Elles
ont le cou si long !
La presse est particulièrement clémente sur la gent politique. Celle-ci relève pourtant,souvent, de la bouffonnerie la plus pure. Les déclarations
d’Emile Vernaudon proclamant sa volonté
de travailler avec « une majorité quelle qu’elle soit » pour
tourner à nouveau casaque 24h plus tard, ont été à peine critiquées, tant leur
auteur est rapidement rentré dans le rang très sage de l’immaculé To Tatou Aia en s’y trouvant soudain très bien, « au
nom de l’intérêt général » Et oui ! Terminée la mine humble du
petit garçon qui "a fait des erreurs", lors des audiences au
tribunal. Le shérif a retrouvé le pep de la liberté, des combines et des
surenchères.
Le plus comique tout de
même ou le plus affligeant c’est de constater que le rédacteur de l’un de ces
articles publié dans le marbre du navire amiral d’Hersant, sans un sursaut,
sans une critique, précise que tout cela est très bien, très clair même,
grâce au sésame qui absout la moindre crapule : l’intérêt général.
Maître mot. Cette qualité dont bénéficient tous ceux qui retrouvent
la « vraie voie ». Il s’agit là, soit d’une grande naïveté, soit
d’une forte compromission, dès lors qu’il s’agit de s’adresser à l’opinion
publique sans que la tirade ne provoque la moindre contestation..
Tout l’état major des îliens, les purs parmi les purs,
s’est empressé de cerner à
Moehau
Teriitahi laissera donc sa place à Louis Frébault aux commandes du ministère de l’Equipement,
« pour le bien général » s’entend et surtout le bien du
président et de sa fragile majorité.
Le démissionné héritera probablement
d’un portefeuille certes moins important mais ministre il sera, le 15°. Et le tour
est joué, fidèle à la république bananière qu'est finalement devenue la
Polynésie française . Que Flosse
ou Temaru se lancent dans un tour de passe passe et les moralistes s’épanouissent dans des diatribes
dévastatrices. Or, le ballet glorieux auquel nous assistons ne secoue ni la
presse ni les alliés ni les électeurs de To Tatou Ai’a
qui vivent, pour les uns, depuis longtemps couchés sous la férule de Gandhi, du
Dalaï Lama, de Kanti alias
Tong Sang ou pour les autres dans un espoir de pacotille dans le style «
toi qui crois en moi, tu peux toujours espérer ! ». En vérité, on
peut désormais affirmer que les autruches polynésiennes ont le cou si long
qu’il leur arrive parfois de trouver du pétrole ! A croire que l’éthique
ou les principes ne valent jamais pour notre "élite" politique.
Tout n’est que tractations, enchères, intérêts, plans sur la
comète, argent, privilèges et pouvoir, sans jamais tenir compte bien sûr, de la
nullité crasse ou de la qualité de