusement mon successeur à faire aboutir complètement et comme convenu ce chantier, qui est avant tout le leur, car il vise à préparer l’institution à se moderniser et à être plus efficace.

Merci pour ce que vous m’avez donné, à moi et à mes collaborateurs ; merci pour ce que vous êtes ; merci enfin pour notre Pays.
 

 

 

Le président du pays Edouard Fritch tout juste élu répond à quelques questions

On croit connaitre les hommes que nous côtoyons depuis des années et pourtant, il n'en est rien. Les personnalités des uns et des autres se font jour selon les circonstances et sont très souvent plus que surprenantes.

Déjà, on peut déceler chez Edouard Fritch une modification, y compris physique de son attitude. Nous avons en effet remarqué que le "number two" en devenant " number one" a changé de ton et de discours afin de prouver sans doute  qu'il n'est plus celui qui suit mais celui qui entraine et décide. Il a raison de dire qu'il n'aura pas la souplesse "apparente" de Gaston Flosse et que la gouvernance sera différente. Déja, le choix des personnalités qui vont composer son gouvernement n'a pas fuité en dehors de celle que nous avions donné concernant Nuihau Laurey. Elle tombait sous le sens.et cela aurait été une erreur de le renvoyer dans ses pénates du privé, ce que l'opinion lui aurait reproché. Steve Hamblin a bien été approché aussi mais l'ancien ministre du tourisme de Gaston Tong Sang s'est lancé dans les affaires. Les abandonner du jour au lendemain dès lors que tout roule pour lui, n'était pas son choix. Nous avons eu beau  titiller Edouard Fritch et ses collaborateurs pour en savoir plus, rien n'y a fait. "Patience" a-t-il répondu avec une pointe d'amusement dans la voix devant  "l'impatience" journalistique et la curiosité intéressée de l'opinion, "attendez mardi".

En tant que président de l'Assemblée, il a su ménager la chèvre et le chou. Choisissez le qualificatif qui convient le mieux à l'opposition. Le conseil politique, puis le Grand conseil ont suivi le président du Tahoeraa sur le définitif " pas de rapprochement avec les adversaires" prenant à contre-pied les négociations de Teva Rohfritch qui comptait bien peser de son amitié avec le nouveau président. " Stop" a lancé Flosse et les instances maitresses ont suivi. Edouard s'est incliné. Respectueux des organes décisionnaires du parti. Mais c'est avec surprise qu'il a vu son élection atteindre un score jamais vu avec les voix de A Tia Porinetia

Mais entre Flosse et Fritch, la partie ne fait que commencer. Le premier n'a pas l'intention de rester inactif, son moteur tourne toujours à 100 à l'heure et le second, habitué à l'ombre a bien l'intention de se mettre en lumière et de montrer qu'il est loin d'être un zombi obéissant.

Bref, Edouard Fritch va devoir prouver sa valeur , ce qu'il a bien l'intention de faire. Elle  commencera, aux yeux de l'opinion, par le choix de ses ministres.

Rien de surprenant dans tout ce qui se trame, sinon qu'une longue dissimulation politique pour éviter l'affrontement avec le président en exercice, aura caché la mécanique de l'homme auquel les représentants orange  viennent de donner avec brio les rênes du pouvoir et la possibilité d'être lui-même.

 Ce qui est sûr, c'est que le changement, c'est maintenant ! Le nouveau président répond à nos questions.

 

1/ Vous venez d’être élu avec toutes les voix du Tahoeraa plus celles du parti "jaune", à la présidence du pays. Un moment promis et attendu quand même depuis longtemps. Ce nouvel état est-il important pour vous maintenant que l’unité est le mot d’ordre au  sein de votre les huit de A’tia porinetia ?

Je remercie bien sûr en premier lieu ma famille Tahoeraa. Je n’avais aucun doute sur la cohésion du groupe. Et contrairement à ce que vous laissez entendre, ce n’est pas une nouveauté que l’unité au sein de notre mouvement. S’il y a débat en certaines circonstances, une fois qu’une décision est prise, tout le monde s’y range. C’est la force du Tahoeraa et c’est un enseignement de Gaston Flosse sur lequel je suis également pointilleux. Au-delà, je remercie tous les élus de l’assemblée avec lesquels j’ai toujours apprécié de travailler et entrenu de bonnes relations. Et même si les groupes ont tenu à avoir une tribune lors de l’élection, ce qui est normal et légitime, les responsables de l’opposition m’ont toujours assuré de leur sympathie et de leurs encouragements pour l’avenir. Il y a des moments où l’intérêt du pays transcende les querelles partisanes.

 

2/ Est-ce que l’on a soudain un sentiment de puissance ou de pesantes responsabilités lorsqu’on est investi aux plus hautes fonctions avec autant de brio ?

Il faut savoir rester humble après cette élection. Effectivement ce sont de lourdes responsabilités qui m’attendent. Mais vous savez, je suis préparé à l’exercice de ces fonctions et je sais que je pourrai compter sur le soutien de la majorité Tahoeraa Huiraatira et sur la qualité des ministres qui seront désignés mardi.

 

3/ Certains s’interrogent sur votre connaissance des dossiers en cours puisque vous n’avez pas participé aux réunions avec les investisseurs chinois par exemple. Pourquoi ? Vous n’étiez pas invité ?  Vous allez donc devoir vous plonger dans ces dossiers et ces projets qui semblent bien avancés?

 Je n’ai effectivement pas participé aux discussions avec les investisseurs étrangers, ce qui me paraît normal en raison de la séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. A chacun ses prérogatives. C’est vrai aussi que je n’ai pas une connaissance approfondie des grands projets. Même si le président Flosse nous les a présentés, nous ne sommes pas entrés dans les détails opérationnels. Mais cela fait partie des priorités auxquelles je devrais me consacrer maintenant. Nous aurons notamment l’occasion d’en parler avec Gaston Flosse lors de la passation de pouvoir.

 

La gouvernance sera inévitablement différente

4/ Qu’allez-vous changer dans votre mode de gouvernance par rapport à celle de  votre « père spirituel » ?

 Vous avez remarqué que nous avons des styles différents. Il ne vous aura pas échappé non plus que je ne suis pas Gaston Flosse. Je suis Edouard Fritch, avec mes convictions propres, ma sensibilité, ma manière de faire, mes ambitions et ma fidélité absolue à mon pays, à mon parti et aux engagements pris par celui-ci devant la population. La gouvernance sera inévitablement différente.

 

5/ Vous aviez un candidat pour la reprise de votre fauteuil à l’Assemblée c’était René Temeharo, celui de Gaston Flosse étant Marcel Tuihani adoubé par le grand Conseil. Qu’en pensez-vous ? Marcel, un néophyte au plan législatif ,a-t-il les qualités requises pour la fonction ? Il a prouvé qu'il pouvait s'adapter rapidement...

Je ne dirais pas que j’avais un candidat. Nous avions discuté avec des collègues de l’assemblée sur l’éventualité de ma succession. C’est vrai que j’avais pensé à René Temeharo, parce que c’est un homme qui est fidèle aux valeurs du Tahoeraa et qui connaît bien le fonctionnement de l’assemblée. Mais René n’a pas fait acte de candidature. Marcel est une personne de valeur. Il va falloir qu’il apprenne vite les rouages de l’institution. L’assemblée, c’est une belle machine, dotée d’une administration composée de femmes et d’hommes remarquables et avec un grand sens du service public qui l’aideront dans sa tache. Mais il y a aussi le volet politique et l’opposition est en embuscade. Au-delà du politique, il faut savoir entretenir les relations humaines. Je suis certain qu’il réussira et que nous travaillerons en bonne intelligence entre l’exécutif et le législatif, comme cela a été le cas jusqu’à présent.

 

6/ Si ce dernier prend les rênes de l’Assemblée avez-vous un candidat pour le poste de ministre de l’OPT par exemple puisqu’il ne peut y avoir de vacance du pouvoir trop longtemps. Ce sera le premier scoop puisque l’annonce de votre gouvernement est prévu pour mardi.

A ce jour, rien n’est acté. Je poursuis mes consultations pour la formation du gouvernement que je présenterais mardi à 11 h. Je ne vais donc pas donner un nom plutôt qu’un autre. Mais à mon sens, il n’y a pas de vacance au sein de l’OPT qui dispose de ses organes dirigeants et de son autonomie de gestion. Pas plus qu’il n’y a de vacance à l’OPH dont Marcel avait également la charge. Il n’y a d’ailleurs aucune vacance du pouvoir, tout est prévu statutairement, et l’administration comme les établissements publics continuent de travailler normalement. C’est ce qu’on appelle la continuité du service public.

 

7/ Que comptez-vous faire au sujet de votre gouvernement précisément. Garder les mêmes ou présenter de nouvelles personnalités.

Je souhaite qu’il y ait un équilibre. Il y a des ministres qui ne semblent pas vouloir continuer, peut-être parce qu’ils ont été épuisés par la cadence imprimée par le président Flosse. Marcel Tuihani a choisi l’assemblée. Il y aura donc inévitablement de nouvelles têtes. Je souhaite que des personnalités de la société civile ou qui sortent du cénacle politique habituel puissent aussi apporter un regard un peu différend. Ne cédez pas à l’impatience, attendez mardi.

 

8/. Tiendrez-vous compte des conseils ou suggestions de Gaston Flosse qu’il ne manquera pas de faire selon l’actualité ? Ou  non, ne serait-ce que pour marquer votre périmètre?

Vous savez, notre feuille de route est claire. C’est celle qui a été approuvée par les électeurs qui ont donné une majorité au Tahoeraa. Je m’inscris dans la continuité de la mise en œuvre de notre programme. Gaston Flosse a une expérience et une expertise sur certains sujets dont je ne vois pas pourquoi il faudrait me priver. Je suis ouvert au dialogue et à toutes les suggestions. Mais comme il l’a dit lui-même, il n’y en a qu’un qui décide, c’est le président de la Polynésie française.

 

9/ Quel sera le principal dossier  dont vous vous préoccuperez en priorité ?

Il y a beaucoup de dossiers qui figurent dans mes priorités et qui sont actés dans notre programme. Beaucoup de choses ont déjà été réalisées : je pense à l’assainissement des comptes publics, au retour de la confiance avec les bailleurs de fonds, à la restauration du dialogue avec l’Etat, aux mesures d’urgence pour le plus démunis… Aujourd’hui, ce qui m’importe prioritairement, c’est de relancer l’économie, car c’est par cette relance que nous créerons des emplois et que nous relancerons la consommation. C’est la raison pour laquelle un ministère sera dédié à cette matière qui jusqu’à présent était cumulée en même temps que les finances par le vice-président Nuihau Laurey.  

 

10/ Pour l’instant nous ne pouvons vous poser que des questions de cuisine intérieure tant l’intérêt pour ce changement se retrouve dans tous les palais y compris ceux de l’opinion publique. Avez-vous conscience de la curiosité que vous suscitez quant à votre action future ?

Je pense qu’un grand nombre de nos concitoyens savent quelle est ma manière de travailler. Je ne suis pas novice en politique et j’ai assumé un certain nombre de responsabilités. J’ai également largement évoqué dans mon discours de candidature la façon dont j’entendais travailler et quels dossiers me paraissaient importants de traiter. J’ai mon tempérament qui tranche avec celui de Gaston Flosse. Je saurais imprimer ma marque. J’ai l’humilité de penser que l’on me jugera sur mes actes plutôt que sur des idées préconçues ou les rumeurs qui peuvent circuler.

 

 11/Avez-vous l’intention de modifier ou d’annuler certaines décisions déjà prises par l’ancien gouvernement ?

Le gouvernement a présenté un grand nombre de textes à l’assemblée. Certains ont fait l’objet de réserves, y compris au sein de la majorité, et on été amendés. Dès lors qu’ils ont été adoptés à la majorité, voire à l’unanimité, et qu’ils sont conformes à nos engagements, je ne vois pas pourquoi il faudrait revenir dessus. Il faut respecter la volonté des élus. Je souhaite toutefois que l’on puisse faire, en temps utiles, une évaluation des politiques publiques, des bilans d’étape, pour voir si les décisions qui ont été prises trouvent leur bonne application ou s’il faut les adapter.

 

12/ Avez-vous réussi à convaincre Nuihau Laurey de rester avec vous dans un  portefeuille allégé je suppose.

J’ai proposé à Nuihau Laurey qu’il poursuive ce qu’il a commencé. Je n’ai pas eu l’impression d’avoir à le convaincre. Nous avons toujours eu des relations de confiance.  Il s’est investi, avec succès, dans des dossiers lourds dont certains nécessitent d’être menés à leur terme. Mais comme je vous l’ai expliqué précédemment, j’ai souhaité que le portefeuille de l’économie soit dédié à un ministre de plein exercice. Il est d’accord avec moi sur ce point comme de continuer à servir le pays avec moi

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 Les communes polynésiennes comme les métropolitaines peuvent-elles échapper à la sinistrose ?

La dotation de l'Etat aux collectivités va baisser de 3,7 milliards d'euros en 2015. Faute d'augmenter les impôts, près de 600 d'entre elles pourraient être en déficit. A moins de coupes sévères dans leurs budgets.

 

·         JUSTICE - La PJ enquête sur des marchés publics de la Région attribués à des proches du secrétaire d'Etat Kader Arif...

La police judiciaire de Toulouse a perquisitionné vendredi les locaux du Conseil régional dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics de la Région attribués à des proches parents du secrétaire d'État Kader Arif, a-t-on appris de source policière.

Les enquêteurs ont consulté des documents dans les services administratifs du Conseil régional, a par ailleurs précisé une source proche du Conseil régional. Les policiers s'intéressent aux contrats passés entre la Région et une société spécialisée dans l'événementiel appartenant à des proches parents du secrétaire d'État aux Anciens combattants (.20 minutes avec AFP)

 

 

 

Jeudi 11 septembre 2014

Ma foi, Edouard Fritch très croyant et superstitieux a sans doute eu raison de retarder d'un jour son élection tant le 11 septembre est une date sombre, dramatique, sanglante qui marquera à jamais  le monde occidental de  la folie islamique. Comme quoi, si on croyait avoir touché le fond avec les exactions des hommes pendant la deuxième guerre mondiale, on sait désormais que le pire peut toujours arriver.


Les 57 représentants
vont procéder à l’élection du nouveau président du pays successeur de Gaston Flosse.  à bulletin secret demain vendredi 12 septembre 2014 à 9h00

M. Lionel BEFFRE, Haut-Commissaire de la République, assistera à la séance de l'Assemblée de la Polynésie française au cours de laquelle sera élu le Président de la Polynésie française, le vendredi 12 septembre 2014 à 9h.

A ses côtés, seront présents, le Secrétaire général du Haut-commissariat, la Directrice de cabinet du Haut-Commissaire, et les Chefs des subdivisions administratives des archipels de la Polynésie française.


Tiare-Nui Pahuiri et Sam Teinaore pour TNTV seront sur place pour commenter l’événement. Polynésie première diffusera en direct également..

 

Edito

Il est simple, sympa et courageux.

Excellente prestation de Michel Monvoisin le PDG d'Air Tahiti nui sur Polynésie première dans l'émission  "A Parau mai". Naturel, n'éludant aucune question, ni sur son parcours ni sur l'actualité de sa compagnie, il est devenu très vite un "avionneur" chevronné après s'être forgé une solide réputation dans le domaine bancaire et notamment à l'OSB qu'il a créé. C'est vrai, il ne ment pas lorsqu'il assure aimer les challenges, les défis, l'innovation. Et si les deux journalistes de Polynésie première ont essayé de le déstabiliser par des questions personnelles  lors de la première partie de cet entretien, il a su rester naturel et répondre sincèrement. Dans la seconde, plus technique,  il a prouvé qu'il maitrisait parfaitement ses dossiers au point que l'on pouvait croire qu'il  avait fait toutes ses classes dans l'aéronautique.

Au plan professionnel, il a expliqué ce que l'on nous a dit cent fois. La Polynésie française est une terre lointaine, vous le saviez non ? Plus vous êtes loin, plus vous utilisez de carburant et plus vous payez cher votre ticket de sortie. Quant à la sécurité, elle aussi se chiffre en milliards et personne ne peut avoir une réaction d'impatience ou demander sa réduction. La tentation de repli n'est plus à l'ordre du jour. Ce serait pathétique à l'heure actuelle lorsque le cours du temps ébranle tant de croyances et de convictions dépassées.  Michel Monvoisin a donc martelé qu'ATN avait besoin de rentabilité. D'où l'effort porté sur la destination face à Air New Zealand qui monte en force.  Dans l'optique du "hub", il a décidé avec ses collaborateurs d'offrir avec le billet d'avion, trois nuits d'hôtels aux passagers néo-zélandais qui sont souvent et en majorité des hommes d'affaires afin qu'ils aient envie de revenir passer des vacances en famille ou leur lune de miel en Polynésie .

Dans le compas ouvert par les questions qui ont fusé, la mue d'ATN a été disséquée. Michel Monvoisin a répondu "oui les investissements aériens chinois se mettent en place doucement par le biais d'accords bilatéraux. Oui le Mahana Beach est un projet magnifique par la qualité même de son concepteur M. Oda, dont la société est connue du monde entier. Seul ce projet pourra offrir le décollage du tourisme avec un nombre de chambres qui fait jusqu'ici cruellement défaut à l'essor que l'on pourrait attendre, notamment du côté des compagnies aériennes chinoises. Oui le GIE Tourisme a bien travaillé pour le développement promotionnel de la Polynésie. Il n'y a qu'à voir le très beau spot publicitaire réalisé par une société australienne. Vendre le pays, pour le PDG d'ATN, ce n'est pas difficile mais ce qui manque ce sont les chambres, et d'affirmer " Au Mahana Beach, on trouve tout ce qui nous manque"!  Seuls les déclinistes diront le contraire. Il a par ailleurs rectifié le tir de l'opposition indépendantiste qui fait gober n'importe quoi aux gogos qui l'écoute : "Ce projet, contrairement à ce que l'on a entendu, ne coûtera pas un sou au pays puisque ce sont les investisseurs, fonds de pension américains et autres, qui vont le financer."

Optimiste, il reconnaît les atouts, la conscience, les exigences du monde d'aujourd'hui. Consensuel dans une discipline imposée par la conjoncture et une maturité collective, la recette est simple : courage, innovation, bon sens, intelligence, passion. Il mérite de réussir. Pour lui, pour nous, pour la Polynésie.

 

 

Tahiti Today n'est pas seul à l'avoir trouvé bien ce PDG d'ATN

Ma chère Christine,
Je ne connaissais pas M. Michel Monvoisin. C'est bien la première fois que je l'ai vu et attentivement écouté hier soir à la télévision.
Souriant, il n'a esquivé aucune question, il n'a commis aucune tentative de se réfugier dans la langue de bois.
Ce patron, optimiste, connait manifestement ses dossiers dans le détail. Ce qui lui permet d'afficher une paisible assurance dans la formulation de ses réponses, de ses explications.
Souhaitons lui bonne chance dans ses missions: c'est un facteur capital que Napoléon lui même prenait en compte lorsqu'il nommait un Maréchal !
Toute la Polynésie à besoin de serviteurs compétents, optimistes et chanceux.
J-P


 

Pauvre , ministre de la justice d’un gouvernement à la dérive dont le chef est plus occupé par ses histoires
Ou plutôt ses déboires sentimentaux que par la grogne de plus en plus forte de son peuple qui est au bord de la crise de nerf , dont les amis et ministres magouilleurs qui ne paient pas leurs impôts ou planquent leur fric en Suisse , empêtrée dans ses mensonges et ses contradictions , s’acharne sur le président Flosse et va jusqu’à demander la déchéance de ce dernier de son mandat de sénateur alors cette chose était déjà acquise de fait.
Ah la la pauvre France à ce rythme c’est le FN qui passera aux prochaines élections .
Mauruuru Pascal F

Candidats aux sénatoriales de l'UPLD

 

Une présentation de la licence professionnelle hôtellerie et tourisme en alternance aura lieu mardi 16 septembre à 8h3 à l'UPF.

 

Le tandem Tauhiti Nena/ RichardTuheiava  va pédaler pour les sénatoriales

Tauhiti Nena ayant perdu les communales de justesse, les législatives aussi (!)sera candidat aux élections sénatoriales au côté du sénateur  sortant Richard Tuheiava, Candidature qui a filtré et qui sera déposée vendredi  dernier délai. Soeur Anne ne voit rien venir du côté de A'tia Porineta !!!!

 

Le Ministère de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sport en charge de la vie associative, tient à faire savoir que contrairement à ce qui a été annoncé au journal de 12h du 10 septembre 2014 sur Radio Polynésie 1ère, l’ensemble des postes complets d’enseignement du collège d’Atuona (Hiva-Oa) ont été pourvus à la rentrée scolaire. Le problème lié à la vacance de deux demi-postes a pu également être réglé plus récemment en lien avec les services du vice-rectorat. Les enseignants concernés ont donc pu prendre leur service.

 

Grève à Air France: le SNPL s'attend à un mouvement "massif"

 (AFP) - Le premier syndicat de pilotes à Air France (SNPL AF Alpa) s'attend à un mouvement de grève "massif" la semaine prochaine et a appelé jeudi la compagnie à "changer de philosophie" sur le développement de sa filiale low-cost Transavia.

"Le mouvement sera massif, les pilotes ont déjà commencé à se déclarer massivement", a affirmé à l'AFP Jean-Louis Barber, président du syndicat (plus de 70% aux dernières élections professionnelles).

Le préavis de grève reconductible du SNPL court du 15 au 22 septembre, à partir de 05H00 du matin. Le Spaf, second syndicat de pilotes, appelle lui aussi à la grève (du 15 au 18), ainsi qu'Alter (non représentatif).

En vertu de la loi Diard, les grévistes doivent se déclarer au moins 48 heures avant le déclenchement d'une grève. C'est donc samedi matin que la direction du groupe Air France (Air France, Hop! et Transavia France) disposera des chiffres permettant d'évaluer la participation au mouvement et les vols maintenus.

"Il reste quelques jours, estime M. Barber. Pour l'instant nous n'avons eu que de fausses discussions" et "les propositions faites cette semaine par la direction dans la presse ne sont pas satisfaisantes".

Dans une interview au quotidien Les Echos mercredi, le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, a rejeté la principale revendication des syndicats : un contrat unique pour les pilotes aux conditions actuelles d'Air France.

Il s'est néanmoins dit prêt "à discuter" de "compensations" pour les pilotes "volontaires pour aller travailler chez Transavia", où les conditions d'emploi et de rémunération sont moins avantageuses pour les pilotes.

Le développement de Transavia France se fera "sans transfert d'activité depuis Air France, sans externalisation ni sous-traitance", assure le PDG. Sa flotte passerait de 14 à 37 avions, ce qui représente selon lui "220 à 250 nouveaux emplois de pilotes à l'horizon 2019".

Mais pour le SNPL, les projets de développement de Transavia en France et en Europe traduisent "une volonté manifeste d'externalisation et de délocalisation de l'activité moyen-courrier". "Ils sont dans le dogme. (...) Tant que la direction ne changera pas de philosophie, la grève sera maintenue par le SNPL", a ajouté M. Barber.

"Sur son réseau moyen-courrier, Air France va passer de 136 à 102 avions (...) les créneaux sont réutilisés par Transavia, je ne vois pas comment appeler ça autrement que de l'externalisation", a-t-il expliqué.

Quant à la création annoncée de nouvelles bases Transavia en Europe, "c'est une délocalisation pure et simple" et "on ne sait pas si ces nouvelles entités vont piller le marché français ou hollandais", selon M. Barber.

"Air France répète qu'on est trop cher mais De Juniac est prêt à nous donner une incitation", cela "montre", a-t-il plaidé, "que le point central n'est pas la rémunération des pilotes d'Air France, mais bien la délocalisation de nos emplois".

Une troisième séance plénière de négociations entre syndicats et direction - théoriquement la dernière avant le préavis - doit se tenir vendredi à 17H00.

 

 Le jour J pour Edouard Fritch : La longue période d'attente  finie demain. Et des noms de présidentiables arrivent à fuiter avant mardi, comme Steeve Hamblin peut-être à l'Economie( ou à l'OPT) après que nous ayons entendu parler du président du Medef, de Nicole Sanquer à l'Education, de Lana Tetuanui au Travail, de Nuihau Laurey aux finances. de René Temeharo peut-être à l'Equipement. Rien de tous ces noms ne sont confirmés

C'est demain effectivement le grand jour pour Edouard Fritch qui va investir la présidence et le bureau présidentiel où se sont concoctés tant de décisions importantes pour le pays dont il sera désormais le grand ordonnateur. Il a commencé ses consultations pour mettre en place un gouvernement sur lequel il a fermé une porte à clef. Rien ou presque n'a fuité. Ce n'est pas comme à Paris ou quelques jours  avant, les journalistes peuvent avancer les noms des nominés ! Fritch, lui, a maintenu le suspens ! Pourtant des noms reviennent souvent  dont nous faisons état sous toute réserve. C'est le job !

 

 Les smigards dans la tranche imposable de la CST

C'était mieux avant !

La dernière revalorisation automatique du SMIG fait passer le revenu minimum au-dessus du seuil des 150 000 Fcfp. Du coup, tous les smigards sautent à pieds joints dans une nouvelle tranche et vont devoir payer la CST… Mais surtout, le DARSE est désormais caduque, et ce sont 104 millions de francs d'aides aux entreprises qui sautent du même élan Ceque n'a pas dit le président du MEDEF.

 

Le statut syndical

En rejetant le pourvoi de Gaston Flosse, la décision de la cour de cassation confirmée par la cour d'appel de Papeete a préconisé  un package de " détrônés" . Ainsi Bruno Sandras perd-il sa mairie, Yan Tu et Cyril Legayic leur syndicat respectif puisque les statuts interdisent de gérer un syndicat en cas de perte de droits civiques. C'est le cas.



 

Mercredi 10 septembre 2014

 

 

Les dès sont jetés

Notre vie publique aborde une heure de vérité. Elle fouaille le tréfonds des ambitions des hommes et des femmes et personne n'ose désormais rameuter les deux mégères : la dissension et le défaut de confiance. Grâce  au stradivarius pourtant déchu, mais qui a tout prévu,  cette vie politique qui nous tient en haleine peut peiner parfois, mais elle avance toujours selon la direction insufflée.

Hier, le grand conseil en validant les candidats de Gaston Flosse à l'unanimité - Edouard Fritch pour la couronne présidentielle et Marcel Tuihani pour celle de l'Assemblée, un poste stratégique - a non seulement confirmé ses promesses mais prouvé, une fois encore, qu'il savait comment et où placer ses pions. Edouard Fritch dans son discours a fustigé les mauvaises rumeurs qui l'avaient éloigné de son mentor. Dommage que les politiques polynésiens n'aient pas le courage de s'affronter en tête à tête, les yeux dans les yeux, à guichets fermés, pour s'expliquer. Résultat les aigreurs des rumeurs et les rancunes qui suivent rongent les amitiés et même l'affection. Mais cette page-là est tournée, les vérités ont été dites et chacun aujourd'hui a retrouvé le sourire et l'espoir qu'Edouard Fritch aura la main aussi sûre que celle de Flosse, notamment dans sa gestion du pays y compris surtout dans le choix des hommes qui composeront son gouvernement.

Par ailleurs l'opposition autonomiste et indépendantiste peut toujours le flatter dans le sens du poil, il n'y aura aucun rapprochement entre des positions antinomiques ou des personnalités répudiées. Teva Rohfritsch perd encore toute crédibilité lorsqu'il caresse l'espoir devant les micros de la télévision en ricanant "vous allez voir ce que vous allez voir" Autrement dit, laisse-t-il entendre en mauvais perdant, "il y a loin de la coupe aux lèvres". Un slogan qui lui va d'ailleurs comme un gant. Il a très mal joué le jeu subtil et visionnaire de la politique où les coups doivent être sinon préparés du moins anticipés, les pétards du zèle allumés et le tout, sans se faire étriller. Un métier.

Oscar Temaru qui n'a jamais manqué d'air même quand les rictus de son visage se creusent sous la colère, vient de franchir une nouvelle marche en accusant la télévision d'Etat d'avoir accueilli et interrogé l'ancien président au lendemain de sa "décapitation" certes, mais dans une forme combative olympique. Temaru l'aurait préféré, contrit et pantelant .

Tiens donc ! Mais n'était-ce pas ce leader indépendantiste qui criait à qui voulait l'entendre que la parole devait être libérée. Ah...certes, sans spécifier laquelle ! La sienne, surtout pas celle des autres. Prions le ciel que la Polynésie ne soit jamais indépendante et sous sa coupe, Fouché  serait un enfant de cœur à côté du vampirisme de cet homme.

L'arbre généalogique des crises politiques n'est pas obligé de s'arrêter vendredi. Bien au contraire. Les branches sur lesquelles Edouard Fritch se posera seront guettées et surveillées. La moindre parole, la plus petite intonation, le moindre pas, la moindre promesse seront disséqués, discutés au café du coin, dans les officines et dans les dîners. Il y aura les pour et les contre mais l'indifférence ne sera pas de mise, ni les fruits vénéneux des rumeurs. Sera-t-il accessible? Il ne l'était pas beaucoup avant, le sera-t-il après? En attendant, il a su appâter l'opinion et les curieux en distillant des bribes d'information concernant la constitution de son gouvernement. Désormais ce n'est plus sur lui ou sur Marcel Tuihani que les yeux sont braqués, il n'y a plus de surprise de ce côté là, mais sur les hommes et les femmes de son choix qui conduiront véritablement le pays. Cela s'appelle un gouvernement. Nous le souhaitons aussi bon que les travailleurs de fond choisis par Flosse, sinon la pyramide du vinaigre ne cessera de dégouliner de nos plaies.

 

 

Le futur président Edouard Fritch a reçu longuement aujourd'hui Nuihau Laurey, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances dans le gouvernement Flosse mis à rude épreuve pendant I8 mois.  S'il acceptait de travailler avec Fritch, il pourrait avoir le portefeuille des Finances, du budget et resterait donc ordonnateur du budget compte tenu de la proximité de l'ouverture jeudi de la session budgétaire. Contrairement aux informations reçues pas question d'économie ou même d'économie numérique. Tant pis pour l'OPT !

Edouard Fritch ayant laissé entendre qu'il pourrait proposer un ministère à une personnalité de la société civile, tous les regards se sont tournés vers le président du Medef pour l'économie.

Reste que dans une interview sur Tahiti infos Edouard Fritch explique concernant Gaston Flosse:

(..)je vais ouvrir la succession de Gaston Flosse : nous allons dans les années à venir lui succéder effectivement sur le plan du gouvernement et à l’Assemblée de Polynésie. Petit à petit, compte tenu de son âge et de son ancienneté, il va régner en « metua » et voir tout cela d’un peu plus loin. Mais il nous faut réussir la succession"

 Edouard a-t-il écouté Gaston Flosse parler de son avenir sur Polynésie première? Il n'envisage pas du tout de voir les choses " de plus loin" et l'a clairement dit à la journaliste qui l'interrogeait, au point de survolter Oscar Temaru. Par ailleurs l'ancien président du pays ne cache pas son 'intention de se représenter devant le Congrès qui aura lieu dès le mois de février 2015 afin de se faire re-confirmer dans ses fonctions de président du Tahoeraa. On vit une époque formidable !

 

La CGPME de Polynésie française  organisme le salon Planète PME Polynésie le 9 octobre 2014 à l'hôtel RADISSON PLAZA.

 A cette occasion, nous aurons l'honneur de recevoir M. Jean-François Roubaud, (Président de la CGPME nationale) ainsi que M. Jean Eudes du Mesnil, (Secrétaire général de la CGPME nationale), M. Émile N'Tarmack, (conférencier et ancien international de rugby), Madame Chérifa LINOSSIER, (Présidente de la CGPME de Nouvelle-Calédonie) qui mènera une délégation composée d'industriels néo-calédoniens. (Pour tout renseignement  contacter la CGPME au  40 42 63 33)

 

Le gouvernement était en négociations d'achat de parcelles de terre de feu le Club Med.

 Or, le TNAD vient de recevoir une subvention de plus d'un milliard et demi afin de conclure l'acquisition de cette parcelle en vue de la construction du  Mahana Beach Moorea.Petit à petit, pas à pas les choses se font dans un ordre rigoureux. Il ne reste plus qu'à attendre les investisseurs.

 



 

Sexisme

Il semblerait qu'Aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg soient en couple. la belle affaire et le tout Paris cancane. Ce sont deux personnes aux parcours impeccables, à la moralité sans failles qui peuvent s'aimer la tête haute. Et puisqu'il n'y a pas, a priori, de conflit d'intérêts en jeu ou de collusion entre deux mondes posant peut-être problème, il n'est pas tout à fait certain que cela mérite davantage qu'un article dans Paris-Match, qui nous apprend la nouvelle. 

En revanche, sexiste oui, Luc de Barochez, rédacteur en chef numérique de L'Opinion, qui  pense que le départ de Filippetti du gouvernement est un geste d'amour pour Montebourg. Elle n'allait quand même pas décider toute seule de partir, la gourde. Les vagins avalent l'indépendance. a-t-il écrit ! Décidément les hommes ont un drôle de logiciel dans la tête. Nous ne résistons pas à vous donner la version d'une journaliste en revanche sur le livre de Valérie Thrierweiller qu'elle accuse d'une triple faute.

 

Ariane Bonzon journaliste à Slate sur le livre en question

Honte en tant que femme

Honte en tant que femme, d’abord, d’un âge proche de celui de Valérie Trierweiler. Je ne peux être d’accord avec ces commentateurs qui voient en elle une victime. Valérie Trierweiler ne s’est-elle d’ailleurs pas souvent présentée comme une femme libre?
C’est donc comme telle qu’il convient de la regarder. Le livre, un mixte de fiel et d’eau de rose, est finalement assez pathétique: j’ai mal –et un peu

Rien n’est cependant plus machiste que de présenter Valérie Trierweiler comme une victime. La brutalité de la rupture qu’elle a vécue ne fait pas de doute, mais en amont, la faute de François Hollande, c’est d’avoir commis une sacrée erreur de jugement, d’avoir –et c’est autrement plus inquiétant– mal mesuré le conservatisme de la société française en matière de mœurs, en donnant bien trop de place, trop vite, trop longtemps, à celle que les Français considéraient comme sa «maîtresse», autrement dit à leurs yeux une «briseuse de ménage».
Dès le soir de la victoire, le 6 mai 2012, place de la Bastille, son comportement n’est pas à la hauteur de la fonction d’une «Première dame» lorsque, «décomposée» de voir François Hollande aller embrasser Ségolène Royal à l’autre bout de la scène, elle réclame au nouveau président de la république un baiser «sur la bouche». Puis vint, le 12 juin 2012, le fameux tweet de soutien à Olivier Falorni. A chaque fois, Valérie Trierweiler montre qu’elle est incapable de ne pas faire passer ses ressentiments, sa jalousie avant le reste

Honte en tant que citoyenne

Honte, en tant que citoyenne. Je fais partie des gens qui pensent qu’il y a l’homme et la fonction. Qu’il y a une transcendance de la fonction. Il est vrai parfois que le costume est trop grand pour celui qui l’habite. Je ne doute pas de la «normalité» du bonhomme ni de celle de ses prédécesseurs.

Mais là n’est pas la question. J’ai besoin, comme citoyenne, de respecter la fonction. N’est-ce pas là la vraie raison de l’immunité présidentielle? Et a-t-on besoin de passer par sa salle de bain, par le dévoilement de ses errements amoureux, pour porter un jugement sur le président de la République? Bien évidemment que non. «Faut-il être d'une sagacité indépassable pour deviner ce qu'il y a dans l'être intime de notre président à la fois de faiblesse et d'autorité, de peur, de méfiance et de défiance, et en même temps d'aptitude au bonheur et de goût de la séduction?», suggère l’ancien procureur Philippe Bilger.

L’écriture de ce livre indécent révèle la bulle politico-médiatique dans laquelle vivent Valérie Trierweiler et ceux qui l’ont accompagnée. C’est ne pas avoir la moindre idée de l’impact que cet ouvrage (ou plus exactement ses quelques extraits les plus connus) peut avoir sur la scène internationale, où les problèmes auxquels doit faire face le président de la République actuellement sont d’une autre ampleur et dépassent le cas François Hollande. C’est ne pas avoir la moindre idée de ces dégâts collatéraux, donc, ou alors… s’en ficher comme d'une guigne, ce qui n’est pas mieux.

Honte en tant que journaliste

Honte, en tant que journaliste. D’abord la nausée, en voyant l'excitation quasi-sexuelle de certain(e)s présentateurs-journalistes brandissant le livre d’un air entendu. Ensuite, par ce que ce livre révèle de la relation au pouvoir. Faut-il que Valérie Trierweiler ait été fascinée à ce point par le pouvoir politique pour chercher à tellement le désacraliser?